AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  S'enregistrerS'enregistrer  

Partagez | 
 

 Let me love you one more time. feat Milla |Hot|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Sam 23 Juil - 10:34



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Et contre toute attente il respirait encore. Le sang continuait a circuler dans ses veines. Son coeur continuait de battre. La mort ne voulait décidement pas de lui. Fallait il qu'il vienne la chercher de lui même pour quelle deigne l'accueillir dans ses bras ?
Aprés avoir perdu connaissance, dévasté par la tempête Milla, Slade s'était réveillé quelques heures plus tard, réveillé par les battements incertain de son coeur abimé. Sa blessure a l'épaule avait cicatrisé, comme par magie, laissant une marque a vie gravé dans sa peau au milieu des tatouages sur son torse. Chaques fois que son regard emplit de tristesse venait a se poser sur son épaule, il se mettait a pleurer. Encore et encore. Inconsolable. Triste réalité.
Ses fautes étaient elles a la mesure de ce que son ex lui avait infligé ? Il était loin d'imaginer l'étendu des dégats. Beaucoup trop loin.
Il avait reprit des forces en se nourrissant des deux dernières poches de sang que la sorcière lui avait laissé dans sa bonté puis avait du se résoudre a partir "chasser". Il avait marché, perdu dans la nuit. Perdu dans sa vie. Slade n'avait même pas prit le temps de se laver. Déambulant dans la ville telle un zombie couvert de sang séché. Deux vampires affaiblis par une attaque de l'agence avait croisé sa route. Ils n'ont pas survécue. Tués froidement, une balle en bois en plein coeur. Slade ne ratait jamais ses cibles, sans ça, il serait mort depuis longtemps.
Il s'était nourrit de leur sang et avait stocké le reste de sang dans son congélateur vide. Tout reprendre a zéro. Tuer pour vivre. Survivre. Victime ou criminel ? Peut être les deux...
Aprés cet épisode troublant, il était resté plusieurs heures sous la douche, les yeux dans le vide. Le coeur sur la touche. Ses larmes se mélait a l'eau chaude qui ruisselait sur son corps meurtrit. Il avait frotté l'eau savonneuse sur sa peau des heures durant jusqu'a se décaper la peau. Ecorché vif. L'empression d'être encore sale malgré tout, que le sang ne partait pas alors que tout avait déjà disparue aux premières gouttes...
Aprés ça, l'état de choc avait prit le dessus. Slade avait dormit pendant deux jours, ne se réveillant que pour boire du sang, apaiser la douleur a l'intérieur de son coeur que même les antis douleurs ne parvenait pas a calmer. Et il se rendormait dans un sommeille agité peuplé de cauchemars et de vieux démons. Tout avait refait surface. Tout. Tout ce qu'il avait entérré précautionneusement au fin fond de sa mémoire avait ressurgit sous les assauts de Milla. L'impression d'être un enfant dans le noir qui appel sa mère...
A son réveil, il s'était fait la promesse de ne plus penser a elle. Il fallait la rayer de sa vie le plus vite possible. Forcer son coeur a continuer a battre. Mais plus pour elle. Sans ça, il ne survivrait pas. L'amour fait des dégats. Les sentiments sont la pire chose qui puisse exister. Il le savait mieux que quiconque.
Alors, quelle était la meilleur solution pour oublier ?
Il s'était précipité dans sa réserve d'alcool et avait descendu tout ce qui lui tombait sous la main. Peu importe ce que c'était du moment que ça faisait effet. Boire jusqu'a ne plus sentir le gout de l'alcool. Boire jusqu'a en oublier qui il était. Et pourtant son visage, lui, ne parvenait pas a disparaitre. Même le nombres incalculables de bouteilles vides au sol n'était pas assez puissant pour lui faire oublier l'amour de sa vie.
Cet appartement avait finit par l'étouffer. Trop de chose s'était passée ici. Il avait fuit dehors, tenant encore debout par je ne sais quel miracle.
Ses pieds le menèrent là ou il l'avait vu pour la dernière fois. Incapable de réfléchir, incapable de réaliser l'énorme connerie qu'il s'apprétait a faire. Il voulait l'oublier a tout prix et pourtant il était bien là, devant sa maison, le regard sans vie, dépourvu de lucidité. Il mit quelques minutes a trouver la sonnette. Il s'accrocha au mur pour ne pas tomber quand la porte s'ouvrit.
Le sorcier plissa les yeux, se concentrant pour ne pas voir son ex en double voir en triple exemplaires. Une seule suffisait déjà bien assez...

- Salut...

Slade se laissa lourdement tombé dans ses bras et, sans crier gare, releva la tête, le visage apaisé, dépourvu de toute souffrance tant l'alcool avait endormit ses blessures. Sans laisser le temps a Milla de réagir, il posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant d'un baiser passionnè. Malgré son état d'ébriété avançé, il embrassait toujours aussi bien.
Le sorcier déchu qui venait se livrer a son bourreau dans un ultime élan de faiblesse... 



© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer


Dernière édition par Slade S. Harper le Jeu 28 Juil - 14:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Sam 23 Juil - 13:53


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
J’avais pris une journée de congé, juste une pour pouvoir crier, pleurer et être choquée de ce que j’avais fais. Je voyais sa tête lorsque je lui tirais dessus, je l’entendais encore crier quand mes doigts parcouraient sa blessure, je le voyais comme un cadavre sur le sol et à chaque fois, les larmes coulaient sans que je ne les empêche. Il était clair que je m’en voulais énormément. Étions-nous quitte ? Pourrions-nous dire qu’il m’avait trahi, que dans ma colère, je l’avais presque tué et que maintenant, lui et moi pourrions reprendre à zéro, l’un avec l’autre et non l’un contre l’autre ? Il fallait que cette guerre cesse, pour sa survie, je devais arrêter.
Cette journée avait été longue, trop longue à mon gout, même si courte en terme de durée. Je m’étais endormie lourdement sur mon lit, tout en pleurant à l’éventualité que j’avais tué le seul amour de ma vie. Extirper de mon lit, je m’étais dirigé vers ma superbe douche à l’italienne, où assise en boule sur le sol, j’avais laissé mon esprit m’emporté prêt de lui. Ma journée, ma vie, mes pensées, mon cœur se tournaient qu’autour de lui. Il fallait que je l’oubli, je ne pouvais plus vivre ma vie pour ma vengeance envers lui. Soit je faisais en sorte de lui revenir, soit je faisais en sorte de quitter sa vie et je reprenais la mienne en route.
Le lendemain, j’étais sortie et j’avais repris ma vie comme si de rien n’était. J’avais arrêté ma traque, je ne le suivais plus, je ne le surveillais plus et au fond, je ne savais même pas s’il était encore en vie. Pourtant, je tentais de m’en moquer. Il fallait que je prenne ma vie en main et je décidais de le faire réellement.
Alors au lieu de traquer Slade, je traquais les vampires, les loups, les autres sorciers. Et chaque jour j’avais remarqué que j’étais de plus en plus vide, mais tout aussi forte et déterminé à éliminer les races magiques. Je devais réussir à bien ma mission dans le souvenir de l’ancienne Milla, celle qui arrivait encore à sourire, à aimer ce qu’elle voyait, pas celle qui tuait pas la simple envie de tuer et de trouver une occupation à ses journées.
J’étais à peine arrivé chez moi depuis une heure, où, affalé dans mon canapé, un fond musical de piano, je fermais les yeux pour trouver une autre occupation. Devrais-je aller le voir ? Savoir comment il allait ? S’il était encore en vie ? Je n’étais même pas passé par chez lui, de peur de le voir où de peur de ne pas le voir.
Je commençais à somnoler, fatiguée de ma journée lorsque la sonnette retentit. Je regardais l’heure, début de soirée et je n’attendais personne. Comme à mon habitude, sûre de moi et très prudente, je sortis mon arme que je pris de la main droite et ouvrit la porte de ma main gauche. Ca se voulait prudent, si c’était quelqu’un que je refusais de voir, mon arme était caché par la porte et je pourrais tirer rapidement. J’ouvris légèrement la porte et le spectacle de la personne en face de moi me fit comme l’effet d’une bombe.
- Slade…
Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, la surprise était là et mon cœur loupa un battement.
Il est en vie !
Cette idée me fit néanmoins plaisir et ce, même si j’avais manqué de le tuer. Sa voix résonna et je ne m’attendais pas à le voir ici, ni à sentir son contact contre ma peau. Je dû lâcher l’arme que je tenais pour le prendre contre moi. Etait-il blessé ? Si c’était le cas, pourquoi venir me voir moi ? Avant que je puisse ouvrir la bouche, lui demandait avec une voix dure ce qu’il foutait chez moi, je fus arrêter, dans un premier temps par la douceur de son visage et le contact passionné de ses lèvres sur les miennes.
Mes l’enlacèrent et dans un élan de faiblesse partagé je lui rendis son baiser tout autant passionné. Ses lèvres…Je ne pensais pas les gouter à nouveau, je ne pensais pas ressentir la chaleur de sa peau contre la mienne. Les larmes me montèrent car avec tout ce qu’il c’était passé entre nous, toute la lâcheté et la colère dont on pouvait faire preuve, ont été toujours amoureux. Qu’avions-nous fait ? Je fermais la porte rapidement avant de le coller contre celle-ci. Grand dieu qu’il m’avait manqué, plus que je ne l’avais pensé, plus que je ne l’aurais parié. Pourtant ça n’était pas normal. Il était tombé dans mes bras, il s’était presque écroulé contre le mur, il ne tenait presque pas debout. Comprendre cette situation était assez facile en somme. Je me reculai de cette étreinte, complétement à contrecœur et planté tout en le tenant par l’épaule pour ne pas qu’il tombe, je plongeais mes yeux dans les siens.
- Non mais je rêve, tu as bu ? Tu empeste l’alcool ! Tu n’es qu’un double crétin fini !
Je le saisi par la main et avec la force que j’avais je l’obligeais à me suivre dans mon appartement. Je traversais le salon, je l’emmenais dans la chambre, pourtant je continuais jusqu’à l’emmener dans la salle de bain.
- Bon dieu ! Mais qu’est-ce que tu as dans la tête ?
L’odeur d’alcool qu’il dégageait n’avait pour rien entaché ce baiser. Oh non, c’était un doux souvenir qui avait fait renaitre en moi l’amour que je ressentais pour lui. Rien n’avait changé et malgré tout ce qu’il c’était passé, c’était toujours aussi fort et beau.
Il n’y eut aucune douceur quand je l’obligeais à rentrer dans la douche, les dents serraient et le regard en feu. Je lui en voulais d’avoir bu, je lui en voulais d’avoir été aussi faible et négligeant. Je le poussais contre le mur, le tenant d’une main avant d’ouvrir l’eau froide. Il tenait à peine debout et cette vue me faisait du mal, mais sans doute moins qu’à lui. S’il avait bu autant c’était de ma faute, je le savais. Je l’attirais contre moi pour qu’il soit sous le pommeau de douche.
- Slade, ça n’arrangera rien… Tu te fais du mal pour rien…
Je secouais la tête, un regard bienveillant tout en ne perdant pas une goutte du visage de mon bien-aimé, l’eau dégoulinant sur son visage, ses cheveux mouillés, son visage presque parfait à mes yeux. Ma main vient délicatement caresser son visage tout en souriant.
- J'avais oublié à quel point ton visage m’envouter…
Je regrettais aussitôt mes paroles, je ne savais pas pourquoi j’avais dit ça, je n’aurais pas dû, mais c’était pourtant la stricte vérité. Sans doute qu’avec le volume d’alcool qu’il avait, il ne comprendrait pas, sans doute qu’il comprendrait. J’avais, pour lui, à ce moment, une douceur que je n’avais pas eu depuis longtemps, d’un sens pour m’excuser, pour me déculpabiliser, mais aussi parce que dans cet état, il n’avait pas besoin d’une ennemie.
- Ca va mieux ?
Même si mon visage ne montrait pas d’émotion, si ce n’est mes yeux qui trahissait mon amour pour lui, je m’inquiétais vraiment pour lui.




selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Lun 25 Juil - 21:04



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Au début il avait eu peur de devenir faible en buvant autant. Mais plus l'alcool l'emportait, il aimait ce qu'il était en train de devenir. Dans sa faiblesse il ne s'était jamais sentit aussi fort. Parcequ'il venait de faire ce qu'il n'aurait jamais eu le courage de refaire un jour.
Il n'avait pas de mot pour décrire cette sensation, les lettres se mélangeait dans sa tête a en donné le tournis. Il avait juste eu l'impression de planer. Ca doit être ça le bonheur. Sauf qu'il ne dure que quelques secondes...
Pouvait on dire que Slade, dans sa détresse, était lache d'agir ainsi ? La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.
Ce n'était en aucun cas le moment de flancher. Question de vie ou de mort. Pas en ce moment. Et c'était précisement ce qu'il venait de faire.
Sa respiration s'accéléra quand Milla le plaqua contre le mur, répondant par un baiser encore plus enflammé que le précédant. La tête lui tourne. Mais cette fois ce n'est pas l'alcool. Il prie pour que rien de tout ça ne soit un rêve. Il ferme les yeux, s'accroche a elle comme si sa vie en dépendait. Le problème étant que savie en dépendait réellement...
Sa langue cherche la sienne. Ennivrant. Déstabilisant. Comment pouvait elle l'attirer encore aprés tout le mal qu'ils s'étaient fait mutuellement ?
L'alcool consume ses neurones un par un. Incapable de réfléchir. Il se laisse porter par ses émotions et ses sentiments. Et pour une fois... il ressent autre chose que de la douleur.
Enfin, le baiser s'arréte. Le nuage s'évappore. Le rêve s'évanouit. Il dégringole contre la porte mais Milla le rattrape a temps.
Ce baiser rompu a des allures d'electro choc. Il se remémore comme il peut la raison de cette étrange situation. L'énième tentative de meurtre, les vampires morts pour leurs sang, l'alcool, l'alcool, l'alcool...
Les yeux de son ex plonge dans les siens. L'impression que chaques centimètres de son corps se brise en milles morceaux.

- Non mais je rêve, tu as bu ? Tu empeste l’alcool ! Tu n’es qu’un double crétin fini !

Entendre sa voix semble le mettre dans un etat second comme si chaques syllabes prononcés avait la capacité de le mettre en transe. L'alcool aggravait chacunes de ses sensations. De ses sentiments.
Ne me rejette pas...
Il entend sa voix dans sa tête et pourtant il n'est pas sur que ca vient de lui. Il n'est plus sur de rien.
En entendant l'insulte de son ex, il lache un petit rire nerveux, amusé par ses propos qui n'avait pourtant rien d'amusant ce qui sembla agacer Milla d'avantage.
Déséspéré et hors de controle. Voila ce qu'il était. Il était en train de perdre la tête...
Cette douce déchéance alcoolisé dans les bras de Satan. Satan était un ange. Un ange qui a perdu ses ailes. Par sa faute.
Soudain, tout tangue. L'impression d'être sur un bateau de croisière sur une mer déchainée. Le mal de mer s'invite au voyage. Milla a toute les peines du monde a le trainer jusqu'a la salle de bain.

- Bon dieu ! Mais qu’est-ce que tu as dans la tête ?

Il sourit, a moitié conscient de son état lamentable.

- Toi...j'ai toi dans la tête..

Elles ont bon dos les bouteilles d'alcool. Il jette un regard vers son ex mais celle ci le bouscule dans la douche sans aucune douceur. L'eau froide qui parcourt soudain son corps le fait sursauter mais semble lui remettre les idées en place bien que l'alcool soit toujours présent en lui. Trop présent.
Son polo blanc devient soudain transparant, dévoilant son torse a travers. Vision fort plaisante, il fallait l'avouer.
Slade prend le risque de se décoler du mur puis plaque ses cheveux en arrière. Ce fameux sourire en coin sur le visage. Celui là même capable de faire fondre n'importe quelle fille même avec trois grammes d'alcool dans le sang.

- J'avais oublié à quel point ton visage m’envoutait...

Il s'arréte un instant comme si il venait de comprendre ce quelle venait de dire. Une lueur bleuté traversa ses yeux.

- Qu...quoi ?

Mais l'alcool le rattrape. Bien trop vite. Sa lucidité s'échappe. Il était pourtant presque sur d'avoir compris ce qu'elle lui avait dit. Il ne le saura jamais.
Il se mord la lèvre. Milla est si proche de lui. Si c'est un rêve, pourvu qu'il ne s'arrête pas.

- Ca va mieux ?

Son rictus se transforme en un sourire idiot. Il cherche le bras de son ex.

- Ca tourne...

Sa main trouve enfin le corps de Milla. Il tente de la trainer vers lui et leurs corps son a nouveau proche. Bien trop proche.

- J'ai froid... embrasse moi...

Ses mots sortent tout seul de sa bouche, c'est a peine si il a conscience de ce qu'il dit. Alors ses lèvres viennent a nouveau chercher les siennes tandis que sa main droite vient caresser les cheveux de Milla, maintenant mouillé elle aussi par la douche. La chaleur s'empare de son corps. Ce n'est pas la fièvre. C'est le désir. Le désir d'être a nouveau unis.
Il se perd dans la réalité, sa respiration se fait plus rapide, sa main baladeuse passe soudain sous le t shirt de son ex comme si son propre corps ne lui appartenait plus. Comme si il avait quitté son corps et avait laissé le néant le guider. Mais Milla le rejette. Il perd le contact avec sa peau. Cette peau qu'il avait si souvent caressé. Ce corps a présent défendu.

- Ne fais pas ça... Souffla il, refusant de croiser son regard.

Alors sa langue se délie. Une lueur de souffrance endormie traverse son regard marron tacheté de vert. Il ose enfin plonger ses yeux dans ceux de Milla. Il l'observe. Longuement. Se perd dans son regard. Cherche la sortie. Il n'y a pas de sortie. Voila bien longtemps qu'il y est piégé. Il s'est laissé prendre en otage. Le temps parait si lent. La libération inexistante.

- Si tu ne veux pas de moi... il déglutit difficilement. Alors pourquoi tu m'embrasses...

Ses doigts traversent maladroitement les lèvres de son ex. Il se rapproche dangereusement. Ses cheveux collés a son visage par l'eau, son maquillage a légérement coulé. Elle est si belle...







© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mar 26 Juil - 0:26


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
J’avais dû le repousser, pour tenter, coûte que coûte de le faire décuver, pourtant sa peau était comme un aimant envers la mienne. Il m’avait touché, il m’avait parlé, il m’avait laissé ouverte une brêche et je m’y étais faufilé et je ne voulais plus en partir. Il était chez moi, dans mon antre, il était dans mon monde, tout prêt du sien et surtout, il était en vie. C’est comme si le Destin me l’envoyé pour me pardonner mes gestes et nous donner une chance, pourtant, jamais je ne pourrais pardonner son geste comme lui ne pourrais jamais pardonner les miens. Nous étions fait pour être à deux, mais nous devions être séparé car nous avions tout brisé, lui le premier.
L’alcool pouvait le rendre imbécile, plus qu’à l’accoutumée, pourtant, son côté idiot, mêlé à son côté tombeur me faisait irrémédiablement retomber amoureuse de lui. Je le serais toujours. Quand il me répond, je reste bouche bée. Il est clair, concis et je n’en reviens pas. Ainsi, tout ce que je pense est réciproque ? Mon cœur s’emballe et j’ai mal…
Dans la douche, il n’est que mon pantin. Il est la marionnette que je façonne à mon idée, même si ce soir, je décide de l’aider, parce qu’après tout, je lui dois bien. Non ? Il est fébrile et terriblement proche de moi. Ses vêtements sont trempés et souligne terriblement bien sa silhouette. Tout est trop terrible ce soir avec lui ici. Tout pourrait changer, l’inévitable pourrait se passer. Mes yeux se baladent sur son corps et même si je n’ai plus l’âge de rougir après avoir tant passé de temps avec lui, je me sens comme une gamine avec son premier amour. Il est et sera toujours ma faiblesse. Je pensais que mon cœur était froid et ne pourrais jamais se réchauffer, mais c’était sans compter Slade, son regard de braise, son attraction à en faire pâlir plus d’un homme ou d’une femme. Je fonds toujours pour lui.
Je suis assez ravie qu’il n’est pas saisi mes paroles. Comment aurais-je pu réagi dans le cas contraire ? Je fais comme si de rien et pourtant, ça n’en ai que trop vrai.
Il ressemble à un gamin quand il reprend la parole pour me rassurer sur son état. Rassurer et un bien grand mot, mais je relativise beaucoup. Il est en vie, alors il va bien. Je ne peux que sourire quand je le vois comme ça. Il m’avait toujours protégé de tout et ce, même si j’utilisais plus souvent mes pouvoirs. Il connaissait mon côté tête brulé et il était toujours là pour sauver mes arrières, mais aujourd’hui, comme je l’ai fait parfois par le passé, c’est moi qui le protège. Ce soir, c’était comme si la haine entre nous avait disparu et pourtant, je ne voulais pas craquer, je ne devais pas.
Sa main sur moi m’électrise. Il m’attire et même si je ne veux pas, du moins, même si je ne devrais pas être prêt de lui, je me laisse faire. Ce maelstrom de sentiment me reprend et ma tête est chamboulée.
- J'ai froid... embrasse moi...
Une fois encore, il m’étonne. Son côté direct m’avait toujours plu et chaque fois, je ne pouvais que sourire parce qu’il ne réfléchissait pas avant de parler et ça me plaisait et ça, même si parfois, ça lui attirait des ennuis, pourtant, ce soir, j’en ai peur. J’ai peur de lui, de l’attraction qu’il a sur moi, j’ai peur de ce soir, j’ai peur de moi. Je suis terrifiée de l’issu de sa visite et avant que je puisse le repousser, parce qu’étant la seule saine d’esprit, je n’ai pas le choix, je sens mon être expliquée lorsque ses lèvres se pose à nouveau sur les miennes. Sa main dans mes cheveux, comme la caresse d’un souvenir, m’enivre et je me dois de réagir. Ma main se lève et alors que je me dois de le repousser, je me saisis de son polo pour le coller contre moi. Je n’arrive pas, pas encore à stopper tout ça. Pourtant, quand je sens ses doigts sur sa peau, ils agissent comme une brulure insoutenable. Le déclic est là, je le repousse et pas avec la plus grande des tendresses. Il ne me touche pas, mais mes lèvres et ma peau irradie à la suite de ce contact.
Lorsqu’il m’implore de ne pas « faire ça », mon regard implore la même chose, mais je le vois, fuyant. Il semble tout aussi perdu que moi. Lorsqu’enfin, ses yeux se posent sur les miens, je sursaute. Il y a cette intensité que j’avais tellement vue par le passé.
- Si tu ne veux pas de moi... Alors pourquoi tu m'embrasses...
Je respire fortement et sans que je ne le contrôle, mes larmes commencent à couler. Il ne peut pas le voir, l’eau coule encore sur nous et même si maintenant ça semble inutile, pour moi, ça me permet de me cacher. Je pourrais lui répondre tellement de chose, le mettre à terre encore un fois, parce que je sais que son cœur est encore à moi et si je le voulais, il souffrirait une fois encore, mais je le laisse tranquille. Une fois en une semaine c’est déjà bien assez. Comment peut-il me dire que je ne veux pas de lui ? Mon corps, mon cœur, mon être, mon âme le réclame, mais je n’arrive pas à laisser tomber mes barrières, pas comme lui il a fait, en trichant. Je ne triche pas avec lui, je ne l’ai jamais fait alors que lui… La colère me reprend, mais une colère bien amère, pas viscérale, juste celle qui détruit parce qu’hait celui qu’on aime fait mal. Je l’aime encore et je l’aimerais sans doute jusqu’à la fin de ma vie, alors qu’il me demande pourquoi je l’embrasse, je ne peux que sourire. La réponse n’est-elle pas évidente ? Il faut que je remette des barrières entre nous. Je ne peux pas le ramener chez lui, pas dans cet état où il n’est qu’un poids mort. Il doit décuver chez moi. Je reprends mes esprits, même si les larmes sont là, car pour une fois, je peux pleurer devant lui, sans qu’il n’en ait conscience. Il ne voit pas ma peine, il ne sait pas ce qu’il se passe en moi et moi… je peux lui faire face. Au final, j’y trouve mon compte.
Je secoue la tête et fuis son regard. Je ne veux pas lui répondre, car ma voix trahirait mes sentiments. Mon visage se ferme et malgré moi, j’éteins l’eau. Je dois calmer ce flot de larme et le fait qu’elles ne puissent être cachées plus longtemps m’aide. Je ne serais pas faible. Pas plus que je ne l’ai été.
Je prends une profonde inspiration avant de m’approcher à nouveau et de commencer à retirer son polo. Il est trempé, il est collé et je dois faire attention à ce que mon regard ne me trahisse pas, alors je prends mon courage à deux mains et fais semblant en lui parlant.
- Tu vas attraper la mort… Tu vas m’enlever ça, tu vas te sécher, tu te reposeras, tu vas décuver et tu vas partir.
Si seulement il pouvait comprendre à quel point ses paroles étaient dures à prononcer alors que j’arrivais magnifiquement à lui faire comprendre le contraire. Il se dirait que je le pense, que c’est un fait, que c’était une erreur, que c’est fini et enterrer pourtant, quand mes yeux se posent sur son torse, mon cœur s’emballe et mon regard me trahi.
Résister…Résister…
Pourtant, s’en ai trop. Mes yeux remontent vers son visage et je croise la cicatrice que je lui ai fait quelques jours plutôt. Sans me contrôler, pour me faire un peu plus de mal où par… parce que simplement j’ai envie de le toucher, mes doigts se posent sur la cicatrice. Mon cœur se serre et j’ai terriblement mal. Les larmes remontent à mes yeux et une fois encore, elles coulent. Je n’ose affronter son regard, je ne veux pas y voir sa haine, ça m’achèverait, moi aussi. Mes yeux glisse doucement là où, quelque jours avant, j’avais tiré, sans presque de remord et je me souvins de cette soirée, lui, choqué de me voir ici et en vie et moi, qui m’amuse à le détruire, qui tire, qui joue, qui le fait souffrir comme jamais il n’aura à souffrir dans sa vie. J’aurais le mérite d’avoir ce trophée dans sa vie, de celle qui l’aura détruit avec tellement de facilité. Je me souviens de ses cris, de ses pleurs, de sa peine, de sa haine. Les mots me manquent et je ne sais pas quoi faire, je suis perdue. Je suis face à mes démons, à mon démon, à celui qui peut faire de moi ce qu’il veut, même encore maintenant.
Je ne me rends pas compte qu’à travers mes larmes, je me suis rapproché de lui. Un aimant vous dis-je.
- Slade… Tu n’aurais…jamais… … dû…venir…
Je peine à parler tant la douleur qu’il avait ressenti, qu’il ressentait encore, je la sentais maintenant. Je ressens comme un malaise en moi et malgré ma bonne volonté, je ne peux pas retirer mes yeux de ce que je lui ai fait. La haine m’avait poussé à presque tuer l’homme qui était en moi. Je me souviens de ma réaction quand je suis revenue, sûre de l’avoir perdu. Et même si je ne ressens pas les effluves de l’alcool en moi, je parle sans m’en rendre compte, une fois encore, peut-être la fois de trop.
- Si tu étais mort…Non…Cette idée m’est insupportable…Si tu n’es plus, je n’ai pas de raison de rester…en vie…
Ma tête se laisse tomber sur son épaule, jusqu’à le repousser sur le mur. Je prends quelques secondes qui me paraissent des heures à me consoler dans ses bras. Comprendra-t-il l’étendu de ce que je ressens ? Mon visage se relève légèrement vers lui, vers son visage. Croiser son regard me terrifie, mais c’est ce qui nous donnera la suite de ce soir. Je sais que je dois l’allonger, lui apporter, du café, du thé, du lait, de l’eau, n’importe quoi pour tenter de le faire décuver, mais dans cette douche italienne, c’est comme si le monde extérieur n’existe pas et n’a aucune emprise sur nous. Nous… Slade&Milla…





selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mar 26 Juil - 23:33



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Dans son impuissance c'est la vérité qui s'impose a lui sous l'effet de l'alcool. C'est un milliards de pensées qui se déchainent dans son esprit sans but précis. Des milliers de mots qui viennent s'échouer sur ses lèvres. Des centaines de lettres qui dégringole sans jamais trouver de sens. Même ses propres pensées ne lui appartiennent plus.
Il aimerait lui avouer d'une voix tremblante qu'il l'a veux, là maintenant, n'importe ou mais ça le terrifie.
Cette nuit-là. Quand j’ai dit que je ne voulais pas être avec toi. J’ai menti. Parce que tu avais raison. J’étais lâche. Je ne voulais pas admettre la vérité. J’ai tenté de te rendre responsable et je t’ai blessé, je t’ai fait tellement mal… Et j’en suis tellement, tellement désolée.
Il ne se rend même pas compte que les larmes lui montent aux yeux. En parfaite synchronisation avec celle de Milla. Mais pourtant ni l'un ni l'autre ne semble le voir. Lui qui, par fierté, avait juré de ne jamais dévoiler ses faiblesses devant elle, de ne jamais craquer devant elle. Et c'est pourtant ce qu'il venait de faire a deux reprises en peu de jours...
Leurs regards se croisent a nouveau. Et quelque chose en lui se brise.  Chaques vertèbres, chaque articulations. Une pile d'os sur le plancher et personne ne sait cela sauf lui. Un squelette brisé avec un coeur battant et pourtant mourrant. Voila ce qu'il était en ce moment précis. Les sens anésthésiés par l'alcool, seul l'abime dans son regard envoyait des sos.
Je...pense que mon coeur va...exploser...
C'est a peine si il réalise que son corps entier tremble. Il fait si froid dans ce monde consumé par la haine. Ce monde qui est le sien. Mais ce soir il ne veut plus de ce monde. La seule chose qu'il désire...c'est elle. Jusqu'a ce que la mort les unissent...
Au delà de toutes pensées logiques. Au delà des mots, au delà des pensées intelligibles. Les secondes se muent en minutes. Plus rien ne pourra jamais représenter ce que Slade pouvait éprouver en ce moment.
Plus rien n'avait d'importance du moment qu'il pouvait être encore a ses cotés. C'est tout ce qu'il voulait. Tout ce qu'il avait toujours voulu, malgré tout.
Tout son corps frissone quand Milla prend l'initiative de le déshabiller. Il se laisse faire, un regard presque pervers posé sur son ex. Il sentait l'attraction. Il l'avait toujours sentit. Slade ne loupe pas une miettes du regard de la sorcière qui parcourt son torse musclé. Mais une tache vient assombrir le tableau. La cicatrice sur son épaule. Cadeau de Milla. Et pourtant il a beau creuser dans son cerveau imbibé d'alcool, il ne parvient pas a se souvenir de comment il s'est fait ça. Son ex, elle, s'en souvient.

- Tu vas attraper la mort… Tu vas m’enlever ça, tu vas te sécher, tu te reposeras, tu vas décuver et tu vas partir.

L'alcool a beau apaiser sa souffrance, il n'est pas invinsible. Elle lui parle comme ci il était devenu un simple inconnu a ses yeux. Et ça fait mal. Trop mal...
Une larme coule, se méle aux gouttes d'eau sur son visage. Il en prend conscience mais ne fait rien pour arrêter sa course folle, creusant un cillon sur sa joue pour venir s'écraser sur le sol.
Comment en était il arrivé là...
Il a toute les peines du monde a respirer. S'était il déjà sentit aussi désespéré ? Si misérable ? Un jour, peut être. Aujourd'hui, c'est sur.  Mais en cet instant précis, il a l'air d'un petit garçon. Effrayé. Vulnérable. Seul au monde.
Seul au monde...
Ne m'abandonne pas...

Slade songe alors que les paroles sont des créatures imprévisibles. Aucune arme ne peux faire plus mal que des mots. Les armes peuvent blesser ou tuer, mais les mots vous poignardent et s'enfoncent dans la plaie, s'incrustent dans votre corps jusqu'a faire pourrir votre chaire de l'intérieur. Un lent poison mortel distillé dans nos veines. Ses veines.

- Slade… Tu n’aurais…jamais… … dû…venir…

Il serre les dents, l'envie de pleurer se ressent plus forte encore. Il accueille Milla dans ses bras. Suffoque a son contact. Tout son corps trésaille, ce liquéfie. Se dissout. Il ne reste plus rien de lui. Une âme en perdition. C'est tout ce qu'il reste.
Il colle son crane contre le mur de la douche et se laisse sombrer.

- Si tu étais mort…Non…Cette idée m’est insupportable…Si tu n’es plus, je n’ai pas de raison de rester…en vie…

Un gémissement s'échappe de sa bouche, Slade se laisse choir sur le carrelage froid de la douche et son visage plonge entre ses mains. Tout devient limpide. Il vient a peine de comprendre et ça le terrifie. Elle l'aime encore.
Slade bascule dans le désaroie. Que répondre a ça...
Anesthésier son cerveau ,insensibiliser son cœur était la seule parade qu'il avait trouvé pour s'empecher de s'ouvrir les veines ou de se tirer une balle dans la tête. Une parade qui venait de s'envoler.
Il ressent soudain le besoin de parler. Se justifier. Cracher tout ce qu'il a sur le coeur. Il le faut. Il le doit.
Alors tout sort de sa bouche a une vitesse incontrolable comme si il avait préparé cette réponse depuis toujours.
Slade cherche la main de Milla et s'accroche a elle comme si a la fin de cette longue litanie il pouvait mourir. Pour toujours.

- Tais toi, tu ne sais pas ce que tu dis... Sa voix s'étrangle. Tu veux savoir la vérité ?! La vérité c'est que je suis fou de toi Milla... je t'aime et j'ai besoin d'avoir 3 grammes dans le sang pour avoir le courage de t'avouer que je peux pas vivre sans toi. Sa main se serre un peu plus dans la sienne, incapable de s'arrêter de parler. Mais je pourrai jamais te promettre que je recommencerai pas ce que j'ai fais... j'ai eu tellement peur que... tu finisses par te lasser de moi, peur de ne plus arriver a te... séduire... alors j'avais besoin d'allé voir ailleurs, voir que j'étais encore capable de séduire. C'est a peine si il arrive a articuler. Si tu savais comme je regrette...

Le silence prend le dessus, seule la respiration saccadé de Slade se fait entendre. Il refuse de la regarder par peur de voir de la colère ou de la haine dans les yeux de Milla. Et ce silence est a nouveau brisé. Brisé. Comme lui. Comme elle.

- Je suis incapable d'aimer quelqu'un d'autre que toi... je me fou de toutes ces filles... si je couche avec c'est seulement pour oublier l'espace d'un instant que ma vie est un désastre. Et il continue, encore et encore. Comme ci chaques mots le libérait un peu plus. Baiser et oublier, promesse tenue. Il n'y a qu'a toi a qui j'ai fais l'amour... et ça change énormément de choses.









© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mer 27 Juil - 0:55


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
Si je n’étais pas revenu vers lui, pour une quelconque vengeance où pour me retrouver proche de lui, je ne l’aurais pas fait souffrir, je ne l’aurais pas revu, je n’aurais pas senti ses lèvres à nouveau sur moi, je n’aurais pas, l’espace d’une seconde repris gout à la vie, faisant mine d’avoir presque oublié.
Nous étions deux adultes pourtant, à l’instant, un bourré et une… une qui ne savait plus même son prénom tant elle était perturbé, nous ressemblions à deux enfants. Deux gamins instables. Nous avions pourtant passé l’âge de tout ça, surtout lui et moi, surtout après tout ce que nous avions vécut.
J’ai vu son regard lorsque je l’avais déshabillé et je mentirais si je n’avais pas frissonné. J’aurais aimé dire que c’était le froid, mais ça n’était pas vrai, ça n’était pas possible, parce que d’un regard, nous avions toujours pu nous donner envie. Cette envie implacable de ne faire qu’un, à longueur de journée nous avait causé des soucis, mais aussi de bons fous rires. Nous étions heureux, heureux comme jamais nous le serions séparé.
Son regard avait toujours eu quelque chose en plus, ce petit quelque chose qui avait fait que ma vie serait à lui. Ça n’avait pas été son corps, ses baisers, sa fougue, sa passion, sa tendresse, son amour mais bien son regard qui avait fait en sorte que je lui damne ma vie. Et aujourd’hui, il brise mon cœur en me regardant comme ça. J’avais eu raison de ne pas affronter son regard quelques jours plutôt, je ne m’en serais pas sorti, un peu comme aujourd’hui. L’étau se resserre autour de moi et mon cœur souffre, il saigne, il cri, il hurle. Pourquoi en étions arrivé à nous détruire alors que visiblement, l’amour était plus fort que tout. Non, l’amour n’est pas plus fort que la trahison et ça, nous ne pourrions jamais nous en dépêtrez.
Son regard m’apporta autant le malheur que le bonheur. Ses bras forment un étau qui me permet de ne pas hurler à rompre mes cordes vocales. Ses bras me permettent de ne pas craquer alors qu’à cet instant, à cet endroit bien précis, si nous étions seuls, à deux, nous étions en pleine perdition. La douleur était notre lot et nous voir ainsi faisait sûrement pitié. Je voulais retrouver la Milla haineuse, mais comment pourrais-je quand l’homme que j’aime se meurt d’amour et de culpabilité ? Comment pourrais-je quand mon corps, mon âme l’appelle à moi ? Comment pourrais-je alors que c’est l’instant pourtant parfait. Je pourrais le tuer avec tellement de facilité et je serais débarrassé. Je serais surtout débarrassé de ma vie, car après tout…c’est lui. Je lui en veux de provoquer en moi cette inconstance de sentiment. Ne puis-je seulement pas le détester ?!
Après avoir osé mettre des mots sur ce que je ressentais je sentis son étreinte devenir plus forte et m’emmener au sol. Je l’avais à tel point touché, qu’il en tombé. C’est inouï de voir que ce libérer d’un poids peut faire mal à l’autre. Notre vie, de toute façon, était maintenant bien résumée ici. Faire mal à l’autre. Triste réalité.
Il met en application notre façon de faire. La minute d’après, il parlait et à la seconde, mon cœur explosé.
- Tais toi, tu ne sais pas ce que tu dis... Sa voix s'étrangle. Tu veux savoir la vérité ?! La vérité c'est que je suis fou de toi Milla... je t'aime et j'ai besoin d'avoir 3 grammes dans le sang pour avoir le courage de t'avouer que je peux pas vivre sans toi. Sa main se serre un peu plus dans la sienne, incapable de s'arrêter de parler. Mais je pourrai jamais te promettre que je recommencerai pas ce que j'ai fais... j'ai eu tellement peur que... tu finisses par te lasser de moi, peur de ne plus arriver a te... séduire... alors j'avais besoin d'allé voir ailleurs, voir que j'étais encore capable de séduire. C'est a peine si il arrive a articuler. Si tu savais comme je regrette...
Je le regardais, circonspecte et abasourdie par ce qu’il dit. Mes bras tombent le long de mon corps, je ne peux plus répondre, je ne peux plus rien faire, ni rien dire. Ces paroles que j’avais toujours voulu entendre, que j’avais rêvé qu’il dise.  « Fou de toi… », « je t’aime… », « peut pas vivre sans toi… ». Vient ensuite l’explication et ma tête se baisse, s’en est trop pour moi. Je n’étais finalement pas encore prête à l’entendre me dire pourquoi il m’avait brisé de l’intérieur. Il avait eu peur que moi, je me lasse de lui alors que finalement, c’était lui qui s’était lassé. Me séduire ? Comment pouvait-il douter qu’un seul jour je lui tournerais le dos… Il regrette. Je n’arrive pas à expliquer ce qu’il se passe en moi, mais, c’est comme si la dernière étincelle de vie avait disparu. Ma tête se baisse, mes cheveux mouillés, se colle à mon visage et je ne bouge plus, ma respiration ne se fait pas forte où saccadée, elle se fait discrète comme si respirer n’était plus utile à cet instant. Comme si, j’étais réellement morte.
- Je suis incapable d'aimer quelqu'un d'autre que toi... je me fou de toutes ces filles... si je couche avec c'est seulement pour oublier l'espace d'un instant que ma vie est un désastre.  Baiser et oublier, promesse tenue. Il n'y a qu'a toi a qui j'ai fais l'amour... et ça change énormément de choses.
Une fois encore les larmes reviennent imbibés mes yeux. Je pensais que savoir la vérité me ferait du bien, mais c’est pire. La douleur s’accrue, c’est pire que tout ce que j’ai pu ressentir. Il ne m’a pas trompé parce qu’il ne m’aimait plus, mais parce qu’il avait peur que je le quitte et maintenant, je l’avais quitté… à cause du manque de confiance en moi, en nous.
« incapable d’aimer quelqu’un d’autre que toi… », Cette phrase sonne faux, cette phrase sonne bien, cette phrase sonne comme l’heure où le glaive s’abat sur nous et nous tue, purement et simplement. Ma main vient se poser sur ma bouche, refreinant ce cri qui ne veut que sortir. Les larmes viennent s’écraser sur le sol et cette fois, il n’y a pas d’eau pour les cacher. Je refuse qu’il me touche, c’est encore trop tôt. Ses paroles restent en moi et c’est sans doute la pire douleur que j’ai ressenti, même celle de le voir pleurer, hurler, recroquevillé parce que je lui ai infligé une douleur immense n’est rien comparé à ce que je viens de me prendre en pleine face. J’aurais préféré sa haine. J’aurais voulu qu’il me dise qu’il me haïsse que s’il était venu ce soir c’était parce que le passé le hanté, pas parce que l’amour était toujours là. J’aurais pu le subir, j’aurais pu comprendre et je n’aurais pas tout perdu. Je n’aurais pas perdu la raison. Les larmes continuent et le silence s’impose. S’il vient à parler, je sais que je craquerais, il doit le sentir. Les minutes s’écoulent et dans ma tête, c’est le fouillis. Je finis par me relever, lentement, comme un zombie, comme si mon corps était désarticulé. Il a devant lui sa vengeance. Je ne sais qui a fait pire à l’autre. Une qui tire où l’autre qui atomise un cœur. Une qui condamne où l’autre qui annihile la vie.
Je sors de cette douche et, comme un réflexe, je commence enlever mon débardeur. Je n’ai pas à me soucier de Slade, il m’a déjà vu nue plus qu’aucun homme ne me verra jamais, alors me voit en sous vêtement. Je retire péniblement mon jean et les jette sur le sol. Je prends une serviette et commence à me ressuyer le corps, essore un peu mes cheveux, les yeux dans le vide, le corps sans vie, c’est visible, même pour le plus bourré des sorciers.
Je quitte la salle de bain sans un mot, sans un signe de vie autre que mes pas qui me porte difficilement. Je me rends dans la cuisine où, je prends une tasse, je la repose. Je vais dans le frigo, je ne sais pas ce que je prends, je le repose sur le plan de travail. J’ouvre les placards, je prends, je repose, je fouine. Je ne sais pas ce que je fais et la petite étincelle de vie commence peu à peu à reprendre le dessus. Je reprends la tasse dans ma main et je me bloque sur place. Je reste figée en me remémorant ses paroles. Je ne comprends pas et j’ai mal. Une main monte à mes yeux et récolte une larme. Je pleure encore et je ne m’en étais même pas rendu compte. Eteinte… La colère me ronge et arrivé à son paroxysme, la tasse éclate dans mes mains. Je ressens une douleur dans les mains, je sens quelque chose coulé, mais je ne m’en occupe pas. Je retourne rapidement dans la salle de bain et j’ouvre la porte à fracas et là, c’est à mon tour de parler. Oublions le monstre, laissez place à la femme meurtrie.
- Je ne sais pas ce que je dis ? Parce que tu crois mieux savoir que moi ? Oui, le grand et magnifique Slade qui se permet de tout savoir et tout brisé ! Tu crois que je ne sais pas ce que je peux ressentir ? Tu es encore en vie je te rappelle ! Et même si je suis celle qui a mis ta vie en danger, je suis celle qui t’as sauvé ! Je me suis remémoré nos moments, les moments où, toi, tu étais ma vie, mon protecteur pour que je puisse, au péril de ma vie, sauver la tienne ! J’avais presque ton cœur entre les mains et je ne sais pas pourquoi… mais je me suis amusée à annulé ce que j’avais fait ce soir là !  Pas la totalité non, oui, j’ai aggravé ton état, mais pas au point que je le désirais, parce que j’en étais incapable ! Et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi je suis revenue te sauver, alors que je voulais te réduire en miette ?
En faisant des grands gestes, je parsemais le sol immaculé de ma salle de bain avec mon sang. De petites gouttes formant les dessins d’une colère infinie.
- Parce que malgré tout je t’aime et que je t’aimerais toujours ! TOUJOURS ! Tu as fais de moi le monstre que je suis ! Celle qui chasse et traque chaque vampire, surtout les femmes, surtout les brunes, parce qu’à chaque fois que j’en vois une, je repense à toi et cette garce ! Parce que je te revois coucher avec une autre qui jamais ne t’a aimé comme moi ! Je te revois bafoué notre amour ! Je te revois nous trahir et détruire tout ce que j’avais de bon en moi ! J’aurais donné ma vie simplement pour un sourire de toi ! Et toi…
Je me retourne, je lui tourne le dos, je lui fais face, je cris, je hurle, je pleure, je saigne. C’est une Milla dans tous ses états qu’il voit, comme il ne l’a finalement jamais vu. Moi-même je ne me suis jamais vu comme ça, parce que je n’en avais jamais eu besoin. Mais avec lui, c’était différent… Je leve ma main vers lui, ça saigne, mais ça n’est pas important, je ne m’en fais toujours pas finalement. Usant de mes pouvoirs je le cantonne au mur, il ne peut plus bouger et mes yeux n’affrontent toujours pas les siens.
- Tu avais peur que moi je te quitte ? Que je n’aille vers quelqu’un d’autre ? Mais jamais ça n’aurait été possible, car de nous deux, c’est moi qui t’aimais le plus ! Comment veux-tu que je fasse en sachant ce que tu m’as dit ? Tu ne t’es jamais excusé, jamais expliqué et aujourd’hui, tu prends l’excuse de l’alcool pour finir ton œuvre !  Tu ne crois pas avoir assez fait de mal dans ma vie ? Tu ne crois pas que c’est bon maintenant ? Que je peux vivre où même mourir en paix ?
J'aurais été plus crédible si je n'avais pas été en sous vêtements. Je relâche mon emprise et je tombe sur le sol. Enfin je remarque mes mains et je reste ahurie. Comment avais-je pu faire ça ? Je n’en ai pas souvenir, je ne me souviens de pas grand-chose. Lasse, je peine à prendre la serviette à côté pour nettoyer le sang. Ca coagule, ça ne saigne presque plus, c’est sans gravité, c’est superficiel.
- Tu ne comprends pas… Je serais toujours à toi… Je serais incapable de te remplacer… Je t’ai toujours aimé et j’aimerais que ça change ! J’aimerais ne plus t’aimer, j’aimerais ne plus penser à toi, mais je n’y arrive pas…
Je lève les yeux vers lui, je ne l’ai pas senti se rapprocher. Nos regards se croisent, c’est long, c’est intense, c’est fort. De cette serviette un peu maculé de sang, je la passe sur les cheveux de mon ancien amant. Ce geste aussi, je l’avais fait plus d’une fois. Quel geste je n’ai pas fait avec lui ? De l’amour à la mort, nous avions tout fait. Un murmure passe mes lèvres, je n’ai plus la force de lutté.
- Je t’aime Slade.
Tant d’années à se battre contre et pour lui. Tant d’années à subir ce vide. Tant d’années à penser ces paroles sans jamais les dire. Tant d’années à se convaincre que c’est faux et qu’on l’a oublié. Le fait est là, je ne l’ai jamais oublié.






selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mer 27 Juil - 13:04



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Il est pétrifié. Extériorisé la vérité était pour lui un doux calvaire au gout amer. Il s'étrangle. S'essoufle. Comme si il avait courrut un marathon. Le marathon des sentiments. Il court aprés la route du pardon. Mais l'issue est fatal. Il n'y aura pas de pardon au bout de ce chemin. Pas de liberté. La seule chose qui l'attend au bout de ce monde, c'est elle. La souffrance. Encore elle. Toujours.
Slade prend le risque d'observer Milla mais ce qu'il voit est bien plus déchirant que n'importe quelle balle dans l'épaule. Que n'importe quelle malédiction. Il n'y a plus d'horizon. C'est un coucher de soleil qui disparait et ne se lèvera plus. Jamais.
Il grimace. Il vient de sombrer dans l'anonyma dans le regard de son amour de toujours.
Ses larmes se mèlent aux siennes. La voir pleurer ainsi a ses cotés provoque tant de choses en lui. Des choses étranges et irrationnelles. Des choses qui palpitent contre sa poitrine et entrelacent ses os.
Ils versent des larmes sur leurs propres sorts. La vérité lui rappel douloureusement pourquoi il avait toujours préféré vivre dans le mensonge.
Slade replit ses genoux contre sa poitrine, secoué de tremblements. La haine, la peur, l'amour, le sugmerge. Le consume de l'intérieur. C'est un gigantesque incendie qui vient de prendre forme au niveau de son coeur, que même un torrant de larmes ne pourrait calmer. La blessure psychologique s'est réouverte. Et elle saigne comme jamais.
Son visage baigné de larmes vient a nouveau se réfugier dans ses mains. Dans l'ombre, la ou personne ne viendra le chercher. Il pleure toutes les larmes de son corps. Toutes ces larmes qui n'ont pas peu couler pendant tant d'années.

- S'il existait la moindre chance que je puisse t'épargner cette souffrance... Tu te doutes que je n'aurais rien dit si ce n'était pas entièrement vrai... Murmure il en hoquetant.

Toutes les vérités ne sont pas bonnes a dire. C'est un combat contre lui même qu'il vient de déclarer. Il est presque sur qu'il vient de hurler a la mort. Mais non. Tout ce passe a l'intérieur de sa tête. Parceque aprés ça, plus rien ne sera comme avant. Parceque aprés ça il n'es pas sur de pouvoir reprendre le court de sa vie.
Slade s'écrase un peu plus contre la douche, la morsure du froid contre son dos. Il serre le poing droit contre sa poitrine et tente de se persuader qu'il n'ai pas un monstre, qu'il ne veux pas faire du mal aux gens... et çà ne marche pas.
Parce que tout ca, n'est qu'un mensonge.
Il regarde le sol. Regarde Milla.
Et comprends pour la première fois, qu'il a le pouvoir de tout détruire. Et c'est précisément ce qu'il vient de faire pour la deuxième fois...
Le monde pleur a ses pieds en prévision de ce qu'il va se passer ensuite. Un cataclysme.
Alors il vient a se demander si tout ceci n'est pas un douloureux cauchemar. Qu'il va se réveiller, que rien de tout ça ne ce sera passé. C'est ce qu'il espère. Ferme les yeux. Et attend. Pourquoi la mort ne vient donc jamais quand on l'appel...
Le regard de Milla laisse échapper tant d'émotions. C'est une initiation à un aspect de sa personnalité qu' il ignorait jusqu'ici, et il suffoque, suffoque, suffoque...
Slade doit cligner plusieurs fois des paupières pour éviter que le flou vienne s'installer devant ses yeux tel un voile de souffrance quand Milla sort de la douche. Elle se déshabille. Lui, la déshabille des yeux. Les poils de ses bras se dresse comme attiré par un aimant jusqu'a lui bruler la peau. Il l'avait pourtant vu des millions de fois en sous vêtement. Pourtant ce soir, il la redécouvre.
Ses larmes cessent enfin de couler. Il a toutes les peines du monde a garder son calme tant l'envie de faire courir ses mains sur son corps si délicat est intense.
Sa langue parcourt ses lèvres. Il aimerait redécouvrir chaques centimètres de son corps avec sa bouche. Et ça... c'est plus intense que n'importe quelle émotions.
Tout ce qu'il se passe par la suite, il ne l'entend pas. Ne le voit pas. Ses yeux se sont fermés. Tout ce qu'il sent c'est le désir qui monte en lui, qui s'empare de son corps. Esclave de ses envies.

- ...Tu avais peur que moi je te quitte ? Que je n’aille vers quelqu’un d’autre ? Mais jamais ça n’aurait été possible, car de nous deux, c’est moi qui t’aimais le plus ! Comment veux-tu que je fasse en sachant ce que tu m’as dit ? Tu ne t’es jamais excusé, jamais expliqué et aujourd’hui, tu prends l’excuse de l’alcool pour finir ton œuvre !  Tu ne crois pas avoir assez fait de mal dans ma vie ? Tu ne crois pas que c’est bon maintenant ? Que je peux vivre où même mourir en paix ?

Tout ce quelle dit, il ne comprend pas. Ne comprend plus. Du moins c'est ce qu'il aimerait croire. C'est juste plus facile de dire que rien ne le touche.
Ses mains viennent s'enfoncer dans ses cheveux. C'est fait. Il vient de perdre la raison.
Tais toi.
Tais toi...

Enfin, il sent le contact de Milla qui lui séche les cheveux. Il ouvre lentement les yeux. Mais ce n'est plus lui. C'est une autre personne qui parle et pense a sa place. C'est a peine si il remarque le sang dans la douche.

- Je t’aime Slade.

Sa bouche s'ouvre, son coeur explose. Bancale, il se lève. Il ne sait trop comment il arrive a faire basculer Milla sur le lit non loin de la douche. Sans aucune douceur sa main vient lui bloquer la gorge et hisse son corps au dessus d'elle, lui écartant les jambes a l'aide de ses hanches. Et il l'embrasse comme jamais il ne l'a embrassé. Sauvage et déstabilisant. Il vient de perdre le controle. Il l'a veut. Pour l'éternité.
Sa bouche parcourt son cou, pressé. Il mordille sa peau en feu et pousse des grognements de plaisir, priant pour que tout son corps ne le lache pas. Pas dans un tel moment.

- Milla... je t'aime... je...te...veux. Là, maintenant...

Son corps se contorsionne sous l'effet du désir mélangé a la détresse. Il ignore si il survivra a cette nuit. Mais n'etait ce pas la plus belle des morts ? Mourir dans un orgasme...








© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Jeu 28 Juil - 9:04


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
Je ne pensais pas que je pourrais souffrir à ce point à nouveau. Je ne pensais pas qu’une explication serait pire que de le voir avec elle. Je pensais pas qu’il avait encore les armes pour faire de ma vie un enfer, mais Slade est beaucoup plus doué que je ne pensais, pourtant… Pourtant, pourquoi souffre-t-il ? Il a pris la décision de me tromper, de me laisser, il n’a aucun droit d’avoir mal et je lui en veux d’avoir mal… Néanmoins, comment lui tenir rigueur quand ses larmes inonde son visage angélique, quand ses yeux de feux laisse place à la plus claire et limpide des douleurs ? Je ne pensais pas qu’il aurait fallu qu’il soit ivre pour que les mots sortent, d’un côté comme de l’autre. Quel spectacle que deux anciens amants pleurant l’un pour l’autre. Pleurant une relation qui jamais plus ne sera. Deux âmes sœurs qui ne pourront jamais plus être ensemble. Jamais plus. Sans doute est-ce pire que la mort, que de vivre en n’étant pas complet, que de savoir que la moitié de son âme n’est pas loin, aussi incomplète que soit et ne pouvoir rien y faire. L’amour est le plus dangereux des maux qui a été et sera toujours sur Terre.
- S'il existait la moindre chance que je puisse t'épargner cette souffrance... Tu te doutes que je n'aurais rien dit si ce n'était pas entièrement vrai...
Je sais. Je ne le sais que trop bien. Slade ne m’a jamais menti, même quand il me trompait, il ne me mentait pas. C’est comme si je devais le trouver, le démasquer, comme s’il avait fait en sorte que je le sache. Je tente de me conforter dans l’idée qu’il a toujours eu cette once d’honnêteté envers moi. Tenter de garder le moindre souvenir intact…pour que ça fasse encore plus mal. Dans ma haine, je l’aime. Dans mon amour, je le hais. Slade été le seul qui pouvais autant me toucher, pour la simple raison que c’est le seul que j’ai laissé approcher. De quoi refroidir n’importe quelle personne pour la suite de la l’aventure que l’on appelle « Vie ».
A l’instant où il a ouvert ses yeux sur moi, où notre regard s’est croisé, je savais. Il était là, sans l’être depuis qu’il était arrivé ici, depuis que j’avais commencé à le faire décuver, depuis que nous avions ouvert tous deux, des vannes depuis trop longtemps scellés. Notre amour est capable de tout, c’était notre promesse. Dans ses yeux, son regard hypnotisant et tellement parlant, je remarque la différence. Je me laisses faire entre ses mains alors qu’il arrive à trouver mon lit. Il n’en faudra peut-être pas plus pour me donner envie que son regard qui me déshabille sur place, qui m’a déjà fait l’amour trois fois, le reste, tout le reste, n’est qu’un plus. Je pourrais me soustraire avec tellement de facilité à son emprise, mais ce soir, j’ai besoin de lui. Sans doute est-ce le seul moment, le seul instant dans notre vie actuelle où nos corps pourront faire un seul et même corps. Je sais que demain, il aura oublié, oublié ce que nous nous apprêtons à faire, oublier qu’il m’a ouvert son cœur. Oublier l’amour que j’ai pour lui. Mon cœur pourrait se serrer, se détruire un peu plus à l’idée qu’au réveil, Slade ne sache pas que je l’aime et l’aimerais toujours, mais c’est surtout ma gorge qui se serre sous l’emprise de Slade. Non, je ne ferais rien pour me défaire. J’ai tout autant envie de lui qu’il a envie de moi. Pour une nuit, une seule et simple nuit nous allons oublier. Sa main sur mon corps, son regard qui me tue, je suis à sa merci et non, ça ne dérange pas. Son regard embrase l’étincelle qui s’éteignait en moi. La violence de ses yeux me fait fondre. Je suis à lui. Je passe mes jambes autour de lui et je ne rechigne pas à ce baiser qui finit par m’envoyer loin de mon corps. Je le colle à moi, mes ongles dans sa peau, je lui rends un baiser bestial. La tête en arrière en profitant de la douceur de ses lèvres, la dureté de ses dents. Dieu que ça m’avait manqué. Je pousse quelques gémissement et si ça n’était pas assez, sa voix vient écourter ce moment pour en finir avec la moindre infime petite barrière que je pouvais encore avoir.

- Milla... je t'aime... je...te...veux. Là, maintenant...

Sa voix qui prononce mon prénom me donne des frissons, son amour enfin re-déclaré me fait fondre un peu plus et la suite me fait lui lancer un regard qui veut tout dire. Pourtant, il y a ses trois mots que je ne pensais pas entendre à nouveau. Non, ces six mots. Pendant des années, il m’avait dit me vouloir, mais ce soir, ça dépasse l’entendement. Je nous fais nous retourner, je suis sur lui et plonge mon regard envoutant dans le sien. Les mots ne servent plus à rien, il sait, je sais. Je lui prends les mains, les levant au-dessus de sa tête approche ma bouche de son oreille. D’une voix plus que sensuelle je lui apprends, s’il ne le sait pas déjà, que je serais à lui, ce soir comme à jamais.
- Alors…Prends-moi.
Une pointe de défi dans ma voix, dans mon regard. Même un clin d’œil vient ponctuer cette phrase. A chacun de mes mouvements, mon bassin appuyait un peu plus sur ce que je savais tendu pour moi. A chaque mouvement, mon corps se contorsionner pour effectuer de très léger mouvement, assez pour entendre son râle d’envie. Je serre toujours ses mains et ma bouche vient écraser la sienne avec une envie non dissimulé. Nos langues commencent un jeu sensuelle, nos corps s’épousent à merveille tandis que ma deuxième main glisse avec une lenteur indécente sur son torse, descendant jusqu’à sa ceinture, remontant, rapidement, redescendant, remontant… Je ne sais combien de de temps je jouais à ce petit jeux, assez pour l’entendre, assez pour savoir qu’il était à point. A point, depuis combien de temps, seulement ? Ma main vient enlever cette ceinture et mes lèvres viennent à présent sur sa nuque puis ses épaules lorsque ma main finit de déboutonner son pantalon. Mon regard veut tout dire, ma main à présent sur ce qui fait de lui un homme veut tout dire. Ma bouche qui descend petit à petit veut tout dire. Ma main s’amuse, je lui laisse cet infime vêtement séparant nos deux peaux, je veux le voir se retrancher dans ses dernières limites.
Ma bouche continue de descendre sur son torse, savourant la saveur de sa peau profitant de ce qu’il m’offre, profitant de lui.Ma langue, la bouche, mes dents s'amuse à jouer sur sa poitrine, sur ses abdominaux, sur la moindre parcelle de peau qui passe. Mes dents affolent sa peau, mes baisers la calme, ma langue l’envoûte. Arrivé à la délimitation de son boxer, après avoir pris un temps immémoriale pour m’attarder sur chaque parcelle de son torse, je reviens vers sa bouche. Ce petit massage improvisé est fini et, légèrement sur le côté, je reprends un baiser des plus fougueux, un peu plus que précédemment. avant de me relever et tout en plongeant mon regard dans le sien, j’enlève avec lenteur et sensualité mon soutient gorge. Je le regarde, mon regard défiant ses envies. Il doit aimer le spectacle autant que j'aime celui que je vois. Il n'y a pas de mot à dire, mon regarde parle pour moi.
Je t'attends
Avoir re-gouté à lui, à sa peau, à cette envie qui n’est rien sans lui me donne envie que ça dure à jamais.




selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Ven 29 Juil - 23:57



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Ses bras de chaques cotés de son corps, il se frotte a elle, sent des picotements contre son torse comme si leur contact pouvait faire des étincelles. C'était le cas. Invisibles mais, eux, les ressentait dans tout leurs êtres. Leurs langues s'entremêlent. Se cherche. La tension est a son comble. La tempêrature vient de monter en flêche. La froideur de la douche remplacée par la fièvre du désir. Choc thermique garantit.
Slade tire sur les cheveux de Milla pour renverser sa tête en arrière. Il profite d'avoir son cou a sa porté. Sentir encore une fois ce parfum qui le rend fou, le transporte. Il mordille sa peau, chaques baisers déposés l'enflamme un peu plus.
C'est un milliards de papillons qui tourbillone dans son ventre. Il vient de basculer dans un autre monde que l'alcool rend encore un peu plus extraordinaire. La seule chose qu'il espère c'est qu'il n'aura pas oublié cet instant magique demain. L'instant ou l'amour prend le dessus sur la haine. Même dans l'obscurité il y a toujours un coin de lumière. Suffit juste de le trouver.
Soudain, Milla le prend par surprise. Il bascule sur le dos, prend sa place, les mains clouées au dessus de sa tête. Prisonnier de son boureau. Prisonnier de Milla. Ses yeux se révulse sous l'effet de l'envie. Comment avait il pu oublier a quelle point c'était excitant ? Ou plutôt comment avait il pu essayer d'oublier une tel chose par le biais d'autres femmes ? Aucune autre ne pouvait remplacer Milla. Aucune...
C'était impressionnant a quel point les hommes pouvait se trouver et se perdre. Se hair et s'aimer.
Impossible de se détacher de ce que nous nous infligeons. De ce que Slade et Milla s'était infligés... et s'infligeait encore.
Je n’ai jamais voulu lui faire du mal.Je n’ai jamais voulu faire du mal à la seule personne qui n’ait jamais voulu me faire du mal.
Ce fut sa dernière pensée avant que son cerveau ne se déconnecte.
Le regard de son âme soeur le brule de l'intérieur, comment était ce possible de contenir autant d'intensité dans un seul regard... il ferme les yeux mais ses iris brulantes continue a le hanter encore et encore.
Mon dieu, faites que ce ne soit pas un rêve...
Les flammes lèchent sa peau et une bouffée de chaleur lui ronge l'estomac. Chaque centimètre de son corps, c'est de l'énergie à l'état brut, comme si chaque surface brillait en quelque sorte dans le noir.

-  Alors…Prends-moi.

Tout son corps se raidit en entendant ses paroles. Poussant le vice dans ses derniers retranchements, Milla vient se frotter contre lui. Contre son sexe. Il grogne en signe d'avertissement mais ne peut s'empêcher de venir poser ses mains sur le bassin de son ex l'accompagnant dans ses mouvements. Il pense avoir atteint la limite de l'excitation mais c'était sans compter le petit jeu que la sorcière venait d'entreprendre. Sa main qui glisse sur son torse, le brulant un peu plus de cette envie presque meurtrière. Il gémit quand celle ci vient effleurer la ceinture de son pantalon dans lequel il se sent bien trop a l'étroit a présent. Et elle recommence. Encore. Elle veut le pousser a bout. Il le sait. Et ça l'excite.
Il sent a nouveau le contact de sa main sur sa ceinture le faisant grogner encore un peu plus. Slade serre les dents, tente d'empêcher la main de Milla de remonter mais il est toujours bloqué par celle de son ex qui le maintient fermement. Lorsqu'il rouvre les yeux c'est un véritable supplice qui se lit dans son regard. Son entre jambe le brule d'un niveau de désir encore jamais atteint.
Enfin, elle le libère de son entrave. Son pantalon glisse sur le sol. Il lache un soupire presque bestiale. Sa bouche s'entrouvre, cherche de l'air. Il gémit encore un peu plus quand les lèvres de Milla joue avec sa peau jusqu'a atteindre son boxer. Un suplice, pourtant si délicieux.

- S'il te plait...

Il la supplie. Supplie d'arreter ce petit jeu qui lui fait perdre la tête. Lui fait perdre ses moyens. C'est elle qui domine et c'est monstrueusement excitant. De sa vie il n'avait jamais ressentit ça. Rien de pareil.
Il la supplit d'arrêter alors qu'une petite voix a l'intérieur de lui crève d'envie que cela ne se finisse pas de suite.
Enfin elle s'arrête, leurs regards n'attendent qu'une seule chose.
Slade pousse un long soupir d'excitation quand Milla lui offre enfin la possibilité de la toucher. Il caresse le rebord de sa culotte en dentelle tandis que sa deuxième main dégraffe son soutien gorge dévoilant sa poitrine parfaite.

- A moi de jouer maintenant...

Avide de son corps, Slade parcourt ses seins de ses mains expertes, titilles ses tétons jusqu'a les faire pointer comme jamais. Il sait s'y prendre. Il rapproche son visage de sa poitrine de sorte a ce que Milla puisse sentir son souffle. Il la lèche, la mordille jusqu'a la faire gémir d'envie a son tour.
Il se relève, s'assoit contre elle, dévorant son corps jusqu'a atteindre sa culotte. Sa main vient délicatement écarter sa culotte et vient jouer avec ses nerfs a la perfection. Milla se contracte, gémis, se contorsionne. Il la pénétre. D'abord avec un doigts. Puis deux. Il exécute quelques vas et vient pour lui faire perdre un peu plus pied. Mission réussis. Un sourire pervers sur le visage, il se retire et porte a sa bouche ses doigts humides, défiant Milla du regard.
Soudain, incontrolable, Slade la plaque dos au lit, lui arrachant sa culotte suivit de son boxer. Ses gestes sont légérement maladroit a cause de l'alcool mais il parvient rapidement a la pénétré dans un gémissement commun. Il commence d'abord lentement puis les vas et vient s'accélére, Milla suivant son rythme a la perfection.
Si le 7e ciel existait... pas de doute, ils y étaient belle et bien.








© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mar 2 Aoû - 15:17


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
Cette sensation de l’avoir contre moi m’avait tellement manqué au point que ça m’étonna. Je n’avais aucune idée que j’avais besoin de lui à ce point. Je sens sa force, sa chaleur et son membre tentait de m’enflammer encore plus que je ne le suis et ça fonctionne, même trop bien. Une osmose, une complaisance dans la déchirure de leurs êtres et dans la réconciliation de leurs corps. Si leurs êtres ne se réconcilieront peut-être jamais, leurs corps auront aux moins cette chance. Apaisés d’une certaines manières leur haine.
J’étais loin d’imaginer ce qu’il se passerait quand j’ai ouvert la porte, encore moins qu’il aurait autant de force alors que quelques minutes avant je devais le tenir pour qu’il tienne sur ses jambes. L’inclinaison a changé, lui aussi et je le veux comme jamais je ne l’ai voulu. Ses mains empoignent mes cheveux et dans ses bras je deviens une marionnette à qui il peut tout faire. La douleur que je ressens me donne terriblement envie de le sentir encore plus contre moi, en moi. Je me contorsionne sous lui, juste parce que je n’arrive pas à tenir en place, ça va trop lentement pour moi, chacun de ses gestes me font gémir, me font trépigné d’impatience.
La douceur, le gout de sa peau me ramène des années en arrière où, la première fois qu’ils se sont donnés l’un à l’autre, c’était l’amour, la passion et la satisfaction d’avoir trouvé l’autre et cette fois, c’est la satisfaction de la haine qui les anime qui rend cet instant presque magique. Surréaliste qu’ils arrivent à se faire autant de bien avant de se détruire à nouveau le lendemain matin.
Je sens la pression de ses mains qui me presse un peu plus contre lui. Je me mords la lèvre et reprime avec difficulté ce gémissement. Il est dur sous moi et je sais ce qu’il attend, il m’attend moi et je l’attend, prête à recevoir sa force et son amour, pourtant, je veux attendre un peu pour rendre cet instant encore plus parfait. Attendre au maximum pour que la pression devienne si forte que résister ne sois plus possible et que l’attraction et la fin devienne irrémédiable.
Il se contorsionne à son tour pour se détacher de ma prise. Je vois dans ses yeux qu’il meurt d’envie que j’arrête ce que je fais, mais pourquoi lui ferais-je ce cadeau ? Les picotements que je ressens alors qu’il commence à me toucher me font réaliser le désert ardant qu’avait été ma vie sexuelle sans lui. J’avais connu quelques hommes, très peu, parce que j’avais tenté de refaire ma vie mais au final, je n’avais jamais pris mon pied comme avec lui. Jamais ma peau n’avait irradié de l’envie d’être prise par un homme, parce qu’aucun n’était lui. Jamais je ne m’étais laissé aller totalement parce que personne ne connaissait mon corps comme lui. Ses moindres gestes calculés pour faire monter la pression. Celle-ci n’étant jamais montée autant d’ailleurs. C’est comme si nos corps voulaient se retrouver après avoir été séparé pendant un temps trop long. Nos corps ont besoins de l’autre. Sa voix pleine de promesse me décoche un sourire et je décide de me laisser aller, parce que même si j’aime le faire gémir, j’aime tout autant qu’il me fasse du bien. Ses mains se jouent de mon corps et je gigote sur lui, réprimant gémissements et petits cris qui veulent passer mes lèvres.
Je penche la tête de mon propre chef cette fois, lui offrant mon corps et il en profite. Mon corps se liquéfie et je n’ai plus aucune barrière à opposer à mon amant de toujours. Il le sent car je me retrouve sous lui et mes yeux contemplent cette bête qu’il est alors devenu. Mon cœur s’emballe parce que je sais ce qu’il va se passer et que je meurs d’envie que ça arrive. Je ne tiens plus. Je me cambre alors que ses doigts viennent à la rencontre de mon intimité qui était prête depuis longtemps à le recevoir. Les cris passent enfin les lèvres, je me saisis des draps et je les serre au maximum, mes ongles entrant même dans mes mains tant je serre. Diantre que ça fait du bien de le ressentir à nouveau.
La violence qu’il fait preuve à mon égard, pour me laisser tomber sur le lit, arracher nos derniers vêtements et me pénétrer me fait gémir à n’en plus finir. J’aime sa force et ce, malgré l’alcool. Je relève les fesses pour le recevoir et pour profiter de sa force. Je contracte mon périnée avant de planter mes ongles dans sa chair. Mes gémissements se font plus forts et mon cœur s’emballe à nouveau. Je finis par me redresser sur les bras, emprisonnant Slade de mes jambes avant que me sentant fiévreuse, je le pousse violement sur le lit, à mes côtés et avant qu’il ne puisse réagir, je m’installe à califourchon sur lui et lentement je le refais me pénétrer avec une lenteur indécente. Mon regard le défi, je veux le voir souffrir, mais pas comme d’habitude, je veux le voir souffrir de son amour. Je recommence ce petit jeu avec un sourire narquois sur les lèvres avant de me laisser aller contre lui avec un peu plus de rudesse. Mes mains viennent sur sa poitrine, mes ongles s’enfoncent à nouveau et je reprends les commandes, comme j’aime le faire à chaque fois que je joue avec lui. Je finis par revenir chercher ses lèvres, n’arrêtant pas de nous faire gémir tous les deux. Mon corps bouillonne, l’envie ne fait que monter et je me crispe à chaque coup de reins à l’unisson.
- Slade… Tu m’as tellement manqué…
J’aurais eu presque envie de pleurer tant c’était vrai et tant il m’avait manqué. Ça n’est pas possible. Je me fais pressante sur lui, en plus de l’eau de la douche, la sueur vient nous rendre un peu plus humide que nous ne le sommes. C’est à cet instant, alors que mes gémissement se font plus fort, plus présent, que je voudrais que le temps d’arrête et que nous finissions notre vie, que nous passions notre temps comme ça.





selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Mer 3 Aoû - 22:14



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Son corps était présent. Lancait des assauts a répétition, parfaitement maitrisés par Milla. Mais son esprit, lui, était déjà loin. L'alcool l'avait porté quelque part ou cet instant ne s'arréterait jamais, ou ils n'auraient plus a se quitter, se déchirer. Jamais. Un endroit qui avait des allures de paradis. A ce moment là, Slade ignorait pourtant que le lendemain, une fois son tôt d'alcoolémie remis a 0, le soleil allait se lever et la réalité allait les rattraper. Cette réalité qui faisait que Slade ne changerait jamais, que leurs souffrances mutuelles ne verrait jamais de fin. Et c'est ce paradis qu'ils venaient tout deux de froler du bout des doigts qui basculerait soudain en enfer. Leurs enfer.
Son état d'ébriété le protégeait en quelques sortes. Lui avait permis d'effleurer le bonheur une seconde fois. Aprés tant d'années d'errance entre la vie et la mort. Entre l'amour et la haine.
Apaiser son coeur. Le temps d'une valse dans le passé. Un passé qui lui avait tant manqué...
Alors qu'il pensait tout dominer, tout controler, Milla le prit par surprise et le sorcier se retrouva en quelques secondes a la place de son âme soeur, dos contre le lit. Il croise son regard de feu, exécute un rapide haussement de sourcils ayant tout l'air d'un défis suivit de son fameux sourire en coin irrésistible. Elle semble répondre au défis et s'installe sur lui, se laissant pénétrer a nouveau. Slade se joint a son gémissement et s'accroche a ses hanches pour suivre chacun de ses mouvements. D'abord lent, rapprochant dangereusement le sorcier de l'orgasme puis plus rapide. Leurs gémissements s'eintensifient. Douce symphonie de l'amour. Deux corps imprévisibles qui se retrouvent. Deux corps déchirés qui s'unissent a nouveau pour recoudre la blessure. Tout est si beau. Si parfait. Il ne parvient pas a se souvenir d'avoir déjà vécu pareil moment. Pareil sensations.
Les ongles de Milla viennent chercher sa peau, le bruler un peu plus de cet incendie incontrolable qui les consume. Il grogne, se sent partir un peu plus dans les méandres de l'alcool.

- Slade… Tu m’as tellement manqué…

Il n'a pas la force de répondre alors il lui offre son plus beau sourire et répond a son baiser encore. Et encore. Et encore.
Enfin, dans un coup de rein finale, ils se laissent emporter par l'orgasme. Foudroyant. Leurs gémissements s'entremèlent, toute la pression se relache. Slade n'a plus de force, ses bras retombent sur le lit, c'est a peine si il arrive a garder les yeux ouvert. Il sent Milla se retirer et se coucher contre lui, essouflée. Tout comme lui.
Instinctivement, il se met en boule contre elle, prissonière de ses bras, comme si il craignait quelle ne disparaisse. Puis, il sombre dans le sommeil, laissant l'alcool guider ses rêves les plus fous. Cette nuit, il ne fera pas de cauchemar. Ni d'insomnie. Car elle est là. Gardienne de ses nuits. Ce soir elle n'est plus son bourreau. Elle est son ange. Un ange qui vient de retrouver ses ailes.

***

Slade erre dans un demi sommeil. Les assauts du soleil derrière la fenête n'a pas dit son dernier mot.
Cette nuit, il a fait un rêve. Un rêve ô combien délicieux. Mais pourtant, impossible. Il lutte pour ne pas émerger de son sommeil, se rappeler encore ce doux rêve qui l'a mené au 7e ciel en compagnie de son ex. Une fois les yeux ouverts, ce sera terminé et la douloureuse réalité le rattrapera. Ainsi que sa pesante solitude.
Il grogne de bien être, change de position, se met sur le dos et détend son bras qui vient se poser sur quelques choses ressemblant a... une poitrine.  
Slade mit quelques temps avant d'ouvrir les yeux. Un mal de tête tembourinait son crane. Il fronça les sourcils. Ah, oui... il avait bu hier soir. Mais impossible de se rappeler ce qu'il avait fabriqué.
Sa tête pencha vers la droite et ce qu'il vit eu le don de le réveiller instantanément. Il fit un bon dans le lit, cherchant a s'éloigner le plus possible de Milla qui somnolait encore a ses cotés.
Médusé, il remarqua les différents vétements éparpillé un peu partout dans la chambre.
Merde... c'est pas possible, je rêve !
Son coeur s'accéléra, rveillant sa malédiction. Il grimaça. Depuis combien de temps n'avait il pas bu de sang de vampire ? Et surtout... surtout ! Qu'est ce qu'il foutait dans un lit qui n'était pas le sien avec Milla ?!
Slade sauta du lit, s'empressant de remettre son boxer et fit les cents pas dans la chambre tel un animal enragé, la tête entre les mains tant la migraine était forte. Il avait beau réfléchir, il ne se souvenait de rien.

- Bordel, qu'est ce qu'il s'est passé...

Sa voix était froide et dur, ne pas se souvenir de sa nuit le rendait littéralement fou, d'autant plus qu'il venait de se réveiller avec son ex, la même femme qui avait tenté de le tuer a plusieurs reprises et encore il n'y a pas si longtemps.
Il porta sa main a son coeur qui le faisait de plus en plus souffrir tout en dévisageant Milla de son regard noir.

- Ne t'approche pas ! Qu'est ce que je fou ici, merde !

Et il reprit sa marche infernale en priant secrétement qu'il ne s'était pas passé ce a quoi il pensait...





© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Milla B. Thorpe
L'Agence

avatar


× Dollars : 580
× Humeur : Transit d'amour
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 59

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Jeu 4 Aoû - 10:04


Slade

ft. Milla

Let me love you one more time.
Ma place est à ses côtés, elle l’a toujours été et le sera à jamais. Nous sommes deux êtres magiques et au-delà de nos pouvoirs, de ce que nous sommes, nous ne sommes que deux parties d’un être. Le Destin est écrit, mais nous l’avons raturé et ce soir alors que chacun des deux a laissé sa fierté loin de cet appartement, nous l’écrivons à nouveau. Notre histoire avait été belle et même après tout ce que nous nous étions fait, ces retrouvailles sont parfaites. Je ne pense pas à demain, je ne veux pas me dire que ça sera fini, je ne veux pas penser, je veux profiter de ce qu’il me donne : Lui.
Ce sentiment, cette sensation de se comprendre sans se parler, ça n’est pas donner à tout le monde. Il faut pour ça connaitre l’autre parfaitement, de sa plus belle lumière à ses plus profondes noirceurs et nous, nous savions. Sans doute que c’était pour ça qu’il avait été facile pour nous de tout détruire. Qui a-t-il de plus beau qu’un amour perdu et retrouvé ? A nous voir comme ça, rien n’est plus beau, plus fort, plus intense. Sourire aux lèvres, le cœur qui bat à tout rompre, je me laisse tomber près de lui après que notre culpabilité se soit effacé dans un dernier gémissement de bien –être. Non, personne ne le remplacera jamais. Profiter d’un Slade bourré c’est comme mon sortilège jeter quelques jours plus tôt, c’est un mensonge honteux, c’est retourner dans le passé, le toucher du doigt et le voir éclater en ouvrant les yeux. C’est faux, mais c’est beau. C’est impossible, mais ça fait du bien. Ca détruit encore plus quand l’autre se rend compte de la supercherie. La dernière fois c’était lui qui avait souffert, cette fois, je sais que ça sera moi. Je le sais alors qu’il vient chercher ma chaleur et une fois que ses yeux se ferment, les miens trahissent enfin mon appréhension. Je ne regrette pas ce qu’il vient de se passer, pourtant, mon cœur ne se calme pas, ma respiration ne s’apaise pas. Le réveil m’effraie et il faut que je me fasse à l’idée que demain, alors que l’amour de ma vie ouvrira les yeux, il n’y aura plus rien. D’une certaine manière, je reprends sa place et je m’apprête à souffrir. Je n’aurais jamais dû lui ouvrir, jamais. Je me relève avec lenteur et douceur pour ne pas risquer de le réveiller et je le regarde dormir, cette image me détruit un peu plus que ses paroles plus tôt, mais un peu moins que demain. Si l’amour est plus fort de jour en jour, la douleur l’est tout autant. J’avais toujours eu le dessus, c’était moi qui avais l’avantage en me vengeant et lui qui perdait, mais ça changeait.
Je me décide à quitter le lit pour dans un premier temps, laver le sang sécher de mes mains. Il faut que je m’occupe. Le sommeil me fuit à cause de lui. Je fais des gestes lents et las parce que moi je n’ai pas fait ça à cause de l’alcool, mais à cause de la pire des faiblesses du monde, celle qu’on appelle l’amour. Ca fait des ravages et nos cœurs exploseront toujours dans un fracas assourdissant. Je remets mes sous-vêtements en le regardant et cette vue m’est atroce. D’un côté je veux retrouver ses bras et profiter de lui car, peut-être, est-ce la dernière fois que je pourrais me retrouver contre lui, mais d’un autre, je sais qu’il a les armes pour me détruire…D’un dernier côté, je pourrais prendre les devants et le tuer moi-même. Il serait mort dans son sommeil et moi, j’aurais enfin ma vengeance. Je retrouve mon arme que j’avais dû faire tomber quand il s’est affalé contre moi, je la charge et m’approche de lui. Le silence est d’or, seule sa respiration me sert de musique. Je me rapproche et lève mon arme sur lui, ça pourrait être si facile, si rapide, pour lui, comme pour moi. Il bouge dans son sommeil, comme toujours et son visage se présente à moi, il semble tellement apaisé et bien. Ma main tremble, je ne peux pas tirer. Je sais que je ne pourrais jamais le tuer de mes mains, même si je lui dis le contraire, j’en serais toujours incapable. Je la laisse retomber le long de mon corps et je quitte cette pièce. Les éclats d’une tasse brisée sur le sol de ma cuisine me rappellent notre discussion de ce soir. Il m’aime. Je l’aime. L’entendre me dire ça, me le rappeler ne me fais pas du bien, au contraire. J’ai failli tuer l’homme qui ne jure encore que pour moi et pourtant, je serais prête à recommencer, j’ai failli recommencer quelques secondes plus tôt. Les larmes me montent aux yeux et je me laisse tomber sur le sol pour expulser tout ce que je ressens. De la haine à la rancœur, de l’amour à la tristesse, de l’amour à la haine. Ainsi qu’une grande dose d’appréhension. J’ai les nerfs qui lâchent et le faire seule, sans qu’il soit là pour me consoler fait un peu plus mal, mais je sais que c’est mon lot quotidien.
***
J’ai fini par le rejoindre. J’ai sécher mes larmes après de longues minutes où j’étais moi-même étonnée d’avoir tant de larmes à verser. J’ai caché mon arme et je suis retourné près de lui. Je voulais profiter de ce qu’il m’apportait avant que tout n’explose. J’espérais tellement que le réveil ne serait pas comme je l’avais pensé, mais au fond, je savais. Je le connaissais, je savais comment il réagirait et je m’étais mis en condition, je ne serais pas surprise, je ne serais pas abattue. A peine mon visage s’approcha du sien, que d’instinct sa main se posa sur moi, que sa protection se mit à agir et qu’il m’emmena rejoindre Morphée.
J’aurais voulu vous dire que mon réveil ne se passa pas comme je veux et qu’une caresse où des baisers avait servis à me réveiller mais non, ça n’est jamais aussi simple et beau dans nos vies. Il fit du bruit, beaucoup de mouvement et je peiné à ouvrir les yeux tant le peu de sommeil chez moi se faisait ressentir, pourtant, je m’y étais préparé et il n’aurait pas le dessus, pas cette fois, pas encore, non, jamais. Il pouvait se souvenir et il aurait juste eu un peu peur, mais ça, c’était dans le meilleur des cas et on sait que le meilleur ne se passe jamais. Je finis par ouvrir les yeux et ceux-ci, vident d’expressions le regardaient s’agiter dans tous les sens. Non, il ne se souviendrait pas et tout ce que nous nous sommes dit sera oublié pour lui. A cette idée, je commençais à sentir mon cœur se serrer. Non ! Je ne serais pas aussi faible. Fierté revenus, je me relève lentement et le regarde faire. Je n’avais qu’une envie, courir dans ses bras, l’embrasser, le rassurer, lui dire que c’était oublié, que je savais, que lui savais, qu’on s’aimait, que je l’aimais toujours… que j’avais besoin de lui…que je le voulais près de moi… Mon cœur se serra un peu plus parce que je savais très bien que jamais je n’irais faire ça et qu’il ne reviendrait jamais. Même en m’y attendant, c’était moi qui souffrais le plus à cet instant. Je serrais les poings sur les draps, pour tenter de faire passer ma peine, mais c’était peine perdue. Il avait mal, je pouvais le sentir d’ici et cette image me fit grimacer. Il y avait une haine dans son regard qui m’aurait fait sursauter, qui m’aurait fait extrêmement mal si je ne m’y étais pas attendu et je restais sans réaction. Ce regard aurait pu me tuer sur place et un peu plus, mon cœur saignait. Comment avais-je pu être aussi bête ? Une nuit d’appréhension ne changerait rien, pas après cette nuit.
Tu es venu, tu m’as parlé, tu m’as aimé, tu m’as fait l’amour comme jamais tu ne l’avais fait, on s’est retrouvé… C’est ce que j’avais envie de lui dire, mais je ne pouvais pas. Ça serait à jamais mon secret, mon terrible et merveilleux secret. Ma plus belle douleur. Je finis par me lever, je pouvais sentir sa douleur et je n’aimais pas ça, pourtant, je ne pouvais pas l’aider avec tendresse, j’allais l’aider avec notre haine commune. Je fus rapidement près de lui, je tirais une chaise dernière lui et en lui faisant ce qui ressemblait péniblement à un croche-pied, je l’obligeais à s’assoir. Je mis une certaine pression sur son épaule pour l’empêcher de bouger et me saisit avec force de son visage pour qu’il me regarde. Ses yeux étaient noirs ? Soit, les miens étaient vides de tout, vide de vie. Une carcasse sans âme car entre cette nuit et ce matin, il me l’avait donné pour venir me la reprendre juste après.
- Tu te calme. Je n’ai envie que tu meures ici et que tu salisses mon appartement.
Assez tranchant ? C’est ce que je voulais, tenter de percer sa carapace dans l’espoir que mon homme revienne, mais je savais que non. J’avais eu mon heure, ma rédemption, maintenant, je reprenais ma vie comme d’habitude et il serait ma proie.
- Fais pas le con, Slade, je n’ai pas envie que ton sang éclabousse mes meubles.
Une bonne menace et je tentais d’être la plus convaincante possible. Je m’éloignais et revint quelques secondes plus tard tenant un verre à la main et un cachet.
- Tu vas prendre ça, tu vas te calmer, tu vas te rhabiller et tu vas aller cuver et mourir ailleurs.
Non, je n’étais plus la Milla d’hier, pas la faible et amoureuse, mais la terrible et rancunière Milla. Son ex, pas son amant. Pourtant, quand je voyais ses yeux sur moi, c’était pire qu’une centaine de couteau dans le corps, car je me souvenais moi. Ça n’était pas une erreur pour moi. En sous-vêtements devant ses yeux, je n’avais aucune pudeur, dernier souvenir de la nuit passé. Au vu de nos tenues se doutait-il de ce que nous avions fait ? Mais avait-il conscience de la totalité de la soirée et non pas juste d’un moment de perdition total ?
Je voulais faire plus, je voulais l’approcher, le toucher, le calmer, l’apaiser, mais je savais que pour lui, comme pour moi, ça serait une torture sans nom, alors je me reculais de quelques pas, le regard toujours aussi vide, les mains sur les hanches, aussi droite qu’un piquet. Il prendrait ça pour de l’hostilité, je prenais ça pour de la préservation.






selena gomezthe heart wants what it wants
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Slade S. Harper
L'Agence

avatar


× Dollars : 831
× Humeur : Ressuscitez moi, je crois que j'ai oublié ce qu'était la vie
× Disponible pour RP :
  • Oui

× Messages : 334

MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   Jeu 4 Aoû - 17:25



Let me love you one more timeLes souvenirs sont malléables, ce sont des interprétations, rien de plus. Ils ne font pas le poids face à la réalité. ( Vitaa→ A fleur de toi )

Slade s'arréte, la tête légérement penchée vers le bas, les cheveux en bataille , le regard en coin dirigé vers Milla. Il paraissait presque effrayant tant son regard était mauvais. Il observa son ex un instant. Peut être avec un peu trop d'insistance pour quelqu'un qui n'en avait que faire d'elle. Mais c'était ce qu'il laissait croire. A l'intérieur de sa tête, c'était une tout autre chanson.
La seule chose auquelle il pensait n'était pas d'essayer de deviner si Milla comptait renouveler sa tentative de meurtre mais plutôt de savoir si le rêve qu'il avait fait cette nuit... en était réellement un. Une question effrayante et douloureuse a la fois.
Il se souvenait parfaitement avoir descendu une partie de sa réserve d'alcool dans son propre appartement mais la suite était le flou total. Peut être avait il marché. Peut être avait il marché jusqu'a chez elle. Peut être avaient ils...
Non...
Il ne pouvait pas. Ne voulait pas penser une telle chose. Et puis il était impossible que Milla veuille de lui, trop de haine, trop de rancoeur pour laisser tomber les barrières. Et lui... lui était bourré. Il avait pu faire un nombre incalculable de conneries cette nuit... mais pas celle là !
Le regard de Slade mua en quelque chose qui ressemblait a de l'appréhension. Quand il vint dévisager Milla une nouvelle fois, ses yeux semblait lui crier "dis moi qu'on a pas fait ça !"
Le sorcier secoua la tête. En réalité il n'était pas sur de vouloir connaitre la réponse. Et pourtant les souvenirs de son "rêve" continuait a venir le hanter.
Quand il sentit son ex se rapprocher, il ferma les yeux, refusant de la voir en petite tenue, refusant de voir cette ultime preuve qu'ils avaient peut être dérapés cette nuit. Il tenta de faire le vide dans son esprit tandis que son coeur agonisait. Y avait il encore du sang dans son frigo ? Ca aussi il l'avait oublié. Ces derniers jours avait été particulièrement difficile et éprouvant. Slade espérait que la réponse soit oui, sinon il pouvait se considérer comme "mort".
Il rouvrit les yeux, se retrouva assit de force sur une chaise et son ex qui lui broyait l'épaule. La même qui avait subit sa colère il y a quelques jours. Celle là même qui avait cicatrisé miraculeusement alors qu'il était censé se vider de son sang. Là non plus, il n'avait pas de réponse. Il y a des secrets partout, des réponses nulle part.
Slade serra les dents tant l'envie de lui cracher sa haine au visage était forte mais il fut devancé.

- Tu te calme. Je n’ai envie que tu meures ici et que tu salisses mon appartement. Fais pas le con, Slade, je n’ai pas envie que ton sang éclabousse mes meubles.

Un sourire carnassier emplit de douleur se figea sur son visage de marbre. Il forca Milla a le lacher sans aucune douceur.

- Mon sang ne coulera plus pour toi, Milla.

Il prononça son prénom d'un air de dégout. Elle voulait être méchante, il pouvait l'être aussi. Mettre sa souffrance de coté et redevenir le Slade qu'il avait toujours été... avant qu'il ne la revoit et que ses sentiments l'engloutissent a nouveau.
Puis Milla s'éloigna, il en profita pour se lever et se masser son épaule endolorit. Il cessa bien vite quand elle revint munit d'un verre d'eau et d'un cachet. Il la dévisagea, surprit.

- Tu vas prendre ça, tu vas te calmer, tu vas te rhabiller et tu vas aller cuver et mourir ailleurs.

Slade sourit d'un air de dédain.
Bien essayé.
Mais ça ne fait pas mal. Ca ne fait plus mal. Il avait assez souffert pour cette femme. Le temps d'enterrer a nouveau ses émotions était venu. Oublier l'humanité qui était en lui. Une seconde fois.
Slade jeta un oeil au médicament mais n'y toucha pas bien que son corps en mourrait d'envie.
Il partit ramasser le reste de ses affaires puis se rhabilla. Le sorcier s'arréta, menacant, pour scruter Milla puis se dirigea vers la sortie, passant derrière elle pour froler son dos. Arrivé devant la porte, il posa sa main sur la poignet et resta le geste en suspend.

- T'inquiètes pas pour ça... Dit il d'une voix sans émotion sans même se retourner.

La porte s'ouvrit, plantant là son ex au milieu de sa chambre, le coeur en mille morceaux. Comme lui...





© 2981 12289 0

________________________________


Nothing is impossible
Deux, trois, quatre, cinquante mille éclats d'émotion me poignardent en plein coeur, se liquéfient en gouttes de miel tièdes qui apaisent mes bleus à l'âme. On se tuait en essayant de rester en vie. + ms.palmer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Let me love you one more time. feat Milla |Hot|   

Revenir en haut Aller en bas
 
Let me love you one more time. feat Milla |Hot|
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Let me love you one more time. feat Milla |Hot|
» If I could just go back in time feat. Mo Yeon
» Partenaire °° Evy Holloway °° feat Milla Jovovich
» This is the time and place feat.Maxie [Event Eclipse]
» Absolarion Love.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always and Forever ::  :: La Une du Vampire Enchaîné :: Les Archives :: Archives de vos RPs-