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 The noose tightens ft Ten Williams

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MessageSujet: The noose tightens ft Ten Williams   Sam 25 Juin - 0:22


The noose tightens
Ft Ten Williams

Haaa Mystic Falls, ses ruelles, son parfum, sa nature, ses bâtisses merveilleuses et.... Ses amoureux transits.... Cette dernière image, alors qu'elle savourait encore son retour sur des terres qu'elle avait toujours apprécié, lui arracha une grimace qu'elle accompagna d'un roulement d'yeux à l'instant précis où la langue d'une demoiselle éprise -pour le moment, après tout seul l'avenir et le temps était révélateur dans ce genre de cas- se faufila dans la gorge de son petit ami. Jadis les hôtels abritaient ce genre de spectacle mais, aujourd'hui, les mœurs avaient cruellement changé, on se fichait bien du regard des autres sur soi, du moins lorsqu'on ne s'appelait pas Katherine Pierce. Oui, la belle, elle, appréciait qu'on sache qui elle était mais qu'on ignore tout de ce qu'elle préparait, ainsi l'effet de surprise demeurait intact jusqu'à ce qu'elle abatte ses cartes et récupère les pions, déposés sur le tapis de jeu, de ses ennemis.

Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait plus arpenté ces rues avec tant d'assurance, cependant ici, et sous les atours qu'elle avait choisi pour l'occasion, puis simplement car il la connaissait sous ce jour, Katerina ne craignait rien. Le look Elena Gilbert n'était pas ce qu'on pouvait qualifier de transcendant, ni même d'innovant, après tout porter ce genre de robe noire à petites fleurs rouges, et une pince dans les cheveux, n'avait rien de bien folichon, c'était même plutôt dégradant lorsqu'on voyait la garde robe personnelle de sa pire ennemie, pire ennemie qui, simplement pour faire bonne figure, se prêtait tout de même à ce vol d'identité sans se faire prier. Pour quelles raisons ? Uniquement pour apparaître plus douce, plus sage aussi, à celui qu'elle comptait bien rallier à sa cause afin d'être certaine de garder un pied à l'étrier du cheval sauvage qu'était le monde dans lequel elle évoluait. Pimpante, fraîche comme la rose -sans éclat cela dit- qu'était son Double désormais vampirisé, Petrova rejoignait la terrasse du Mystic Grill.

Des idées plein la tête, un désir cuisant que de renaître des dernières cendres qu'elle avait laissé, encore chaudes et fumantes, lors de son dernier départ de la ville, la jeune créature esquissa un sourire aux abords des premières tables, un léger rictus de complaisance qu'il put tout aussi bien prendre pour lui à peine eut-elle croisé ses prunelles noisettes. Naturellement, en jouant le jeu de la « niaise et adorable amie » qu'elle était peut-être à son regard, ses lèvres se fendillèrent davantage jusqu'à devoir s'ancrer plus encore dans un rôle n'étant pourtant le sien. Là, elle se figea à sa hauteur, chatouillant du bout des doigts la bandoulière du sac contre son épaule, qui pour être honnête, n'était là que pour parfaire sa panoplie de poupée trop gentille, puis arqua joyeusement un sourcil.

-Bonjour Ten, Lança-t-elle d'une voix si haut perché qu'elle l'imagina tout droit sortie des lèvres de sa maudite copie. excuse moi du retard, les transports en commun ne sont pas aussi ponctuels que je pouvais le croire. Excuse bidon, bien évidement Katherine n'était pas pile à l'heure simplement car elle le désirait, c'était un jeu, un jeu qu'elle maîtrisait depuis fort longtemps et qui visait à faire s'impatienter, s'inquiéter même peut-être étant donné le nombre incalculable de textos qu'elle recevait parfois, celui à qui elle infligeait ses propres règles. Tu ne m'en veux pas au moins ? Ça me chiffonnerait beaucoup, Reprit-elle en tirant sur le dossier d'une chaise afin d'y prendre place. plus encore car j'imagine que ta journée ne sera pas aussi belle qu'elle le devrait.

Son sourire s'estompa, son rôle le lui demandait à l'instant, cependant, bien loin d'elle l'idée de lui avouer ce que lui avait quémandé ce cher Dr Snyder, elle préférait encore user du précieux bristol, actuellement dans le fond de sa pochette décorative, sur lequel était inscrite l'adresse d'un hôtel qui ferait s'écrouler le monde trop cotonneux de ce cher petit Tennessee. Ainsi livré à elle, celle qui serait là à l'instant T, Williams n'aurait plus que son épaule sur laquelle pleurer et Katherine s'assurait qu'il lui mangerait dans la main comme un petit oisillon, trop fragile pour voler à nouveau, tomber de son nid. Là, comme éprise d'un frisson dû à la légère brise, elle secoua doucement les épaules, scruta le ciel en un plissement de nez, puis lui sourit derechef.

-Fichu temps qui change à en rendre maussade même le plus agréable des jours. Feinta-t-elle, en réponse à sa première perche, pointant pourtant les cornes qu'il ne voyait guère pousser l'auréole qu'il avait sur le crâne, pour donner le change et ne pas trop attiser le feu avant qu'elle désire le voir prendre.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Sam 25 Juin - 22:34

The noose tightens
Katherine & Tennessee
And if it's set in motion I'll watch it all pass by.
And leave the rest unspoken I'll never change my mind.▬ HURTS

Mystic Falls était la ville des damnés. Aucune des âmes qui y erraient n’était en paix. Aucune. Tennessee ne faisait pas exception. Ses journées se faisaient longues, ses nuits tristes, ses regards éteints, ses sourires rares. Qu’est-ce qui lui minait le moral ? L’ennui. Né à dallas, élevé à New York, il n’avait pas l’habitude des petites villes où tout le monde se connaissait et se surveillait. Sa vie de vampire, il avait du mal à la vivre. En dehors d’Enzo, il n’en connaissait pas d’autre et se sentait seul au monde. Il y avait bien Katherine mais, il ne parlait jamais de ce genre de chose avec elle, il n’en parlait avec personne, pas même avec son copain. Ce dernier semblait sourd et aveugle aux tourments du bébé vampire. Quand sa conscience l’arrachait à son sommeil en pleine nuit, les larmes aux yeux, le souffle haletant, son aîné ne se réveillait même plus. Enfin, quand il était là. Tennessee passait du temps seul, beaucoup trop. Et, la solitude, c’était elle-même qui l’avait poussé dans les bras de l’héroïne. Malgré son mal être flagrant, il n’avait rien repris depuis des mois. Il voulait fêter ses six mois de couple avec Enzo totalement clean. Mais, à chaque fois qu’il pensait à ce moment, il n’arrivait pas à s’enthousiasmer comme avant. Son chéri lui échappait, il le sentait bien même s’il refusait de le voir. Des fois, il avait l’impression d’essayer de capturer de la fumer, de capturer de la fumée avec les mains. Dans ces moments d’incertitude, il repensait à ses parents, à son ancienne vie. Les larmes venaient vite et, il n’avait plus personne pour les essuyer.

Aujourd’hui, Enzo passait l’après-midi ailleurs. Comme souvent. Ten ne disait rien. Comme toujours. Le bébé vampire avait prévu de rester sur sa console mais reçu un texto de son amie qui lui proposait de se rejoindre au Mystic Grills d’ici une petite heure. Il n’avait aucune raison de refuser et quitta donc son pyjama au profit d’un tee-shirt brun et d’un jeans on ne pouvait plus basique. Il domestiqua une mèche rebelle et prit son portefeuille bien trop vide avant de sortir de l’appartement, ignorant encore que la prochaine fois qu’il y reviendrait, serait la dernière.

En chemin, le soleil lourd du mois de juin réussit à lui arracher un petit sourire, lui rappelant ses vacances à Hawaï  lorsqu’il faisait encore partie de la famille Williams. Heureusement, le vent rendait l’atmosphère respirable. Les gens avaient l’air heureux, comme si l’été avait ce don incroyable d’effacer tous les soucis. Au grill, il commanda un simple coca et s’installa à la terrasse. Son amie se fit désirer, il se fit violence et se concentra sur son téléphone portable. Il fut surpris par un message de son copain et s’adoucit immédiatement, naïf.

Son amie se présenta avec un grand sourire. Cette manie qu’elle avait d’afficher un sourire innocent aussi grand que possible donnait toujours au bébé vampire l’impression qu’elle manigançait quelque chose. Après tout, il n’y avait que ceux qui avaient quelque chose à cacher qui éprouvaient la compulsion de répéter qu’ils étaient innocents. Il chassa cette idée de son esprit et lui sourit aussi.

-Bonjour Ten, excuse-moi du retard, les transports en commun ne sont pas aussi ponctuels que je pouvais le croire. Tu ne m'en veux pas au moins ? Ça me chiffonnerait beaucoup. Plus encore car j'imagine que ta journée ne sera pas aussi belle qu'elle le devrait.

Le jeune homme arqua un sourcil, c’était quoi encore cette histoire ? Qu’est-ce qu’elle venait lui annoncer ? D’ailleurs, que pouvait-elle lui annoncer, ils n’avaient que peu de gens en commun. Elle leva les yeux vers le ciel, avec une petite moue contrariée.

-Fichu temps qui change à en rendre maussade même le plus agréable des jours

Il fallait avouer que les orages se faisaient légions ces derniers temps. Néanmoins, il ne lui connaissait pas de passion particulière pour la météorologie. D’un geste, il l’invita à s’asseoir. Prévenant, il lui avait aussi commandé un coca.

« Oh ne t’inquiètes pas, je ne suis pas là depuis longtemps. Et pour le temps, le ciel semble dégagé. Profitons-en. Alors, qu’est-ce qui t’as donné envie de me voir aujourd’hui ? »

Ce n’était pas qu’il se sentait forcé d’être ici aujourd’hui mais, généralement, c’était à lui d’aller vers elle pour passer quelques heures. Que la démarche vienne d’elle le surprenait agréablement. Il la gratifia donc d'un de ses sourires angéliques qui accentuaient ses traits enfantins.






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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Sam 25 Juin - 23:19


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Ft Ten Williams

Encore debout, se trémoussant d'une jambe à l'autre comme une petite fille modèle -ne lui manquait plus que les socquettes et les souliers vernis- Katherine l'observa avec attention. Sa petite tirade sur la météo, malgré son peu d’intérêt, semblait avoir fait mouche, du moins le pensait-elle car même si Tennesse était le plus crédule des vampires qu'elle avait jamais rencontré, pour le moins naïf et doux comme l'agneau qu'il n'était pourtant plus sous ses jours d'immortel, il n'en demeurait pas moins intelligent. Oui, Pierce ne se flanquait jamais de sbires complètement stupides, bêtes comme leurs pieds, après tout à quoi lui auraient servi de tels spécimens sinon à servir d'appâts plutôt qu'elle ? Sûrement pas à espionner et renseigner pour son compte en tout cas. Ravie de l'avoir face à elle, ce ne fut que lorsqu'il l'invita à s’asseoir qu'elle passa, comme une précieuse de premier ordre, les mains contre le tissu fluide qui couvrait ses courbes puis s'installa face à une boisson qu'il avait jugé bon de commandé avant son arrivée.

-Merci pour l'invitation.... Sourit-elle en logeant les doigts au verre qu'elle désignait pour ensuite en apporter le rebord à ses lèvres. Un fichu soda.... Bien qu'elle eut le fort désir de grimacer, elle s'en contint et avala la gorgée qui rejoignit sa langue, profitant qu'il eut repris la discussion afin de reposer le récipient face à eux.

-Oh ne t’inquiètes pas, je ne suis pas là depuis longtemps. Cette réponse la remuait légèrement, bien, soit, il n'avait pas autant patienté que ce qu'elle pensait mais l'important était qu'il fut face à elle et non devant ce stupide écran de télévision. Et pour le temps, le ciel semble dégagé. Profitons-en. Alors, qu’est-ce qui t’as donné envie de me voir aujourd’hui ?

Là, Pierce ne sut véritablement dire si le sourire qu'elle affichait était en réponse à celui qu'il lui offrait, ou encore une simple satisfaction quant au fait qu'il glissait sur le terrain qu'elle souhaitait le voir arpenter, mais tout il advint que ses joues rosirent sans même qu'elle pusse en contrôler le réchauffement. Moui, ce n'était simplement qu'un effet du à l'enthousiasme certain qu'elle avait pour ce garçon, du moins.... pour ce à quoi il lui servirait d'ici peu. Grande joueuse, comédienne de renom sans jamais s'être vue remettre un oscar par ces sexy petits boys d'Hollywood, la belle logea les phalanges contre son verre, soupira, puis scruta le pétillement de sa boisson, faussement embarrassée par la question qu'il lui posait. Ce n'était qu'un stratagème de plus, après tout elle attisait l'étincelle qu'elle venait de faire naître dans l'âtre qu'était son ambition propre, il fallait cependant en prendre soin, la nourrir, afin que cette minuscule flammèche devienne un brasier ardent et qu'enfin, sadique et fourbe sans qu'il pusse malgré tout la juger ainsi, elle ne jette un sceau d'eau glacée sur ce dernier pour mieux le façonner à sa guise.

-Pourquoi n'aurai-je pas envie de voir un ami ? Sourit-elle délicatement, le mot ami lui brûlant pourtant la trachée, en redressant les cils afin de planter ses deux billes dans les prunelles, brillantes et innocentes, face à elle. Disons que je suis là pour toi, pour éclairer ta journée. Cependant, il y a des choses que tu ignores et qui, une fois découvertes, feront que tu auras très certainement besoin d'une amie et, Voyant l'air qu'il affichait, Katherine sentait les chenilles de la satisfaction lui grignoter le ventre. même si je ne suis pas celle que tu espérerais compter près de toi à ce moment, il sera important que tu ne te retrouves pas seul comme j'ai pu l'être dans pareil situation. Menteuse pensa-t-elle, son elle intérieure se fendant de rire. Oui, en réalité, jamais Pierce n'avait été trompée, ni même roulée dans la farine par un homme, ça n'arriverait même jamais.... En réalité, l'unique charmeur qui jouait avec le feu, et ce autant qu'elle, capable de la faire légèrement se damner pour un regard de sa part, elle l'avait elle même fait muter sans qu'il le sache. Penser subitement  à Ashray lui fit mordiller sa lèvres inférieure puis, quand la voix de son interlocuteur retentit à nouveau, elle cessa immédiatement, voyant bien qu'ici il ne valait mieux pas fantasmer sous peine de tout ficher par terre. Je sais que je ne suis pas très explicite mais, je me vois très mal te dire ce que je préfèrerai que tu vois, après tout il serait normal que tu ne me crois pas sur parole, on n'se connait pas depuis très longtemps.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Dim 26 Juin - 0:03

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Tennessee ne lui avait prévu qu’un simple soda parce qu’il n’avait pas les moyens de mieux. De plus, il ne se voyait pas sortir les bouteilles d’alcool en cette chaude après-midi. L’alcoolisme, ce sera pour ses vieilles années, il avait bien le temps pour ça. Heureusement, son amie ne fit pas de remarqua et porta le verre à ses lèvres. Ensuite, elle répondit au sourire de Tennessee avec un autre sourire qui lui donna le rose aux joues. Attentif aux détails, il le marqua et eut un regard tendre. C’était mignon et, il était absolument certain que ce n’était pas la chaleur la responsable de cette jolie réaction. Le jeune homme se demandait toujours ce qu’elle lui voulait, oubliant Enzo le temps de quelques minutes.

-Pourquoi n'aurai-je pas envie de voir un ami ?

Il avait quelques doutes là-dessus mais, lui laissait le bénéfice du doute. Après tout, il ne la connaissait pas encore assez bien pour être maître de la situation. Ce qui n’arriverait sans doute pas avant très longtemps. Voire jamais. Elle avait son regard fixé dans les yeux mordorés du petit vampire. Ses yeux brillaient d’un certain éclat, comme si elle mourait d’envie de quelque chose. Etant persuadé que ce n’était pas de lui, c’était qu’elle n’allait pas tarder à lâcher quelque chose d’important. Les filles étaient toutes les mêmes, quand elles avaient un secret, elles se sentaient obligées de le partager. Il n’allait pas critiquer, il était pareil.

-Disons que je suis là pour toi, pour éclairer ta journée. Cependant, il y a des choses que tu ignores et qui, une fois découvertes, feront que tu auras très certainement besoin d'une amie et, même si je ne suis pas celle que tu espérerais compter près de toi à ce moment, il sera important que tu ne te retrouves pas seul comme j'ai pu l'être dans pareil situation.

Le regard du vampire s’assombrit. Qu’est-ce qu’elle racontait celle-là ? En plus, elle tournait autour du pot, un peu comme un prédateur sournois qui s’amusait à blesser sa proie de nombreuses fois avant de la tuer. Il ne savait pas de quoi elle parlait. Enfin si, dans le fond, il savait ce qu’il se passait entre Enzo et Max, il refusait juste de l’assumer. L’idée qu’elle puisse parler de ça le fit stresser, sans qu’il ne comprenne pourquoi. Alors que la belle brune aurait dû lâcher l’info dans les phrases suivantes, elle se contenta d’encore tourner autour du pot.

-Je sais que je ne suis pas très explicite mais, je me vois très mal te dire ce que je préfère que tu vois, après tout il serait normal que tu ne me crois pas sur parole, on n'se connait pas depuis très longtemps.

Mais bon sang, de quoi parlait-elle ? Qu’était-il censé voir ? Ce n’était pas ici au mystic grills puisque l’endroit était particulièrement calme, rempli d’humains qu’il ne connaissait pas. Pour reprendre une certaine contenance, il se renfonça sur sa chaise, appuya son dos contre le dossier, gagnant quelques centimètres bienvenus. L’angoisse lui fit perdre son sourire. Les mauvaises nouvelles, il était habitué et n’avait jamais su les gérer correctement. Et, elle ne faisait pas tout ce cirque pour lui annoncer le début des soldes.

« Et si tu en venais directement aux faits ? », commença-t-il.

On sentait l’empressement dans sa voix. Il n’était pas bien et ignorait encore à quel point son interlocutrice jubilait intérieurement de le voir dans cet état même si elle cachait bien son jeu.

« Qu’est-ce que je suis censé voir ? Je suis content que tu veuilles m’aider mais pitié, arrête de caqueter et crache le morceau, la torture a assez durée »

Sauf qu’innocent, le plus mignon des damnés ne savait nullement que le jeu venait tout juste de commencer.




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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Dim 26 Juin - 0:39


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Lorsqu'il se rigidifia contre le dossier de sa chaise, dont elle entendit les pieds doucement grincer, Katherine sentit une vague jubilatoire monter en elle. Elle le tenait ! Le voilà le fameux petit oisillon qu'elle avait dépeint au premier regard, peu sûre d'en retirer quelque chose de concret simplement car elle n'aurait pas le pouvoir d'hypnose contre lui, mais finalement ses ailes craquaient sous ses griffes, il se débattait déjà pour éviter à ses crocs perfides de se planter profondément dans sa tendre et savoureuse chair. Elle le tenait fermement, désormais l'étau se ressérait davantage et elle n'avait plus qu'à lui porter le coup de grâce, preuve en étant l'état soudain dans lequel il était ainsi tendu, distant et sans plus aucun de ses doux sourires aux lèvres, afin d'enterrer les cendres de son cœur pour lui en créer un nouveau aussi manipulable que serviable.

-Et si tu en venais directement aux faits ? Malgré l'envie de sourire, de rire même tant son petit jeu portait enfin ses fruits, Pierce mordit sur sa langue afin de bien rester dans le rôle qu'elle avait endossé dès leur première rencontre. Tennessee perdait patiente, elle ressentait une sorte d'agacement dans le timbre de sa voix alors que, jusqu'ici, il avait été le plus adorable des petits vampires auprès d'elle. C'était comme, même si elle l'ignorait, le jeune buveur de sang se doutait de quelque chose et, tout ce qu'elle espérait à l'instant, c'était qu'il ne soupçonnait toujours rien à son encontre. Qu’est-ce que je suis censé voir ? Je suis content que tu veuilles m’aider mais pitié, arrête de caqueter et crache le morceau, la torture a assez durée .

Wooo, si Katherine s'attendait à voir de l'acide quitter ses lèvres ? En réalité pas du tout. Ce cher petit Vampiro avait donc une autre facette, qu'elle n'avait encore attisé jusqu'à lors.... C'était très intéressant, plus que ça même, car visiblement, et ce même s'il n'en donnait pas l'impression, son futur et précieux pion savait mordre. Soit, autant mettre fin à son calvaire, du moins verbalement car, ce qu'il allait constater d'ici peu, et peu importait les doutes qu'il ait pu avoir ou non, son monde s'écroulerait et il passerait un seuil bien différent de celui qu'il avait l'habitude d'enjamber. Il plongerait dans l'univers sombre de Katerina Petrova, serait sien et, elle en avait grand espoir afin d'assouvir ses plus sombres desseins, lui serait redevable, voué corps et âme à la terrible petite peste qu'elle était depuis qu'une corde lui avait brisé la nuque. Là, alors qu'elle aurait pu feindre être vexer par ce qu'il venait de dire sous un coup de stress et l'angoisse, qui devenait quasiment palpable, qui l'envahissait. Katerina plissa les paupières pour lui offrir un regard bien différent de tous ceux qu'il lui avait connu jusqu'à maintenant. Doucement, un faible rictus étirant la commissure de ses lèvres, elle pencha le buste en avant de telle sorte à amoindrir l'espace qu'il tenait visiblement à loger entre eux.

-Calme toi un peu, Lâcha-t-elle en un murmure. et ravale ce vilain petit venin. Cette dernière phrase, Katherine la lui servit en un plissement de nez entendu, comme pour l'hypnotiser sans pour autant en avoir la faculté. Là, sans plus un mot, elle poussa un soupir las, quitta sa chaise et replaça la bandoulière de son sac contre son épaule avant d'ouvrir ce dernier dans le but d'y trouver le fameux bristol. Tu veux savoir ? Soit, alors je te conseille de te lever rapidement sans quoi l'opportunité d'obtenir des réponses pourrait t'passer sous le nez étant donné l'heure qui tourne. Reprit-elle, sans un regard pour lui, en terminant par trouver le papier avec l'adresse de l'hôtel où il trouverait son petit ami en pleine tromperie. La carte entre l'index et le majeur placée sous le nez du jeune homme, elle la ramena subitement contre elle avant qu'il s'en empare et esquissa un large sourire, différent de ce qu'il connaissait d'elle, son propre sourire, le sien et nullement celui de cette niaise qu'elle jouait depuis leur première rencontre. Teeny...., Souffla-t-elle, le surnommant de la sorte pour la toute première fois à l'en faire peut-être s'interroger. Ne m'en veux pas surtout, c'est nécessaire, pour ton bien, je n'veux que ton bien Sweet-heart, ne l'oublie pas lorsque tu auras ta réponse devant les yeux. Le laissant agripper le bristol elle reprit en ancrant ses prunelles aux siennes. Rends toi à cet endroit, fais moi confiance, ça sera douloureux je sais mais plus tard tu t'sentiras bien mieux j'te le garantie... et, je serai là. Là, son index glissa distraitement sur les clavicules de son interlocuteur puis elle invita ce dernier sous son menton afin qu'il scrute une dernière fois le regard tendre qu'elle lui offrait. Tu n'as qu'à demandé si tu souhaites que je sois là bas auprès d'toi.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Dim 26 Juin - 18:12

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La vérité était douloureuse, il le savait très bien. Pourtant, elle devait venir à un moment, sous une forme ou une autre. Le bébé vampire aurait juste préféré que ce soit par Enzo que par Katherine. Cette dernière plongea d’ailleurs un regard malicieux dans le sien, accentuant son malaise. Il aurait vraiment mieux fait de rester chez lui. Elle se penchait vers lui, réduisant la distance, donnant l’impression d’être un boa qui s’apprêtait à étouffer lentement sa proie.

- Calme-toi un peu et ravale ce vilain petit venin.

Tennessee ne jugeait pas avoir été particulièrement désagréable, surtout en comparaison avec l’hésitation de son amie qui jubilait d’avoir tout ce pouvoir sur lui. Ensuite, elle lâcha un soupire avant de se relever de sa chaise, gagnant de la hauteur sur son interlocuteur toujours assis. Ses doigts agiles fouillèrent dans le fond de son sac de toile, attirant l’attention du bébé vampire.

-Tu veux savoir ? Soit, alors je te conseille de te lever rapidement sans quoi l'opportunité d'obtenir des réponses pourrait t'passer sous le nez étant donné l'heure qui tourne.

Parce qu’en plus le temps lui était compté ? Génial. Elle lui tendit un petit papier et le récupéra avant même qu’il n’ait pu le prendre. Tennessee fronça les sourcils, ne comprenant pas du tout à quoi elle jouait ni même pourquoi elle jouait. Il ne se rendait pas compte qu’il était le prix du jeu, qu’il gagnait ou perdait.

-Teeny.... Ne m'en veux pas surtout, c'est nécessaire, pour ton bien, je n'veux que ton bien Sweet-heart, ne l'oublie pas lorsque tu auras ta réponse devant les yeux.

Le jeune homme attrapa enfin ce bristol et y jeta un œil. C’était l’adresse d’un hôtel à Richemond. Son air s’assombrit encore. Tout ceci ressemblait à un mauvais clip de rnb français des années 2000. Il ne pouvait plus se voiler la face, tout ceci avait un rapport avec Lorenzo …

-Rends toi à cet endroit, fais moi confiance, ça sera douloureux je sais mais plus tard tu t'sentiras bien mieux j'te le garantie... et, je serai là.

Son regard s’attrista, il n’avait pas vraiment de difficultés à croire ce qu’elle sous-entendait. Il ne voulait pas qu’elle soit là, il voulait juste que son copain sorte de nulle part, le prenne dans ses bras, le rassure et que tout ce cauchemar prenne fin. Quand à Katherine, ses doigts fins glissaient sur le haut de son torse avant de remonter sous son menton le forçant à lever son regard mordoré brillant de toute la peine du monde vers elle.

-Tu n'as qu'à demander si tu souhaites que je sois là bas auprès d'toi.

Il n’avait même pas envie d’y aller. D’un geste, il se dégagea, ne voulant pas être touché. Ce maudit bristol était toujours dans ses mains. Une partie de Tennessee lui disait de déchirer de foutu morceau de papier, de dire à Katherine de se mêler de ses affaires et de rentrer à l’appartement. Qu’était-il sans Enzo ? Rien. Briser cette relation même en droit, le ferait tout perdre. Ce fut alors qu’il allait écouter cette partie de lui et se rétracter que le vampire en lui se réveilla. Il ne faisait que repousser l’inévitable. Lorenzo finirait par le quitter comme si tout ça était la faute du tout jeune buveur de sang. Et puis, la haine et l’agonie étaient de meilleures compagnes que la détresse.

Il se releva de sa chaise pour être à la hauteur de l’instigatrice de tous ses troubles. Il ne savait pas comment elle était au courant de tout ça puisque lui-même n’était pas sûr de ce qu’il allait trouver à cette maudite adresse. Les gens avaient toujours cette compulsion malsaine de se mêler des relations des autres. Une chose était certaine, la demoiselle avait quelque chose à y gagner. Mais quoi ? Aucune importance, ce n’était pas son problème principal.

« Je n’ai pas besoin de toi », commença-t-il, beaucoup moins jovial et agréable qu’il avait pu l’être avec elle « Je ne sais pas comment tu es au courant ni même de quoi mais arrête de jubiler du malheur des autres, il risque de te revenir dans la gueule »

Ce n’était pas une menace, pas du genre du bébé vampire. Juste une manière polie de lui préciser qu’il n’appréciait pas du tout son attitude, tellement différente de celle qu’il avait connu précédemment.




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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Dim 26 Juin - 20:22


The noose tightens
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Dans peu de temps, l'existence de ce nouveau né serait liée à la sienne. Katherine le sentait mais bien que son impatience lui grignotait les entrailles, elle devait encore attendre, attendre que l'idée même de se rapprocher d'elle vienne directement de lui. Teeny n'était pas aussi bête qu'auraient pu le penser d'autres qu'elles, cela Pierce en avait parfaitement conscience, aussi fallait-il du temps à ce jeune et perturbé petit vampire pour avaler une pilule qui venait tout juste de glisser contre sa langue sans encore que ses effets n'aient pris possession de son organisme. Quand il saurait, car visiblement il avait de gros doutes sans qu'elle pusse dire s'il s'agissait de l'affaire qu'elle tentait de lui faire exploser en pleine figure, Dieu seul savait ce qui l'envahirait. La haine ? La tristesse ? Pourrait-il, aussi jeune créature était-il, faire taire l'humanité qui était sienne dans le but d'amoindrir les souffrances qui lui scierait l'âme en deux ? Sur ce dernier point, la belle avait de sérieux doutes, il était jeune, encore inexpérimenté sur certains points qu'elle même maîtrisait comme tous vieux vampires, il était doux, tendre et prévenant.... Un agneau qui, l'espérait-elle hardiment, rejoindrait sa bergère dans le but d'apprendre les véritables règles d'un jeu auquel il lui faudrait jouer pour survivre puis, peut-être, se forger une carapace qui absorberait la moindre petite émotion afin d'en faire un atout majeur à sa réussite. Soudainement, sa main balaya l'index qu'elle avait encore sous son menton, démontrant à sa cruelle et sadique aînée qu'il avait beau être encore un chaton sans griffe, il n'en demeurait pas moins sans un potentiel conséquent. Le sang de la brunette fila plus vite en elle, cette facette lui plaisait mais, encore trop ancré dans le peu de confiance qu'il avait en lui même, Williams la bridait pour sans doute ne blesser personne, même pas elle qu'il aurait pourtant du fuir comme la peste. Séduite malgré le fait qu'il lui interdisait de le toucher, Pierce mordilla sa lèvre inférieure, décochant un sourire de plus, tandis qu'il se redressait pour lui faire face.

-Je n’ai pas besoin de toi, Les yeux plongés dans les siens, séduite par l'incendie qu'elle avait réussi à loger dans son adorable petit cœur de mousse, la belle redressa deux doigts contre ses propres lèvres, ravie de l'attiser ainsi pour le mener droit vers ce qu'elle désirait faire de lui. Je ne sais pas comment tu es au courant ni même de quoi mais arrête de jubiler du malheur des autres, il risque de te revenir dans la gueule. Mutine, ses doigts, encore près de ses pétales roses, lissèrent ces derniers puis elle esquissa un sourire à la fois doux et cynique tout en réitérant le regard malicieux lui ayant été offert plus tôt.

-J'aime ça chez toi. Il pouvait une fois de plus s'interroger sur cette dernière révélation, pour autant, elle ne lui dirait encore ce qui la faisait ainsi sourire et ce n'était pourtant pas son malheur, simplement ce côté sombre, encore un peu gris, qu'il fallait façonner pour le montrer au grand jour. Ne t'en fais pas pour moi, j'ai eu compte de mauvaises expériences pour avoir droit d'apprécier les voir tourmenter les autres cependant, Soupira-t-elle en fixant le couple de jeunes, aperçut plus tôt alors qu'elle le rejoignait à peine, qui se séparait en de grandes œillades larmoyantes simplement car le bus de la demoiselle venait d'arriver. L'amour était surfait, stupide, sans intérêt, elle même avait aimé, véritablement aimé même si l'intéressé ne l'avait jamais cru sincère. Dans cette histoire, elle s'était brûlée les ailes et, malgré la régénération de ses cellules lorsqu'elle se blessait, elle ne s'en était jamais totalement remise. Tenessee ressentirait ce qu'elle avait ressentit auprès de Stefan dans quelques minutes à peine, alors peut-être car elle ne croyait pas en cette symbiose entre deux êtres, Katherine trouvait juste que personne n'y ait droit. Son menton rejoignit son épaule puis elle redressa une dernière fois les cils dans la direction de ses grands yeux bruns. je suis très sérieuse, je tiens beaucoup à toi... Quant à savoir d'où je sais ce que je sais, ce qui te permettra d'ôter les stupides œillères qui t'empêchent de voir le monde tel qu'il est,  tu sais où me trouver. Pierce lui sourit, ne le touchant plus cette fois de telle sorte à créer un possible manque, le manque de compassion et de réconfort dont il aurait besoin lorsque son monde s'écroulerait, lorsqu'il n'aurait plus qu'elle vers qui se tourner. J'ai des choses à faire alors débrouille toi, mais.... ce que j't'ai dit plus tôt tient encore, tu n'en as juste pas encore conscience, parfois une bonne claque remet les idées en place, c'est un fait et pas de la jubilation. Elle recula de quelques pas puis lui offrit un clin d’œil. A plus tard Teeny. Sans attendre, elle se retourna, le sourire triomphal aux lèvres, un soupir ravi quittant celles-ci alors que son portable vibrait dans le fond du sac qu'elle ouvrit sans trop se presser. S'éloignant peu à peu, elle dégota son cellulaire après y avoir lu le nom de l'émetteur puis le porta à son oreille. C'est fait Snyder, il réfléchit encore mais c'est en bonne voie..... Maintenant, qu'on soit clair vous et moi, je l'ai fait car j'en retirai un certain intérêt mais, je ne suis pas votre coursier ! Annonça-t-elle avant de raccrocher.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Lun 27 Juin - 16:04

The noose tightens
Katherine & Tennessee
And if it's set in motion I'll watch it all pass by.
And leave the rest unspoken I'll never change my mind.▬ HURTS

Katherine menait le jeu, il le savait, il ne comprenait juste pas ce que tout ça lui apportait. Appréciait-elle à ce point de le voir souffrir alors qu’il ne lui avait jamais rien offert d’autre que des sourires ? D’ailleurs, pourquoi rentrait-il dans son jeu ? Ne serait-ce pas mieux de rentrer à l’appartement sagement et d’essayer de comprendre les choses ? Non, définitivement non. Il ne pouvait pas laisser les autres tirer les ficelles de sa propre vie indéfiniment et, cette petite résolution s’impliquait à Enzo bien qu’une partie encore importante de lui suppliait une quelconque providence que son copain n’ait rien fait de grave, ou juste de pouvoir avoir encore son attention. Ce souhait surpassait sans doute l’autre.

-J'aime ça chez toi. Ne t'en fais pas pour moi, j'ai eu compte de mauvaises expériences pour avoir droit d'apprécier les voir tourmenter les autres cependant, je suis très sérieuse, je tiens beaucoup à toi... Quant à savoir d'où je sais ce que je sais, ce qui te permettra d'ôter les stupides œillères qui t'empêchent de voir le monde tel qu'il est, tu sais où me trouver.

Tennessee commençait à douter fortement qu’elle est la moindre intention altruiste ou généreuse envers lui. Mais, ce n’était pas son problème le plus important. Sans doute qu’il ne le sera jamais. Son regard mordoré peignait toute l’angoisse qu’il ressentait en ce moment charnière et le sourire de Katherine ne pouvait absolument rien y faire.

-J'ai des choses à faire alors débrouille toi, mais.... ce que j't'ai dit plus tôt tient encore, tu n'en as juste pas encore conscience, parfois une bonne claque remet les idées en place, c'est un fait et pas de la jubilation.

Il ne répondit rien. De toute façon, la belle ne devait pas accorder beaucoup d’intérêt à ce qu’il pouvait dire ou ne pas dire. D’ailleurs, elle le salua et, sur un clin d’œil, s’en alla. Il regarda nouveau ce petit morceau de papier fragile qu’il tenait dans ses mains. Après quelques secondes, il le rangea dans sa poche et quitta la terrasse, laissant les verres inachevés.

Il eut la peur au ventre pendant tout le chemin mais, ne revint pas sur ses pas. Fébrile, il n’arrivait pas à tenir en place. Lorsqu’il essayait d’écouter de la musique pour penser à autre chose, les notes lui semblaient lointaines et fades. Se concentrer sur la route était difficile et plusieurs fois, l’accident fut évité de justesse. Katherine avait totalement disparue de ses pensées, seul restait le tourment qu’elle avait insufflé en lui. Son corps entier était crispé et ses phalanges blanches à force de serrer le volant. Lorsqu’il arriva à l’adresse précise, il se gara en double file, trop pressé et anxieux que pour s’amuser à chercher une place dans ces rues pleines de monde en ces jours de soldes.

L’hôtel semblait plutôt chic sans être un palace. C’était un immeuble à l’architecture moderne. Tennessee ne s’arrêta pas sur la décoration et se rendit directement à la réception où une jeune femme au look bien soigné lui demanda s’il avait une réservation.

« Non, c’est pour un renseignement », renseignement qu’il n’obtiendrait sans doute qu’avec hypnose. Il ne se fit pas prié et fixa son regard dans celui de la réceptionniste « J’ai besoin de savoir où est la chambre 144 et … à quel nom »

Bien heureuse de lui répondre, elle fouilla dans son ordinateur alors que les inquiétudes du bébé vampire ne faisaient que grandir. C’était le moment de lui dire que cette maudite chambre était occupée par une famille de touriste venue d’un quelconque pays du fin fond de l’Europe. Le désarroi se voyait tellement sur son visage que l’homme à côté lui demanda si tout allait bien. Il n’eut pas de réponse, le vampire n’étant focalisé que sur la demoiselle qui mettait du temps à trouver l’information, transformant les secondes en heures. Lorsqu’elle ouvrit la bouche avec son sourire innocent, le couperet tomba.

« La chambre est au premier étage monsieur, au nom de Lorenzo Melanoti, une réservation avec une carte de crédit qui …. »

Il n’entendit même pas le reste alors que ses grands yeux s’emplirent de larmes. L’émotion le faisait trembler comme un petit garçon perdu dans un endroit effrayant. Sauf que lui, il n’avait personne pour venir le chercher, le prendre par la main et lui dire que tout allait bien se passer. Il s’éloigna sans écouter la fin des explications que lui offrait la dame. La part de lui qui voulait toujours croire que les choses pouvaient s’améliorer, que les gens n’étaient pas si mauvais, se mourait. Ses pas le guidèrent dans les escaliers puis dans un long couloir où défilaient les numéros en lettres d’or des chambres. Le numéro maudit fut bientôt devant ses yeux, sa main levée, prête à frapper.

Il n’y arriva pas. Les larmes coulèrent sur son visage enfantin alors qu’il finit par se laisser glisser contre le mur, se retrouvant assis à même le sol, sa bouille triste cachée dans ses mains. Lorenzo était juste de l’autre côté de cette porte, avec quelqu’un d’autre, ce quelqu’un qui l’accaparait depuis des mois, se montrait jaloux et avait pris la place de Tennessee. Son ouïe de vampire lui apporta des sons particulièrement désagréable, ce qu’il n’aurait jamais voulu entendre, qui l’empêchaient d’ouvrir cette porte, ne supportant pas de voir le spectacle qui y était associé. Il n’avait aucun mal à reconnaître la voix de celui qu’il aimait, ce qui provoqua chez lui une autre crise de larmes silencieuse, honteuse.

Une peine si forte, il ne l’avait encore jamais ressentie. Même lorsque ses parents l’avaient condamné, il n’avait pas autant souffert. Les vampires ressentaient les choses plus intensément que les humains, alors, pourquoi Enzo ne se rendait-il pas compte du mal qu’il faisait à celui qui était mort pour lui ? Et pourquoi ce dernier pleurait en silence ? Il ne voulait pas le confronter, il ne voulait pas le voir, il voulait juste quitter cet endroit. Ce fut ce qu’il fit, en une seconde, il était dehors, comme s’il pouvait fuir la réalité. L’instant d’après, il était dans sa voiture et, quand la porte claqua, il se laissa complètement aller, sanglotant comme un enfant. Cette trahison, il la ressentait comme un déchirement, comme si on lui arrachait une partie de lui-même. C’était un peu son innocence qui venait d’être volée.

Il passa presque une heure, assis sur son siège, les larmes coulant jusqu’à ne plus pouvoir. Des centaines de questions se bousculaient dans sa tête, sans réponse, parfois, sans même la moindre once de logique. Mais, la principale concernait la durée. Depuis combien de temps ? Combien de fois. Tennessee ne voulait pas poser la question au principal intéressé persuadé qu’il allait mentir. Une idée lui vint et, il démarra sa voiture et retourna à Mystic Falls.

Une fois la porte de l’appartement poussée, il balaya la pièce du regard. Est-ce que ça s’était passé ici aussi ? Pourquoi pas ? Après tout, il n’était pas chez lui, il n’était qu’un petit squatteur bientôt à la rue. En voyant ce lit où il adorait dormir et passer des journées entières à regarder des séries, son cœur se serra. Toutes les nuits qu’ils avaient passées ensemble lui revinrent en pleine gueule. Celles qu’il avait passées seul également. Bon sang, pourquoi n’avait-il pas compris ce qui se tramait plus tôt ? Tous les indices étaient pourtant devant ses yeux aveugles. Sans doute parce qu’il n’avait toujours voulu voir que le bon chez Enzo.

Tennessee prit l’ordinateur de celui qu’il aimait et ne sut pas comment réagir en voyant qu’une photo d’eux deux était toujours en fond d’écran. Une étincelle d’espoir naquit. Peut-être s’était-il perdu, peut-être l’aimait-il toujours, peut-être que ce n’était qu’une erreur ponctuelle. Il ferma les yeux, priant de toute ses forces que son chéri passe la porte maladroitement, pour lui raconter ce qui s’était passé, lui dire qu’il était désolé et que ça ne se reproduira jamais. Ils pleureraient chacun dans les bras de l’autre et s’endormiraient comme ça. Tout serait alors comme avant.

Le bébé vampire n’eut aucune difficulté à entrer dans l’ordinateur et à chercher tous les systèmes de messageries. En ce qui concernait la technologie, il avait une longueur d’avance. C’était bien le seul domaine d’ailleurs. Ce fut à ce moment que l’étincelle d’espoir mourut, emportant avec elle une partie de Tennessee. Ce n’était pas une simple erreur ponctuelle, loin de là. Les messages défilaient devant ses yeux brillants, preuves vivantes qu’il était le dindon de la farce depuis des mois maintenant. Les larmes coulèrent encore avant qu’il ne lance l’ordinateur qui se brisa contre le mur. Le bébé vampire se replia sur lui-même, sentant cette douleur enfler, grossir, se renforcer au fur et à mesure qu’il réalisait les choses. Tous ses mots d’amours n’étaient que mensonges, tous ses actes tendres n’étaient que manipulation, tous ces moments, si importants pour le petit vampire, n’existaient que pour lui. Il repensait à toutes les déclarations d’amour de Lorenzo, tous ces mots si beaux, si bien choisies, ces phrases bien tournées, ce n’étaient que des mots, vides de tout sens, de toute honnêteté.

La colère commençait à s’emparer de son esprit. Elle se mua rapidement en une rage folle, loin d’être spécifique aux buveurs de sang, plutôt à tous ceux dont le cœur avait été brisé et les morceaux piétinés. L’ordinateur ne fut pas le seul à finir sur le sol en éclats, tout ce que le vampire touchait subissait le même sort. Lorsque l’album lui passa entre les mains, ce fut encore pire. Cet album emplis de photos d’eux que son amant lui avait offert pour Noël n’était qu’un mensonge parmi d’autres. Rapidement, Tennessee mit la main sur le briquet d’Enzo et regarda le feu prendre sur les pages, effaçant ces instants figés en même temps que la place de l’ancien Augustine dans le cœur du petit camé. Lorsque les flammes se firent plus grandes, il jeta le livre sur le lit souillé, regardant le feu se propager et effacer toutes les preuves de pêchés. Le brasier se reflétait dans son regard qui n’avait jamais été aussi haineux, l’éclairant d’un éclat nouveau. Pour une fois, il était en paix avec le vampire au fond de lui. Son innocence envolée, il n’avait plus aucune chaîne. Pour autant, il n’avait pas éteint son humanité. Pas besoin. Toute la souffrance qu’il avait ressentie au cours de sa vie, toute sa rancœur contre le monde qu’il avait si bien enfouie pour que jamais personne d’autre ne ressente ce qu’il avait éprouvé, il la laissait exploser, comme une vengeance contre la vie. Les larmes ne coulaient plus.

Le lit s’était transformé en un véritable incendie que le vampire alimentait avec tout ce qui lui passait sous la main, commençant par les vêtements du traitre. Les bouteilles de parfum permirent aux flammes de lécher le plafond alors que cette maudite alarme résonnait partout dans l’immeuble, provoquant des fuites précipitées à tous les étages. La fumée s’élevait et commençait à emplir l’appartement, tueuse silencieuse. Tennessee n’épargna pas ses propres affaires et y laissa même son téléphone portable, son portefeuille et ses clés de voitures. Enzo le croirait mort et, ils seraient définitivement délivrés l’un de l’autre. Dehors, la nuit était tombée, ce qui permit à l’incendiaire d’arracher son bracelet de protection du soleil et de le lancer dans les flammes. Le métal magique était solide, il resterait comme une sépulture à son innocence.

Tennessee ne tarda pas, ne voulant pas finir brûler, ce serait trop stupide. Ses pas le menèrent loin de l’immeuble qui était désormais une torche dans la nuit alors que les badauds commençaient à s’attrouper que les alarmes des pompiers retentissaient au loin. Chez qui pouvait-il trouver asile ? Chez l’instigatrice de tout ceci peut-être. Une petite demie heure de marche plus tard, il était devant sa porte, de l’autre côté de la ville. Il frappa avec force, sa colère n’était toujours pas retombée. Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrit, dévoilant la magnifique Katherine et son sourire légendaire. Sauf que, Tennessee n’était pas d’humeur à jouer et il lui en voulait, comme au monde entier. Il serait bien entré de lui-même mais, la vampire très maligne, se servait d'un humain pour restreindre l'accès de ses semblables à sa propriété.

« Dis à ton larbin humain de m'inviter. Il faut qu’on parle », annonça-t-il, scellant son pacte avec le diable.




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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Mar 28 Juin - 10:52


The noose tightens
Ft Ten Williams

Des choses à faire, ce n'était pas la stricte réalité, du moins en partie mais en ce qui concernait le fait de se joindre à lui afin de le soutenir.... Ce ne fut là qu'une question dans le but de lui intimer qu'elle prenait soin de lui, ce qui n'était pas tout à fait le cas et simplement dit afin qu'il ait le désir de la rejoindre, une fois sa crise terminée, afin d'en savoir davantage sans doute et c'était là, à l'instant précis où il se retrouverait devant elle, les yeux rougis par les dernières larmes versées, qu'elle refermerait ses sers pour ne plus qu'il s'échappe de son emprise. En ce qui concernait ses occupations, celles-ci étaient bien en rapport indirect avec lui, car tout ce que désirait Pierce, était d'être sûre et certaine qu'il se rendrait bien là où elle lui avait intimé trouvé ses réponses alors, sans même se déplacer jusqu'à l'hôtel, où ce cher Docteur S passait du bon temps auprès du fameux Lorenzo, Katerina rejoignit les abords de l'appartement que ce dernier partageait avec Williams. Assise contre un banc, fixant l'heure qu'affichait son cellulaire, la belle rempocha ce dernier et extirpa un poudrier de son sac. Celui-ci ouvert, elle vira la pince qui retenait ses mèches brunes puis passa plusieurs fois les doigts entre celles-ci afin de parfaire les boucles maîtrisées jusqu'à lors. Le temps filait à mesure qu'elle se redonnait un visage digne de ce nom, loin du minois insipide d'Elena Gilbert, puis, alors qu'elle tapotait deux phalanges contre ses lèvres où un gloss plus sombre avait trouvé refuge, son regard fut attiré par la silhouette de son doux petit agneaux. Les choses promettaient d'être spectaculaires étant donné l'état de ses yeux, et les sanglots qu'elle entendait depuis sa position, alors, en un air séduit qu'elle ne servit pourtant à personne, Katherine rangea le miroir de poche puis reporta toute son attention sur la fenêtre de l'étage où se trouvait le logement.

En un rien de temps, son odorat captura la fragrance d'un feu, elle le sentit bien avant de le voir, mais lorsque ce dernier pris d'ampleur, son sourire s'élargit. Il laissait parler sa rage, il laissait éclater ce qu'il y avait de meilleur en lui..... Ravie, ce ne fut qu'au bout d'une poignée de minutes que la belle sourcilla. Avait-il fait taire son humanité ? Avait-il l'intention de trouver la mort dans ce brasier qui montait, encore et encore, puis poussait les passants, ainsi que les locataires de l'immeuble, à fuir aussi vite qu'ils le pouvaient ? Là, son cœur de pierre loupa un battement sans qu'elle pusse en signifier la cause, mais ce n'était sûrement du qu'à la crainte d'imaginer son petit jeu de manipulation tomber à l'eau car son futur pion ne réagissait pas comme elle l'espérait, certainement pas car elle lui portait quelconque intérêt. Subitement, elle se redressa, fit quelques pas et ce jusqu'au centre de la voie où les véhicules ne circulaient plus, prête à se charger elle même de lui, prête à lui sauver la vie s'il avait dans l'intention dans finir avec cette dernière. Katherine avait besoin de lui, qu'il le veuille ou non, elle avait passé un temps considérable à l'amadouer, à tenter d'obtenir sa confiance et il était évidement hors de question de réitérer auprès d'un autre, sans doute bien moins intelligent que l'était Tennessee, simplement car cet imbécile avait choisi de mettre fin à sa stupide et vaine existence.

-Stupide buveur de sang... Siffla-t-elle pour elle seule, approchant encore et ce jusqu'à le voir quitter le bâtiment et, aussi vite qu'elle le put, profitant même que l'attention des citoyens fussent absorbées par l'incendie qui ravageait l'immeuble, Petrova fila, à hauteur de ses dons, vers la première impasse afin de heurter le dos aux briques qui l'empêcheraient de la voir. au moins il n'est pas suicidaire, c'est déjà ça. Soupira-t-elle avant de jeter un œil par delà le pan de mur afin de suivre l'avancée du jeune homme vers un tout autre endroit. Il était temps de rentrer, au plus vite d'ailleurs, car si elle avait parfaitement manié sa marionnette, celle-ci ne tarderait plus à venir gratter à la porte de cette magnifique maison qu'elle avait obtenu grâce à son regard particulier. S'engouffrant dans le premier taxi à sa porté, la belle rejoignit sa demeure. La porte poussée, elle balança sa pochette dans les mains du premier sbire qui se présentait à elle, celui-ci victime de l'hypnose, et en approcha un autre avant de lui désigner son dos. Vire moi cette fermeture éclair, j'ai l'impression d'étouffer dans cette robe. Le pantin s'exécuta, puis sans pudeur aucune l'étoffe rejoignit le sol tandis qu'elle l'enjambait et remarquait que le premier humain n'avait encore quitté la pièce. Qu'est-ce que tu attends ? Que j'me décompose, fiches moi le camps et prépare une bouteille de vin et deux verres.

Quand il déguerpit, Pierce esquissa un sourire et gravit les marches qui menait à sa chambre afin d'enfiler un slim noir, un top prune, et ses escarpins. Elle attendit dans le hall, croquant dans la chair de multiple cerises à disposition et ce jusqu'à sentir l'adrénaline délicieuse emplir ses veines à l'instant où un poing malmena la porte d'entrée. Féline, séduite d'imaginer ce qui suivrait, Petrova ouvrit, une main sur la hanche, l'autre contre la tranche du battant, puis sourit à celui qu'elle ne désirait que voir la rejoindre. Bien entendu, Tennessee se rendit rapidement compte qu'il n'avait aucun droits sur son domaine, en témoignait cette frontière invisible qui empêchait toutes sangsues indésirables, et non invitées, à la passer.

-Dis à ton larbin humain de m'inviter. Il faut qu’on parle Dédaigneuse, elle arqua un sourcil, cependant cette facette là, trop peu exploiter malgré tout, avait dont de faire frémir le sang dans ses veines.

-J'croyais que tu n'avais pas besoin de moi. Lâcha-t-elle en le dépeignant, avec un certain engouement, des pieds à la tête. Mais, j'ai aussi dit que je serai là pour toi, par conséquent on tourne en rond mon cœur, alors.... Marquant une pause, elle fit un pas, puis deux et trois, vers lui afin de passer la frontière qui empêchait Williams de rentrer. Il faisait une tête de plus qu'elle mais la peur n'entrait pas en ligne de compte, bien au contraire, ce qu'elle dépeignait là la séduisait davantage que lorsqu'il n'était encore que la victime de l'infidélité de son crétin de petit ami. Mutine, Katerina redressa le menton vers ses traits et approcha, encore et encore, dans le but de sentir les souffles de son jeune agneau rebondir contre ses boucles brunes. je suis là, mais avant que tu puisses rentrer, j'aimerai que tu expulses cette rage qui te grignote les entrailles. Avant qu'il ouvre la bouche, Pierce déposa les doigts sur ses lèvres, lui intimant de se taire puis, comme une prédatrice convoitait sa proie, laissa glisser les phalanges contre son buste, son cœur où elle pointa l'index pour ensuite mieux lui tourner autour et se hisser sur la pointe des pieds afin que ses pétales fussent assez proches de son oreille. Montre moi ta haine, fais la fuir, fais la éclater, défoule toi, je te l'ai dit...... Je suis là, et aucune autre de tes hypothétiques connaissances ne serait prête à donner physiquement de sa personne afin d'apaiser tes tourments. Ses doigts glissaient contre lui, elle sentait le sang voguer dans ses veines, savourait l'esquisse de ses muscles tendus le long du bras contre lequel elle reportait son attention, un sourire aux lèvres quant à ce qu'il était capable de faire et qu'il refoulait encore simplement car il ne désirait pas la blesser, car il ne désirait faire de mal à personne. Allez mon cœur, laisse parler la part que je préfère de toi, montre moi combien il t'a fait mal, combien c'est dur........... Murmura-t-elle encore jusqu'à déposer les lèvres à sa jugulaire afin d'attiser la créature qui sommeillait en lui. C'était spectaculaire cet incendie...... il pensera donc que tu es mort et, Sa main flirta contre le poignée de Williams où plus aucun bijou ne trônait. tu as besoin de moi plus que jamais.... Tu n'as plus que moi.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Mer 29 Juin - 22:34

The noose tightens
Katherine & Tennessee
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La haine et la peur ne faisaient jamais bon ménage, enfantant d’une agressivité bâtarde souvent regrettée. Chez Tennessee, ce mélange n’était pas vraiment plus fameux et son regard mordoré était comme une peinture de ce tourbillon émotionnel qu’il n’arrivait pas à contrôler. Sans doute qu’une fois le sable écoulé, tout s’effondrerait et le malheur le viderait de toute énergie. Mieux valait profiter des dernières minutes où la rage le faisait tenir debout.

Quant à Katherine, elle s’était changée bien que Tennessee n’y prêtait pas une grande attention. C’était surtout son visage qui importait. Son air ne promettait rien de bon et son sourire était le même que celui qu’on dessinait sur les méchants censés effrayer les enfants.

-J'croyais que tu n'avais pas besoin de moi. Mais, j'ai aussi dit que je serai là pour toi, par conséquent on tourne en rond mon cœur, alors....

L’appellation « mon cœur » le fit serrer les dents. D’où se permettait-elle de lui parler comme ça ? Il était déjà suffisamment confus et perdu que pour qu’elle se moque de lui de cette façon, bien cachée dans sa maison qu’elle lui avait pourtant promise comme refuge. D’ailleurs, elle ne l’invita pas, se contentant de d’avancer de quelques pas félins vers lui, se rapprochant trop, beaucoup trop. Leurs souffles s’entremêlaient dangereusement comme le prélude à un baiser brûlant jusqu’à ce que Ten détourne le visage, ne voulant plus subir son regard.

-Je suis là, mais avant que tu puisses rentrer, j'aimerai que tu expulses cette rage qui te grignote les entrailles.

Comme une ponctuation sensuelle, elle posa deux doigts sur ses lèvres, lui intimant l’ordre de se taire. Le bébé vampire sentait la colère gronder en lui, le sang battre à ses tempes et ses crocs sortirent. Elle glissa son index jusqu’à son cœur avant de se glisser dans son dos, lui provoquant des frissons. Visiblement, Katherine Pierce faisait de sa vie un véritable jeu et aimait faire de Tennessee sa souris. Lorsqu’elle parla à nouveau, sa voix suave caressait ses oreilles et son souffle chaud se baladait dans son cou.

-Montre-moi ta haine, fais la fuir, fais la éclater, défoule toi, je te l'ai dit...... Je suis là, et aucune autre de tes hypothétiques connaissances ne serait prête à donner physiquement de sa personne afin d'apaiser tes tourments.

Tout ceci sentait le piège aussi fort qu’une raclette aux fruits de mer. Malheureusement, l’odorat de Tennessee était en panne. Chaque fois qu’elle le touchait, sa colère s’embrasait un peu plus. La proximité attisait également le brasier.

-Allez mon cœur, laisse parler la part que je préfère de toi, montre moi combien il t'a fait mal, combien c'est dur........... C'était spectaculaire cet incendie...... il pensera donc que tu es mort et, tu as besoin de moi plus que jamais.... Tu n'as plus que moi.

Ses lèvres dans son cou et sa main sur le poignet finirent sa patience. Il la poussa, ne supportant absolument plus tous ces contacts. Plus violent qu’il ne l’avait jamais été, il lui asséna une claque monumentale de toute sa force de vampire. Lorsqu’il parla, il détacha chaque syllabe histoire de se faire bien comprendre :

« Ne me touche plus jamais ! »

Sans doute aurait-il pu être bien brutal et sauvage mais, il était bien trop perdu pour se concentrer sur une seule émotion. Rageur, sentant la tristesse refaire surface, il se détourna pour cacher ses larmes naissantes, ne voulant pas continuer au jeu malsain de Katherine, il n’en n’avait plus la force. Visiblement, il n’avait aucun refuge ici, il n’en n’avait plus nulle part. Cette buveuse de sang ne valait pas mieux qu’Enzo. Il fit quelques pas vers la rue avant de se retourner vers elle

« Je n’aurais jamais dû venir ici … Vous êtes tous les mêmes. Je préfère rester seul »

Il reprit son chemin loin d’ici. Le « vous » parlait des vampires en général, il s’en excluait, comme s’il était toujours humain la belle époque.





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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Lun 4 Juil - 14:12


The noose tightens
Ft Ten Williams

Elle sentait sa rage désirer fendre en deux la carapace de douceur qu'il possédait, elle la sentait rugir en lui comme un monstre n'ayant que trop dormi. Un sourire aux lèvres, Katherine resserra sa prise sur le poignet du jeune vampire mais, mal lui en pris. Visiblement, elle n'avait nullement tort à propos de cet agneau blessé, tout animal meurtrit devenait plus dangereux que ce qu'on avait l'habitude de voir de lui et, ici, sans qu'elle pusse reculer ou user de ses vives capacités, Williams la repoussa si fort que son dos heurta le mur le plus proche. Amusée sur le fait, ce ne fut que lorsque son minois vacilla sous une gifle monumentale que le sourire, jusque là malicieux de la créature s'estompa. Surprise, davantage vexée et touchée en pleine estime d'elle même, Petrova redressa les doigts à sa joue, soudainement chaude et rougie, tandis qu'il lui vociférait ces dernières volontés.

-Ne me touche plus jamais ! Les yeux dans les siens, Pierce y vit encore cette lueur destructrice, déterminée, cette même étincelle qui la poussait davantage à se heurter à lui comme une maso désirait recevoir des coups dans le but d'y prendre un plaisir que peu de gens pouvaient concevoir. Son allure n'en était que plus grande, expressive, il était attirant pour la première fois à son regard au point qu'elle baissa les cils, comme une enfant réprimandée, afin de faire taire cette soudaine émotion ressentie à l'égard de ce qui ne devait être qu'un pion sans véritable valeur à ses prunelles ambres. Jamais Katherine n'avait désiré la douceur des hommes, elle ne voulait connaître que leurs sombres auras, souffrir auprès d'eux et les faire souffrir autant qu'elle avait souffert, c'était comme pour se sentir en vie alors qu'elle était morte depuis plus de cinq cent ans.... La douleur était un sentiment vrai et intense, sans doute plus réconfortant que l'amour, alors, pour n'avoir connu que cela une longue partie de son existence, la belle imaginait qu'elle ne méritait que ça au point de nourrir la haine qu'elle inspirait à autrui afin de rester bien présente dans leur mémoire, ainsi, elle ne tomberait jamais dans l'oublie. Là, elle entendait les larmes percer l'éventail de cils de Williams, son sang furieux et mélancolique filer dans ses veines puis, sans prévenir, alors qu'elle avait cru jusqu'ici avoir le dessus, l'écho de ses pas s'éloignèrent vers la voie sur laquelle elle remontait péniblement les yeux. Je n’aurais jamais dû venir ici … Vous êtes tous les mêmes. Je préfère rester seul.

Elle le perdait, elle le voyait lui échapper après tous ces efforts, après avoir été aussi prêt du but fixé, et ce simplement car il était plus sensé qu'elle ne l'aurait cru. Tennessee lui filait des doigts uniquement car elle avait pensé être plus forte que toutes les émotions qui habitaient ce jeune buveur de sang, en réalité, la propre humanité de la belle, jamais éteinte et ce en un demi siècle, reprenait pas sur ses plus viles intentions afin de lui prouver qu'elle pouvait s'allier à autrui sans devoir user de fourberie mesquine. Ici, vexée, touchée en plein cœur comme elle ne l'avait plus été depuis des lustres, Pierce revit quelques images du passé, toutes celles qu'elle avait cru enfouir et effacer alors qu'elle les avait simplement cadenassé au plus profond de son être. Des tas de personnes lui avaient tendu la main, sans elles, sans doute ne serait-elle plus là pour en témoigner..... Mais malgré la gentillesse et la confiance qu'ils avaient mis en elle, chacun, absolument tous, s'était vu trahis par celle qu'ils pensaient bien différente de ce qu'elle était en réalité. Katherine avait donc le choix, le laisser fuir, jouer ce même jeu auprès d'un autre ou, encore, tenter de s'ouvrir comme elle ne l'avait encore jamais fait ou si.... Auprès de Stefan qui, malgré tous ses aveux, était resté campé sur ses positions et tout le mal qu'elle lui avait fait. Ici, Pierce n'avait encore trop fait souffrir Tennessee, il était peut-être temps de revoir les choses, changer son fusil d'épaule, après tout une technique, une fois usée jusqu'à la corde, devait être revue à la hausse et parfois totalement changée dans le but de se refaire dans un monde en perpétuel changement. Les doigts glissant sur la boursouflure à sa joue, qui déjà disparaissait, elle pinça les lèvres puis s'empressa, à vitesse surnaturelle, vers Williams afin de se figer face à lui.

-Attends. Quémanda-t-elle, espérant qu'il l'écouterait, que sa part humaine le pousserait à lui offrir la seconde chance dont elle avait besoin afin d'obtenir sa confiance. Je sais que tu m'en veux, j'en ai conscience mais.... C'était nécessaire, on dit que quand on souffre, nous les vampires, il faut se concentrer sur une autre émotion, une seule, afin de ne pas perdre pied, pour ne pas être victime de cette douleur exacerbée par notre condition. Reprit-elle, là, comme pour lui prouver qu'elle ne le toucherait pas, la belle croisa les bras contre sa poitrine et esquissa un sourire lui étant étranger, comme si elle se trouvait subitement stupide d'ainsi agir comme elle n'aurait cru le faire un jour. J'ai souffert comme toi, j'ai aimé quelqu'un moi aussi, je l'ai aimé si fort sans malgré tout obtenir pleinement son amour que j'ai joué d'hypnose pour m'offrir l'illusion qu'il ressentait les mêmes choses que j'épprouvais pour lui, Elle haussa une épaule, les yeux brillants que de voir ressurgir les sentiments qu'elle avait évincé pour à nouveau avancer, les sentiments l'ayant poussé à ne désirer ressentir que haine et mépris pour ne plus sentir cette lame lui trancher le cœur. J'en ai fait un vampire, du moins, il a bu mon sang et est mort quelques heures plus tard, il est mort car il croyait m'aimer mais, quand il a changé, il s'est remémoré tout ce que je lui avais fait, que tout n'était qu'un jeu que j'orchestrais, par conséquent, lorsque j'ai tenté de récupérer son cœur, je n'ai récolté que ce que j'avais semé.... Là, elle avança d'un pas, glissant les mains à l'arrière de son jeans, les yeux rivés sur le bitume entre eux. La haine, le mépris, la rancœur.... Toute proche de lui, sans malgré tout le frôler, Pierce redressa ses prunelles scintillantes dans les siennes en un sourire mélancolique. la désolation. Et, c'est parce que je n'ai plus rien obtenu de lui que j'ai trouvé refuge dans toutes les choses que je viens de t'énumérer, ainsi... Haussa les épaules, un rictus amer, à sa propre encontre, quitta ses pétales. la douleur n'avait plus d'importance, je me sentais mieux..... Espérant retenir son attention, Pierce délogea une main de sa poche puis, en hésitant, vint doucement la glisser contre la joue encore humide de Williams. C'est se que je te conseillais de faire, maladroitement certes, mais c'est certainement ce qui apaisera la tristesse que tu ressens puis..... Je n'ai pas été totalement honnête envers toi, tu as besoin de moi oui mais, j'ai sans doute plus besoin de toi encore Teeny. Un silence s'étira entre eux puis, douce, tendre comme elle ne l'avait plus été, Petrova déposa un baiser contre sa joue. Dans quelques heures il fera jour, tu as besoin d'un bijou de protection, je connais une sorcière qui te le fera, laisse moi t'offrir au moins ça, quant au reste, si tu veux partir ensuite, alors tu es libre.
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MessageSujet: Re: The noose tightens ft Ten Williams   Ven 8 Juil - 22:23

The noose tightens
Katherine & Tennessee
And if it's set in motion I'll watch it all pass by.
And leave the rest unspoken I'll never change my mind.▬ HURTS

Le tourment émotionnel qui secouait Tennessee commençait à se calmer. Ce n’était pas une bonne nouvelle, juste un prélude à une désolation. Il le sentait, se connaissant, ce n’était pas la première fois qu’il passait par des moments particulièrement difficiles même si celui-ci s’annonçait être le pire. Pourquoi le pire ? A cause de la solitude. Katherine ne serait d’aucune aide, c’était évident. Elle ne lui voulait rien de bien, elle ne pensait qu’à elle, comme Enzo, comme tous les vampires. Malheureusement, il faisait partie de cette race maudite. Sa transformation semblait même avoir exacerbé son empathie légendaire.

D’ailleurs, cette égoïste venait de se mettre face à lui, l’empêchant de continuer sa marche déterminée. Tennessee leva les yeux au ciel, il n’avait pas envie de l’entendre, commençant à se dire qu’il aurait bien mieux fait de réellement brûler dans cet appartement souillé.

-Attends. Je sais que tu m'en veux, j'en ai conscience mais.... C'était nécessaire, on dit que quand on souffre, nous les vampires, il faut se concentrer sur une autre émotion, une seule, afin de ne pas perdre pied, pour ne pas être victime de cette douleur exacerbée par notre condition.

L’énerver était donc le meilleur moyen qu’elle ait trouvé pour lui faire oublier la trahison de l’homme qu’il aimait. Le bébé vampire restait relativement sceptique. Il la regarda croiser les bras, la préférant comme ça plutôt que près de lui à le toucher de partout. Son sourire était différent, presque honnête et innocent.

-J'ai souffert comme toi, j'ai aimé quelqu'un moi aussi, je l'ai aimé si fort sans malgré tout obtenir pleinement son amour que j'ai joué d'hypnose pour m'offrir l'illusion qu'il ressentait les mêmes choses que j'éprouvais pour lui.

Pourquoi est-ce que ça ne l’étonnait pas ? Néanmoins, il se détendit un peu, sans doute que la voir comme ça plutôt que comme une prédatrice l’aidait à pardonner son comportement aujourd’hui.

-J'en ai fait un vampire, du moins, il a bu mon sang et est mort quelques heures plus tard, il est mort car il croyait m'aimer mais, quand il a changé, il s'est remémoré tout ce que je lui avais fait, que tout n'était qu'un jeu que j'orchestrais, par conséquent, lorsque j'ai tenté de récupérer son cœur, je n'ai récolté que ce que j'avais semé....

Visiblement, c’était à la mode chez les buveurs de sang de transformer les amants. Malheureusement pour elle, Tennessee ne compatissait pas. Ce n’était pas vraiment le moment idéal pour lui demander de soutenir quelqu’un qui avait fait de telles choses dans son couple. Néanmoins, elle semblait sincère, en tous cas, beaucoup plus qu’elle ne l’avait été aujourd’hui.


- … La haine, le mépris, la rancœur.... l a désolation. Et, c'est parce que je n'ai plus rien obtenu de lui que j'ai trouvé refuge dans toutes les choses que je viens de t'énumérer, ainsi la douleur n'avait plus d'importance, je me sentais mieux.....

De nouveau, elle caressa sa joue, ne prenant toujours pas en compte son refus catégorique de contacts. Mais, sa colère sourde s’était noyée toute seule, le laissant tout simplement triste, les yeux humides, la gorge serrée, le visage peiné.

-C'est ce que je te conseillais de faire, maladroitement certes, mais c'est certainement ce qui apaisera la tristesse que tu ressens puis..... Je n'ai pas été totalement honnête envers toi, tu as besoin de moi oui mais, j'ai sans doute plus besoin de toi encore Teeny.

Il n’avait pas envie d’entendre ce genre de discours, il voulait juste rester seul, retrouver une certaine intimité et pleurer toutes les larmes de son corps, s’il lui en restait toujours. Elle l’embrassa sur la joue et il se recula, croyant pourtant avoir été clair.

-Dans quelques heures il fera jour, tu as besoin d'un bijou de protection, je connais une sorcière qui te le fera, laisse-moi t'offrir au moins ça, quant au reste, si tu veux partir ensuite, alors tu es libre.

La proposition était vraiment tentante. Après tout, il avait laissé son bracelet dans l’incendie, voulant enterrer tout ce qui lui restait d’Enzo, y compris ses cadeaux. Sans l’aide de Katherine, il ne pourrait sans doute plus jamais voir de lever de soleil. Plein de doutes, il parla à voix basse, fatigué comme si la colère l’avait vidé de toute énergie.

« Je … je suppose que je n’ai pas trop le choix. Mais s’il te plaît, arrête d’essayer de m’aider. Peut-être que les vampires ont besoin de souffrir, ou de se concentrer, ou je sais pas quoi. Mais moi, c’est différent. Je veux juste … de la paix … Je ... »

Il ne savait même pas quoi ajouter, sentant sa voix trembler alors que ses larmes coulaient, noyant ses yeux mordorés. Tennessee se mit à pleurer à chaudes larmes, secoués de sanglots, craquant complètement.


« Je veux rentrer chez moi », dit-il avant de se rendre compte qu'il n'avait tout simplement plus de chez lui.



© Gasmask



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