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 Please, don't hurt me. - Tennesse

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Donna Holloway
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MessageSujet: Please, don't hurt me. - Tennesse   Mar 17 Mai - 1:42





Please, don't hurt me
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#Ten'
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₪ Une journée banale dans une ville banale. Non, ça c’était avant, dans mon pays. C’était une journée banale, dans une ville banale mais avec un mal-être quotidien. Le remord, la culpabilité, la tristesse, la rage, tout ça était oppressant et je devais sortir, je devais quitter mon chez moi pour tenter de respirer. J’avais rencontré deux personnes qui, à leur manière m’avait fait sourire. C’était presque plaisant de mettre retrouver avec eux. C’était comme si c’était possible. Je voulais que ça soit possible, j’avais envie de me sortir ces démons de la tête et de vivre une vie normale sans avoir mon père comme ombre derrière-moi. Il faudrait que je me reprenne en main, que je devienne une femme et non une enfant qui se cache derrière une carapace parce qu’elle a peur de mourir, parce qu’elle a peur de vivre, parce qu’elle a peur de tout, peur de son ombre, peur de dormir.
J’étais arrivée dans le centre-ville, les écouteurs dans les oreilles, serrant mon gilet sur ma robe. Il faisait frais, mais je n’avais pas froid, j’avais l’habitude de ce temps. Je suis Irlandaise ! J’allais traverser la route quand, à quelques mètres de moi, un fracas énorme. J’enlevais mes écouteurs et je vis un attroupement autour d’une voiture. Un jeune homme, à terre, percutais par une voiture. Je n’avais rien vu et j’étais assez choquée de voir autant de sang, de voir ce corps presque sans vie. Je restais sans voix, la bouche entrouverte, peinée, désabusée et sans pouvoir prononcé un seul mot. Ma respiration était saccadée, je loupais quelques battements. Je reculais, la vue du sang me perturba profondément.
Alors que je m’apprêtais à partir, je croisais le regard d’un jeune homme qui était plus pâle encore que moi. J’aurais dû partir, j’aurais dû rentrer chez moi, tentant d’oublier ce qu’il s’était passé, mais mon regard resta figé sur cet homme. Quelque chose m’interpellait chez lui et au lieu de partir, de fuir, une fois encore, je me dirigeais vers lui. Je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne sais pas pourquoi mais, arrivée près de lui, je mis ma main dans la sienne et commençait à le tirer loin de cette foule, loin de tout ce sang, loin de cette vie qui partait. Je le tirais dans un coin à l’écart des autres. Ça n’était pas une ruelle mal famée et j’étais loin d’imaginer avec qui j’étais, mais j’avais, au fond de moi, le sentiment qu’il n’allait pas bien, que ce qu’il voyait n’était pas bon pour lui et que je devais faire quelque chose. Soit, je n’avais pas prévu de rester, j’étais perturbée moi-même.
Je tournais mon regard vers lui, inquiète.
- Tout va bien ?
J’attendais sa réponse, être sûre que j’avais bien fait et ça serait fini.
- Tu le connaissais ?

 
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Lun 23 Mai - 20:50





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₪Tennessee était seul, bien plus mentalement que physiquement. Physiquement c’était une journée normale, avec des gens qui se baladaient malgré l’air frisquet ou allaient simplement d’un point A à un point B. Tous ces gens lui semblaient des cadavres ambulants, des ombres toutes identiques, toutes froides, toutes distantes. Rien n’allait plus dans son inconscient ni dans son conscient d’ailleurs. Depuis sa grosse dispute avec Enzo, il n’avait pas repris d’héroïne, ça faisait presque trois mois maintenant. Et, le sevrage froid, le cold Turkey comme ils disent, était vraiment quelque chose de peu recommandable. Mais, il avait traversé cette épreuve. Maintenant, il se réveillait chaque matin en se disant qu’il allait encore devoir lutter toute la journée. L’héroïne était dans son esprit et, se féliciter chaque nuit d’avoir tenu une journée de plus était presque cynique.

Etrangement, il n’avait plus connu de dispute avec son amoureux depuis. Ce n’était pas qu’il aimait ça mais, les gens qui tiennent l’un à l’autre se disputent de temps en temps pour des trucs banals avant de se réconcilier non ? Peut-être se faisait-il des films, ou peut-être pas mais, quelque chose clochait. Il avait l’impression désagréable que les choses lui échappaient mais, plus il y réfléchissait, moins il se sentait bien, plus il mettait ça sur le compte du sevrage d’héroïne. Mais, il y avait un détail qui ne s’expliquait pas de cette manière. Le manque d’héroïne ne poussait pas Enzo à s’absenter, à sortir la nuit en pensant que Tennessee dormait. Le bébé vampire ne voulait pas connaître la réponse alors, ces fameuses nuits, il se disait que son chéri allait simplement voir Damon ou faire des trucs de vampire et, il se rendormait dans son innocence.

Et là, il marchait en ville, avec ce sentiment de malaise et cette impression que les choses n’allaient pas aller en s’améliorant. Où allait-il ? Faire les courses, il comptait préparer un dîner surprise pour son chéri et se rassurer, ne se doutant pas que le chéri en question préférait les dîners surprises avec quelqu’un d’autre. Malheureusement, plus une situation allait mal, plus elle avait tendance à empirer. La loi de la déception universelle. Un bruit sec le fit sursauter. C’était une voiture qui freinait de toute ses forces pour ne pas heurter un piéton imprudent qui finit par éclater le parebrise et finir sur le sol quelques mètres plus loin, brisé. Le bébé vampire se sentit tout à coup encore plus mal, tout ce sang encore chaud qui s’écoulait sur le bitume lui faisait tourner la tête. Même s’il avait fait d’énormes progrès dans le contrôle de ses pulsions de vampires, certaines situations le mettaient mal à l’aise.

D’ailleurs, il était dans un état second, comme en transe. Quand il reprit contact avec le réel, il était éloigné de toute cette tentation, dans une rue adjacente, en face d’une jeune fille qui n’avait pas l’air morte. Bizarre.

-Tout va bien ? Tu le connaissais ?

Le bébé vampire ne répondit pas tout de suite, reprenant ses esprits, passant une main sur son visage angélique. Histoire de se réveiller un peu. Il répondit ensuite, hésitant, découvrant en même temps interlocutrice, vraiment magnifique.

« Euh je … euh ouais ça va c’est juste … que … bah euh … je supporte pas trop le sang. Et non je connaissais pas la personne qui euh… est … euh … en hachis là »

Très éloquent, très élégant, très impressionnant. Mais bon, le pauvre avait encore l’odeur de sang dans le nez et entendait distinctement le cœur de la jeune fille battre, trop proche de lui. Ouh, ça va mal finir cette histoire.


 
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Lun 23 Mai - 21:30





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₪ Il n’avait pas l’air de m’avoir remarqué avant d’arriver dans la ruelle. Il passa sa main sur le visage et je trouvais vraiment indécent que de penser qu’il était vraiment attirant. Je n’avais pas à penser ça alors que quelqu’un était mort où sur le point de mourir à quelques mètres de nous. Après tout, je ne connaissais pas cette personne, je n’avais pas à me formaliser, pourtant, je ne trouvais pas ça approprier, encore moins quand la personne devant moi ne semblait pas être en grande forme. Il baragouina quelques mots, des semblants de phrases où je sentais et compris lorsqu’il le dit, que le sang et lui, ça ne faisait pas bon ménage. Il hésitait et pour un garçon, de son âge, je trouvais ça étrange qu’il ne supporte pas le sang à ce point.
-Hachis ? C’est tellement…charmant.
Sa phrase me fit sourire tout autant qu’elle me causa du dégout. Dire que la victime était en hachis était un peu exagère à mon sens, mais chaque personne réagis à sa manière.
Il fallait que je me calme, moi-même, tout ce sang m’avait rappelé mes propres blessures, mon propre sang qui avait trop souvent coulés. Revoir cette victime, sur le sol, avec le sang, j’en eus presque un haut le cœur. Je me passais la main sur le bras en fermant les yeux. Je revu, pendant une seconde, le visage de mon père, au-dessus de moi, en train de hurler, en train de frapper. Mon cœur s’emballa. Je me forçais à rouvrir les yeux et secouait la tête. Je devais me rappeler où j’étais, pas ce que j’avais vécu. Je pris une profonde respiration avant de reporter mon attention sur la personne en face de moi.
Il fallait être forte et pour ça, il n’y avait que la fuite. Dans ce cas, la fuite, c’était l’humour. Pour la fuite, j’étais assez douée maintenant. Occultée les soucis, les problèmes. Fuir parce que c’est plus simple, parce que notre vie en dépend où parce qu’on a peur. Je le regardais, d’un air interrogateur, bien qu’amusée. Amusée…En forçant un peu sur l’humour, en forçant les sentiments, en forçant les souvenirs à partir. Je sentais mon cœur continuer à battre la chamade. M’occuper de lui me permettrait de faire le vide, je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas craquer, pas maintenant, pas en face d’un pour inconnu, pas maintenant.
- Si tu veux faire un malaise, c’est le moment, les secours vont arriver.
Je lui adressais un sourire et me rapprochait de lui. M’occuper de lui me permettait d’oublier, pas moi. Ne pas penser, faire le vide, se calmer. Pourtant, mes yeux montrés que mon corps et mon cerveau n’étaient pas en réelle adéquation.
- Hum…Assis toi, la tête entre les jambes. Où le poirier. Ou je ne sais pas en fait. Je ne sais pas ce qu’on fait dans ce genre de situation. Si tu as une idée, je suis preneuse.
Un geste brisé dans élan. Ma main s’était levé vers lui, pour rester statique quelques secondes. Finalement, prenant une profonde inspiration, je posais ma main sur son bras. J’étais assez mal à l’aise, mais j’avais entendu dire que le contact humain pouvait calmer. Je ne voulais pas être trop intrusive dans son espace personnel, sachant que le mien est important à mes yeux, mais j’avais décidé de jouer le tout pour le tout, ici, dans ma nouvelle vie, alors je mettais en application ce que j’avais appris. Rassurer. Qu’est-ce que je pouvais lui dire ? « T’aime pas le sang ? Ferme les yeux ? ». Non, pas à ce point-là. Mon doigt glissait sur son bras et à vrai dire, je ne savais pas quoi dire. J’avais du mal à oublier ce que j’avais vu, ce que ça m’avait fait pensé, alors calmé quelqu’un qui n’aime pas le sang.
- Personnellement, j’préfère les lasagnes aux hachis Parmentier, pas toi ?
Il devait me prendre pour une folle. Je faisais référence aux hachis, à ses paroles. C’était tout ce que j’avais en stock comme blague vaseuse. A dire vrai, ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas rit, pas dit quelques blagues, alors forcément, ça ne volait pas haut. Il y a quelques minutes, je voulais partir, mais là, il semblait désemparer, alors comme un instinct, je ne voulais pas le laisser sans être sûre que tout irait bien.


 
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Mar 7 Juin - 18:08





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₪Le pauvre bébé vampire essayait de se calmer, ne voulant pas blesser cette jeune fille. Son double meurtre lui pesait toujours sur la conscience et dès que l’odeur de sang lui venait d’une source vivante, il y repensait. Là, sa gorge brûlait comme s’il errait dans un désert depuis des jours alors qu’il s’était nourri ce matin.

-Hachis ? C’est tellement…charmant.

L’expression n’était sans doute pas très recherchée et l’image mentale qui l’accompagnait ne l’aidait pas à retrouver un certain contrôle. Bon sang, pourquoi Enzo n’était-il jamais là quand Tenny avait besoin de lui ? Si son chéri avait été présent, sans doute l’aurait-il emmené bien loin avant de le rassurer et lui dire que tout irait bien. Maintenant, il allait devoir se débrouiller tout seul et n’avait pas encore idée que cette indépendance allait s’accentuer et devenir définitivement. Le bébé vampire se concentra sur sa respiration, essayant de penser à autre chose qu’à ce liquide précieux qui s’étendait sur la pierre froide.

-Si tu veux faire un malaise, c’est le moment, les secours vont arriver.

Un malaise ? Il eut une moue dubitative. Le malaise n’était pas vraiment le plus gros risque de cette situation. Un massacre serait une conséquence bien plus probable. Bien que Tennessee n’était ni violent ni sadique, son instinct l’était assez pour deux. Le tout mignon bébé vampire s’était déjà montré particulièrement dangereux, arrivant même à échapper à un Enzo de presque 150 ans. Il vaut mieux se méfier de l’eau qui dort. La jeune fille se rapprocha de lui, forçant Tennessee à reculer, ayant presque envie de s’encastrer dans le mur derrière. Était-ce vraiment le moment de se montrer tactile et chaleureuse ? Il ne lui avait rien demandé.

-Hum…Assis toi, la tête entre les jambes. Où le poirier. Ou je ne sais pas en fait. Je ne sais pas ce qu’on fait dans ce genre de situation. Si tu as une idée, je suis preneuse.

Lentement, elle posa sa main sur son bras. Tennessee, normalement friand de contacts humains, avait juste envie de lui arracher le bras. Il avait l’impression qu’elle était proche, beaucoup trop proche. C’était le cas et son instinct titillé par l’odeur du sang commençait à dangereusement se réveiller.

- Personnellement, j’préfère les lasagnes aux hachis Parmentier, pas toi ?

Il n’entendit même pas la phrase, occupé à fixer celle qui devenait sa proie. Les battements de son cœur était trop intense et la tentation plus forte que le bébé vampire. S’il ne voulait pas la tuer, il allait devoir assouvir sa soif et ne pas lutter jusqu’à ce que son instinct prenne le dessus. Du coup, très doucement, il prit son visage dans ses mains et la fixa avec ses yeux de chaton.

« Excuses-moi pour ce que je vais faire … »

Un vampire qui s’excusait à l’avance, ce n’était pas très commun. Délicatement, il écarta une mèche de son visage et la fixa pour l’hypnotiser.

« Tu ne vas pas crier et tu ne bougeras pas avant que je t’en donne l’ordre. D’ailleurs, tu n’auras même pas mal »

Simple et précis, on ne pouvait pas faire mieux. Une fois qu’il fut certain que son hypnose était effective, il dégagea le cou de sa jolie proie, écartant ses cheveux dorés. Après une brève hésitation, il plongea ses crocs dans sa chair, essayant de ne pas lui faire mal. Ensuite, il laissa le sang chaud couler dans sa gorge, sentant son instinct s’apaiser. Le vampire ne but pas beaucoup, juste de quoi se calmer. Lorsque ses lèvres s’éloignèrent de sa peau, il lécha une dernière fois les deux petites gouttes de sang qui perlaient avant de se redresser. Le jeune homme avait l’air beaucoup moins apeuré, beaucoup plus calme. Son regard se fit doux et protecteur lorsqu’il demanda :

« Ca va ? Tu n’as pas eu mal ? »

Oui, vraiment un vampire pas comme les autres.



 
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Lun 27 Juin - 16:29





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₪ Cet homme ne me faisait pas pitié, mais je m’inquiétais pour lui. Pour une raison totalement inexistante. Sans doute parce que je ne voulais pas me rappeler le corps de cette personne, et ce sang qui me rappelait mon propre passé. Etrangement, prendre soin de quelqu’un, de lui, m’avais fait une sorte de bien. Il semblait encore plus mal que moi. Il me regardait étrangement. Il n’avait pas le regard de feu de mon père, pourtant, il y avait une envie indescriptible qui me fit tressaillir. J’en venais à regretter de l’avoir aidé. Les mains de cet inconnu se posèrent sur mes joues, un regard tendre et pourtant désolé. D’ailleurs il présenta ses excuses. « Ce que je vais faire… » Mon cœur s’emballa à nouveau. Il avait réussi à me faire peur. Je n’avais qu’une envie, c’était de partir avant qu’il ne tente quoi que ce soir sur moi, malheureusement, après un geste délicat pour dégageait mon visage d’une mèche de cheveux, il m’intima de ni crier, ni bouger, me certifiant que je n’aurais pas mal. Je voulais partir, mais mes jambes de répondait pas.
- Ne me faites rien…
Ses doigts touchèrent à nouveau mes cheveux, dégageant à nouveau mes cheveux, pour voir ma nuque. J’avais dans la tête plein de possibilités, mais toutes ne correspondait pas à ce qu’il se passa. Je tressaillis lorsque je compris que c’était ses dents, ses crocs qui venaient de percer ma peau. Il avait eu raison, je n’avais pas mal, pourtant, j’aurais dû, non ? Il était en train de me mordre, de m’aspirer mon sang. Inouïe et tellement surprenant. Monstrueux et illogique. Aucun humain ne peux mordre quelqu’un de cette manière, si ? Et puis, je me rappelais les paroles de Slade, de Thomas. Ces personnes dont il ne fallait pas approcher. Et puis, au fin fond de mon conscient, je me rappelais ses vieilles légendes où l’on parlait de ces êtres magiques qui suçaient le sang. Alors c’était donc vrai ? Les vampires existent ? Alors que j’étais tétanisait par tout ça, ses dents quittèrent ma peau. Sa langue me fit frémir et il plongea ses yeux dans les miens. Des larmes perlaient les miens tandis que les siens semblait plus doux. Son attitude avait changé, il semblait apaisé, tandis que moi, j’étais terrifiée. Il me demanda si ça allait. Pensait-il vraiment que j’allais bien ? Il venait de détruire mon monde en m’indiquant que ce que je prenais pour un monde banal ne l’était pas, mon père n’était pas le seul monstre, il n’était pas le pire finalement.
Les larmes coulaient, lentement, alors que je détournais de le regard pour ne pas affronter ce monstre. Je sentais un peu de sang couler sur ma nuque et une fois encore, les souvenirs de mon père revinrent me hanter. Je voyais les coups, les cris, les bouteilles cassées, les menacent. Lui aussi avait fait coulé mon sang, il avait tenté de me tuer de nombreuses fois et ce garçon que j’avais aidé, sorti de cette torpeur dont il faisait preuve plus tôt avec le sang… Le sang…
- Ne me tuez pas…
Un murmure passa mes lèvres. Je fermais les yeux tant la peur me faisait vibrer une fois encore. Je ne pensais pas que c’était possible. Je ne pensais pas que je pourrais avoir aussi peur, mais pas de mon géniteur. J’avais causé ma perte en croisant le regard de ce vampire. Je l’avais éloigné de tout ça, pour l’aider, parce qu’il semblait mal en point et au final, c’était moi qui me retrouvait dans de sale draps.
- Tuez-moi…
Finalement, j’en venais à lui demander la fin. C’était trop pour moi. Je ne voulais pas vivre dans un monde qui n’était définitivement pas le mien, un monde où je n’avais pas ma place, un monde trop dangereux où je m’étais fourvoyé. Je voulais mourir et il était la chance qui m’était donné sans que je mette fin à mes jours. A la fois suicidaire de lui demander ça, à la fois haineuse et je voulais partir, mais mes jambes ne voulait pas. Je n’avais pas pu faire un mouvement depuis qu’il me l’avait demandé. Il avait donc moyen de m’empêcher de bouger ?



 
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Lun 4 Juil - 23:59





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₪ Etre rassasié était une des meilleures sensations possibles pour un vampire. Quant à Tennessee, ce qui comptait à ses yeux c’était d’avoir réussi à hypnotiser une humaine avant de la mordre d’une manière presque professionnelle. La petite blessure dans son cou était très fine, très légère, sans doute disparue d’ici quelques jours. Tennessee avait un sourire léger, fier de lui, certain que les choses n’avaient été trop horribles pour cette jeune fille dont il ne connaissait pas toujours pas le prénom. Son humeur s’assombrit en voyant qu’elle avait peur. Sans doute n’avait-elle pas encore croisé de vampire dans cette drôle de ville. Et, lorsque quelques perles cristallines glissèrent de ses yeux, le visage du bébé vampire se décomposa.

Il ne supportait pas du tout de la voir pleurer. Beaucoup trop empathique, le jeune homme comprenait parfaitement ce qu’elle devait ressentir puisqu’il avait été à sa place plusieurs mois auparavant, face à un vampire beaucoup plus menaçant d’ailleurs.

-Ne me tuez pas…

Ce n’était pas du tout dans ses intentions. Tennessee avait provoqué la mort de deux personnes lors de ses premiers jours en tant que buveur de sang. Sa conscience le torturait encore et toujours. Définitivement, il n’était pas fait pour être une des créatures de la nuit. Cette jeune fille aussi innocente que lui le lui rappelait plutôt bien.

-Tuez-moi…

Il ne comprenait pas ce changement d’avis ni cette supplication autodestructrice. Une chose était certaine, c’était totalement impossible que Tennessee y accède. Impensable même. Si voler la vie de deux camés, déchets vivants lui était déjà insupportable, prendre celle d’une jeune fille innocente lui était inconcevable.

Doucement, il caressa sa joue pour essuyer ses larmes, essayant d’être le plus délicat possible. Elle le prenait pour un monstre. Il l’était, sans aucun doute. Malgré tous ses efforts, il était et resterait un prédateur, pour l’éternité.

« Hey … » murmura-t-il doucement, « Je ne vais pas te faire de mal. Je suis désolé mais, avec cet accident et tout ce sang, j’ai un peu perdu pied. Je ne vais pas te tuer. D’ailleurs, je ne te toucherai plus »

Il ponctua sa phrase d’un pas en arrière, désirait lui laisser de l’espace pour qu’elle respire. Il leva également les mains en l’air un court instant pour signifier qu’il n’avait aucune mauvaise intention et ne la toucherait plus. L’hypnotiser pour qu’elle oublie cet instant de sa vie aurait sans doute été beaucoup plus simple et pragmatique mais, le bébé vampire n’y avait pas le cœur. Pour essayer de rassurer sa victime malheureuse, il esquissa un petit sourire avant de dire :

« Je m’appelle Tennessee. Et toi ? »


 
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Mar 5 Juil - 12:55





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₪ Son geste sur ma peau, ses yeux, ses gestes, sa voix. Ça ne collait pas. Il ne pouvait pas faire de mal à quelqu’un et le regrettait. Ça n’était pas logique, ça n’était pas ce que j’avais connu. D’un coup, c’était comme si ça n’était plus moi, mais celle au fond de mon être qui s’était tue toute ma vie.
- Pourquoi vous ne pouvez pas me tuer ?! Parce que vous pensez, tous, que la souffrance est bénéfique à la mort ? Vous vous trompez, tous autant que vous êtes ! J'en ai assez d'être un substitut, je veux que l'on me laisse en paix où que l'on mette fin à mes souffrances !

Passer sa vie sous les coups d'un homme, finir sous les crocs d'un autre. Qu'avais-je fais, si ce n'est être née pour mériter cette vie ? Ma voix résonnait de plus en plus dans cette ruelle. Je criais. Je pleurais. Je craquais. Jamais je n'avais dit ces choses à hautes voix, j'avais peur de les entendre, mais on m'avait mis face à un... une chose impossible pour moi de croire. Les légendes étaient vraies, je n'étais même pas un grain de sable dans ce rouage de la vie. Tout était plus grand que je ne l'aurais pensé.

- Vous êtes là, comme si ce que vous avez fait été excusable, mais vous savez ce qu'on ressent ? Je ne vous voulais aucun mal ! Je voulais avoir une vie différente, pensant qu'aider les autres m'aiderait, mais vous...vous... Et vous voulez me connaitre ? Me rassurer ? Vous êtes une abomination de la nature !

Je voulais bouger, je ne pouvais pas, ce qui m'énerva encore plus. Jamais, ô grand jamais je ne m'étais énervé, encore moins de la sorte. J'avais juste besoin de sortir toute cette rage, cette incompréhension qui été mienne.

- Et arrêtez ça et laissez-moi bouger... Vous...Vous êtes un monstre ! Vous usez de... ces choses contre moi... Vous savez ce que c'est que d'être un pantin dans les mains de quelqu'un ? Vous savez ce que c'est que de répugner à vivre ? De sentir que la vie nous échappe mais qu'au lieu de mourir, on vous fait souffrir comme si vous n'étiez rien ?! Je ne suis pas un punching-ball, je ne suis pas votre poche de sang !

Les larmes inondaient mon visage à mesure que mon cœur parlé. Il ne devait rien comprendre, il ne pouvait pas. Pourtant, même si mon cœur s'emballait comme jamais, croyant presque qu'il finirait par s'arrêter pour avoir trop battu, je me sentais mieux. Une part de moi tait plus sereine, pourtant, trop fière à l'instant pour l'avouer, je continuais à déverser mon venin envers lui. Je ne pouvais pardonner, je ne pouvais cautionner et je n'arrivais pas à comprendre. Il y avait trop d'inconnu dans cette équation, pourtant, j'avais l'impression qu'il s'en voulait. Qu'une part de lui répugné à m'avoir fait ça, comme s'il était presque obligé. Après tout, c'est ce qu'il m'avait dit.
Il avait caressé ma joue, comme un geste tendre. Il s'était excusé, il n'allait plus me toucher... Pourtant, tout ça, je ne voulais pas le croire, je ne pouvais pas. Oui, je n'avais jamais entendu ça de la part de mon père, de mon géniteur, mais je sais qu'à chaque fois, il recommençait, comme si je n'étais qu'un jouet et je pensais que partir loin de mon pays m'aiderait.

- Un peu perdu pied... C'est ça alors ? Je ne suis qu'une erreur dans votre parcours et tant pis si ça réveille d'autres souffrances ? Tant pis pour moi, c'est ça ? Oh mais non, suis-je bête, je n'ai pas eu mal, n'est-ce pas. Ça vous fait du bien de savoir que je n'ai pas eu mal ? Et bien rassurez-vous, mon corps n'a pas mal, mais vous venez... Comment avez-vous pu...

Après un laïus qui m'étonna moi-même, alors que d'une certaine manière, j'avais perdu pieds aussi, insultant et hurlant sur la personne en face de moi, je me tus. Je fermais les yeux, tentant de calmer mon pauvre cœur affolait, étonnée qu'il est tenu le coup. A cet instant précis, je compris l'ampleur de ma douleur, de ma peur. Ce monde me faisait peur, à cause d'une seule personne. Je ne sais pas, si, je n'avais pas autant subit, si j'aurais bien réagis à ce que ce Tennessee venait de me faire. Je sentais mon cœur explosait tant je me rendais compte que même mon départ d'Irlande n'avait changé en rien ce que je pouvais ressentir. J'étais brisée. J'avais remarqué ce point avec Slade. Une personne adorable que j'avais par beaucoup de fois envoyé sur les roses. Et je n'avais aucune compassion pour la gêne que ressentais ce vampire. Je comprenais aussi à quel point j'étais seule et perdue. Que j'enviais ces femmes que l'on aimait, que l'on prenait dans les bras, choses que j'avais connu, deux ans dans ma vie et que j'avais fuis. La fuite... Mon cœur aurait dû se calmer, mais ce que j'avais tut, continuait dans ma tête et mon corps résonnait de cette douleur. J'étais en état de choc, où une des variantes, je sentais ma tête me tournait, j'avais expulsé plus de 20 ans de peur, de rage, j'avais hurlé comme jamais, mon corps en était lui-même étonné.
J’étais surprise d’avoir une telle force dans la voix, étonnée d’entendre mon bel accent natif écorché par la rage. Je m’étais promis de ne jamais crier, de ne pas m’énerver, de ne jamais faire comme mon géniteur, à cet instant, c’était loupé. Si j’avais pu, aurais-je frappé moi aussi ? Rien n’en est moins sûr. Etonnée, mais répugnée. Un léger souffle passa ma voix, comme un appel au secours, comme une aide prononcée dans un prénom.
- Donna…




 
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MessageSujet: Re: Please, don't hurt me. - Tennesse   Jeu 14 Juil - 22:47





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₪Le jeune vampire faisait son possible pour la détendre, essayer de la rassurer. Il ne voulait pas qu’elle en reparte traumatisée ou même, simplement choquée. Malheureusement, il semblait avoir complètement échoué.

- Pourquoi vous ne pouvez pas me tuer ?! Parce que vous pensez, tous, que la souffrance est bénéfique à la mort ? Vous vous trompez, tous autant que vous êtes ! J'en ai assez d'être un substitut, je veux que l'on me laisse en paix où que l'on mette fin à mes souffrances !

Tennessee fut tellement surpris de sa réaction qu’il recula d’un pas. Il ne comprenait pas grand-chose mais avait l’impression qu’il allait beaucoup plus sur la gueule et, son intuition était la bonne. La jeune fille criait et pleurait, effrayant le vampire qui ne savait pas quoi dire ou quoi faire.

- Vous êtes là, comme si ce que vous avez fait été excusable, mais vous savez ce qu'on ressent ? Je ne vous voulais aucun mal ! Je voulais avoir une vie différente, pensant qu'aider les autres m'aiderait, mais vous...vous... Et vous voulez me connaitre ? Me rassurer ? Vous êtes une abomination de la nature !

Les larmes montèrent également aux yeux du bébé vampire. La culpabilité avec laquelle il avait essayé de négocier le prenait à la gorge. Oui, il savait ce que ça faisait mais, il n’avait pas d’autre choix. Pourtant, il pensait avoir bien fait les choses, ne pas lui avoir fait mal ni fait peur. Mais, visiblement, il s’était complètement planté. Le terme « abomination de la nature » lui faisait atrocement mal.

- Et arrêtez ça et laissez-moi bouger... Vous...Vous êtes un monstre ! Vous usez de... ces choses contre moi... Vous savez ce que c'est que d'être un pantin dans les mains de quelqu'un ? Vous savez ce que c'est que de répugner à vivre ? De sentir que la vie nous échappe mais qu'au lieu de mourir, on vous fait souffrir comme si vous n'étiez rien ?! Je ne suis pas un punching-ball, je ne suis pas votre poche de sang !

Tennessee n’avait plus rien à dire. D’ailleurs, même s’il avait voulu parler, il n’aurait pas pu. Sa gorge était serrée et les larmes qui coulaient sur son visage donnaient l’impression que c’était lui la victime de l’histoire. Des souvenirs douloureux revinrent à son esprit, défilant devant ses yeux, les deux hommes qu’il avait tué durant les premiers jours de sa transformation. La situation était la même. Bien que la jeune fille était toujours bel et bien vivante, il avait encore fait du mal à quelqu’un parce qu’il était tout simplement incapable de se contrôler.

- Un peu perdu pied... C'est ça alors ? Je ne suis qu'une erreur dans votre parcours et tant pis si ça réveille d'autres souffrances ? Tant pis pour moi, c'est ça ? Oh mais non, suis-je bête, je n'ai pas eu mal, n'est-ce pas. Ça vous fait du bien de savoir que je n'ai pas eu mal ? Et bien rassurez-vous, mon corps n'a pas mal, mais vous venez... Comment avez-vous pu...

Tennessee baissa la tête, coupable, désolé. Lui qui n’avait aucune mauvaise intention se sentait horriblement coupable. Elle lui balançait à la gueule tout ce qu’il essayait d’oublier. Mais, désormais, il n’était qu’un vampire, condamné à faire du mal à tous ceux qui croiseraient son chemin. Un monstre, une abomination. Les larmes coulaient également sur son visage. Le pauvre New-Yorkais se sentait horriblement mal. Il n’était pas fait pour ça, pour tout ce sang, cette horreur, ces problèmes. Encore une fois, il regrettait sa maison à New York, ses parents, sa fac, sa vie humaine, innocente, loin de toutes ces terreurs surnaturelles.

Pourtant, il pensait avoir progressé, Enzo le lui avait dit, il l’avait cru. En l’hypnotisant et en la mordant doucement, il croyait avoir bien fait, s’être rapproché un peu plus de son humanité perdue. Mais, il s’était trompé, leurré, désillusionné.

- Donna…

Le bébé vampire releva les yeux, timide. Visiblement, elle avait expulsé d’un coup toute sa haine sur lui. Mais, c’était totalement vrai. Il resta silencieux, essuyant ses propres larmes, ayant bien compris qu’il n’avait plus intérêt à la toucher. Malheureusement, il ne pouvait pas la laisser comme ça, au courant de tout. Surtout qu’elle n’avait pas l’air très coopérative. Sans doute était-il plus simple et plus respectueux de l’hypnotiser pour qu’elle oublie cette morsure si traumatisante.

Le vampire la fixa donc de nouveau, son regard mordoré brillant par les dernières larmes qui s’accumulaient au bord de ses rétines.

« Tu peux bouger, aller où tu veux. Tu vas juste oublie tout ça, la discussion, la morsure. Je suis désolé … »

Une fois certain de ne pas avoir échoué, il baissa de nouveau la tête, les mains dans les poches et marcha vers la sortie de cette ruelle. Tennessee devait s’éloigner d’ici, rentrer chez lui et se blottir dans les bras d’Enzo en espérant qu’il trouverait les mots pour le rassurer.


 
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