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 The last words

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Stiles Stilinski
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rust and stardust
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MessageSujet: The last words   Mar 29 Déc - 2:22

There's someone in my head but it's not me.Ce sera ma première entrée. Je ne sais pas combien il y en aura en tout, mais je veux juste laisser une preuve de ce que je vis. Je ne saurai même pas vous dire si ces mots sont les miens ou s’ils sont ceux d’une autre personne ; ce que je vis en ce moment défie même mes rêves les plus fous. Quoiqu’il en soit, il faut que j’écrive, et que je parle. Que je témoigne.
Si quelque chose devait m’arriver, je veux que ce journal soit une preuve. La preuve. Celle qui prouverait aux autres que j’ai tout tenté pour l’arrêter.
Arrêter les ténèbres.

L’eau est poisseuse. J’ai perdu quatre kilos. Je ressemblerais presque à un cadavre vivant. Je ne sais pas si je pourrai tenir encore longtemps avant de définitivement perdre la tête. J’ai l’impression de retourner trois ans en arrière. L’impression de retourner à ce que je vivais lorsque ma mère est morte. Je ne veux plus jamais vivre ça.

J’entends les voix. Elles n’ont jamais été si fortes. Je ne contrôle plus mes pouvoirs, si tant est que je les ai déjà contrôlé au moins une fois. Mais cette fois-ci, ça dépasse simplement la non-compréhension. Il m’arrive de me réveiller dans une chambre en désordre, ou encore de bouger des choses par la pensée sans même le vouloir. Devant tout le monde.

J’entends les voix. Je ne suis pas fou ; mais je les entends. Il n’y a jamais de silence. C’est comme un murmure, un minuscule murmure, que je n’arrive pas à ne pas entendre. Permanent. Comme une cicatrice. Il ne s’arrête jamais. Je ne comprends pas ce qu’il dit ; il parle bien trop faiblement. Je ne suis même pas sûr qu’il s’agisse de ma langue. Mais je l’entends, je peux le sentir. Je ne sais pas ce que je suis censé faire. Je ne veux plus les revoir, tous ces instruments, tous ces docteurs. Je ne veux plus.
J’ai peur.

Il y a trois ans, après la mort de ma mère, j’ai commencé à ressentir ces choses. J’ai été interné pendant trois mois.
C’est long, trois mois, surtout lorsque l’on se sait en bonne santé.
Je n’étais pas fou – elles étaient là, je pouvais les entendre. Clairement. Et rien ne pourra jamais me faire penser le contraire. Je n’ai pas été soigné : elles sont simplement parties… Pour mieux revenir plus tard.

Mais cette fois-ci, c’est différent.
Cette fois-ci, j’ai un but à réaliser. J’ai une vengeance à accomplir. Et j’ai besoin de pouvoir. J’ai besoin de me battre, et j’ai des gens à protéger.

Si vous lisez ça, je suis probablement mort, ou alors j’ai perdu toute forme d’humanité. Alors, s’il-vous-plaît, vous qui lisez ces lignes, exaucez mes dernières volontés.

Il n’existe aucun moyen de me soigner – je veux que vous me tuiez.
Et je veux que vous disiez à mon père et à mes amis que je les aime.
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MessageSujet: Re: The last words   Mar 29 Déc - 2:55

They were here when I expected nobody to come : that's reason enough to love them.Ceci sera ma deuxième entrée. Je ne sais pas si j’écrirai souvent, je suis le genre de personne à commencer quelque chose et à ne jamais la finir. Je ne sais même pas si c’est une question de motivation… Je crois que oui, sans en être tout à fait sûr.

Je voulais écrire quelque sur l’amitié, je crois.

Je ne sais pas quoi en dire.

J’ai eu peu d’amis. Très peu. Avant Mystic Falls, je m’étais toujours senti différent des autres. Je n’avais qu’une seule amie ; Melinda Hepburn. Elle me manque…
Maintenant que je suis à Mystic Falls, je me rends compte que la plupart des personnes que je rencontre sont tout à fait comme moi. Ils sont vrais ; ils existent. Quand je dis qu’ils sont comme moi, je ne parle pas du fait qu’ils soient des sorciers.
Je parle de ce qu’ils sont à l’intérieur, au plus profond d’eux-mêmes : des êtres humains.
Même les vampires et les loups-garous en sont. C’est pour ça qu’il m’est difficile de les haïr, alors même qu’ils sont des monstruosités. Ils pensent, réfléchissent, raisonnent, aiment, pleurent, crient. Ils sont comme moi.

Tu sais, journal, je crois que je pourrais être considéré comme quelqu’un de chanceux. En fait, je devrais être heureux, et sourire un peu plus. J’ai une belle amie.
J’ai des amis, je suis amoureux, j’aime ce que je fais.
Oui, je devrais être heureux.
Non pas grâce à ce que je suis et à ce que j’ai accompli, mais par la présence d’autrui.

Je crois que c’est ça, qui rend heureux l’Homme : l’Autre.
L’Homme ne peut pas être heureux par lui-même, il est trop imparfait et incomplet pour ça. Mais lorsqu’il rencontre un Autre, alors il peut enfin être heureux.
Voilà pourquoi chacun peut désirer la solitude, mais que personne n’est véritablement capable de l’apprécier et l’aimer.

J’ai cru pendant un instant que Tennessee était un de ces autres. Mais… Il semblerait que je me sois trompé. Je ne sais pas ce que je suis censé penser de lui. Je le hais probablement autant que je l’apprécie. Je sais que peu importe ce qu’il fait, je suis trop attaché à lui pour le haïr. C’est bizarre, non ? Je l’ai rencontré deux fois. Même moi je m’étonne en écrivant ça. Mais je sais aussi une chose que bien trop de gens oublient : la première rencontre est primordiale. A la première rencontre, on a un sentiment. Un feeling. S’il est bon, alors on appréciera cette personne. S’il est mauvais, alors on ne l’aimera pas.
Tennessee ? Je l’ai bien aimé. Il m’a trahi, il m’a déçu, il m’a détruit, mais peu importe le nombre de fois qu’il réduira mon cœur à néant, je me souviendrais de son sourire, de sa couleur. Peu importe ce que je dis et ce que je pense, je sais qu’il sera à jamais une des personnes que j’aurais aimé plus connaître. Et quand je pense ça, je sais aussi que je suis incapable de le haïr.

Tu vas te moquer de moi, journal, mais je suis amoureux. Ca n’était jamais vraiment arrivé. Je ne saurais pas trop te dire s’il s’agit vraiment d’amour, en fait, vu que je connais pas cette sensation. Même si c’est à peu près ça qui fait que je sais qu’il s’agit d’amour.
Je crois qu’on aime une personne dès qu’on se demande si on l’aime. C’est à ce moment qu’on réalise que cette personne nous est devenue indispensable. Emma ? Elle m’est indispensable. Elle me calme tellement facilement, tu sais. On dirait presque ma mère.
Et je sais aussi que même sans savoir comment les autres aiment, je l’aime. Parce que l’amour, c’est très personnel, finalement, non ? Entre ceux qui aiment les hommes, les femmes, ceux qui aiment les deux, ceux qui aiment les plus jeunes, les plus âgés, ou autre, je crois qu’on a bien tous une définition particulière de l’amour.
Si je devais donner la mienne…

« Cette sensation désagréable d’étouffement dès que je suis loin d’elle. »

Ouais, ça sonne bien.

‘’ Il enchaînait les bourdes comme on enchaînait les prisonniers, mais à vrai dire, il s’en fichait un peu. Il savait qu’avec cette personne, il pourrait dire absolument tout ce qu’il voudrait : elle l’écoutait sans vraiment l’écouter, s’imprégnant seulement du son de sa voix. Elle ne voulait même pas en savoir plus sur lui, elle voulait juste être avec lui. ’’
Ouais, c’est ça.

Et puis, une autre personne me donne envie de me lever le matin, tu sais ?
C’est un peu étrange, elle est vraiment bizarre, cette fille. Un peu bipolaire. Elle passe du rire aux larmes en une seconde, et quand elle est en colère, elle peut littéralement provoquer une tempête. C’est dur d’être une sorcière…
Je l’ai rencontrée à un bal. Probablement l’un des plus beaux jours de ma vie. J’y ai rencontré une personne qui était encore plus fragile et instable que moi. Et j’ai eu envie de la protéger, de la sauver de ses propres ténèbres. Nous sommes devenus Amis. Ce mot veut tout et rien dire ; mais j’y crois dur comme fer. J’aime passer du temps ave celle. J’aime la voir sourire. Elle m’inonde de joie de vivre par sa simple présence – du haut de ses vingt-huit ans, c’est encore une enfant. On a juste envie de la cajoler, de la rassurer, et de lui dire que tout va bien se passer.
C’est mon amie ; une personne brisée, un joli petit désastre : comme moi.

Je dois te laisser là, diary. Je ne sais pas encore quel nom je vais te donner. Et j’essaierai de ne pas t’oublier, aussi. J’ai une fâcheuse tendance à oublier tout ce que j’entreprends, mais je crois que tu le sais. Après tout, tu me connais certainement mieux que moi-même.
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MessageSujet: Re: The last words   Sam 2 Jan - 4:23

November"C'était un soir de Novembre. Je ne savais plus tellement où j'allais. Perdu, peut-être. Je déposai mon corps le long du trottoir noir, humide, froid. La pluie se mêlait à mes larmes, et le vent achevait ma douleur. Mon sang séchait dans mes veines, où coulait l'idée de rester là, à jamais. A chaque instant, le ciel devenait plus sombre, et je croyais y apercevoir le néant. Je fermai les yeux, une dernière fois, et je cessai de penser. Je n'entendais plus les gouttes dans les flaques, les voitures dans les rues, les trains dans les gares. Je n'entendais plus, que mes os les uns contre les autres, mon cœur et mon souffle ralentis. Puis, peu à peu, eux aussi s'évanouirent dans la nuit. Et je restais seul dans l'horreur du silence, à la limite qui sépare la vie du vide. Vidé. J'avais égaré toute notion d'espoir, toute notion du temps. Je m'endormis, bientôt, au bout des secondes. Le monde ne m'apparaissait qu'un lointain souvenir. C'était un soir de Novembre. Je n'existais plus tellement. Mort, peut-être. J'abandonnai mon corps le long de l'absence, de bruits, de visions, de sensations. Ta voix se mêlait à mon dernier râle, et ta présence soulageait mon âme. Ma chair pourrissait sur mon squelette, où glissait un rêve d'éternité. A chaque mot, un astre m'éclairait davantage, et j'imaginais les portes du paradis. J'ouvris les yeux, dans un ultime effort, et je te vis. Dans l'après, dans la lumière de l'après. J'avais peur de te toucher. Peur que tu disparaisses. Trop douce illusion. Mais tes pas te menèrent à moi. Et tes mains prirent les miennes. Je compris que je devais me battre encore. Tu me relevas, lentement. Et la douceur de tes attentions me fit oublier la souffrance. Grâce à toi, je retrouvai quelques forces qui me permirent d'avancer. Pas à pas, je réappris à marcher, sur ce chemin que tu me conseillas. Pas à pas. Sur cette longue route. Ce que tu m'as offert ne possède de prix, seulement, le prix de la vie. A l'heure où j'écris ces quelques lignes, le bonheur emplit chacune de mes cellules. Sans toi, je serais mort. Peut-être."

Sans elle, je serais mort. Peut-être. J'avais trop de talent pour me détruire, pour cramer ces ailes si lourdes à porter. J'avais trop de talent, et je ne l'admettrai jamais. Je suis égocentrique, je cherche à me rassurer en permanence, j'ai de gros problèmes de confiance en moi, et je recherche sans cesse la perfection. J'ai de l'or dans les veines, et je ne l'admettrai jamais. Ça ne m'empêche pas d'écrire, et d'être heureux. Plus aujourd'hui.

Ai-je écrit ça?
Je ne me souviens pas de ce soir de Novembre.
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