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 It's like there's nothing else | Ivy & Aaron

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MessageSujet: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Mer 18 Mai - 0:29

It's like there's nothing else × ft. Aaron & Ivy


Courir. Courir encore, courir toujours. Courir à s'en exploser les poumons, à sentir le sang nous monter à la bouche. Courir jusqu'à sentir son cœur battre dans sa poitrine, ne plus sentir ses jambes et pourtant courir encore. Ne pas comprendre comment on peut encore arriver à courir, mettre ça sur le compte de l'adrénaline et courir encore. Ne jamais se retourner par peur de manquer de temps, ne même pas savoir où on est mais sentir la peur nous soulever du sol, voler presque au dessus du chemin. Réfléchir à toute vitesse, ne pas se préoccuper de ses cheveux longs qui se collent à notre visage. Courir encore, à toute pompe, transpirer, trembler, respirer plus vite que jamais, sentir son cœur nous faire souffrir mais ne jamais s'arrêter. Jamais. Courir pour sa vie.

Ivy n'en pouvait bientôt plus. Comment en était-elle arriver là, franchement ? Sa journée commençait pourtant de la meilleure des manières, parfaitement réveillée vers 9h, la petite blonde avait profité d'un petit déjeuner devant la télévision. Le soleil entrait par ses fenêtre, réchauffant l'ambiance et lui donnant bien envie de sortir, au moins voir le parc de Mystic Falls ! Elle n'était arrivée que la semaine dernière et si au début, le déménagement lui avait prit tout son temps, elle était maintenant totalement libre. Pour l'instant, elle était considérée comme chômeuse, autant profiter de ce temps libre pour faire quelque chose de constructif non ? Après une petite matinée tranquille et un déjeuner à étudier Mystic Falls sur Google Earth, la jeune femme avait repéré son objectif, le parc, à quelques rues d'ici. Une fois le chemin retenu, Ivy se changea, enfilant un débardeur plus confortable, un jean et des petites chaussures. Le printemps était là après tout, elle n'allait pas mettre un énorme pull ! Et c'est avec le sourire aux lèvres et de la musique dans les oreilles que la petite blonde sortit enfin, découvrant avec plaisir les rues de sa nouvelle ville. Tout était vraiment joli, lumineux et les gens paraissaient gentil. De tous les gens à qui elle avait dit bonjour en passant, personne ne l'avait ignoré, voilà qui prévoyait de bonnes choses pour la suite.

Mais évidemment, à Mystic Falls, rien ne peut être aussi simple. Aussi, arrivée près du parc, la jeune femme se fit arrêter par un homme. Un grand brun, sourire aux lèvres qui venait juste lui demander l'heure. Pas du tout méfiante, Ivy sortit donc son portable de sa poche mais au moment où elle fit un geste, le brun en fit un également, pour l'attraper par le bras. Il lui chuchota de ne pas hurler à moins de vouloir avoir une morte douloureuse...Non, ce n'était pas vraiment une option sympathique. Le mec qui lui tenait le bras fit un signe vers deux autres personnes présentes aussi..Et avec une mine horrifiée, Ivy se rendit compte qu'ils n'étaient que quatre dans les environs. Elle, évidemment...Et les trois hommes. Elle ne s'était pas méfié, il y avait du monde après tout mais que faire quand ce monde est aussi après nous ? Evidemment, elle ne comprit pas le sens de tout ça mais par contre, une chose lui semblait claire...Ne surtout pas rester là. Avant que les deux hommes ne s'approchent, elle envoya son pied dans le poignet du mec qui la tenait et partit en courant, sans réfléchir...Ils pouvaient avoir une arme, n'importe quoi mais elle n'y réfléchit même pas. Et ainsi, nous voilà revenu au début. Courir à en perdre haleine, littéralement.

Bientôt, Ivy s'aperçut que les arbres étaient plus épais, l'horizon moins clair...La voilà dans une forêt. Dans un sens, ce n'était pas plus mal, elle allait pouvoir semer ses poursuivans qu'elle entendait encore, bien trop proches. Son cœur la brûlait, n'étant pas habituée à un effort aussi intense mais elle ne pouvait pas se permettre de s'arrêter. Elle ne les connaissait pas mais inutile d'être devin pour savoir qu'ils ne lui voulaient pas que du bien. Les coups de feu qu'elle avait entendu le lui avait confirmé et... BAM. Ivy hurla, s'écroulant la tête la première dans les feuilles devant. Ignorant la douleur sourde qui lui prenait la jambe, elle se releva, il fallait qu'elle court...La mort la suivait, littéralement. Les larmes se mirent à couler sur son visage jusqu'au moment où elle vit une petite cabane droit devant elle. Oh mon dieu. C'était sa chance. Fermant les yeux pour se donner du courage, Ivy entâma un dernier sprint, se sentant transportée par l'adrénaline et entra, refermant la porte à toute vitese derrière elle...Dieu tout puissant, habitée ou pas, cette cabane était littéralement son seul espoir. En larmes, épuisée, sa jambe saignant abondamment, Ivy se laissa glisser le long de la porte, les entendant s'approcher...Bien trop vite. Son corps entier tremblait et elle lança un regard à la pièce dans laquelle elle était arrivée...Et tomba nez à nez avec un brun. Elle eut un sursaut de terreur, était-il de la même bande ? Entré par derrière ? Terrifée, la jeune femme recula au maximum contre la porte...Elle n'avait plus d'échappatoire.

Ivy – Je vous en supplie...Je...je sais pas ce que vous me voulez ou ce que j'ai fait de mal...Je ferais tout ce que vous voudrez...

Ses sanglots se mélèrent à ses mots, secouant son corps par spasmes...Alors c'était ainsi que tout devait finir ? Arrivée à Mystic Falls pour avoir des réponses sur la mort de ses parents, voilà donc la fin de la vie d'Ivy Grey ? Elle ne comprenait pas...Et sentait sa fin arriver. Une voix se fit entendre, de l'autre côté de la porte. « Elle est là dedans, elle est coincée. ». Oh oui, elle était coincée. Mais au moins, elle se serait battue, jusqu'au bout.


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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Mer 18 Mai - 17:22





It’s like there’s nothing else
Ft. Ivy E. Grey
L e calme. Un calme absolu. C’était ce qui m’avait attiré dans cette cabane à l’abandon au point de me décider à m’y installer. Personne n’y venait jamais, à part de temps en temps quelques gamins qui s’empressaient de détaler dès qu’ils m’apercevaient à la fenêtre. Une cabane abandonnée, ça intrigue. Une cabane abandonnée habitée, beaucoup moins. Dès ma décision prise de l’habiter je l’avais sommairement aménagée. Un vieux matelas, une gazinière archaïque, une table, une chaise. Que de la récupération. Et mes livres. Le seul vestige que j’ai gardé de ma vie d’avant. Au moment de quitter Londres je n’avais pas eu le cœur de les laisser derrière. Du coup ils trônent maintenant sur une petite étagère de ma confection et constituent mon passe-temps principal quand je ne suis pas dehors à quadriller la forêt.

J’étais justement absorbé dans la lecture du Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley quand des bruits sourds me ramenèrent à la réalité. Des coups de feu. Nourris. Des pistolets, pas des fusils. Ce n’étaient donc pas des chasseurs. Et des cris, incessants. Trois personnes qui hurlent à une quatrième de s’arrêter. Elle continue de courir. Elle court pour sa vie. Je ne bouge pas, je me contente de reposer le livre sur l’étagère. Je ne vais pas jusqu’à la fenêtre pour voir de quoi il s’agit. Je reste allongé sur mon matelas. Ça ne m’intéresse pas. Ça ne me concerne pas. A moins que…

Instinctivement je me tourne vers la porte de la cabane. Quelques secondes plus tard, elle s’ouvre à la volée sur une jeune femme blonde qui claque la porte derrière elle avant de s’écrouler contre celle-ci. Eh merde. Maintenant je suis concerné. Je me lève d’un bond et m’approche de la jeune femme. Son corps est secoué de sanglots incontrôlables. Elle tremble. Et elle est blessée. Du sang. Beaucoup de sang. Ce n’est pas bon, pas bon du tout. Une chance que je me sois nourri très récemment. Je prends une profonde inspiration afin de refréner la soif que je sens sur le point de refaire surface. Je dévisage la jeune femme en état de choc, adossée à la porte. Elle ne s’est même pas encore aperçue de ma présence. Et quand ses yeux croisent enfin les miens elle parait plus terrorisée encore, ses sanglots redoublant d’intensité pendant qu’elle essaye de disparaître dans le bois derrière elle. Elle doit sûrement penser que je suis de mèche avec les types qui ne sont plus qu’à quelques mètres de la cabane. Je peux d'ailleurs entendre leurs respirations saccadées à cause de l’effort consenti.

« Je vous en supplie...Je...je sais pas ce que vous me voulez ou ce que j'ai fait de mal...Je ferais tout ce que vous voudrez... »

C’est confirmé, elle est vraiment en état de choc et n’arrive plus à réfléchir rationnellement. Ce qui n’est pas particulièrement étonnant si l’on considère les trois types armés voulant lui faire la peau sur le palier. Je pose ma main sur la sienne pour tenter de la rassurer et lui intime de garder le silence d’un index en travers de mes lèvres. Je lui fais signe de se décaler dans le coin de la pièce, afin qu’elle soit protégée par la porte une fois celle-ci ouverte. Voyant qu’elle ne réagit pas, je la prends dans mes bras pour la mettre dans cette position de relative sûreté. Sage décision puisque une salve de balles vient de se ficher dans les planches en bois à l’endroit exact où nous nous tenions quelques instants plus tôt, faisant voler certaines planches en éclat.

Je pris ma décision en une fraction de seconde. J'allais l’aider. Je ne sais pas vraiment pourquoi je le fais, ça me parait juste être la bonne décision à prendre sur le moment. Sans bruit je viens me placer de l’autre côté de l’entrée. J’aurais pu sortir et foncer dans le tas, mais si je pouvais éviter de me faire trouer la peau, ce serait déjà ça de pris. Bientôt, le premier type pénètre à l’intérieur de la cabane, cherchant la jeune femme du regard. A peine est-il sur le seuil que je l’empoigne par le col et lui éclate la tête contre le mur en bois, le laissant retomber mollement sur le sol. Le bruit semble avoir alerté les deux autres qui restent un moment à l’extérieur, chuchotant sur la marche à suivre. Puis, j’entends le deuxième s’approcher, très prudemment, et je vois bientôt le canon de son pistolet dépasser de l’encadrement de la porte. Vif comme l’éclair j’attrape le bras tenant l’arme et le tords violemment. Un craquement sinistre résonne dans la cabane quand les os se brisent, arrachant des cris de souffrance au type qui se tord maintenant de douleur sur le plancher, son flingue ayant volé à travers l’appartement. Plus qu’un.

Dehors, le dernier type ne sait plus quoi faire, je peux le sentir à la façon dont il trépigne de l’autre côté de la porte, hésitant entre entrer à son tour et prendre ses jambes à son cou. D’un côté il est armé et pense seulement traquer une blondinette effarouchée, mais de l’autre il a entendu ce qui est arrivé à ses deux camarades et ça l’incite à la plus grande prudence… Finalement il prend son courage à deux mains et s’aventure à l’intérieur. Grave erreur. Je ne lui laisse pas le temps de comprendre ce qui lui arrive que je lui brise la nuque sans aucun effort. Je relâche son corps inerte qui s’écroule sur le sol juste à côté du malheureux qui continue de gémir de douleur, tenant son bras brisé en écharpe. J’enjambe les deux corps et je referme la porte, libérant la jeune femme de son bouclier de bois. Elle a l'air littéralement terrorisée, prostrée dans le coin de la cabane, les jambes repliées contre sa poitrine, attendant le dénouement de l’assaut sans oser lever les yeux. Même si elle n’a pratiquement rien vu de ce qui vient de se passer, j’imagine que les bruits avaient dû être largement suffisants pour elle. Sans compter qu’elle peut maintenait observer deux cadavres tordus dans des angles hautement improbables ainsi qu’un troisième type qui n’est pas vraiment en bien meilleur état.

« Ça va ? Rien de cassé ? »

Je lui adresse un sourire rassurant et l’aide à se relever pour aller l’allonger sur le matelas, dans le fond de la cabane. Une fois installée je déchire le jean au niveau du genou de sa jambe blessée et inspecte rapidement sa blessure. Rien de bien grave, uniquement du superficiel. Par contre l’odeur de sang commençe vraiment à me faire tourner la tête, ce n’est vraiment pas bon signe. Il faut que je sorte. Et vite.

« Je vais m’occuper d’eux. Attends-moi ici, je ne serais pas long. Je m’occuperai de ta jambe à mon retour. »

Je lui parle d’une voix douce, n’ayant pas envie de l’effrayer davantage. Puis, sans ajouter un mot je me lève et hisse les deux macchabées sur mon épaule avant de tirer le troisième type par la jambe et de sortir de la cabane. Dès que j’ai refermé la porte, je me précipite sur le malheureux et plante mes crocs dans son cou, m’abreuvant de son sang jusqu’à ne plus entendre les battements terrifiés de son cœur. Je me mets ensuite en route, mon fardeau sur les bras. Je m’enfonçe rapidement dans la forêt, voulant mettre une distance raisonnable entre ma cabane et les cadavres. Quand j’estime enfin m’être suffisamment éloigné, je me mets à la recherche d’un endroit où me débarrasser des corps. J’écarte la rivière, pas assez discrète, et opte pour une profonde faille dans la roche. A moins de se taper une descente d’une dizaine de mètres en rappel, personne ne va aller les chercher ici. Et avec un peu de chance, les charognards se seront occupés d’eux d’ici là de toute façon.

Une fois ma cargaison déchargée, je prends quelques instants pour réfléchir à ma situation. Jusque-là, j’avais tout fait pour passer inaperçu, me mélangeant à la population de Mystic Falls le moins possible, faisant extrêmement attention quand je me livrais à mes activités d'équarrisseur. Mais maintenant c’est fini. Je ne sais pas exactement ce qu’elle a compris de la situation, mais la blondinette est en droit de se poser quelques questions sur ma véritable nature. Mes jours de tranquillité venaient sans doute d’arriver à leur terme bien plus tôt que je ne l’avais escompté…

Finalement, je reprends la direction de la cabane, non sans avoir pris soin d’enlever le sang qui maculait mon visage et mon cou. Sur le seuil, je pose mon regard sur mon invitée, observant sa réaction à mon égard. Elle tremble toujours de tous ses membres. Après avoir enroulé une vieille couverture autour de ses épaules, je m’éloigne à nouveau d'elle. Je garde volontairement mes distances afin qu’elle ne se sente pas menacée. La dernière chose dont j’ai envie c’est qu’elle se mette à courir en hurlant au loup. Ou au vampire en l’occurrence.

« Pourquoi ces types étaient-ils après toi à ton avis ? »

Je venais de trucider trois hommes pour éviter qu’elle ne se fasse tuer, j’estime donc mériter au moins quelques explications. Je ne la brusque cependant pas, lui laissant digérer la situation et recouvrer ses esprits à son rythme. J’attends patiemment, adossé au mur de la cabane, observant ses traits fins et me demandant ce qu’une jeune femme apparemment si innocente avait bien pu faire pour conduire quelqu’un à lâcher trois tueurs sur ses traces.

« Au fait, je m’appelle Aaron. Enchanté. »



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Mer 18 Mai - 19:28

It's like there's nothing else × ft. Aaron & Ivy


Les pensées s'enchainaient à toute vitesse dans le cerveau de la petite blonde qui observait son interlocuteur, sentant son cœur battre plus fort qu'elle ne l'aurait voulu. Elle avait du mal à respirer, perdue entre l'essouflement de la course et la peur qui la paralysait totalement. Le jeune homme s'approcha d'elle, posant sa main sur la sienne et lui faisant signe de garder le silence...Bon..Peut être que sa mort allait être silencieuse en fait. Incapable de réfléchir correctement, pesant le pour et le contre pour savoir s'il fallait paniquer, hurler ou rester silencieuse. Aussi n'eut-elle aucune réaction quand Aaron, dont Ivy ne savait pas le prénom, lui intima de se décaler. Voyant qu'elle ne bougeait pas, le brun s'approcha encore pour la prendre dans ses bras et la décaler ce qui provoqua évidemment une accélération de son rythme cardiaque au moment où il la toucha. Et quelques secondes après, quand il la déposa contre le mur, à côté de la porte, une salve de balle déchira le silence qui s'était installé, faisant voler quelques planches en bois et faisant sursauter Ivy de tous ses membres, ses larmes reprenant leur flot. Finalement le brun qui était avec elle se leva et par réflexe, Ivy l'accrocha...Elle n'avait aucune idée de si elle pouvait lui faire confiance ou pas mais par rapport aux trois hommes dehors, il lui semblait son seul espoir et échappatoire. Finalement, elle le laissa se lever et la porte s'ouvrit très peu de temps après..Mon dieu...En plus de mourir, Ivy allait emmener le pauvre homme avec elle.

Les genoux collés contre la poitrine, Ivy plaça sa tête dans ses bras croisés sur les dits-genoux, réflexe de protection qui ne servirait sûrement à rien face aux armes des trois malades. Les yeux fermés, la jeune femme attendait sa fin, tremblante...Et les bruits qu'elle entendait étaient signe de lutte, certainement. Des craquements, des cris...Ivy plaça ses mains sur ses oreilles, ne voulant plus entendre ça. Bon sang mais dans quel cauchemar était-elle ? Quand enfin la porte se referma dans un grincement, Ivy ouvrit les yeux, pleurant à chaude larmes, prête à voir la fin...Mais ce fut finalement le sourire du beau brun qui l'accueillit...Il était encore vivant ? Abasourdie, Ivy baissa les yeux vers la provenance des bruits sourds qu'elle avait entendu...Comme si des personnes tombées au sol. Et effectivement, ils étaient là...Les trois hommes qui poursuivaient Ivy étaient là. Deux d'entre eux avaient les yeux fermés, visiblement décédés et le troisième se tordait de douleur dans l'embrasure. Ce n'était pas possible. Comment avait-il pu survivre à trois hommes armés ? Etait-il champion du monde de karaté ou quelque chose dans ce genre ? Mais même comme ça, ils étaient trois !

« Ça va ? Rien de cassé ? »

La jeune femme sursauta, reconcentrant son attention sur le jeune homme. Elle ne pleurait plus, bien trop étonnée de ce qu'il venait de se passer. S'ils étaient dans un dessin animé, Ivy aurait sûrement des points d'interrogation tout autour de la tête. Il se pencha finalement vers elle, l'aidant à se relever malgré sa jambe blessée...D'ailleurs Ivy ne s'y était pas encore intéressé, trop occupée à survivre. Aussi fut-elle surprise quand Aaron déchira son jean de la quantité de sang présente. Maintenant qu'elle n'avait plus la menace de mourir dans les prochaines secondes, Ivy sentait la douleur remonter doucement. Visiblement, une balle avait ripé sur sa jambe, de ce qu'elle pouvait en voir et alors qu'elle était encore en train de se réjouir intérieurement d'être en vie, son hôte fut plus rapide.

« Je vais m’occuper d’eux. Attends-moi ici, je ne serais pas long. Je m’occuperai de ta jambe à mon retour. »

Comment ça s'occuper d'eux ? Comment ça « s'occuper de sa jambe . » ? Finalement le jeune homme se leva, attrapant les hommes sur ses épaules...Wait, what ? Une fois sorti, Ivy pu enfin se mettre à réfléchir correctement. L'homme qui l'avait « accueillit », sans vraiment en avoir le choix ne payait pas de mine. Non pas qu'il n'était pas musclé mais pas au point de porter deux hommes sur ses épaules et d'en tirer un autre par le pied. D'ailleurs, ces hommes avaient l'air morts...Quel champion du monde de karaté tue ses adversaires ?! Pour autant, ce côté visiblement sauvage contrastait totalement avec la douceur dont il avait fait preuve à son égard. Rien qu'au moment où il avait regardé sa blessure, ses gestes étaient doux, sans aucune violence. Bon sang, ce mec n'était pas normal. Attendant son retour, bien trop faible pour penser à partir, Ivy se redressa sur les coudes, observant la cabane où elle s'était réfugié avec un œil nouveau. Ce n'était ni luxueux ni vraiment confortable mais la jeune femme se sentit étrangement à l'aise. Comme si cet endroit représentait un cocon éloigné du danger. Le fait que sa vie fut sauvé à cet endroit précis avait sûrement un lien.

Elle sursauta dans la seconde qui suivit, le jeune inconnu venait de rentrer. Inconsciemment, ses muscles tremblèrent de nouveau, si ce mec avait tué trois hommes massifs et armés, il pouvait lui faire bien pire. Mais il n'en fut rien. Avec un sourire doux, il attrapa une couverture qu'il plaça sur ses épaules. Une fois encore, sa douceur l'étonna...Etait-ce vraiment le même homme qui avait attrapé deux cadavres sur ses épaules ? Le premier réflexe pour un humain normal aurait été de partir en courant, jambe blessée ou pas mais la curiosité de la petite blonde prit le dessus.

« Pourquoi ces types étaient-ils après toi à ton avis ? »

En voilà une bonne question ! Ivy n'avait pas vraiment prit le temps de se la poser, se contentant de réagir sur l'instant mais maintenant...Elle qui ne s'était jamais fait d'ennemis, de près ou de loin ne comprenait pas. Qu'avait-elle fait de mal ? Rien qui ne suppose une condamnation à mort récemment.

« Au fait, je m’appelle Aaron. Enchanté. »

Ivy sortit de ses pensées en l'entendant reprendre la parole, l'observant, les bras croisés contre le mur. Maintenant que tout était plus calme, elle pouvait se permettre d'observer son hôte sur lequel elle pouvait enfin mettre un prénom. Aaron. Il avait tout l'air d'un jeune garçon parfaitement normal, de beaux yeux marrons, un visage fin, des cheveux ébourriffés par la bagarre. La jeune femme se surprit même à penser qu'il était vraiment beau et qu'à côté, dans son état, elle devait être ridicule. Mais bon, entre se faire belle et survivre, Ivy avait rapidement fait son choix. Pourtant, même si son visage restait humide par les larmes, ses cheveux emmêlés, son maquillage littéralement détruit, elle lui fit le plus joli des sourires qu'elle avait en stock. Cet homme avait littéralement sauvé sa vie. Même si elle n'était pas rassurée, elle n'allait sûrement pas le snober. Après tout, elle restait Ivy. Sociable, adorable et à ce moment précis, extrêmement reconnaissante malgré le côté bizarre de la situation.

Ivy – Moi c'est Ivy et franchement...J'aurais bien aimé ce qu'ils me veulent. Ecoute je sais que ça paraît bizarre mais je ne comprends pas plus que toi...

La petite blonde ne mentait pas, totalement démunie. Sa vie était la plus basique possible, celle d'une humaine au sens propre du terme. Mais les questions d'Aaron étaient justifiés, Ivy pouvait être une terriblement bonne actrice, une tueuse en série qu'on avait juste voulu neutraliser. Mais non. Ce n'était certainement pas le cas, la pauvre petite était l'innocence incarnée. Le jean à moitié déchirée, elle s'approcha d'Aaron, un petit sourire sur le visage. Elle savait exactement ce qu'elle avait à faire. Le remercier. Aussi joua-t-elle avec ses propres mains un petit instant avant de se caler contre lui, l'entourant de ses bras pour un rapide câlin, pas vraiment sûre d'elle. Oh Ivy était tactile, oui, on peut le dire. Pourquoi être timide ? Il n'allait pas la bouffer. (si elle savait...). Finalement, elle se décolla de lui et recula, toujours un gentil sourire sur le visage.

Ivy – Je sais que tu ne me connais pas..Sans toi je serais plus là alors merci. Je sais même pas comment te remercier, je te le devrais éternellement.

Si seulement la pauvre petite jeune femme savait la signification de « l'éternité » pour Aaron, sûrement n'aurait-elle pas prononcé ces mots de la même manière. Croyez moi, dans ce genre de cas, l'éternité peut être très longue. Ne voyant pas vraiment de réaction chez son hôte, du moins pour le moment, Ivy recula pour retourner s'asseoir sur le matelas, sa jambe la faisant encore souffrir. Le cloche-pied, ça va bien cinq minutes.

Ivy – Et je suis désolée..Pour tout ça.

« Tout ça » à savoir l'avoir fait se battre avec trois hommes armés et avoir quasiment repeint son parquet en rouge. Oh et avoir transformé son domicile en scène de meurtre, aussi. En pensant à ça, Ivy sentit un long frisson lui parcourir l'échine, réalisant doucement ce qu'il venait de se passer.

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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Jeu 19 Mai - 13:07





It’s like there’s nothing else
Ft. Ivy E. Grey
Q uand je la vis me dévisager à mon retour dans la cabane, je réalisais aussitôt que j’avais vraiment manqué de prudence sur ce coup. Déjà tuer trois types armés à mains nues ça ne manquerait pas d’éveiller ses soupçons, mais les porter comme s’il s’agissait de sacs de plumes ? J’aurais pu… non, j’aurais dû les sortir un par un, en faisant comme si ça me demandait un quelconque effort. Mais tout ce sang m’avait fait tourner la tête, je ne pensais plus clairement, j’avais juste pensé qu’il fallait que je sorte le plus rapidement possible. Et puis, le mal était fait, ça ne servait à rien de refaire les évènements. Les types étaient morts, leurs corps relativement dissimulés, et Ivy allait bien. Ivy, donc…Je regardais la jeune femme. Elle semblait reprendre ses esprits petit à petit, allant même jusqu’à m’adresser un sourire rayonnant. Vue la situation dans laquelle elle se trouvait, coincée avec un type qui venait de massacrer trois tueurs professionnels sous ses yeux, c’était plutôt inespéré. La panique laissait place au soulagement. Sourire lui allait vraiment bien d’ailleurs, beaucoup mieux qu’à moi. Sans doute parce que c’était quelque chose de naturel chez elle. Quant à moi, je manquais de pratique dans ce domaine, et ce n’était pas rien de le dire. Malgré les larmes, la sueur qui perlait son visage, il m’était impossible de ne pas remarquer à quel point elle était belle. Plus que ça, elle dégageait quelque chose de vraiment spécial, même si je n’arrivais pas à saisir précisément ce que c’était.

« Moi c'est Ivy et franchement...J'aurais bien aimé savoir ce qu'ils me veulent. Ecoute je sais que ça paraît bizarre mais je ne comprends pas plus que toi... »

Moi aussi j’aurais bien aimé savoir. Déjà parce que, malgré ma condition, j’évitais de tuer des humains autant que possible, mais aussi parce que voyant Ivy devant moi, j’avais vraiment du mal à imaginer pourquoi quelqu’un mettrait sa tête à prix. Une histoire d’argent, peut-être ? Mais avant que je puisse pousser plus loin ma réflexion Ivy s’était approchée de moi, toujours souriante, avant de prendre mes mains dans les siennes et de me serrer dans ses bras. Je demeurais interdit quelques instants. Non pas que cette étreinte soit désagréable, bien au contraire, mais elle ravivait immédiatement des souvenirs enfouis, des souvenirs vieux d’une trentaine d’années qui ne devraient pas revenir à la surface. Il y avait une raison si je les avais enterrés dans mon subconscient. Finalement je prenais une profonde inspiration pour les refouler dans ma mémoire pendant que ma main venait doucement caresser le dos d’Ivy. De toute évidence elle était plus tactile que moi. Du moins, beaucoup plus que je l’étais devenu. Mais c’était agréable. Très agréable. Trop agréable ? Puis, aussi soudainement qu’elle m’avait enlacé, elle s’écarta, avec toujours ce magnifique sourire accroché au visage.

« Je sais que tu ne me connais pas... Sans toi je serais plus là alors merci. Je sais même pas comment te remercier, je te le devrais éternellement. »

Suite à ses paroles je détournais le regard. Je n’avais jamais été à l’aise avec les remerciements. Sincères ou pas d’ailleurs. Certaines personnes adorent qu’on les remercie, ça leur permet de se sentir importantes, de jouer à la fausse modestie. Moi pas. Je ne sais d’ailleurs jamais quoi répondre. Tu n’as pas à remercier ? Vrai, mais terriblement cliché. J’ai fait uniquement ce que je devais faire ? Tuez-moi, par pitié ! Non, il y a des phrases qui n’appellent pas de réponses, et celle-là en fait partie. Quant à la reconnaissance éternelle, je souhaitais intérieurement qu’elle ne puisse jamais prendre sa promesse au pied de la lettre. Ma condition était une malédiction que je ne souhaite vraiment à personne. Il n’y a rien de pire qu’une errance perpétuelle, sans aucun but, sans fin possible. Alors que la mort a ce côté définitif qui a quelque chose de rassurant.

« Et je suis désolée..Pour tout ça. »

Tout ça ? Ah oui, l’état de la cabane. Je n’y avais absolument pas prêté la moindre attention jusque-là, étant uniquement concerné par Ivy. Mais maintenant que mon regard balayait les lieux, c’est vrai que la cabane ressemblait légèrement à un champ de bataille, avec son plancher maculé de sang, les planches arrachées par endroit et les quelques meubles renversés. Mais ça n’avait pas vraiment d’importance. Mais c’était gentil de sa part de dire ça. Je lui adressais un sourire amusé.

« Ne t’inquiète pas pour ça, je verrais avec le service d’étage pour qu’ils refassent la chambre. Ou alors, je ferai une scène jusqu’à ce qu’ils m’en filent une nouvelle, je ne sais pas encore. »

Maintenant que l’adrénaline commençait à retomber, je me sentais plus à l’aise, moins en alerte permanente. Quand mon instinct de vampire prenait le dessus, je devais être extrêmement vigilant, ne jamais baisser la garde au risque de commettre l’irréparable. D’autant plus avec Ivy dont la jambe saignait toujours abondamment. Mais maintenant que je m’étais calmé, je pouvais me laisser aller davantage, et mon côté cynique n’avait pas tardé à ressortir. Je lui adressais un clin d’œil complice avant de me détourner et de me diriger vers les placards au-dessus de la gazinière. J’en sortais bientôt une bouteille d’alcool à 70°C oubliée par les précédents locataires ainsi qu’une bande de gaze. J’avais hésité à me débarrasser de tous ces trucs à mon arrivée, n’en ayant pas vraiment d’utilité. Finalement ma fainéantise avait aussi ses bons côtés. J’attrapais au passage un verre et une bouteille de whisky avant de rejoindre Ivy et de déposer mon attirail à côté du matelas. Je m’asseyais ensuite en tailleur sur le plancher, observant la jeune femme pendant que je remplissais le verre de liquide ambré avant de le lui tendre.

« Pour l’anesthésie. » , ajoutai-je en souriant.

J’attrapais sa jambe blessée avec douceur et la déposai sur ma jambe, inspectant la plaie avec attention. Il n’y avait rien de bien grave, la balle l’avait juste éraflé, mais il valait mieux essayer de désinfecter quand même. On ne sait jamais. Pendant que je faisais mes observations silencieuses, mes doigts glissaient sur son mollet, y faisant de délicats allers-retours. Puis je découpai un morceau de gaze et l’imbibais avec l’alcool, avant de l’approcher de sa jambe.

« Prête ? Ça risque de piquer légèrement. Et puis, en cas de problème majeur tu peux toujours vider la bouteille, ça devrait t’aider à t’endormir ! »

Je partais d’un rire franc, mais rauque. J’avais aussi perdu l’habitude de rire. Mais la présence d’Ivy, dont je ne connaissais rien si ce n’est qu’elle était la cible de tueurs pour une obscure raison, me détendait. Alors que j’approchais la gaze et que j’en tamponnais la plaie doucement, observant les réactions de la jeune femme du coin de l’œil, je me surpris à réaliser combien sa présence m’était agréable. Peut-être était-ce dû au fait que j’avais vécu comme un quasi-ermite pendant presque trente ans… Ou alors, il y avait autre chose. Quelque chose de plus. Quand j’eus finis de désinfecter la plaie, je enroulais son mollet de gaze afin de protéger sa jambe.

« Et voilà le travail ! Prête pour le contrôle technique ! »

Je restais comme ça, sa jambe reposant toujours sur la mienne, à la regarder se remettre doucement de sa mésaventure. Et maintenant, qu’allait-il se passer pour elle ? Si des types avaient été envoyés pour lui régler son compte et qu’elle retournait comme si de rien était à Mystic Falls, ce n’était peut-être que le début des problèmes pour Ivy. C’était exactement ce que j’avais évité toutes ces années, m’impliquer dans la vie de quelqu’un. Mais c’était déjà trop tard. J’étais impliqué. Dès l’instant où elle s’était engouffrée dans ma cabane pour s’y réfugier, j’avais été impliqué. Maintenant il fallait assumer. Mon sourire s’était quelque peu effacé devant le changement radical que mon existence était sur le point de connaître. Avant les personnes que je rencontrais n’étaient que des silhouettes sans visage, sans histoire, sans intérêt. Maintenant, il y avait Ivy.

« Tu vas faire comment maintenant ? Tu peux rester ici quelques temps si tu veux, on ne peut pas dire que je sois vraiment « chez moi » ici… »



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Jeu 26 Mai - 0:43

It's like there's nothing else × ft. Aaron & Ivy


Assise sur le petit matelas de la cabane d'Aaron, Ivy observa sa blessure un peu plus attentivement. Elle avait toujours un peu de mal à s'habituer au fait d'avoir échapper à la mort même si, au final, elle ne s'était jamais demandé comment elle allait réagir. Un peu naïvement, Ivy s'était dit qu'à sa mort, elle serait vieille et l'accueillerait dignement. Ou que si elle avait un accident, comme ses parents, elle ne s'en rendrait meme pas compte. Dans tous les cas de figures, la petite blonde n'avait jamais réfléchi à passer si près de la mort et de sentir son cœur battre à ce point dans sa poitrine. Courir aux jeux Olympiques semblait moins éprouvant en comparaison, sa gorge la brûlait encore de la course. Le jeune homme devant elle, qui avait l'air légèrement associal tout de même en se basant sur le fait qu'il vivait seul dans une cabane lui adressa un léger sourire amusé. La jeune femme ne put s'empêcher de remarquer qu'il avait un beau sourire avant de secouer la tête. Elle venait à peine de le rencontrer oh, on est pas dans une série.

« Ne t’inquiète pas pour ça, je verrais avec le service d’étage pour qu’ils refassent la chambre. Ou alors, je ferai une scène jusqu’à ce qu’ils m’en filent une nouvelle, je ne sais pas encore. »

A ces mots, Ivy eut un rire léger, vraiment amusée. La tension était redescendue, on dit merci au côté souriant de la blonde et à l'humour d'Aaron. Finalement, même s'ils ne se connaissaient pas, les deux s'étaient bien trouvé. Imaginez un peu ce que le pauvre Aaron aurait fait avec une Heaven en pleine crise de bipolarité ou une Rebekah qui aurait tué les hommes elle-même, avec une main, en buvant un thé. En bref, Aaron avait de la chance d'être tombé sur Ivy. Et Ivy avait de la chance d'être tombé sur Aaron, Enzo ou Evan n'auraient pas été si sympathiques. C'était finalement une foutue bonne rencontre que voilà. Après un clin d'oeil, Aaron se retourna vers ce qui semblait être une petite cuisine et ramena rapidement une bouteille d'alcool..Enfin plutot deux, de quoi désinfecter la jambe d'Ivy mais également du whisky. Well, l'idée était plutôt tentante si la petite blonde buvait..Aussi déclina-t-elle très gentiment quand Aaron lui servit un verre, expliquant qu'elle ne buvait pas. Au pire, elle allait souffrir va. Avec une douceur qu'Ivy ne lui soupçonnait pas, le vampire (dont la blonde ne savait pas l'espèce) attrapa sa jambe, glissant doucement ses doigts dessus, provoquant aussitôt un frisson le long de l'échine de la jeune femme.

« Prête ? Ça risque de piquer légèrement. Et puis, en cas de problème majeur tu peux toujours vider la bouteille, ça devrait t’aider à t’endormir !»

Alors oui mais non, encore une fois, Ivy ne buvait pas d'alcool. Mais c'était gentil de proposer. Finalement non, ça ne piquait pas et la blonde eut même un petit sourire en voyant Aaron rire. Il n'avait pas l'air d'être le genre de mecs à rire énormément et pourtant ça sonnait parfaitement aux oreilles de la jeune femme. C'était agréable. Etre avec Aaron lui semblait agréable, comme un instant hors du temps, déconnecté de la réalité. Elle ne pensait pas à son appartement, son déménagement ou sa recherche d'emploi, non, elle oubliait un peu tout. Le choc devait y être pour quelque chose mais la présence d'Aaron lui faisait du bien, comme si elle le connaissait avant de l'avoir rencontrer. Il y eut un instant de silence quand le brun enroula sa jambe dans une bande mais ce n'était ni gênant ni pesant, juste nécessaire. Une petite blague pour détendre l'atmosphère et Ivy reposa son pied au sol sans pour autant se lever, laissant le temps passer naturellement. Pourtant, alors qu'elle n'avait pas arrêter de sourire, le sourire sur le visage d'Aaron sa fâna. Que se passait-il dans son esprit ? On ne le saura jamais. Ou peut être qu'en demandant gentiment...

« Tu vas faire comment maintenant ? Tu peux rester ici quelques temps si tu veux, on ne peut pas dire que je sois vraiment « chez moi » ici… »

Woh ! Ivy eut un sursaut, surprise. Elle s'attendait à tout, sauf à ça. Mais après tout, le garçon était plein de surprise. En quelques dizaines de minutes avec lui, elle avait découvert un homme doux, gentil, souriant, blagueur mais aussi un champion du monde du karaté. Ou du moins quelque chose dans ce style sinon comment expliquer sa facilité à contrôler les trois hommes de tout à l'heure ? C'est d'ailleurs à cause de ce souvenir qu'Ivy ne répondit pas tout de suite à la proposition, sondant Aaron du regard. Un long silence s'installa entre les deux, leurs regards plongés l'un dans l'autre. Un instant. Juste un instant. C'est tout ce dont Ivy avait besoin pour décider qu'elle allait lui faire confiance.

Ivy – Ecoute ce serait avec plaisir mais j'ai besoin de savoir quelque chose...

Aaron esquissa un très léger sourire, visiblement, il s'y attendait. En même temps, il fallait bien s'attendre à un peu de curiosité. Certes, Ivy ne voulait pas gêner son hôte mais elle ne pouvait décemment pas accepter de squatter sa maison sans avoir un minimum d'information. Il en allait de sa sécurité après tout. Et puis la petite blonde s'attendait à tout, tueur en série, sorti d'asile...Bon certes, elle n'avait même pas pu imaginer le côté surnaturel de la chose. Quand on a grandi totalement éloigné de tout ça, c'est plutôt compliqué, la première fois. Oh et puis après tout, elle n'avait qu'à pas s'installer à Mystic Falls, c'est sa faute voilà. Son regard se fit plus curieux, avec un petit sourire en coin, persuadé que ça ne devait rien être de très grave. Non après tout, le mec avait tué trois hommes armés avant de les portes comme des poids plume. Ta naïveté te tuera Ivy, crois moi.

Ivy – T'es quoi exactement ? Une sorte de Superman ? Sans vouloir être trop curieuse, tu as quand même tué trois mecs avant de les porter sur ton dos et...J'arrive pas à croire que je sois vraiment en train de dire ça.

Et alors qu'elle aurait dû flipper, paniquer, se dire qu'elle était sûrement dans la même pièce qu'un psychopathe, Ivy éclata d'un rire clair, sincère. Elle était comme ça, oublier le problème de la situation pour n'en retenir que le positif. Et c'est ainsi qu'Ivy eut un véritable fou rire alors que son hôte avait tué trois personnes. En toute normalité.



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Lun 30 Mai - 11:36





It’s like there’s nothing else
Ft. Ivy E. Grey
C omme je m’y étais attendu, ma proposition d’héberger la jeune femme avait quelque peu troublé Ivy. D’ailleurs, à l’instant même où les mots s’étaient échappés de mes lèvres je regrettais presque de les avoir prononcés. Franchement, quelle personne saine d’esprit accepterait de partager un toit avec un inconnu qui venait de tuer trois hommes sous ses yeux comme s’il s’agissait de simples pantins ? En plus, ce n’était vraiment pas mon genre de me montrer hospitalier de la sorte, qu’est-ce qui me prenait tout-à-coup ? La solitude me pesait-elle tant que ça ? Jusqu’ici je n’avais eu aucun problème à me tenir à l’écart de la société… Bon, il faut reconnaître que c’était la première fois qu’une demoiselle en détresse se réfugiait dans ma cabane, mais quand même !

Ivy me dévisageait maintenant avec attention, comme si elle espérait lire dans mon regard qu’elle ne risquait rien à accepter ma proposition. J’essayais d’adopter un air rassurant, même si je ne savais pas très bien à quoi un tel air devait ressembler. Je ne détournais pas le regard, sans chercher à rompre le silence qui s’était instauré entre nous. Si elle voulait rester, tant mieux. Si elle voulait partir, je ne lui en voudrais pas et je n’allais pas la retenir à tout prix. Après tout, nous nous connaissons depuis seulement vingt minutes, et d’autant plus qu’à sa place, j’aurais certainement pris mes jambes à mon cou, et mis autant de distance que possible entre ce psychopathe et moi.

« Ecoute ce serait avec plaisir mais j'ai besoin de savoir quelque chose... »

Quelque chose me disait qu’elle n’allait pas me demander de quel côté du lit je dormais, ou si j’étais plutôt thé ou café le matin. Cette simple pensée m’arracha un sourire. Gauche et thé, au cas où ça intéresserait quelqu’un. Non, bien entendu elle voulait savoir par quel miracle j’étais encore vivant alors que les trois autres étaient en train de pourrir dans un ravin à quelques centaines de mètres de la cabane. Pourquoi les gens voulaient à tout prix obtenir des réponses à chacune de leurs questions ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas considérer leur existence comme un gigantesque tour de magie dont ils seraient condamnés à ne jamais savoir le pourquoi du comment ? Non, il fallait que chaque aspect soit cartésien, rationnel, comme si le simple fait d’avoir l’explication allait mettre un terme définitif à leur interrogation et à l’angoisse sous-jacente. Surtout que, dans ce cas précis, c’était clairement le contraire. La réponse simple à ce qui venait de se passer était que j’étais un vampire. Mais loin de la rassurer, cette révélation ne manquerait pas de soulever davantage d’interrogations dans l’esprit d’Ivy. Je ne savais pas comment répondre à sa question sans la mettre dans un état de panique complet. Et son petit sourire en coin n’était pas du genre à calmer mon appréhension. Si elle s’attendait à une réponse « deus ex machina » qui résoudrait tout, elle risquait d’être déçue. Car je n’étais pas un superflic infiltré à Mystic Falls pour démanteler un cartel de la drogue ou je ne sais quel spécialiste en arts martiaux. C’était bien plus simple que ça, j’étais un vampire. Bien plus simple, donc.

« T'es quoi exactement ? Une sorte de Superman ? Sans vouloir être trop curieuse, tu as quand même tué trois mecs avant de les porter sur ton dos et... J'arrive pas à croire que je sois vraiment en train de dire ça. »

Le rire qui ponctua sa question m’aida un peu à me calmer. Il était si cristallin, si clair, c’était vraiment agréable, vues les circonstances. Sa bonne humeur communicative m’arracha un sourire amusé. Une sorte de Superman ? En quelque sorte oui, si seulement Superman se trimbalait trois kilos de kryptonite dans les poches en permanence. Que répondre à une telle question ? « Hey, je suis un vampire, tu vois tout s’explique, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. » Pas mal, ça aurait le mérite de continuer à détendre l’atmosphère. Plus sérieusement, comme me sortir du guêpier dans lequel je venais de me fourrer. Je savais de source sûre que Mystic Falls abritait un certains nombres de vampires, je pensais qu’avec le temps tout le monde serait au courant de leur existence. Eh bien non, il avait fallu que je tombe sur une humaine, charmante qui plus est, qui ne connaissait rien à notre condition. A ma condition. Lui mentir n’était pas une option. Déjà parce que ce n’est jamais un bon point de départ, et avant tout chose parce qu’une fois que je lui aurais dit la vérité, elle risquait de prendre ses jambes à son cou pour ne jamais revenir. Ce qui était sans aucun doute la chose la plus censée qu’elle avait à faire dans sa situation. Quant à moi, je m’étais promis il y a bien longtemps de ça de ne plus m’attacher à personne, et cette promesse me paraissait bien plus facile à honorer si Ivy n’était pas dans les parages. Pour autant, j’allais éviter qu’elle fasse une crise cardiaque dans ma cabane. Il me fallait y mettre les formes. Mais comment mettre les formes pour une telle révélation ? Bordel, quelle idée j’ai eu de lui proposer de l’héberger !

« Hum… le côté Superman, c’est la face immergée de l’iceberg. La partie cool, si tu veux. Effectivement, je suis légèrement plus fort et plus endurant que la majorité des gens. J’ai également une espérance de vie un chouïa plus longue… »

Plus je commençais à me lancer dans mes explications, plus je réalisais que la situation m’amusait tout compte fait. Un sourire franc se dessina sur mon visage tandis que je plantais mon regard dans le sien. Loin d’appréhender la réaction d’Ivy, je réalisais finalement que j’éprouvais davantage de la curiosité. Curiosité de savoir si elle allait choisir la sagesse (fuir et ne jamais se retourner) ou si elle allait se laisser tenter par l’inconnu et le mystère (et éventuellement rester en ma compagnie). Après tout, si elle décidait de partir, je n’aurais qu’à retourner à la vie d’ermite à laquelle je m’étais destiné en venant ici. Cette rencontre n’aurait alors été qu’une très belle parenthèse en couleurs dans une autrement très grise éternité.

« Mais comme dans chaque situation, il y a un prix à payer. Un grand pouvoir incombe de grandes responsabilités, Peter. Dans mon cas, il faut que je satisfasse impérativement à certains besoins… Mais je ne suis pas dangereux, enfin, pas avec tout le monde. En règle générale je suis même plutôt calme, quoique légèrement asocial. Mais j’imagine que tu t’en es déjà rendu compte.  »

Mon profil Meetic terminé, je continuais d’observer ses réactions. Je me tenais volontairement assez à l’écart, afin qu’elle ne se sente pas menacée et qu’elle sache qu’elle pouvait partir à n’importe quel moment si elle le souhaitait. Bon, techniquement elle pouvait partir uniquement si je décidais de la laisser partir, mais vous avez compris l’idée.  

« Pour résumer, je suis un… garde-du-corps extrêmement efficace, doublé d’un parfait colocataire. Que demander de plus ? »

Envolées mes résolutions de lui dire la vérité brute, de sorte qu’elle prenne peur et qu’elle mette une distance de sécurité raisonnable entre nous. Si elle voulait partir je ne l’en empêcherai pas, mais je n’allais pas lui forcer la main non plus. Pour une raison que je ne m’expliquais pas totalement, j’en étais incapable. Même si j’aurais certainement dû le faire. A la place, j’avais tenté de masquer légèrement la vérité avec une touche d’humour. Je réalisais à quel point le petit jeu auquel j’étais en train de jouer pouvait être dangereux, mais ça m’avait tellement de bien d’avoir ce rayon de soleil dans ma cabane que je ne pouvais pas me résoudre à le laisser s’en aller. Pas comme ça. Surtout que j’étais certain d’être capable de me retenir en sa présence. Fort de cette conviction j’accrochais mon plus beau sourire à mon visage, mes yeux toujours plongés dans les siens.

« Alors, qu’est-ce que tu en dis ? »



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Dim 12 Juin - 22:40

It's like there's nothing else × ft. Aaron & Ivy


Alors voilà, Ivy était toujours morte de rire sur le petit matelas de la cabane d'Aaron, ne pouvant calmer son fou rire. Le mec face à elle avait tué trois personnes, dans le plus grand des calmes et elle était explosé de rire à s'en faire mal aux abdos. Vous voulez que je vous dise ? Cette petite blonde a de sérieux problèmes mentaux. Bon déjà, pour rester dans la même pièce qu'un homme qui a tué trois autres hommes, il faut déjà ne pas être très nette. Le pauvre Aaron semblait réfléchir à ce qu'il allait répondre et Ivy, elle, ne pensait à rien de bien grave. A croire que la vie et la réalité lui passaient littéralement au dessus. De ses grands yeux innocents elle regardait Aaron. Adorable.

« Hum… le côté Superman, c’est la face immergée de l’iceberg. La partie cool, si tu veux. Effectivement, je suis légèrement plus fort et plus endurant que la majorité des gens. J’ai également une espérance de vie un chouïa plus longue… »

Quézako ? C'est à peu près les pensées d'Ivy à ce moment précis qui leva un sourcil vers Aaron, très intriguée par ce qu'il était en train de dire. A un moment, la jeune femme imagina des manipulations génétiques sur le pauvre garçon, un peu comme dans Deadpool m'voyez. Mais bon, il semblait avoir très bien résisté à tout ça au vu de son grand sourire. Wait. Un grand sourire ? Aaron était lumineux, littéralement. Visiblement, il aimait raconter son histoire, l'air beaucoup moins stressé qu'au début. Et son sourire était contagieux. Même si Ivy ne comprenait pas un traitre mot de ce qu'il était en train de raconter, elle se mit à sourire. Un peu comme si Aaron était responsable de son sourire. Finalement le jeune homme (enfin « jeune », tout est relatif) lui expliqua qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Mm...Très loin de s'inquiéter du côté dangeureux d'Aaron, Ivy se demandait plutôt dans quel film elle avait entendu cette phrase. Star Wars ? Non...

« Pour résumer, je suis un… garde-du-corps extrêmement efficace, doublé d’un parfait colocataire. Que demander de plus ? »

Oh, sûrement que le dit-colocataire ne soit pas accro au sang humain et donc ne manque pas de bouffer Ivy à chaque petite erraflures qu'elle pourrait se faire. Enfin ça, c'est mon avis parce que dans son cas, la petite blonde avait toujours un air très sérieux sur le visage, concentré. Elle semblait réfléchir et Aaron allait sûrement interpréter ça comme un peu d'inquiétude. Elle semblait soucieuse, observant le brun, sans sourire. SANS SOURIRE ! Vous vous rendez compte ? C'était inhabituel.

« Alors, qu’est-ce que tu en dis ? »

De longues, très longues secondes passèrent, sans un bruit, sans un mot. Ivy ne souriait pas, les yeux fixés dans ceux d'Aaron qui devait commencer à se sentir mal à l'aise. Et alors qu'il devait se dire qu'il lui avait fait peur et qu'elle allait prendre ses jambes à son cou, les yeux d'Ivy se mirent à briller et elle se releva, criant presque.

Ivy – SPIDER MAN !

...Je vous l'avait dit, qu'elle avait un problème mental. Aaron l'observa avec les yeux ronds, trahissant sa surprise et ses interrogations. Sur quelle sorte d'humaine était-il tombé sérieux...

Ivy – C'est ça hein ? Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités c'est dans Spider Man ? T'as dit « Peter », c'est obligatoirement ça!

Le pauvre Aaron venait de comprendre le pourquoi du comment. Ivy, tellement concentré sur la réplique de film n'avait pas sourit pendant de longues minutes parce qu'elle ne l'écoutait même pas. Trop concentrée. C'est quand même dingue, en une seconde, la petite blonde venait de dédramatiser totalement la situation. Si c'est pas du talent ça, je sais pas ce que c'est ! Le vampire était décontenancé mais acquiesca, très surpris. Il n'en fallu pas plus à Ivy pour sautiller sur elle-même avant d'avoir une grimace et de se rasseoir, se tenant la jambe. Et bien oui oh, c'est pas la fête du slip ici ! Quand on a une jambe blessé, on sautille pas, c'est comme ça.

Ivy – J'étais sûre ! En tous les cas, pour le reste, c'est sûrement totalement dingue et suicidaire mais c'est d'accord, je reste. Je sais pas vraiment pourquoi mais..J'ai envie de te faire confiance.

Maintenant qu'elle ne réfléchissait plus, Ivy avait récupéré cette étincelle dans le regard et ce sourire lumineux qui la caractérisaient. Comme à son habitude, elle ne retenait que le meilleur et pour le cas d'Aaron, il était la personne avec qui elle se sentait le plus à l'aise actuellement. Et il lui avait sauvé la vie. Pour elle, c'était suffisant. Peut être le regrettera-t-elle mais en attendant, tant qu'elle ne travaillait pas...Elle pouvait bien s'octroyer une petite pause dans sa vie et profiter d'une nouvelle connaissance non ? Et non ce n'est pas DU TOUT bizarre, si peu.



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Mer 15 Juin - 17:14





It’s like there’s nothing else
Ft. Ivy E. Grey
L e sourire qui semblait habiter son visage en permanence ne l’avait pas quitté pendant toute la durée de mon explication laborieuse, ce qui n’était pas un mince exploit si l’on considérait à quel point j’avais été laborieux. Maintenant que les paroles étaient sorties, je réalisais à quel point elles étaient ringardes, et je remerciais intérieurement Ivy de ne pas être morte de rire sur le matelas de ma cabine. Sérieusement, qu’est-ce qui m’avait pris de me lancer dans ces énigmes cryptiques à la con ? Finalement, ce n’était pas par peur qu’elle allait refuser de rester avec moi, mais juste parce que je m’étais ridiculisé à la première question qu’elle m’avait posée. Voilà une cohabitation qui commençait sur les chapeaux de roue… Enfin, si l’on considérait qu’elle avait réellement débuté par la mort de trois tueurs professionnels, ça avait au moins le mérite de rendre mes confessions légèrement moins gênantes… ce qui était déjà ça de pris.

Quoi qu’il en soit, Ivy faisait preuve d’un sérieux assez inhabituel chez elle, si l’on exceptait la terreur quand elle s’était réfugiée dans la cabane, bien entendu. Je me demandais quelle pouvait bien être la cause d’une telle réflexion, mais je me gardais bien de lui poser la question, la laissant lutter avec son cerveau pour arriver à sa décision finale. Je croisais mes bras sur la poitrine et continuait de lui sourire d’un air bienveillant. Mais, après quelques longues secondes à se dévisager comme ça en chiens de faïence, la situation commençait vraiment à devenir gênante, du moins de mon point de vue. Je ne pus m’empêcher de me passer la main sur l’arrière de la tête, geste qui trahit toujours chez moi un certain mal-être passager. Finalement, au moment où j’allais rompre ce silence insupportable, elle explosa littéralement, bondissant sur ses pieds en criant :

« SPIDER MAN ! »

Quoi ? Pendant tout ce temps elle cherchait simplement l’origine de ma citation à deux dollars ? Alors que je lui proposais une colocation avec un tueur de tueurs ? Tout compte fait, je n’étais peut-être pas le plus atteint des deux… Mon visage se fendit d’un sourire encore plus large quand je lui confirmais qu’effectivement, la citation était bien tirée des aventures de l’homme-araignée, ce dont elle sembla tirer une grande fierté, pour une raison qui m’échappait totalement. Pour fêter sa « victoire », elle se mit même à sautiller sur place, avant de réaliser que sa jambe était toujours blessée, et de se rallonger rapidement. Je ne pus retenir un petit rire légèrement moqueur devant ce spectacle, que je nuançais en lui tirant gentiment la langue. Au moins l’avantage de son zèle était qu’elle n’avait pas dû prêter la moindre attention à mon discours, et que du coup elle ne m’avait pas entendu débiter ce festival de conneries. Je décidais immédiatement que tout était pour le mieux, plutôt soulagé pour le coup.

« En tous les cas, pour le reste, c'est sûrement totalement dingue et suicidaire mais c'est d'accord, je reste. Je sais pas vraiment pourquoi mais..J'ai envie de te faire confiance.  »

Ça se confirmait, elle n’avait rien écouté de tout ce que j’avais pu raconter. Pourtant j’étais soulagé qu’elle accepte ma proposition, et pas uniquement parce qu’ainsi j’allais pouvoir la surveiller de près, et ce même si je ne l’aurais jamais avoué. Elle dégageait une telle chaleur, une telle joie de vivre, que ça en était communicatif. Et pour moi qui m’en étais privé depuis si longtemps, c’était extrêmement dur d’y résister. Beaucoup trop dur, en fait ! En sa présence je me sentais bien, j’avais l’impression que je pourrais avoir une quelconque utilité. Enfin, ce sont les excuses que je me donnais pour justifier le caractère parfaitement déraisonnable de ma proposition. Car au fond de moi, je n’étais pas sûr d’être moins dangereux pour elle que les trois types dont je l’avais débarrassé. Mais je ferais de mon mieux, j’en étais certain.

« Parfait alors ! Le petit déjeuner est servi à 8h, le déjeuner à 13 et le dîner à 20. Et je dors du côté gauche. Non négociable. »

En égrenant les règles de vie commune, j’avais cessé de sourire, afin d’en oublier aucune. Du moins c’est ce que j’essayais de lui faire croire. Sans grande réussite cependant, à mon grand regret. Pour ce qui est des qualités d’acteur, j’allais devoir repasser. Ou me cantonner à des rôles dans des films d’action, peut-être. Mais pour la première fois depuis des décennies, je me sentais bien. Anormalement bien.



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MessageSujet: Re: It's like there's nothing else | Ivy & Aaron   Lun 20 Juin - 1:08

It's like there's nothing else × ft. Aaron & Ivy


La bombe était lancée. Ivy avait accepté. Mais sérieusement, n'était-ce pas la preuve d'un sérieux problème mental ?  Ou  d'une série pour ado totalement irréaliste ? Vous savez, ce genre de scène où l'héroine ne comprends pas vraiment ce qui lui arrive mais est irrésistiblement attiré par le danger que représente le beau-gosse-héroique-un-peu-cliché et qui fait des choix stupides qui la mettront en danger ? Bingo, voilà exactement le plan. Mais il faut dire aussi que durant sa vie entière, Ivy n'avait jamais su mesurer le danger. Elle traversait sans regarder, trainer dans des endroits glauques seule, souriait à des gens qui n'attendaient que ça...Bref...Sa naïveté l'avait souvent mise en danger par le passé. Cette fois ci, il y avait un mélange de naïveté naturelle et de charme dédagé par le surnaturel en face d'elle. Aaron avait quelque chose. Une lueur particulière qui l'intriguait. Il pouvait sembler tellement sombre et l'instant d'après Ivy le sentait si pur, à l'intérieur. Evidemment, pur était un grand mot mais Aaron avait ce quelque chose contre lequel Ivy ne pouvait pas résister. C'était ainsi. Elle l'avait dans la peau à présent. Et même si elle s'enfuyait en courant, elle ne pouvait pas l'oublier.

Le jeune homme en face d'elle ennuméra un certain nombre de règles plus ou moins importante ce qui arracha encore un sourire à la petite blonde. De toute façon, ce n'est pas bien difficile de la faire sourire. Et c'est ainsi, après un sauvetage plus ou moins hasardeux, une proposition faite totalement sans réfléchir et de jolis sourires d'Ivy que leur histoire commença. Oh évidemment, c'était totalement illogique, idiot, suicidaire et tout ce que vous voulez mais elle avait accepté un toit, pas un mariage. Et après tout, elle était jeune. Alors...Pourquoi pas.


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