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 Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell

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MessageSujet: Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell    Dim 7 Aoû - 22:28

Occam's Razor.
Lorenzo & Maxwell
The simplest explanation is almost always somebody screwed up.
▬ House M.D.



Voilà plus de trois mois que la vie de Maxwell avait changée. Pour la première fois depuis ses premières années universitaires, il vivait en collocation. Et quelle collocation ! Un vampire dépressif occupait son lit, son canapé, sa salle de bain et surtout sa cuisine sans vraiment déranger le médecin réputé associable. Depuis la mort de Tennessee, Lorenzo était dans un drôle d’état. Pas besoin d’être psychologue pour comprendre qu’il était dans une belle dépression. C’était normal quand on connaissait la mort du petit vampire, brûlé alors que son copain était en train de le tromper. L’amant infidèle n’était pas le seul à ressentir une forte culpabilité puisque c’était bien Maxwell qui avait déclenché cette catastrophe en prévenant indirectement Tennessee. Bien sûr, il gardait ce détail pour lui.

Quant au cas Lorenzo Melanoti, il avait éprouvé pas mal de difficultés à le gérer. Lui qui était vraiment très mauvais dans tout ce qui touchait aux émotions n’arrivait pas du tout à le réconforter. L’animal qui se lamentait dans son canapé était une espèce totalement inconnue pour lui. Que faisait Maxwell quand il ne comprenait pas quelque chose ? Il lisait. Résultat, en trois mois il avait lu pas moins de 6 bouquins sur la dépression et les sujets associés. Ces précieux livres avaient-ils aidés ? Ils avaient le mérite de lui avoir donné quelques idées qui firent sourire le vampire. Le geste le plus fort du médecin fut celui avec le plus d’effets. A peu près un mois et demi plus tard, il avait acheté un piano. Il était principalement destiné au vampire bien qu’il ait lui-même suivit des leçons de piano quand il était plus jeune, à peu près à l’époque où il avait découvert l’Augustine et son célèbre prisonnier. Le présent avait fait son effet, ravissant le vampire. Ils se mirent tous les deux dessus, s’essayant à effleurer quelques touches et, Maxwell apprécia le sourire retrouvé de son amant.

A partir de ce jour, les choses allèrent un peu mieux ou du moins, elles s’amélioraient nettement. Les deux hommes passaient une bonne partie de leur temps ensemble que ce soit sur le piano, dans le canapé, à la cuisine ou dans la chambre. Maxwell se surprenait à apprécier vraiment cette nouvelle configuration. Lorenzo était quasi tout le temps disponible pour lui et cette proximité le détendait. Pourtant toujours condamné, il pensait beaucoup moins à sa maladie, à sa mère et aux choses négatives de sa vie. D’ailleurs, il n’avait toujours pas abordé le sujet avec celui qu’on aurait pu prendre pour son copain. Ce n’était pas encore le moment tout simplement. Ajouté à son implication dans la mort de Tennessee, ça faisait déjà deux secrets dérangeants. Un troisième vint s’ajouter à la liste, rendant le médecin nerveux, perturbant son sommeil, la grossesse de Paige. Cette fille portait son enfant et, n’avait pas l’air de vouloir abandonner. C’était impossible d’expliquer ce problème à Lorenzo, jamais il ne pourrait accepter.

C’était tout ces problèmes en tête que Maxwell en compagnie de Lorenzo se rendait dans leur restaurant préféré à Richmond. C’était là qu’avait eu lieu leur premier rendez-vous qui n’était pas le dernier. Depuis plusieurs mois, ils venaient régulièrement. Cette fois, c’était l’idée du vampire mais, le médecin ne s’était pas fait prié. Le fait qu’ils aient une table en terrasse, dans un coin tranquille, sous les étoiles et la lune avec quelques bougies ne lui fit ni chaud ni froid. L’ambiance romantique, il ne connaissait pas. Ou plutôt, ça ne l’intéressait pas. D’ailleurs, l’idée que Lorenzo ait pu prévoir tout ça ne lui effleura même pas l’esprit tant c’était stupide. Il n’avait jamais compris pourquoi deux bougies et des étoiles suffisaient à se faire passer pour le plus grand des romantiques. Les deux étaient élégamment vêtus comme le voulait l’endroit. Maxwell avec son costume anthracite et Lorenzo en noir, ils faisaient vraiment la paire. Le repas était entamé, la bouteille de vin ouverte, ils discutaient allègrement. Le sujet du moment, un concert de piano qui allait bientôt avoir lieu au conservatoire.

Le pauvre médecin ne s’attendait pas encore à la foudre qui allait lui tomber sur la tête. Il ne voyait aucun des signes présents. Le premier signe, la date du jour était la même que celles où ils s’étaient rencontrés plusieurs mois auparavant. Le deuxième signe, la nervosité de Lorenzo. Maxwell l’avait remarqué mais mettait ça sur le compte d’une quelconque raison qui ne l’intéressait absolument pas. Le troisième, l’ambiance romantique qui ne l’atteignait absolument pas. D’ailleurs, dès qu’ils s’étaient assis, le médecin avait soufflé les bougies et demandé au serveur de les récupérer, serveur qui lança un regard d’incompréhension à Lorenzo. « Aller hop, vous me virez ça, j’ai pas envie que ça foute le feu ». La lumière des lanternes accrochées au-dessus de leur têtes et des quelques lampes lui suffisaient entièrement. Quant à la lune et au ciel étoilé, il se fit juste la réflexion qu’ils étaient sous un anticyclone et auraient sans doute du bon temps demain. En ce qui concernait la table isolée, le médecin l’avait bien remarqué d’une de ses remarques assassines « Oh parfait, la prochaine fois qu’on me colle à côté d’un de ces stupides couples qui s’extasie devant des papillons, je commet un meurtre ». La remarque était en référence à leur précédente soirée.

*flashback*

Toujours dans le même restaurant, ils avaient eu la malchance de se retrouver assis assez proche d’un couple pour entendre ce qu’ils disaient. L’homme avait passé plus d’un quart d’heure à vanter les mérites de sa chérie sous le regard assassin de Maxwell. Lorenzo lors d’un séjour aux toilettes avait entendu que l’individu en question avait demandé à un serveur d’apporter une coupe de champagne avec la bague de fiançailles pour la demande en mariage, information qu’il se dépêcha de confier à Maxwell, les yeux brillants. Résultat, le médecin, son cynisme légendaire irrité par tant de romantisme, ne peut s’empêcher de les interrompre.

« Tu veux bien accélérer ? Ca fait une demi-heure que tu lui graisse la patte à ta vache à lait là. Donc tu dis au serveur de venir, tu la demande en mariage et basta. Je veux bien manger tranquille, on s’entend plus penser avec toutes vos jérémiades. Et en plus elle est moche ! »

Personne ne pouvait décrire le regard de la future mariée traitée de bovine. La claque qu’elle mit à Maxwell laissa sur sa peau rougie la marque de ses cinq doigts. Il se fit bien sûr traiter de pauvre con par le futur marié sous le regard accusateur de tout le restaurant. Face à l’air désapprobateur de Lorenzo, il ne put s’empêcher de se justifier « J’y peux rien moi si elle la physionomie d’un camionneur et qu'il est complètement niais ».

*fin du flashback*

En y réfléchissant bien, c’était peut-être à cause de cet incident que Lorenzo avait demandé une table à part. En résumé, Maxwell mangeait tranquillement sans prêter attention aux signes, ignorant quel courage Lorenzo devait rassembler pour poser ce genre de question à ce genre d’énergumène.




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MessageSujet: Re: Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell    Lun 8 Aoû - 15:53


Occam's Razor
  ft. Maxwell & Lorenzo



« Would you wait for me forever ? »
« I can't help but love you, even though I try not to...I can't help but need you I know that I'd die without you »

Trois mois. Voilà désormais trois mois que Lorenzo vivait chez Maxwell, le temps avait passé plus vite qu'il ne l'avait imaginé. Il faut dire que le premier mois et demi avait été particulier. Le jour et la nuit n'avaient aucune différence tant le vampire ne bougeait pas. Il passait son temps sur le canapé ou dans le lit, ressassant ses souvenirs et ses idées noires. Devant ses yeux repassait l'incendie, encore et toujours, en boucle, comme une cassette cassée. Un traumatisme en somme. Il ne pouvait pas dormir sans faire de cauchemars et le pauvre Maxwell devait souvent le réveiller en pleine nuit. D'ailleurs le médecin avait été exemplaire. Lui qui n'y connaissait absolument rien en sentiments humains avait été un précieux réconfort pour Lorenzo, sûrement que sans sa présence, il aurait déjà mit fin à ses jours. Il était là, la nuit, pour le calmer, lui dire que ce n'est qu'un cauchemar. Et à chaque fois, le vampire s'accrochait à lui comme à sa bouée de sauvetage, sa dernière accroche avant de sombrer.

Le médecin avait essayé pas mal de méthodes pour le faire sourire et si Lorenzo appréciait l'effort, rien encore n'était parvenu à détourner ses pensées de cette fameuse soirée. La culpabilité le rongeait de l'intérieur, à petits feux et même s'il savait qu'il ne pourrait pas passer le reste de son éternité comme ça, il ne pouvait pas faire autrement qu'être un fardeau pour Maxwell. Pourtant, un mois et demi après l'incendie, arriva enfin la lueur d'espoir. Leur chambre était pleine de cadeau du médecin qui tentait tout et n'importe quoi pour faire sourire le vampire. Il avait même acheté un petit ours en peluche qui portait un cœur où était noté « I love you » en expliquant que la vendeuse conseillait ça pour les gens tristes. Le pauvre humain avait du mal mais force est de constater qu'il y mettait de la bonne volonté. Enfin bref, revenons en à la lueur d'espoir qui ne résidait pas dans l'ours en peluche mais bien dans l'énorme cadeau que Maxwell lui avait fait. Un grand piano, noir. Le médecin avait comprit depuis longtemps que la musique était l'échappatoire du vampire, une façon de s'échapper de la réalité et la guitare, c'est sympa mais il connaissait déjà. Au début, Enzo n'avait pas très bien compris, levant un sourcil, expliquant qu'il n'en avait jamais joué. Mais après une petite démonstration de Max, qui avait quelques bases, il était convaincu. Assis sur le banc près de son médecin qui pianotait, il l'observa, fasciné, découvrant une nouvelle facette de sa personnalité. Et le doc n'eut même pas le temps de lui demander pourquoi il le regardait comme ça que Lorenzo avait déjà bondi passionnément sur ses lèvres, le remerciant convenablement pour le piano.

Depuis cet événement, le vampire faisait énormément d'efforts pour vivre à nouveau, trouvant des cours de piano sur internet. Au début du troisième mois, il avait même trouvé un groupe de musique à Mystic Falls et recommençait un peu à sortir. Juste un peu, pour quelques moments de musiques. Parfois aussi, il allait voir Damon et proposait des sorties à Maxwell. En bref, ça allait mieux et une idée commençait à germer dans son esprit. La guerre et son implication dans la Résistance n'avait eu comme effet qu'un rapprochement avec Maxwell qui, sans vraiment le dire à Enzo, avait l'air de flippe un peu quand il partait se battre. Oh il ne disait rien, il n'était pas du genre à pigner en suppliant le vampire de rentrer à la maison mais une fois ou deux, il l'avait appelé, prétextant vouloir savoir à quelle heure il rentrait pour les clés. En bref, les dernières épreuves qu'ils avaient subit les avaient considérablement rapproché, les deux hommes ne se quittaient littéralement plus. Ils dormaient ensemble, couchaient ensemble régulièrement, mangeaient ensemble...Bref, ils vivaient ensemble, au sens propre du terme et les trois quarts de la ville les pensaient en couple mais qu'en était-il en réalité ? Jamais le mot « couple » n'avait été prononcé entre eux et Lorenzo n'était définitivement pas le petit ami de Maxwell. Mais le côté officiel était la seule pièce manquante de leur puzzle, ce qu'Enzo trouvait un peu bête, avec du recul.

Au début, il n'en était même pas question. Son dernier couple avait bien trop mal terminé et le souvenir de Tennessee restait profondément ancré en lui. Trois mois après, le bébé vampire était encore bien dans sa mémoire et dans son cœur mais il s'était fait une raison de sa mort et vivait comme un couple avec Maxwell. Il savait pertinemment que ses sentiments avaient surpassé l'attirance depuis bien longtemps. Il ne le lui avait pas encore dit, se méfiant des réactions de son amant mais il l'aimait. Depuis sûrement bien plus longtemps qu'il n'avait pu se l'avouer. Depuis qu'il se l'était avoué, le vampire tournait en rond dans son propre cerveau et une idée sûrement totalement folle avait germé dans sa tête. Pourquoi pas franchir le pas ? Etre en couple, vraiment ? Ce n'était pas si stupide, ils vivaient déjà totalement comme un couple, ce n'était plus grand chose. Mais depuis qu'il avait eu cette idée, il n'avait pas pu trouver le bon moment pour lui poser la question. Il ne savait pas comment le lui dire, tout était si compliqué avec Max, il prenait la plupart des choses mal.

Mais ce soir, Lorenzo allait tenter. Il avait organisé comme il pouvait, l'invitant dans le restaurant où ils avaient l'habitude d'aller, prenant une table isolée pour que Max n'ait personne sur qui grogner. Il avait tenté la meilleure configuration possible pour le mettre de bonne humeur et le repas se passait très bien. Les deux hommes discutaient, comme s'ils n'y avaient qu'eux sur terre. Prenant son courage à deux mains, pendant le repas, Lorenzo observa l'homme qui partageait sa vie et se lança, enfin.

Lorenzo – Ecoute Max, il y a quelque chose dont j'aurais aimé te parler. Essaie juste de pas flipper d'accord ?

Le médecin leva les yeux de son assiette et se concentra sur son amant, levant un sourcil intrigué. Et dire que le pauvre humain ne se doute pas encore de ce que va lui proposer Lorenzo...Panique en vue.

Lorenzo – Toi et moi ça fait plus de neuf mois qu'on se connait et trois mois qu'on vit ensemble et sans toi, je serais sûrement plus là aujourd'hui...Je sais que t'es pas adepte des grandes déclarations alors je vais abréger.

Maxwell commençait vraiment à trouver la situation étrange, ses yeux montrait toute son incompréhension. Mais maintenant qu'il était lancé, il n'était plus question de s'arrêter.

Lorenzo – On vit comme un couple, on fait tout comme un couple alors je voulais te demander si ça t'intéressait qu'on le soit...Un couple.

Inutile de vous préciser l'état de stress et d'anxiété du vampire Augustine à ce moment précis.


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MessageSujet: Re: Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell    Ven 12 Aoû - 15:31

Occam's Razor.
Lorenzo & Maxwell
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▬ House M.D.



La providence devait regarder Lorenzo et Maxwell d’un drôle d’œil, un peu comme une gamine qui n’arrivait pas à marier ses deux sims. La relation particulière qu’ils avaient n’avait pas la même saveur pour chacun d’eux. Son caractère difficile, sa difficulté à gérer ses sentiments et sa maladie faisaient du mortel un être difficile à approcher, encore plus à retenir. Depuis des années, il s’était résout à ne pas avoir ni famille ni compagne ou, dans le cas présent, compagnon. Malgré ses recherches et ses heures de sport, il savait très bien que ses jours étaient comptés. Son avenir était déjà écrit, la seule chose qui faisait défaut était la date, la grande inconnue. L’idée que son plan si rassurant soit bouleversé par la présence de quelqu’un le terrorisait. Déjà qu’un enfant complètement non désiré venait mélanger les pièces de son échiquier, il ne pouvait se permettre d’ajouter quelqu’un d’autre.

Comme souvent en compagnie de Lorenzo, Maxwell ne pensait pas du tout à ça. Leur discussion était simple, légère et il n’imaginait pas qu’elle allait changer du tout au tout.

– Ecoute Max, il y a quelque chose dont j'aurais aimé te parler. Essaie juste de pas flipper d'accord ?

Le médecin était intrigué. Il ne se considérait pas comme particulièrement peureux et se demandait donc de quoi il voulait donc parler en prenant le soin de poser un tel avertissement.

– Toi et moi ça fait plus de neuf mois qu'on se connait et trois mois qu'on vit ensemble et sans toi, je serais sûrement plus là aujourd'hui...Je sais que t'es pas adepte des grandes déclarations alors je vais abréger.

Son instinct se mit en alerte immédiatement. Tout ça ne sentait pas bon. Les déclarations et déballages de sentiments le mettaient particulièrement mal à l’aise. Il ne comprenait pas le besoin maladif que les gens avaient d’étaler ainsi ce qu’ils ressentaient. Malheureusement pour lui, Lorenzo en faisait partie.

– On vit comme un couple, on fait tout comme un couple alors je voulais te demander si ça t'intéressait qu'on le soit...Un couple.

Le médecin se figea instantanément. En une fraction de seconde, le bazar s’installa dans sa tête, de nombreuses émotions contradictoires vinrent le hanter. Sa gorge se serra et il perdu l’appétit. Cette idée était inconcevable et, inutile, à ses yeux du moins. Leur relation était tout à fait satisfaisante dans l’état actuel. La compliquer n’avait aucun intérêt. De plus, Maxwell n’avait aucune expérience dans ce domaine, c’était même le contraire. A ses yeux, c’était voué à l’échec mais, si un « non » direct et sec lui brûlait les lèvres, il se retenait. Le regard plein d’espoir de son amant le mettait horriblement mal à l’aise. Une centaine de conséquences horribles d’une réponse négative lui vinrent à l’esprit. Peut-être que Lorenzo s’en irait, qu’il ne voudrait plus le voir, ou qu’il irait se trouver quelqu’un qui savait gérer ces épineuses questions.

La panique le prit et il n’eut pas de réponses à donner. Son visage et ses yeux noisette exprimaient bien l’anxiété qu’il n’arrivait absolument pas à maîtriser. Bon sang, mais quelle idée de proposer une idée comme ça ! D’un coup il ne sut plus quoi faire de ses mains. Il voulut prendre son verre et boire quelques gorgées en espérant qu’elles dénoueraient le nœud dans sa gorge. Malheureusement, il tremblait comme un vieux parkinsonien. Il reposa son verre, posa ses mains sur la table, puis en dessous, puis en passa une dans ses cheveux, puis dans sa nuque. La bougeotte le prenait et son cœur battait à une telle vitesse qu’il craignait réellement l’arrêt cardiaque.

A un instant, il fixa son regard fuyant sur le visage d’Enzo. Malheureusement, il n’avait pas de réponse à lui donner mais, son regard le faisait craquer, comme si ce n’était pas assez le bazar dans sa tête. Une petite lumière naquit dans son esprit, fragile et ponctuelle. Et si les choses se passaient bien ? Si dire oui lui assurait d’avoir la présence réconfortante de Lorenzo pendant longtemps, ça valait peut-être le coup. Après tout, sa maladie ne devrait pas se déclarer avant une bonne décennie, il pouvait bien s’accorder quelques temps de bonheur avant ça sans que ça ne change ses plans.

La petite lueur d’espoir se noya quand il se rappela ses mensonges, ou plutôt, ses omissions. Il n’avait pas dit à Enzo qu’il était responsable de la mort de Tennessee, ni qu’il avait engrossé une jeune femme, ni même qu’il était malade. Peut-être que, dans son romantisme, Lorenzo les imaginait vivre l’éternité ensemble. Voilà encore trois arguments qui pesaient énormément vers une réponse négative. En fait, cette option était la seule viable.

« Oui »

Il se surprit lui-même, ne comprenant pas pourquoi c’était cette réponse qui était sortie de sa bouche. C’était stupide, inutile et ne pouvait lui apporter que des ennuis. Pourtant, une forte partie de son inconscient le voulait, voulait de cette sécurité, de cette nouvelle expérience et de la présence d’Enzo dans sa vie malgré tous les problèmes qui allaient avec.

« On peut … » confirma-t-il encore hésitant.

C’était toujours le bazar dans sa tête. La raison et la passion s’opposaient avec ferveur et ce conflit intérieur se voyait parfaitement sur son visage.





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MessageSujet: Re: Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell    Jeu 8 Sep - 22:42


Occam's Razor
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« Would you wait for me forever ? »
« I can't help but love you, even though I try not to...I can't help but need you I know that I'd die without you »

Depuis qu'il avait posé la fameuse question, le temps semblait s'être arrêté. Maxwell s'était figé comme s'il était victime d'un arrêt cardiaque et au début, le vampire s'était un peu inquiété. Heureusement, le jeune médecin bougea la main pour attraper son verre mais tremblait tellement que ce n'était même pas la peine d'essayer de boire. Cette réaction perturba VRAIMENT le vampire, il ne lui avait pourtant pas annoncé sa mort prochaine...Ce n'était qu'une simple question, il avait le droit de dire non. Bon faut pas se leurrer, Enzo aurait pu prier pour avoir une réponse positive et ne pas se prendre le vent de sa vie. Soit dit en passant, il le ressentait déjà arriver à toute vitesse, le vent en question. De longues secondes passaient ce que Lorenzo prenait littéralement pour des heures. Et son malaise s'emplifiait, évidemment. Qu'était-il censé faire ? Le relancer ? Lui dire d'oublier cette histoire, que c'était stupide ? Ce n'était pas stupide. Il avait vraiment envie d'être en couple avec Max, de le présenter comme son petit ami et de pouvoir grogner légitimement quand une fille le collait un peu trop. Ces petits détails qui semblaient anodins pour le médecin étaient importants à ses yeux. Oh bien sûr, Maxwell lui même était plus important que tout ça et s'il refusait d'être en couple, ce n'était pas si grave. Le vampire n'allait pas prendre le risque de le perdre.

Encore une fois, les secondes passaient à une vitesse folle et Max ne lui avait toujours pas donné de réponses. Ses yeux exprimaient toute la panique du monde, il passait ses mains sur ses jambes, dans sa nuque, remit nerveusement ses cheveux en place et se remit encore une fois à le regarder. La réflexion semblait intense dans son esprit et un instant, le vampire se sentit un peu coupable de lui faire subir une telle panique. Il voulu lui prendre la main pour le calmer mais d'un geste nerveux, Max bougea, l'éloignant un peu trop. C'était terrible de le voir comme ça, si peu sûr de lui. Ce n'était tellement pas son genre. Son médecin, il le connaissait fier, même présomptueux, avec un égo démesuré. Il connaissait son regard brûlant, celui qui lui donnait envie de lui sauter dessus dans l'instant. Mais il ne le connaissait pas paniqué comme ça. Il y avait bien eu ce soir, sur le toit, quand il avait craqué mais ce n'était pas encore pareil. Enfin bref il n'allait pas le laisser comme ça indéfiniment. Tant pis, ce n'était pas si grave après tout s'il ne voulait pas être en couple et Lorenzo ouvrit la bouche pour lui dire d'oublier cette histoire, qu'ils étaient heureux comme ça après tout et que...

« Oui »

...What ?
Lorenzo ouvrit des yeux ronds de surprise et bizarrement, en même temps que Maxwell qui n'avait pas l'air de croire lui-même à ce qu'il disait. Est-ce que le vampire avait bien entendu ? Question rhétorique, évidemment qu'il avait bien entendu, son ouie était largement plus élevée que celle des humains mais il avait du mal à y croire. Il avait dit oui ? Genre sérieusement ? Genre oui pour être un vrai couple ? Ce n'était pas possible. Un immense sourire s'installa sur le visage du vampire, ravi de ce qu'il avait entendu mais pas encore vraiment sûre d'y croire.

« On peut … »

Oh ben si, il avait bien entendu. Cette fois ci, il n'hésita pas et prit la main de Maxwell avec un sourire rassurant. Le cœur de son humain battait bien plus vite que d'habitude, il essaya donc d'avoir le sourire le plus posé possible, histoire de le rassurer. Après tout, il ne l'avait pas demandé en mariage, il fallait relativiser. Bon, ça, c'est son côté raisonné. Son côté passionnel avait juste envie de sautiller de joie dans le restaurant en répétant « Il a dit oui ! » comme un attardé mental. Mais sûrement que s'il faisait ça, Maxwell mettrait moins de temps à lui dire « En fait non ». Gardons notre sang froid Lorenzo, il est temps de montrer au petit médecin qu'il a prit la bonne décision.

Lorenzo – Je te jure que tu ne le regretteras pas.

Bon il n'en savait rien. Il ne savait rien des mensonges de Maxwell et de son futur comportement ou de ce qu'il allait se passer pour eux mais il y croyait. L'humain était le seul à faire battre son cœur aussi fort. L'alchimie avait été évidente, comme s'ils étaient faits pour être ensemble. Il le désirait de tout son être et ce lien qu'ils avaient construit semblait difficilement cassable. Déjà, dans la cage d'Augustine, alors que Max n'était qu'un ado, les mots n'avaient pas été utiles. Leurs regards suffisaient, il s'était vraiment passé quelque chose. Quoi qu'il arrive ou quoi qu'il se passe, ils se retrouveraient toujours, c'était tellement naturel...Tellement évident. Et Maxwell eut un très faible sourire en coin. Tout petit. Le genre qui dit « j'espère que ça va bien se passer ». Mais on ne peut jamais vraiment savoir n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Occam's Razor.  | Lorenzo&Maxwell    

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