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 Hunting is a delicate thing. (ft Keith)

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MessageSujet: Hunting is a delicate thing. (ft Keith)   Ven 15 Avr - 19:55


hunting is a delicate thing, my dear.
Depuis un certain temps, une impression revenait sans cesse dans l'esprit de Keira, et pas des moindres : Elle recommençait la vie qu'elle avait tant cherché à fuir. On pouvait assimiler ça à un héritage trop lourd à porter. Même si cela ne s'était pas présenté comme tel pour elle, au départ. En effet, plus jeune, peut-être même trop jeune, elle connaissait déjà les grandes lignes de son héritage familial paternel. Enfant qu'elle était alors, elle assimilait ça dans un paysage manichéen : Son père, ses ancêtres, ses collègues, étaient les gentils, tandis que les autres, les monstres, les vampires, n'étaient que des abominations à éliminer, les grands méchants. Elle ne saisissait pas encore la complexité de la situation, et la voyait à travers ses yeux d'enfant. Comme beaucoup d'enfants avant elle, la jeune fille avait recherché l'approbation de son entourage, en s'investissant dans l'activité familiale. A ce moment-là, cela lui plaisait assez : Elle passait du temps avec son frère, qui l'aidait à s'exercer, discernait l'approbation dans les yeux de son père et du reste de leur cercle, et apprenait des choses afin de devenir une sorte d'héroïne – Du moins, c'était ce qu'elle imaginait. Keira n'avait jamais rêvé d'être une princesse, mais d'être une héroïne. Quelqu'un d'exceptionnel. De grand.

Du haut de son jeune âge, elle s'avérait facilement influençable, si bien qu'elle avait été endoctrinée par les pensées qu'on voulait lui transmettre. Ainsi, elle avait été conditionnée, tout au long de sa vie, à penser de telle manière.  Ce résultat a été longtemps stable, sans le moindre signe de doute. Cependant, en grandissant, les choses s'étaient rapidement compliqué. Lorsqu'on grandit, on comprend plus facilement certaines choses, on visualise plus loin, on commence à analyser, à chercher à se faire sa propre opinion, à élaborer des jugements critiques. Keira ne faisait pas exception. Le moment qui lui servit d'électrochoc s'était produit autour de ses seize ans. Son premier meurtre. Ou plutôt, un simple abattage, puisqu'elle s'était contentée de presser la détente. Ce jour-là, elle avait vu l'étincelle de vie s'éteindre dans le regard de quelqu'un. Et elle en était la cause. Cet événement la bouleversa beaucoup plus que ce qu'elle aurait jamais imaginé.  Par la suite, les événements qui se produisirent eurent pour avantage de l'éloigner de ce monde. Les examens, l'entrée à l'université, l'ouverture au monde, littéralement. Si, au lycée, elle avait préféré rester dans sa bulle, ce fut complètement différent en intégrant une école supérieure. Entamant un cursus de médecine, elle ne pouvait se permettre de balancer entre deux univers. Si bien qu'on la laissa de côté, à son grand soulagement, qu'elle n'admit jamais.

Pourtant, le temps nous rattrapait toujours. On ne pouvait pas échapper éternellement à ce qu'on essayait de fuir. C'était inévitable. La transformation de son mari, en vampire, avait encore une fois, bouleversé son petit monde, et à plusieurs niveaux. On lui avait posé un ultimatum : S'en débarrasser, soit on s'en chargeait pour elle, et elle ne reverrait plus jamais ses enfants. Le choix fut fait, bien que douloureux. Suite à cela, on attendait d'elle certaines choses. Qu'elle continue sur sa lancée, comme l'aurait fait son frère, s'il était encore là – Rôle qu'elle avait dû assumé dès lors. D'une certaine manière, elle s'en servait comme décompresseur. Comme distraction. Si l'entraînement lui avait longtemps permis de se défouler, aujourd'hui, c'était le terrain qui l'y aidait. Même si l'entraînement bénéficiait de ce même avantage, mais il demeurait différent. En un sens, ce n'était pas comparable. Pour plusieurs raisons. Ce fut cette pensée qui traversa l'esprit de Keira, alors qu'elle avançait prudemment. La jeune femme avait traqué ce vampire un petit temps, puis l'avait localisé dans un bar, et s'était empressée de le suivre, tout en gardant une distance de sécurité. Elle avait fait semblant d'être une simple cliente, l'épiant, l'étudiant, essayant de noter tout ce qui pouvait lui être utile. Au bout d'un temps jugé interminable, il finit par s'esquiver. Après quelques secondes, elle le suivit, se faisant aussi discrète que possible. La nuit était tombée. En sortant du bar, dont elle ignorait le nom, elle perçut au loin le bruit d'un klaxon. Elle fut un instant surprise par la brise soudaine, avant de tourner dans la ruelle adjacente. Cette fois-ci, sa surprise fut décuplée au centuple. Deux silhouettes semblaient en être venus aux mains. Masculines. Le temps de froncer les sourcils, à la lumière terne d'un éclairage public, elle discerna les traits du visage de l'un de ses opposants. Son vampire. Il semblerait que quelqu'un avait décidé de s'occuper de sa proie avant qu'elle ne puisse saisir l'occasion. Un cri lui parvint aux oreilles : Il s'agissait de l'opposant au vampire en question. La suite se déroula presque mécaniquement. Durant leur affrontement, elle en avait profité pour se glisser derrière le vampire, alors qu'il se réjouissait d'avoir porté un coup à son adversaire. Il semblait avoir été blessé également, mais cela cicatrisait déjà. Keira, saisie d'un poignard, dans son dos, le lui planta dans le coin de la nuque. Elle ignorait tout ce qui se passait, se concentrant uniquement sur ce qu'elle avait à faire. Le vampire tomba à genoux ; elle n'eut qu'à se déplacer de quelques centimètres afin de pouvoir le viser et lui planter un pieu dans le cœur aussi vite que possible. Keira ne relâcha pas sa prise et dut attendre de le voir expirer pour se reculer (presque) sereine. Jetant un coup d'oeil sur l'inconnu, elle se rendit à l'évidence : Il ne s'agissait probablement pas d'un surnaturel, la cicatrisation aurait déjà été entamée. A moins qu'il ne soit sorcier. Dans tous les cas, il y avait de grandes chances pour qu'elle soit face à un humain. La pénombre environnante et la gêne de la situation l'empêchèrent de poursuivre son analyse, mais elle nota la présence d'une arme. Chasseur ? Inconnu, alors. Il ne lui disait rien, du moins, de ce qu'elle arrivait à voir. Qu'il soit l'un, ou l'autre, ou aucun des deux, la situation restait la même. « Ma voiture n'est pas loin » entama-t-elle comme amorce, de sa voix neutre, qui ne laissait pas entendre la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient (Exposés comme ils étaient, un cadavre de vampire sur les bras, il manquerait plus qu'un témoin ne se rajoute à l'équation et ils devraient faire face à un énorme problème). Ils devaient se hâter de partir d'ici, mais la blessure de son interlocuteur n'allait pas passer inaperçu. Elle s'abaissa à son niveau, jeta un bref coup d'oeil et le regarda dans les yeux : « Il vaudrait mieux que vous veniez avec moi. Je suis médecin, il faut s'occuper de ça rapidement » Face à son scepticisme évident, un sourire ironique fit son apparition sur son visage : « A moins que vous ne teniez à être interrogé à l'hopital, notamment sur la provenance de votre blessure ? ».
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MessageSujet: Re: Hunting is a delicate thing. (ft Keith)   Dim 17 Avr - 23:33



Hunting is a delicate thing.
Keith × Keira
S'il y avait bien une chose que Keith pouvait affirmer à contre-cœur, c'est qu'il devenait difficile de rencontrer une belle jeune femme qui ne soit pas vampire dans la jolie petite ville qu'est Mystic Falls. La deuxième en deux semaine qui finissait dans son lit et tentait de le bouffer au passage. Par chance, il avait toujours un poignard sous l'oreiller droit, et un pieu sous le gauche. Il ne prit pas plus d'une seconde pour sortir l'arme en bois après avoir vu les petites veines noires apparaître sur le visage de sa conquête d'une nuit. Malheureusement pour la jolie rousse, la pénombre n'avait pas suffit à dissimuler ce détail si vite perçu par notre chasseur entraîné. Le poing serré autour du pieu, il vint le planter dans le dos de la rousse qui se redressa dans un cri de douleur. Il suivit le mouvement, en retirant le morceau de bois du dos de la vampire afin de le lui planter dans la poitrine, à peine deux centimètres à la droite du cœur. Il ouvrit sa table de nuit, prit une seringue de verveine et en injecta le contenu dans la carotide de la jeune femme qui ferma les yeux et partit dans un profond sommeil.

Le blond soupira, sortit du lit, et tira la buveuse de sang par un bras, la laissant heurter le sol violemment. On pouvait entendre ce bruit caractéristique de la chaire ensanglantée glissant sur le parquet à travers la maison. En quelques secondes, elle était attachée à une table d'opération froide et métallique dans une pièce bien spécifique. Keith prit une aiguille et une poche emplie d'un liquide jaunâtre transparent et l'utilisa en perfusion sur la vampire.

- Ça devrait te maintenir endormie pendant quelques heures. C'est triste, t'étais pas mauvaise au plumard.

Il enfila un caleçon et quitta la pièce. Alors qu'il s'apprêtait à aller finir sa nuit, il entendit un bruit venir de la cuisine. Un bruit de verre cassé. Il cessa tout mouvement afin de s'assurer que ce son n'était pas le fruit de son imagination, et la répétition de celui-ci confirma qu'ils n'étaient pas que deux dans cette maison. Le mécanicien empoigna son pistolet armé de balles de bois et avança dans le couloir, silencieusement. Il espérait ne pas se retrouver à se battre au corps à corps, la tenue n'étant pas vraiment appropriée. Cinq mètres plus loin, il entra dans la cuisine et découvrit une jeune femme, allongée sur le sol, en larmes. Elle se tenait la gorge et bien que la pièce n'était éclairée que par la lumière de la lune, Keith remarqua qu'un liquide sombre tâchait sa peau et ses vêtements. Il s'approcha, prit un torchon au passage et vint l'appuyer contre la blessure de la blonde qui essayait de parler mais n'y parvenait pas, la panique devait bloquer tout son naissant... ou peut-être était-ce l’hémorragie interne.

Il regarda la porte ouverte et le verre étalé sur le sol et comprit que l'attaquant ne pouvait être humain.

- Appuis bien, il faut stopper l'hémorragie.

Il se releva et courut jusqu'à la pièce dans laquelle il avait laissé la rousse et tout le matériel qu'il comptait utiliser sur elle sous peu. Il enfila des vêtements, une veste en cuir et prit plusieurs armes, ainsi qu'un bandages et d'autres produits de premier secours. Le chasseur retourna rapidement à la cuisine et retira le torchon de la plaie mais il était clair que la jeune femme n'allait pas pouvoir s'en sortir, il ne s'agissait pas d'une blessure superficielle qui ne laisserait qu'une vilaine cicatrice. La blonde baignait dans son sang, et n'en avait plus pour bien longtemps. Il s'assit à côté d'elle et tenta de la rassurer comme il le pouvait, caressant ses cheveux, lui tenant la main. Keith jetait furtivement des petits regards vers l'extérieur quand il vit une silhouette dans l'allée, à plusieurs mètres de là. Sentant les doigts de la jeune femme relâcher les siens, il se releva, l'arme au poing, et rejoint le vampire, la respiration accélérée par la colère.

L'homme recula de quelques pas et entra dans une impasse. Comme si cela allait arrêter le chasseur. Il le suivit, prêt à tirer à l'instant même où il verrait sa proie. Ce qu'il fit... Malheureusement, le monstre esquiva le tir et projeta Keith contre une voiture dont l'alarme se déclencha. Le chasseur grimaça en retirant le grand morceau de verre planté dans son épaule. Il se redressa devant un vampire souriant. Il fit craquer les os de son dos et reprit son souffle.

- Vous chassez en meute maintenant ? Je pense pouvoir dire sans me tromper que la jolie rousse actuellement dans mon laboratoire est une de tes proches, ou tu ne serais pas resté si longtemps devant ma porte d'entrée alors que tu n'avais aucune chance de récupérer la jeune femme innocente qui s'est noyée dans son sang sur le sol de ma cuisine. Alors, c'était quoi le plan ? M'attirer dehors, me tuer dans l'impasse, entrer chez moi et récupérer ta.. sœur ?

Il vit à la disparition du sourire sur le visage de l'homme face à lui qu'il ne s'était pas trompé dans sa petite analyse. Keith sentit à son tour ses lèvres s'étirer en voyant qu'il avait touché une corde sensible.

- Désolé, mais ça n'arrivera pas ce soir

Il vit le suceur de sang s'approcher de lui en rage, sortit le pieu qu'il cachait derrière son dos et le planta dans la gorge du vampire, à l'exact même endroit où celui-ci avait attaqué sa proie. Il le retira et fut poussé contre le mur, ouvrant un peu plus la blessure qu'il avait à l'épaule. Avant qu'il ne réagisse, l'homme était tombé à genoux, et en une seconde, achevé sur le sol, les veines grisâtres apparaissant sur son visage dans un bruit magique qu'il avait entendu de nombreuses fois maintenant. Une jeune femme, brune s'approcha.

- Ma voiture n'est pas loin.

Keith ne savait pas comment réagir, sonné par le choc ressenti par la totalité de son corps contre le mur de briques, mais également par l'incompréhension.

- Il vaudrait mieux que vous veniez avec moi. Je suis médecin, il faut s'occuper de ça rapidement. A moins que vous ne teniez à être interrogé à l'hôpital, notamment sur la provenance de votre blessure ?

Il était réticent à l'idée de devoir suivre cette jeune femme inconnue, mais savait pertinemment qu'une blessure à l'omoplate serait difficile à soigner par ses propres moyens. Il se redressa, et regarda le cadavre du vampire à ses pieds.

- J'allais le tuer. Je voulais le tuer.

Il s'abaissa pour ramasser son arme et décida de suivre la brune, gardant tout de même son pistolet à la main, prêt à réagir en cas de problème engendré par sa sauveuse, ou par un troisième membre du club des morts-vivants qui traînerait dans les passages. Ils rejoignirent la voiture du médecin et il s'assit sur le rebord du trottoir pendant que la jeune femme préparait ses affaires. Un tas de questions trottaient dans sa tête, qui était cette personne ? Pourquoi l'avait-elle aidé ? Est-elle aussi partisane de la chasse aux vampires ? Il baissa la tête une minute et ferma les yeux, tentant d'évacuer la rage de son esprit.

- Le cadavre de sa dernière victime gît encore à côté de mon four, actuellement.
Codage par Emi Burton
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MessageSujet: Re: Hunting is a delicate thing. (ft Keith)   Lun 30 Mai - 23:35


hunting is a delicate thing, my dear.
Keira n'était pas suffisamment idiote pour croire que son interlocuteur allait lui faire confiance. Quelque chose lui disait qu'il était méfiant ; ce qui était une bonne chose. Il valait mieux être trop prudent que pas assez. Par la même occasion, notamment, il était préférable de ne pas accorder sa confiance trop tôt. Après tout, les apparences s'avéraient bien trompeuses. Keira était bien placée pour le savoir. Dans la situation inverse, elle aurait probablement refusé. Par méfiance, par orgueil. Surtout par méfiance. Après tout, la jeune femme avait très vite appris à ne jamais accorder sa confiance ou son affection trop facilement. Elle s'attachait rarement aux gens. Il était nécessaire d'entretenir des rapports depuis un certain temps avant que la confiance ne s'installe, qu'elle baisse ses barrières. Même dans ce cas, cela dépendait. De la personne. De leur relation. Chaque relation, comme chaque personne, se révélait différente des autres.

Son interlocuteur se redressa légèrement. Sa blessure méritait de l'attention, elle ne semblait pas bénigne, la douleur devait bien être réelle. Il se mit à observer le cadavre, comme s'il ne croyait pas à sa mort. « J'allais le tuer. Je voulais le tuer. » Oh, elle le croyait sur parole. Ce qu'elle avait entraperçu laissait clairement entendre ses intentions lors de leur affrontement. Etait-il froissé de ne pas y être parvenu ? D'avoir eu besoin d'une intervention extérieure pour régler le problème ? Si c'était le cas, elle espérait qu'il n'était pas le genre à prendre mal le fait d'être tiré du pétrin par une femme. A choisir, elle préférait éviter de tomber sur un idiot. Dans tous les cas, il semblait être un chasseur, plus ou moins expérimenté. Keira supposa qu'il exerçait son activité en solitaire. Son visage ne lui disait absolument rien. Pourtant, elle en avait vu, au cours de sa vie. Peut-être que son nom lui dirait quelque chose, mais elle ne tenait pas à le lui demander maintenant. Leurs priorités étaient évidentes.

Finalement, il se résigna à la suivre, sans toutefois oublier de prendre son arme. Keira établissait déjà la liste de ce dont elle croyait avoir besoin. Il leur fallait également nettoyer derrière eux ; le corps ne pouvait pas rester là. La discrétion était un maître mot, dans leur « profession ». Si on pouvait utiliser un terme pareil. Alors qu'il s'assit sur le trottoir, Keira s'installa dans sa voiture et s'empara de son matériel, qu'elle gardait toujours près d'elle. Elle s'en empara et sortit du véhicule, le contournant pour rejoindre son... « patient » ? « collègue » ? Elle s'assit juste derrière lui. Ce qu'il lui dit lui fit suspendre son geste. Un cadavre. Keira avait beau essayer de garder une certaine distance, elle ne pouvait s'empêcher de rester … humaine. Dans ces moments-là, elle se rappelait pourquoi elle agissait ça. Pourquoi ils agissaient ainsi. Cela accordait une certaine justification à leurs actes. De ce point de vue, c'était amplement justifié. Toutefois, Keira était consciente que la réalité n'était pas aussi simple. Elle essaya d'adopter une voix neutre en lui demandant de retirer sa veste. Une fois cela fait, elle prépara ce dont elle avait besoin. Toutefois, ses paroles lui revenaient à l'esprit. Il était devenu inutile de se torturer l'esprit avec des questions telles que « Si cela s'était passé comme ça, est-ce que j'aurais pu changer les choses ? ». En suivant ce genre de raisonnement, on pouvait rapidement tomber dans la dépression. « C'est facile à dire, et ça ne vous réconfortera sûrement pas, mais vous n'auriez probablement rien pu faire » Cela se devinait aisément, Keira était tout bonnement incapable de réconforter correctement quelqu'un. Il en avait toujours été ainsi. Ce trait ne s'améliorait guère avec le temps, malheureusement.

Sans plus de cérémonie, elle commença à le soigner, adoptant un comportement professionnel, lui donnant un semblant de distance avec les événements. Elle agissait en silence, concentrée dans ce qu'elle faisait, même si ce genre d'intervention n'avait rien de compliqué pour elle, désormais. Ses gestes devenaient mécaniques, habituels. « Il faudra ... nettoyer, derrière nous » Elle détestait ce mot. La discrétion. Personne ne devait mettre la main dessus et se poser des questions. A force, cela commençait à devenir une routine. Une routine morbide. Elle ressentit le besoin de calmer ce vide. « Cela fait longtemps que vous êtes un chasseur ? » demanda-t-elle, tout en continuant ce qu'elle faisait, toujours aussi concentrée. « Vous n'êtes pas obligé de me répondre » S'il préférait se taire et garder ses distances, c'était son choix, et elle le respecterait.
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MessageSujet: Re: Hunting is a delicate thing. (ft Keith)   Sam 9 Juil - 19:17



Hunting is a delicate thing.
Keith × Keira
Keith commençait à se faire une idée de la jeune femme qui lui était venue en aide. Il n'avait toujours pas confiance en cette personne, mais il commençait à comprendre que serrer son arme entre ses doigts de la sorte n'était pas vraiment nécessaire. Il relâcha légèrement la pression sur son pistolet et retira sa veste afin de laisser le médecin opérer.

- C'est facile à dire, et ça ne vous réconfortera sûrement pas, mais vous n'auriez probablement rien pu faire.

Le chasseur ne répondit pas. Il savait que ce n'était pas vrai, on peut toujours faire quelque chose. Il aurait pu aller prendre du sang à la vampire prisonnière derrière son garage, et le faire boire à la victime, mais l'idée ne lui était même pas passée par la tête. De toute manière, user de ces créatures que l'on veut pourchasser lorsque nous en avons besoin, ce n'est pas quelque chose qu'il approuvait. Mais en soit, il aurait pu le faire. Toutefois, il comprenait ce qui avait poussé la brune à dire ce genre de choses, c'était probablement dans le but de lui apporter un sorte de réconfort. Bien entendu, ça n'avait pas fonctionné, mais il n'allait pas faire de réflexion à ce sujet.

Il sentait chaque mouvement effectué sur sa plaie mais grimaçait à peine, toujours concentré sur l'image de la fille morte dans sa cuisine, et sur comment il allait faire payer la suceuse de sang immobilisée sur sa table d'opération. Sa contribution à la science et aux expériences menées par Augustine ne le préoccupait pas, seulement sa petite vengeance personnelle. Ce n'était pas inhabituel chez le mécanicien.

- Il faudra... nettoyer, derrière nous.
- Oui, et il faudra le faire rapidement, le jour ne va pas tarder à se lever. Je m'en occuperai si vous le souhaitez.

Il ne souhaitait pas qu'une personne totalement inconnue s'introduise chez lui et découvre son laboratoire personnel. Tous les chasseurs n'étaient pas en faveur des recherches effectuées par Augustine. Un court silence gênant s'installa, mais la brune s'empressa de le combler. Keith n'était pas réellement d'humeur à discuter, il aurait même aimé garder ses lèvres scellées et rentrer nettoyer ce carnage, mais son médecin improvisé n'avait pas terminé de le soigner, et il voulait garder un minimum de bonnes manières.

- Cela fait longtemps que vous êtes un chasseur ? Vous n'êtes pas obligé de me répondre.
- Disons que j'ai commencé à y consacrer ma vie il y a quelques années. Je ne les ai pas réellement comptées, ce n'est pas une activité qui me donne envie de faire des croix sur le calendrier. Ma haine envers les créatures de cette espèce remonte à mon vingt-deuxième anniversaire, mon pire cauchemar est devenu réalité. Il ne m'a en réalité pas fallu beaucoup de temps pour reprendre du poil de la bête. Des mois d'entraînement plus tard, j'ai commencé à chasser.

Il se repassait une grande partie de ses souvenirs, et tentait au même moment de les faire taire et disparaître. Très clairement, l'homme ne souhaitait pas continuer de raconter sa vie. Il laissa quelques secondes de blanc dans la conversation avant de faire ce que les bonnes manières exigeaient : s'intéresser à son interlocuteur. Alors que l'aiguille traversait sa peau d'un côté et de l'autre de sa plaie, il reprit la parole.

- Et vous ? Car je pense pouvoir dire sans me tromper que vous ne vous contentez pas de venir en aide aux chasseurs dans le pétrin, si ?

Il essaya de détendre le bras endommagé par la blessure et laissa sa main se poser sur le macadam.

- Vous êtes médecin professionnel ?
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MessageSujet: Re: Hunting is a delicate thing. (ft Keith)   Lun 18 Juil - 11:07


Keira ne reçut aucune réponse à sa première prise de parole. Ce qui se révélait sans incident puisqu'elle n'attendait rien. Elle était consciente elle-même de son incapacité à réconforter qui que ce soit. Cela avait toujours été. Bien évidemment, mentir était l'un de ses nombreux atouts. Elle était une excellente menteuse. La jeune femme pouvait faire semblant toute une soirée d'exceller dans les relations humaines, répétait les mots adéquats. En réalité, elle ignorait tout cela. Jeune, elle n'avait jamais eu l'occasion d'être invitée aux soirées, de traîner quelque part avec des personnes de son âge. Keira produisait le strict minimum question efforts de sociabilité au cours de sa scolarité. Cela suffisait pour qu'on la laisse tranquille, bien que rien ni personne ne pouvait retenir les gens de médiser sur son compte. On l'avait souvent qualifiée d'hautaine, quelque part, cette analyse s'avérait véridique. Elle préférait qu'on la considère ainsi plutôt qu'on sache la vérité.

Finalement, son patient improvisé l'approuva : Il fallait nettoyer derrière eux. Il se proposait à la tâche. Elle se contenta d'approuver silencieusement, se doutant que l'absence d'un « Oh je vous aiderais » l’aiguillerait sur sa réponse. Keira s'était toujours montrée économe en paroles, ne parlant jamais pour ne rien dire. Du moins, elle détestait le faire. Tout comme se montrer généreuse sans contrepartie. Elle estimait que lui avoir plus ou moins sauvé la vie et soigné était suffisant, niveau solidarité entre chasseur. Qui plus est, plus vite elle était rentrée, mieux c'était. Ces derniers mois, elle manquait réellement de temps libre. Tant mieux, quelque part, cela l'empêchait de trop penser.

Le silence qui s'ensuivit ne la gênait pas outre mesure. Les silences ne l'avaient jamais dérangée, au contraire. Elle trouvait cela reposant, par moment. Elle ne se sentait pas mal à l'aise dans ces cas-là. Seulement, elle devait admettre que la curiosité la poussa à interroger son interlocuteur. Elle ne le reconnaissait pas et estimait qu'il valait mieux connaître les chasseurs qui sévissaient dans la zone. Toutefois, ce n'était pas le genre à se vexer s'il ne répondait pas. Chacun avait ses secrets. Pourtant, il lui répondit. Ce n'était pas un novice ; il exerçait cette activité depuis quelques années déjà. Il n'appartenait pas à une famille de chasseur, il s'agissait d'un particulier. Il disait que lorsque son « pire cauchemar » s'était réalisé il avait trouvé la motivation pour devenir un chasseur. Cela ne devait pas être n'importe quoi. Néanmoins, à aucun moment elle ne songea à l'interroger sur la question. S'il ne l'avait pas dit, c'était qu'il ne comptait pas se confier. De plus, elle ne s'attendait pas à échanger des confidences larmoyantes. Mais elle comprenait que les vampires engendraient des dégâts irréparables. Depuis toujours, on le lui avait dit. Mais s'en rendre compte par soi-même, c'était autre chose. Certes, il y avait des exceptions. Mais la jeune femme avait sérieusement du mal à croire qu'un vampire n'ait jamais tué, ne serait-ce qu'une seule fois. Tous était victime de leur nature. Certains ne prenaient même pas conscience de ce qu'impliquait leurs actes. Instantanément, l'image de son frère ressurgit dans son esprit. Et des questions, toujours des questions sans réponse. En y repensant, elle se rappelait pourquoi elle s'était entraînée avec autant d'acharnement. Elle s'obligea à repousser ces souvenirs. Et se concentra de nouveau.

« Et vous ? Car je pense pouvoir dire sans me tromper que vous ne vous contentez pas de venir en aide aux chasseurs dans le pétrin, si ? » Avant qu'elle ne puisse répondre, il détendit son bras blessé. «  Vous êtes médecin professionnel ? » « Exact » répondit-elle presque du tac au tac. Fort heureusement, elle avait bientôt terminé ce qu'elle était en train de faire. Elle mit quelques secondes à poursuivre : « Et pour répondre à votre première question, disons simplement que je savais que je deviendrais une chasseuse avant même de savoir que je voulais devenir médecin ». Ignorant qui il était, elle ne tenait pas spécialement à faire savoir qu'elle descendait d'une famille de chasseurs – et que ce nom de famille n'était pas inconnu pour tout le monde. Avoir un père gouverneur n'était pas ce qu'il y avait de plus discret. Son interlocuteur pouvait en déduire ce qu'il voulait : Qu'elle avait côtoyé des chasseurs dans son enfance et son adolescence et qu'elle avait été entraînée, ou qu'elle avait connu un drame en lien avec les vampires tôt dans sa vie. Dans les deux cas, il serait dans le vrai. Ce qui voulait dire qu'elle avait plusieurs années d'activité derrière elle. Mais ce n'était pas une compétition, après tout. Ils faisaient juste la même chose, cela suffisait amplement et il n'y avait rien à savoir d'autre.
Juste après, elle commença à remballer son matériel et lui indiqua deux trois choses à propos de sa blessure. Une fois rangé, elle le remit dans sa voiture, claqua la portière et se retourna vers lui. Sa carrure ne l'étonnait pas – elle en avait vu des chasseurs au cours de sa vie, certains pouvaient vraiment être assimilés à des armoires à glace. Si bien qu'elle était difficilement impressionnable. Mais elle devait admettre que pour un solitaire, il avait l'air de se débrouiller bien et il n'avait pas l'air d'être un idiot. On lui avait souvent rapporté que les chasseurs particuliers se montraient souvent imprudents et arrogants. Keira avait rarement eu l'occasion d'en rencontrer. « Vous tenez toujours à vous débrouiller seul pour le nettoyage ? » interrogea Keira sur un ton neutre. Elle savait qu'il pouvait se débrouiller tout seul, mais, tant qu'on y était ...
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