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 You're just like me > Lorenzo & Jan

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MessageSujet: You're just like me > Lorenzo & Jan   Dim 29 Nov - 0:51


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Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark




Le soir était tombé depuis quelques heures quand Lorenzo Melanoti sortit de son petit appartement, clés de voiture en main. Tennessee était sorti et si au début, le vampire s'était décidé à passer une petite soirée tranquille devant sa console, il se rendit vite compte qu'il tournait en rond à imaginer son homme avec d'autres que lui. Sa jalousie et sa possessivité légendaire refaisaient surface. C'était  plus fort que lui, les gens à qui il avait tenu, tout au long de sa vie, l'avaient quitté un par un. Que ce soit Lily, disparue après l'avoir aidé, Damon, l'ayant abandonné à Augustine ou même son propre père quand il était jeune, il avait l'habitude de l'abandon et en avait surtout une peur bleue. Evidemment, l'avouer l'aurait fait passer pour quelqu'un de faible et ça, il en était hors de question. C'est pour ça qu'après avoir envoyé un SMS à Tennessee pour le prévenir qu'il ne serait pas à l'appartement quand il rentrerait, Enzo sortit et après quelques cinq minutes de route, il se gara devant le Mystic Grill.

Quand il arriva dans le bar, Matt Donovan fronca les sourcils, pas vraiment ravi de le voir. La dernière fois il était resté toute la nuit, finissant totalement bourré et avait fuir une bonne partie des clients, sa présence n'était donc pas une bonne nouvelle. Ignorant totalement les grognements du blond, Enzo se mit au bar et commanda un bon Whisky, observant les gens présents dans la salle pour se changer les idées. Il aurait bien aimé voir Damon, leur dernière discussion avait été quelque peu perturbé par le côté à peine habillé d'Enzo et la présence de Tennessee. Mais visiblement, sa tête à claques de meilleur ami n'était pas là, tant pis. Par réflexe, il tira son portable de sa poche, Ten ne lui avait pas répondu. Tant pis, l'alcool était son meilleur ami dans ce genre de cas, quoi que puisse en penser son homme. Alors qu'il recommandait un verre à Matt, une silhouette inconnue attira son attention. Il s'agissait d'un homme qui devait avoir à peu près son âge (physiquement parlant), brun avec un air totalement dérangé. Un jeune garçon d'une vingtaine d'année venait de lui rentrer dedans sans faire et la main de l'homme tremblait frénétiquement même quand son interlocuteur fut loin.

De tous ses souvenirs, Lorenzo ne l'avait jamais croisé. Pourtant, il reconnaissait des petits signes que lui-même avait, parfois. Cette façon de serrer son verre, ce regard fixé sur le bar et surtout cette façon d'être plongé dans ses pensées. Evidemment, dans le cas d'Enzo, il repensait à ses périodes Augustine dans ce genre de moment et il pensait difficilement possible que ce soit un autre vampire Augustine, il l'aurait connu avant. Matt se dirigea soudain vers l'homme en question pour débarasser son verre et sans faire exprès, il toucha sa main, un quart de seconde...Suffisant pour que l'homme se lève, envoyant valser son tabouret. Il se passait quelque chose de pas net et voyant la réaction du bar entier, Enzo se sentit d'humeur généreuse, il s'adressa à l'homme qui n'était pas très loin.

Enzo – Tiens.

Jamais très causant mais au moins poli, Enzo tendit un verre plein à l'homme près de lui qui le regarda, indécis. Il aurait bien dit quelque chose d'un peu plus sympa mais il cernait à peu près le personnage et trop de proximité l'aurait fait paniquer. De plus, Lorenzo n'était pas du genre sociable et sympa mais il avait été dans le même état juste après sa sortie d'Augustine, quand il en voulait tellement à Damon qu'il aurait pu lui arracher le cœur dans son sommeil.



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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Dim 29 Nov - 3:31


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Essayer de vivre normalement, de reprendre une vie normale, agir comme si rien ne s'était passé, c'était ce que j'avais prévu de faire ce soir alors que je me dirigeais vers le Mystic Grill, ne cessant de sursauter au moindre bruit derrière moi, à la moindre ombre que je voyais bouger du coin de l’œil dans la pénombre.
Pourtant malgré ma peur je me forçai à continuer d'avancer, il fallait que j'avance, il fallait que j'y arrive. Je m'agaçais à rester passif, à rester enfermé, refusant tout contact avec le monde extérieur. Même si tout le monde était compréhensif, même si tout le monde s'occupait de moi, je ne pouvais plus supporter de vivre comme un assisté, comme un handicapé...J'avais tout de même été un des meilleurs sorciers de ma génération, je connaissais les secrets du sort de résurrection, et aujourd'hui, je ne pouvais même plus lancer un simple sort de localisation sans faire une crise d'angoisse, sans fondre en larmes, sans me rappeler l'enfer que j'avais vécu en Finlande, autant dire que je me trouvais pathétique. Parfois j'essayais de me dire que j'exagérais, que je pouvais passer au dessus du traumatisme mais la vérité était toute autre, ce que j'avais vécu en Finlande avait été, et de loin l'expérience la plus violente de toute une vie, et venant d'un homme qui avait trouvé très naturel de faire des expériences de nécromancie sur une gamine de 6 ans, cela en disait très long. Je n'arriverais plus jamais à vivre comme avant après ça. Il fallait que j'essaie de m'y habituer, avant était du passé, quelque chose que je ne pourrais plus jamais retrouver même si je le voulais, il fallait que j'oublie avant, que j'arrête de regarder en arrière, pour regarder devant moi, même si l'avenir semblait bien trouble et incertain.

C'était plongé dans ces pensées bien sombres que je franchis la porte du Mystic Grill sentant les regards sur moi, interrogateurs probablement pour la plupart, se demandant pourquoi ce type brun leur rappelait vaguement quelque chose, se demandant si ils l'avaient déjà vu quelque part ou si ce n'était qu'un tour sordide de leur esprit, incapable de deviner que le brun qui entrait avait été il y a peu de temps le petit sorcier blondinet psychopathe qu'ils avaient tous probablement détesté.
Un sourire nostalgique aurait pu franchir mes lèvres, si seulement j'avais encore su comment sourire, si seulement j'avais encore su comment exprimer d'autres émotions que l'angoisse, la méfiance et la terreur.
D'une voix peu assurée, presque effacée, cette voix qui était devenue mienne, je commandai un verre de vodka, cherchant à noyer mes souvenirs dans l'alcool, à faire taire les voix dans mon esprit, à faire disparaître les images qui ne cessaient de se succéder sous mes yeux, comme si un individu particulièrement tordu avait tiré un voile sur la réalité du monde. De mon monde.
J'étais tellement plongé dans mes pensées, dans cette lutte perpétuelle contre moi-même que je ne vis pas un autre homme passablement alcoolisé me foncer dessus par accident. Immédiatement je sursautais, retenant un hurlement, retenant un flot d'injures, sentant que mes mains tremblaient, n'entendant même pas ses excuses. C'était invivable, si je commençais enfin à tolérer la présence d'autres individus autour de moi, la proximité physique, et pire, le contact physique était intolérable. Chaque contact, même le plus basique, me donnait à la fois envie de hurler, de pleurer et de disparaître. Chaque contact même le plus basique me rappelait une torture différente, magique ou non, la douleur cuisante dans ma chair, les hurlements, l'odeur du sang et même mes supplications, car j'en étais venu à les supplier, j'étais tombé à genoux pour qu'ils arrêtent, renonçant à mon ego, à ma fierté mais ils n'avaient jamais cessé leur vengeance.


En sentant un léger frôlement contre ma main, très léger, probablement à peine décelable pour un humain normal, un humain qui n'avait pas passé des jours enfermés à se faire torturer, je me levai d'un bond, violemment, faisant même basculer mon tabouret qui s'écrasa au sol dans un immense fracas. Tout le bar se retourna vers moi, les uns avaient l'air choqué, d'autres consterné et je me sentais comme une bête de foire ainsi observé...Si seulement ils savaient, si seulement ils comprenaient, mais non, eux ne pouvaient pas comprendre, ils pouvaient dormir sur leurs deux oreilles, eux, leurs nuits n'étaient pas rythmées par des cauchemars, des hurlements et des sanglots étouffés.
J'avais envie de m'enfuir et pourtant mon corps ne semblait pas de cet avis, je sentais mes mains qui recommençaient à trembler, ma vision qui se brouillait, mon souffle qui se faisait irrégulier, cette impression habituelle de mort qui m'envahissait, ce n'était ni le moment, ni le lieu, il fallait que je me ressaisisse, je ne pouvais pas m'effondrer, ni paniquer à ce point, pas ici, pas maintenant.

Un verre entra dans mon champ de vision, tendu par la main d'un homme qui lui me regardait différemment, presque concerné et non pas faussement outré, j'hésitais un instant, très court, avant de décider que je pouvais me saisir du verre et  m'asseoir près de l'homme. Il était le seul à m'avoir tendu, littéralement, la main, il me faisait moins peur que les autres.
Rabaissant mes manches au maximum, jusqu'à en couvrir mes mains dans un stupide réflexe de protection inutile, je me saisis du verre et en avalai le contenu d'une traite avant de prendre place à côté de l'homme, l'observant du coin de l’œil.
Je ne savais pas vraiment quoi dire, même un simple merci ne me semblait pas convenir alors je relevai simplement la tête, mes yeux d'un bleu magnétique se plongeant dans les siens.

« Pourquoi ? »

Je voulais comprendre avant tout, pourquoi alors que le monde entier se dressait contre moi une nouvelle fois, il avait préféré me tendre la main, avoir un geste si ce n'est amical, au moins, humain.

« Je m'appelle Jan »

Je ne savais même pas pourquoi j'avais ressenti le besoin de me présenter, il ne m'avait rien demandé, je voulais probablement juste m'humaniser à ses yeux, et aux miens, ne pas être simplement le taré qui avait pété un câble pour un simple frôlement, juste être Jan, avec tout ce que ça impliquait.




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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Lun 30 Nov - 2:22


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L'homme en face d'Enzo à qui il avait tendu son verre le regarda un instant avant d'accepter la proposition et de s'asseoir, prêt du vampire. Il ne mit pas longtemps à cacher ses mains, provoquant un sourire en coin sur le visage de Lorenzo. Ce mec se protégeait à l'extrême malgré l'ambiance très calme du Mystic Grill. Quelque chose n'allait pas, il avait dû connaître des évènements pas franchement marrant et les imaginer renvoyait Enzo quelques jours en arrière, dans les laboratoires d'Augustine. Parfois, quand il ne se contrôlait pas, la main droite d'Enzo tremblait et de violents flashs le faisaient défaillir, visiblement, il n'était pas le seul. Cette pensée le rassura un peu. Il n'avait jamais été bon pour les relations, préférant se débrouiller par lui-même mais il n'y avait normalement aucun risque à partager un verre avec un homme dans un état pire que le sien, si ?

L'homme qui était maintenant à ses côtés l'observait du coin de l'oeil, se demandant sûrement s'il fallait lui faire confiance. Personnellement, s'il avait pu répondre, Lorenzo aurait dit non. Il n'était pas quelqu'un de gentil à qui on pouvait faire confiance et qui ne ferait jamais de mal à personne. Il avait tué pas mal de gens et avait de gros problèmes d'addiction au sang humain. Prenant en compte le fait que la vie humaine n'avait aucune importance à ses yeux et voilà un vampire parfaitement sanglant. Rencontrer Tennessee lui avait donné un bonheur et une douceur qu'il n'avait jamais connu mais pour autant, il n'avait pas changé. Il n'était ni devenu social ni gentil mais il n'avait pas pu se résoudre à laisser ce pauvre type dans sa crise.

« Pourquoi ? »

Lorenzo eut un petit rire nerveux, en voilà une bonne question. N'aurait-il pas pu détourner le regard et laisse ce type se débrouiller avec ses angoisses et ses problèmes ? Visiblement non. Le voir lui rappelait sa solitude à son retour d'Augustine la première fois, il délirait totalement et personne n'était là pour lui parler, simplement pour lui dire « Ca va ? ». Il n'avait en tête qu'une idée de vengeance envers son meilleur ami et dans les yeux une haine profonde et personne n'avait été là pour arranger les choses. Franchement, il avait beau être égoiste, il ne souhaitait pas ça à son pire ennemi. Ou peut être qu'aux membres d'Augustine...Bref.

« Je m'appelle Jan »

Un sourire se dessina sur les lèvres d'Enzo qui but une gorgée de son verre et tourna son visage face à Jan, justement. Il le fixait, indécis, il devait sûrement appréhender un peu la réaction de son interlocuteur. Il faut dire que Lorenzo n'était pas du genre facile à cerner. Ses grands yeux noirs ne trahissaient aucune émotion et la main posée sur son verre, il gardait un calme parfait, comme à son habitude. On ne peut pas dire qu'il mettait les gens très à l'aise au premier abord mais ce n'était visiblement pas le cas de Jan non plus. Avec un sourire qui se voulait sympathique (mais faut pas trop en demander) il répondit à Jan.

Enzo – Lorenzo.

C'était décidément toujours aussi sympathique de discuter avec Enzo. Pourtant, au fil des minutes, quelques mots furent échangés, peu c'est sûr mais suffisant pour que Jan se calme et évite d'envoyer valser tous les tabourets du Mystic Grill. Au fond, ils étaient pareils, ils avaient un besoin viscéral de compagnie mais étaient incapables de se l'avouer. C'est con, c'est cliché mais c'est profondément vrai. Au moins, même s'ils ne discutaient pas comme de vieux potes, ils étaient deux. C'était plutôt rassurant, autant pour l'un que pour l'autre.

Enzo – T'as pas l'air d'habiter là depuis longtemps.

Dans la voix d'Enzo, ni jugement ni moqueries, un simple constat. Il passait ses journées à Mystic Falls depuis son retour dans le mondes des vivants et Tennessee se chargeait de lui rapporter les scoops et autres indiscrétions, il l'aurait donc su plus tôt si Jan s'était installé à Mystic Falls depuis longtemps. De plus, il n'avait pas l'air à l'aise du tout parmi la petite foule d'habitués. Pourtant, ce n'était pas vraiment une grosse ville,  à force, tout le monde se connaissait, au moins de vue. Il se voyait mal lui demander « Qu'est-ce qui t'es arrivé pour être aussi méfiant ? ». De un, ce n'était pas discret, de deux, ce ne sont pas du tout ses affaires. Enzo n'était pas du genre à s'intéresser aux vies des autres. Il n'avait juste pas envie de le laisser seul dans ses crises de panique. Il le regarda de ses yeux sombres.

Enzo – Tu viens d'où ?

Après tout, ça ne pouvait pas être pire que lui, vampire venu de Liverpool, d'origine Italienne, ayant déserté la guerre en Europe de l'Est et ayant immigré aux Etats-Unis pour finir dans les caves de savants fous. On pourrait en faire un bouquin.



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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Mar 1 Déc - 17:37


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Hésitant, je m’étais présenté à l’homme en face de moi, sans vraiment comprendre pourquoi je le faisais, ce n’était pas comme si savoir que je m’appelais Jan allait changer quelque chose à sa vie, ce n’était pas comme si cette information allait apporter quoique ce soit ou changer quelque chose à la situation.
Mais j’avais vite réalisé, avec un certain étonnement, que c’était un besoin pour moi, un besoin personnel, j’avais besoin qu’il m’humanise, si tant est qu’on puisse humaniser un sorcier, que je ne sois pas juste un anonyme particulièrement dérangé à ses yeux.  
Toujours cette question de fierté mal placée. Surtout que je doutais vraiment qu’il puisse me considérer comme un attardé, un gosse complètement taré, après tout, alors que tout le monde me dévisageait d’un air choqué, alors que les commères commençaient à parler dans mon dos, il avait été celui qui avait tendu la main vers moi, qui m’avait offert son verre et qui avait même eu un léger sourire en me voyant remonter mes manches sur mes mains, dans un désir inavouable de protection, dans un besoin primaire de me sentir en sécurité. Et son sourire ne portait aucune trace de moquerie, ni de jugement, comme si il comprenait ce que c’était, de se sentir constamment en danger. Comme si il comprenait ce que c’était d’avoir été torturé, enfermé, comme si il comprenait ce que c’était d’être traumatisé.

J’acquiesçai rapidement en l’entendant se présenter à son tour. Lorenzo.  Je n’avais rien à redire là-dessus, du moins je ne me voyais pas disserter plusieurs heures sur les origines de son prénom, alors je passais rapidement à la question qu’il m’avait posée ensuite, qui était plus une constatation qu’une question réelle finalement.

« Je suis arrivé en Janvier dernier je crois »

Je crois, parce qu’en vérité je n’en étais même pas certain, lorsque j’avais débarqué à Mystic Falls j’étais amnésique, incapable de me rappeler ne serait-ce que de mon prénom, et ensuite, lorsque j’avais enfin réussi à venir à bout du sortilège qui avait posé un voile sur ma mémoire, manquant de me tuer au passage, j’avais tout fait pour oublier cette période de ma vie, détestant ce que j’avais été, considérant que cet homme que certains avaient pu connaître sous le nom de Lysandre, prénom que je m’étais choisi, ne ressemblait en rien à l’homme que j’étais alors, autant dire donc, que je n’avais pas vraiment eu l’occasion de jeter un œil sur le calendrier.

« Mais si tu ne m’as jamais vu c’est normal, j’ai dû… »

Je stoppai ma phrase en plein milieu, cherchant les mots justes mais incapable de les trouver. J’étais littéralement paralysé à l’idée d’expliquer ce qu’il s’était passé,  d’expliquer que ce qui aurait dû être un simple voyage dans mon pays natal, le temps de récupérer des affaires, de régler quelques problèmes personnels, avait tourné au drame. Rien que de l’évoquer implicitement, rien que d’y penser je recommençai à perdre pieds, à sentir mes mains qui tremblaient de manière incontrôlable, encore…Encore.

Tentant de respirer calmement, conscient de ne pas pouvoir cacher mon état à Lorenzo mais espérant surtout ne pas alerter toute la population, je remontai un peu plus les manches de ma veste, faisant taire les voix qui répétaient inlassablement dans mon esprit que je n’allais jamais m’en sortir, que si même une conversation banale et relativement amicale pouvait me faire paniquer j’étais foutu, que c’était lamentable, que j’étais lamentable.
Dans un sens ce n’était pas faux, il en fallait tellement peu pour que les images refassent surface, pour que je revois le visage de mes bourreaux et que je sente de nouveau  la douleur qui était devenue mon quotidien durant des semaines là-bas, que ça en était inquiétant, mais je me refusais à croise que rien ne s’améliorerait, je voulais croire qu’un jour je m’en sortirai.

Je me mordis les lèvres, avec force, cherchant à me faire revenir à la réalité, je n’avais pas à imposer ça à Lorenzo, personne n’avait à subir mes crises incessantes, c’était mon problème, seulement le mien.

«J’ai dû m’absenter »

C’était peut-être le mieux à dire, la meilleure justification, après tout je n’allais pas rentrer dans les détails, même si il était à présent évident pour moi que Lorenzo avait bien compris que le problème, que mon problème venait de cette « absence » prolongée, même un aveugle l’aurait compris après ce début de crise si difficilement camouflé.
Je soupirai, reportant mon regard sur le brun qui n’avait pas bougé, au moins, je ne l’avais pas fait fuir il fallait être positif.

« Tu es arrivé quand ? »

Essayer de reporter la conversation sur lui pour qu’on ne parle pas trop de moi, pas que de moi en tout cas, je ne voulais pas être le centre de l’attention, être une bête de foire à chaque fois que je sortais et que je me sentais mal était amplement suffisant et commençait même, je devais bien l’admette, à me peser.

«Oh et je suis né à Helsinki, en Finlande »

Où je ne risquais certainement pas de remettre les pieds un jour, j’avais compris la leçon, rester éloigné de mon coven était le mieux à faire pour ma survie, même si intérieurement une voix que je n’avais jamais su faire taire continuait de réclamer vengeance.





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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Jeu 3 Déc - 19:11


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« Je suis arrivé en Janvier dernier je crois »

Le sourcil d'Enzo se leva, étonné. Comment ce mec avait-il pu passer si inaperçu alors même qu'à la première rencontre, le vampire avait repéré un problème et un mal-être extrêmement perceptible dans ce même bar où il passait la plupart de ses soirées ? De plus, Enzo parcourait souvent la ville qui n'était pas bien grande, que ce soit en voiture ou à pied, s'il avait croisé son visage plus tôt, il s'en serait rappelé. Même par Damon, il n'en avait pas entendu parler...Ce mec avait dû avoir une période vide depuis janvier, Enzo ne voyait que cette explication. Sa curiosité prit le dessus sur son manque de sociabilité et le vampire l'observa désormais, un peu plus intéressé.

« Mais si tu ne m’as jamais vu c’est normal, j’ai dû… »

Le vampire resta interdit, attendant la fin de la phrase qui lui donnerait la réponse qu'il cherchait. Devant lui, Jan se décomposait sur place, littéralement. Ses mains se mirent à trembler, réaction qu'Enzo ne loupa pas. Il connaissait trop bien tout ça mais n'avait de solution pour l'aider. Lui-même était sujet à ce genre de souvenirs violents qui le paralysaient. Evidemment, avec le temps, ses souvenirs violents, il s'y était fait mais la mort de Tennessee était récente et ça, il n'avait pas encore appris à le gérer. De ce fait, il comprenait parfaitement le problème de Jan et ne le pressa pas, buvant dans son verre pour bien lui montrer qu'il pouvait prendre tout son temps. Pourtant, on aurait presque dit que le sorcier (sans pouvoirs et dont Lorenzo ignore la nature) ne le voyait pas, remontant ses manches à l'extrême. Ses visions l'habitaient entièrement ce qui surpris Lorenzo. Evidemment, lui était un vampire, il en avait connu d'autres et les douleurs physiques étaient plus simples à supporter mais il n'avait jamais connu de flashs aussi violents que ceux de son interlocuteur. Que pouvait-il bien y avoir de pire que 60 ans dans les laboratoires d'Augustine ?

«J’ai dû m’absenter »

Jusque là, Enzo s'en doutait. Il n'avait pas fini profondément traumatisé en discutant avec Elena aussi fade et insipide soit-elle, il y avait autre chose. Et sans être un génie, Lorenzo devinait bien que cet « autre chose » avait eu lieu pendant son absence et que son retour à la vie était compliqué. Au moins, ça leur faisait un point commun, ils avaient tous les deux du mal à se faire à une vie qui ne leur était plus habituelle. Jan soupira et se tourna vers Enzo qui n'avait pas bougé, intrigué par l'homme à ses côtés. Il lui rappelait un peu Damon, quand il l'avait rencontré à Augustine. C'était le même genre d'intéret étrange pour une personne lui ressemblant plus ou moins. Ils étaient dans la même galère et avaient sympathisé grâce à ça et il revoyait un peu la même chose avec Jan qui était dans le même état que le sien, le vampire savait juste contrôler son corps. Evidemment que non, Enzo n'allait pas fuir. Pourquoi l'aurait-il fait ? Jan ne lui faisait pas peur. Il n'y avait de toute façon pas grand chose qui pouvait lui faire peur, il avait eu sa dose récemment, on ne pouvait pas faire pire.

« Tu es arrivé quand ? »

Très bonne question ça tiens, quand est-ce qu'Enzo était arrivé à Mystic Falls ? Sûrement au moment d'Augustine. C'était donc dans les années 30/40, quelque chose comme ça. Il se voyait mal expliquer à Jan qu'il avait été enlevé il y a soixante ans, qu'il en était sorti, qu'il était mort, puis qu'il était revenu. Lui même parfois avait du mal à se faire à sa propre histoire alors la raconter à quelqu'un, très peu pour lui. Il commençait à réfléchir à une histoire brodée qui serait crédible quand Jan reprit la parole, visiblement un peu plus à l'aise.

«Oh et je suis né à Helsinki, en Finlande »

Enzo eut un sourire, c'était la première fois qu'il rencontrait un Finlandais. Pourtant, au cours de sa longue vie, il avait rencontré pas mal de monde, que ce soit à la guerre ou dans les locaux d'Augustine mais la Finlande c'était nouveau. Dans l'esprit de Lorenzo, c'était un pays froid et pas vraiment intéressant, il avait du mal à croire Jan sorti de là. Mais après tout, quand on regardait Lorenzo, on imaginait pas un Britannique émigré aux Etats-Unis alors il était mal placé pour juger. Un instant, le vampire fixa son verre tout en acquiescant. Son histoire était longue, il ne lui restait plus qu'à synthétiser, ce qui n'était pas très compliqué quand on est aussi causant qu'une porte de prison.

Enzo – Je suis arrivé là il y a longtemps, je me souviens même plus de quand mais je suis né à Liverpool. J'ai eu quelques soucis depuis et je suis revenu il y a moins d'un an sur Mystic Falls.

Le terme était faible mais avec le sourire compréhensif que le vampire lui adressait, Jan devrait comprendre qu'il avait eu une période compliqué, lui aussi. C'était peu dire évidemment mais il ne pouvait pas tout lui expliquer. En se concentrant très légèrement, Enzo entendit son cœur qui battait à un rythme inhabituel par le stress. C'était plus fort que lui, le vampire voulait savoir ce qu'il se passait mais il n'allait certainement pas lui demander. Histoire de briser la glace, Lorenzo prit le parti d'en dire un peu plus sur lui. Il ne s'ouvrait pas souvent mais c'était une soirée calme avec un homme qui le comprenait, il n'avait pas à rester totalement fermé. Rien ne l'y obligeait en tous les cas.

Enzo – Je ne me suis pas fait que des amis dans ma vie. Certains sont un peu plus hargneux que d'autres.

Le genre qui t'enlève, te torture et veut tuer tous ceux que tu aiment en te traitant comme un animal.  Dis comme ça, la méthode paraissait brutale et elle l'était encore plus en réalité. Il commanda un autre verre auprès de Matt qui n'était pas vraiment dans la catégorie Amis. Le blond grogna un peu en le regardant et marmonna quelques mots.

Matt – Un jour je le piégerais avec de la verveine...

Les paroles de Matt étaient faites dans un grognement et Lorenzo eut un petit rire narquois. Jan ne devait, de toute façon, pas comprendre l'allusion alors il n'avait pas de raisons de s'inquiéter. Il fixa Matt et sortit sa monnaie pour payer son verre, que le blond se rassure, il n'était pas d'humeur au scandale. D'ailleurs il ne rétorqua même pas et se tourna vers Jan qui ne lui avait pas encore répondu.

Enzo – J'ai eu une période à vide ces dernières années.



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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Jeu 24 Déc - 3:39


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J'avais miraculeusement réussi à me calmer, à surmonter les souvenirs qui se succédaient dans mon esprit dérangé. J'étais las, las de la violence de ces flash, las de perdre tout contact avec la réalité à n'importe quel moment du jour ou même de la nuit, las de ne plus retrouver celui que j'étais auparavant, las de cette situation qui s'éternisait.J'avais envie que tout s'arrête ou que rien n'ait existé, je voulais juste oublier.
Alors dans un geste je portais mon verre à mes lèvres, appréciant la douce brûlure de l'alcool, puisque l'hypnose ne fonctionnait pas sur moi, c'était peut être ma seule solution pour me sentir bien, ou en tout cas moins mal, pour au moins me comporter comme une personne normale et pas un timbré que sa propre ombre effraie.

Je reposais mon verre, relevant les yeux vers Lorenzo , écoutant ses paroles attentivement, étrangement il me rassurait, même si il n'était peut être pas la personne la plus aimable ou engageante possible, il ne m'effrayait pas, bien au contraire, malgré l'angoisse qui ne me quittait jamais je me sentais en sécurité et rassurait. Je ne le quittais pas des yeux un seul instant, l'utilisant à son insu comme une ancre, pour me maintenir à la surface, parmi les vivants.

Je fronçais juste légèrement les sourcils, mon regard se faisant un peu plus intrigué lorsqu'il évoqua des soucis qui l'avaient poussé à quitter la ville. Je me sentais moins seul au moins et javais presque envie de lui poser des questions, d'en savoir plus, pour la première fois depuis des mois j'arrivais à m'intéresser à quelqu'un d'autre, peut être que j'allais mieux finalement, même si les progrès n'étaient pas forcément visibles au premier regard.

Mon regard n'avait pas dû lui échapper puisqu'il reprit rapidement, m'expliquant simplement, avec une certaine forme de pudeur et de discrétion qu'il ne était pas fait que des amis dans la vie.  Je souris légèrement, il prêchait un convaincu, à la seule différence que moi, mon principal crime, la première chose qu'on m'avait reproché, était d'avoir eu l'indélicatesse de naître et d'exister.

« J'ose espérer que toi au moins tes ennemis n'étaient pas ceux qui avaient pris la décision de te mettre au monde. »

Malgré la légère touche de sarcasme qui pouvait transparaître dans ma voix en mentionnant mes géniteurs, j'espérais véritablement sincèrement que son calvaire n'avait pas été aussi long et insupportable que le mien.
Je m'apprêtais à lui poser une question lorsque la réflexion, plus grognée qu'articulée du serveur blond parvint à mes oreilles. Étant un sorcier colocataire d'une vampire, je savais parfaitement à quoi servait la verveine (et je ne parlais pas de se faire un petit thé). Ensuite il ne fallait pas  être un génie pour additionner les éléments et comprendre que Lorenzo était probablement un vampire.
Toutefois avant de lui poser la question à haute voix, je vérifiais tout de même un dernier petit détail, il n'était pas question de brusquer un humain innocent. Mes yeux s'attardèrent sur les mains du brun à la recherche d'une bague, ce que je repérais rapidement.

« Excuse moi de te demander ça mais, t'es un vampire ? »

C'était plus une constatation qu'une question, et mon ton ne trahissait aucunement ma surprise, j'aurais tout aussi bien pu être en train de lui demander ce qu'il avait mangé la veille au soir.





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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Sam 2 Jan - 0:39


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Depuis qu'il s'était assis à ce bar, Lorenzo ne se sentait pas trop mal. Il n'était jamais vraiment heureux, avait de mauvais flashs et passait son temps à boire mais la présence de Jan lui servait d'ancre. Il lui permettait de s'intéresser à autre chose que sa situation. En vérité, sa vie n'avait rien de très compliqué. Il était un vieux vampire traumatisé bisexuel en couple avec un jeune vampire impulsif, incontrôlable, ancien drogué sujet à de violentes crises. En bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour autant, aussi bizarre soit cette situation, Enzo n'avait pas été aussi heureux depuis longtemps et n'avait jamais aimé autant alors il n'avait pas à se plaindre. Par contre, Jan lui semblait habité d'un mal-être puissant. Ayant connu ça et le connaissant encore, le vieux vampire se sentait presque obligé de l'aider. Evidemment, Jan ne demandait pas d'aide. Il se contentait de souffrir en silence et s'il avait remarqué les tentatives d'Enzo de l'aider, nul doute que ce serait encore pire. Ce qu'il fallait faire ? Ne rien faire justement. Se contenter d'être comme d'habitude. C'est de ça dont il avait besoin, que tout soit comme d'habitude.

« J'ose espérer que toi au moins tes ennemis n'étaient pas ceux qui avaient pris la décision de te mettre au monde. »

De la façon dont il le disait, Enzo comprit bien vite que ses traumatismes et ses tremblements étaient liés à ses dits-ennemis. Ses parents, certainement. C'est vrai qu'au niveau de ses parents, Enzo n'avait pas trop de problème. Sa mère était morte quand il était très jeune et son père était un psychopathe alcoolique violent. On se demande d'ailleurs de qui Enzo tient ! Après des années passées auprès de son père (sous sa coupe, dirions-nous), Lorenzo avait été envoyé à la guerre en Europe de l'Est. Alors non, ses ennemies n'étaient pas ceux qui l'avaient mis au monde, non. Les siens étaient du genre médecins psychopathes. Oh et puis de toute façon, Enzo avait une liste d'ennemis assez longue ! Conséquence d'une vie de vampire à proprement parler, rien qu'à Mystic Falls il pouvait rendre Klaus jaloux ! Bon c'est peut être un peu exagéré. Le sorcier (parce que nous, nous savons que c'est un sorcier) s'était arrêté en entendant les paroles de Matt, ce cher barman et même si Enzo était concentré sur son porte monnaie et ensuite sur sa boisson, il l'avait remarqué. Mais il se disait que Jan devait sûrement se demander s'il n'aimait pas le thé, pur cliché Britannique.

« Excuse moi de te demander ça mais, t'es un vampire ? »

Et ben voilà ! Enzo vient de recracher son bourbon sur le visage si gracieux de Matt Donovan ! Bravo Jan, j'espère que tu es content. Non mais sérieusement, c'est pas le genre de choses qu'on sort comme ça, sans préparation. Son visage ne trahissait aucune émotion, aucune surprise, il aurait très bien lui demander le cendrier d'à côté sur le même ton. Le pauvre Lorenzo n'en revenait pas, qu'est-ce que c'était que cette question ? Pour autant, même s'il n'avait pas la science infuse, le vampire faisait vite le rapport. Jan avait compris ça de la verveine et sûrement de sa chevalière. Il s'y connaissait donc un minimum, soit il en était un lui aussi soit il en connaissait. Pourquoi avait-il fallu, dans toute la foule présente (cinq personnes quoi) qu'Enzo tombe sur un expert en vampire ? Bon bien sûr, il ne se doutait pas que le dit-expert vivait avec son ex sex-friend. On se croirait pas dans une série débile pour ados où toutes les circonstances les plus stupides réunissent les personnages principaux ?

Enzo – Mais ça va pas de dire ça comme ça ?!

Malgré l'intonation autoritaire de sa voix, Enzo avait presque chuchoté sa phrase, ne voulant pas affoler tout le bar. Il ne cherchait pas à cacher sa nature à Jan, de toute façon, c'était inutile. Le jeune homme ne fuyait pas, ne criait pas, il buvait tranquillement, demandant juste une info supplémentaire sur la vie de son voisin. Bon. Alors alors, par où commencer ? Ah voilà, Enzo avait trouvé quoi lui demander.

Enzo – J'imagine que tu dois déjà en connaître un.

Par cette simple question, Enzo lui précisait que oui, effectivement, il en était un. Il n'avait pas vraiment envie que Jan parte en courant et visiblement, ce n'était pas le cas. Mais est-ce que vous comprenez à quel point ça va etre drôle si Jan parle de Riley et que Lorenzo fait le rapprochement avec son « amie » des années 30 ? Rah les deux hommes ont tellement de choses à se dire !





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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Jeu 7 Jan - 18:37


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Je ne pus m'empêcher de rire en observant la réaction de Lorenzo à ma question, et de plaindre le pauvre barman qui retrouvait maintenant recouvert de bourbon de la tête aux pieds, j'étais rassuré il y avait au moins une chose que mon coven n'avait pas réussi à me retirer : Ma tendance à ne pas respecter les normes sociales et à choquer par ma facilité à poser des questions déplacées avec le plus grand des calmes. Lorenzo était peut être en train de s'étouffer tout seul mais moi je me sentais bien, j'avais au moins retrouvé une partie de ma personnalité qui n'avait pas été modifiée par les semaines de torture, pour un peu j'aurais sauté de joie mais la voix du supposé vampire en face de moi me ramena à la réalité.

Mais ça va pas de dire ça comme ça ?!

Je me mis à rire à nouveau lui donnant probablement l'impression d'être devenu complètement cinglé avant de me calmer et de hausser les épaules

« Quoi ? La plupart des gens ici me prennent pour un taré depuis que j'ai failli assommer un mec qui m'avait simplement effleuré, alors je peux bien me permettre de poser ce genre de questions, personne ne me prendra au sérieux »

C'était un des rares avantages lorsqu'on passait pour un fou, on pouvait se permettre de faire ce qu'on désirait sans choquer et  avoir toutes les conversations possibles et imaginables sans prendre la peine de faire attention aux oreilles indiscrètes, ce qui était plutôt pratique quand on devait parler de ses problèmes de magie au téléphone.
Je souris, remontant les manches de ma veste et reportant mon regard sur Lorenzo qui, le pauvre, ne devait plus comprendre grand chose à ce qu'il se passait. Toujours est-il qu'il n'avait pas nié sa nature, j'en concluais donc que j'avais vu juste.

 J'imagine que tu dois déjà en connaître un. 

Si j'étais perspicace, je n'étais en tout cas pas le seul de nous deux, en effet, il n'y avait que peu de personnes qui connaissaient l'existence des vampires, les vampires eux-même, ceux qui les fréquentaient et les autres créatures surnaturelles. Il ne pouvait pas le deviner, mais je faisais partie de deux de ces catégories.

« En même temps dans cette ville c'est assez compliqué de ne pas en connaître...Sans déconner, on peut pas faire trois pas sans se heurter à un vampire, c'est à se demander comment les humains font pour être aussi aveugles. »

Et l'hypnose n'expliquait pas tout.
Je réalisais au passage que je venais d'appeler les autres, « les humains », me dissociant d'eux et prouvant donc que je ne l'étais pas. Tant pis, au point où j'en étais.

« Et oui, j'en connais une, ma colocataire, Riley, si jamais tu la connais »

Et j'étais aussi en quelque sorte le sorcier des Mikaelson, mais pour le moment, je considérais avoir révélé suffisamment d'informations sur moi, chaque chose en son temps, sinon je risquais de perdre mon interlocuteur.





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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Sam 23 Jan - 1:24


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    La conversation prenait véritablement une tournure très étrange et éveillait la curiosité du vieux vampire. Dans un sens, Jan avait raison, les trois quarts du bar le prenaient déjà pour un fou, il n'avait plus rien à perdre. Alors oui, il pouvait poser ce genre de questions mais quelle personne, normalement constitué, regarderait son voisin en lui demandant, tout à fait normalement, s'il est un vampire ? Ce genre de questins nécessite une préparation, des preuves, n'importe quoi. Après tout, un vampire étranglait, mordait, déchirait, tuait et tout ceci sans la moindre pitié. Ils sont une espèce dominante et menaçante, les gens se méfiaient. Généralement. Alors oui, c'est vrai, Lorenzo n'était pas du genre subtil mais à ce niveau, tout de même pas. Il regarda son interlocuteur un moment, se demandant vraiment à qui il avait à faire et si cette personne n'était pas dangereuse. Avec le temps, le vieux vampire était devenu un peu parano mais après avoir passé 70 ans dans une cage, avoir été attrapé par des chasseurs plusieurs fois, j'en passe et des meilleures, on peut aisément le comprendre. La dernière fois, il avait failli crâmer dans un camion, excusez du peu !

    « En même temps dans cette ville c'est assez compliqué de ne pas en connaître...Sans déconner, on peut pas faire trois pas sans se heurter à un vampire, c'est à se demander comment les humains font pour être aussi aveugles. »

    Alors ça, Enzo était bien d'accord ! Mystic Falls était une petite ville, rien d'incroyable. Mais depuis l'arrivée de Stefan, les vampires grouillaient, réunissant les coincidences plus étranges les unes que les autres. Après tout, Bonnie était une sorcière et Tyler un loup-garou, cette ville avait été déterminée pour être étrange. Pour autant, même si les vampires s'arrangeait pour hypnotiser les humains à leur guise, certains évènements fuitaient tout de même. Et puis Matt, lui qui était au courant, n'était-il pas une menace ? Pourquoi est-ce que personne ne le tuait jamais ? Enzo se serait bien dévoué pour la cause générale tiens...Et ça lui aurait fait un casse-pied en moins. Tandis qu'il réfléchissait à tuer Matt (pas la première fois), il s'arrêta sur l'un des mots de Jan. Il avait dit « les humains ». Qu'était-il exactement ? Il n'avait pas de bagues ni de bijoux particuliers, il n'était donc pas un vampire surtout qu'il en parlait de « loin ». Sorciers ? Loup garou ? Chasseur ? Hybride ? Lorenzo s'attendait à tout à présent. Un instant, il l'entendit nommer le (la) vampire qu'il connaissait. Une certaine Riley.

    Lorenzo fronça les sourcils un instant, reconnaissant ce nom. Evidemment, il pouvait s'agir d'une autre personne, d'un autre vampire mais à force de vivre à Mystic Falls, il ne croyait plus aux « autres personnes du même prénom ». Oh oui, Riley, il connaissait. La sienne était une vampire assez agée (mais elle ne faisait pas du tout ses 400 et quelques années) qu'il avait connu dans les années 30. Leurs « folies » communes les avait poussé à se voir, puis se revoir, puis encore se revoir. Ils couchaient à tout va sans jamais s'engager jusqu'au jour où Riley était partie, tout simplement. Le vampire ne lui en avait pas tenu rigueur, s'ils ne s'étaient pas engagé c'était bien pour une raison. Evidemment, perdre sa meilleure partenaire de jeu ne lui faisait pas vraiment plaisir mais ça n'avait que peu d'importance. Dans les années 30, rien n'avait vraiment d'importance pour Lorenzo, profitant alègrement de sa condition de jeune vampire. Ils étaient tous passés par là après tout. En bref, oui, Riley, il connaissait, sous toutes les coutures. Elle était plutôt un bon souvenir de sa vie malgré le temps qui était passé sur cette histoire. Alors bon, peut être qu'il ne parlait pas de la même personne. De toute façon, Enzo allait éviter de lui dire « ah oui, mon ex sex friend ».

    Enzo – J'ai connu une Riley...Riley Jenkins, dans les années 30.

    Là, il avait un moyen de vérifier s'ils parlaient bien de la même personne et la nature de la relation entre les deux. Enzo se voyait très mal raconter ses exploits au lit avec le copain de Riley, par exemple. Oui, ils sont colocataires, et après ? Enfin inutile de s'étendre là dessus. Il lança un regard à Matt qui semblait dépassé par les évènements et lui adressa son plus beau sourire d'hypocrite auquel le barman répondit par les yeux au ciel avant d'aller se nettoyer. Parfait, moins il le voyait, mieux Enzo se portait.

    Enzo – Qu'est-ce que tu es exactement Jan ?

    Il fallait absolument qu'il mette cette question au clair. Après tout, merde quoi, il pouvait être un des hybrides de Klaus et ce genre de personnes était quelque peu dangereux. Vraiment juste un peu. Et Enzo tenait à sa vie. Depuis son retour des morts, il s'était rendu à quel point sa vie était précieuse. La peur de disparaître, très certainement. Il n'allait donc pas laisser une menace inconnue lui pourrir sa tranquillité si durement retrouvée.

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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Jeu 25 Fév - 11:08



Fairy tales


« Fairy tales are more than true: not because they tell us that dragons exist, but because they tell us that dragons can be beaten. »

Arrivé à Mystic Falls depuis très peu de temps maintenant, Cupidon avait déjà eu le temps de se faire une idée de la ville. Des conflits, la guerre, le combat...Pourquoi n'y avait-il pas plus d'amour dans ce monde cruel ? Tout à ses réflexions, le sorcier arriva bientôt dans un bar. Les clients, après tout, ne sont que des jeunes en manque d'amour. Quoi de mieux que de mettre un peu d'animation dans cette soirée bien trop calme ?

Arrivant près du bar, Cupidon vit vite deux hommes en pleine discussion visiblement très intense. Mais pas assez pour le sorcier qui se recula pour être dans leur dos et se faire discret, assis à une table. Il avait envie de s'amuser et les deux bruns allaient passer une excellente soirée. Ni une ni deux, première flèche pour le plus grand, deuxième flèche pour l'autre. Let's the game begin...

- Adrenalean 2016 pour Bazzart

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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Sam 27 Fév - 3:58


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Je manquais de m'étouffer en entendant Lorenzo prononcer le nom complet de Riley, je ne savais même pas pourquoi j'étais surpris au fond, il devenait habituel dans cette ville que d'étranges coïncidences se produisent mais je n'arrivais toujours pas à m'y faire, je présumais qu'il me faudrait encore un peu de temps pour devenir familier avec toutes les bizarreries de Mystic Falls.

« Sérieusement ? C'est elle, ma colocataire !»


Je regardais le vampire d'un air que j'espérais assez neutre mais qui était en réalité plutôt suspicieux. Riley n'était pas officiellement ma copine certes, mais j'étais tout de même très attaché à elle, au point d'être possessif, notre relation était indescriptible, elle m'avait sauvé de ma famille, m'avait soigné, été resté à mes côtés jours et nuits pendant des semaines et en toute honnêteté, j'avais peur de savoir quelle avait été la nature de leur relation à eux dans les années 30, alors même que je n'étais pas né, ni moi, ni mes propres parents, j'avais juste peur d'entendre que je n'avais pas été le seul à avoir compté pour elle, je m'en doutais bien sûr, mais je ne voulais pas le savoir alors je décidais de ne pas poser de questions et de ne pas m'attarder là dessus, il y avait toujours des choses, comme celle-là qu'il valait mieux continuer d'ignorer, pour notre propre bien.

Je me focalisais plutôt sur la question qui avait suivi, et la réponse que j'étais censé lui donner. Comme prévu il avait remarqué que je me dissociais des humains dans mes paroles, mais aussi des vampires, ce qui prouvait donc que j'étais surnaturel mais pas de la même espèce que lui, et en voyant la méfiance dans ses yeux, je décidais d'être honnête, de ne pas laisser le mystère planer plus longtemps, si il y avait bien une chose dont je n'avais pas besoin c'était d'une attaque de la part d'un vampire paranoïaque.

« Je suis un sorcier mais... »

Je m'apprêtais à lui dire qu'il n'avait rien à craindre de moi, que je ne dépendais de personne, pas même de mon coven et que de toute façon depuis peu j'étais devenu incapable d'utiliser mes pouvoirs, quand soudain, ce fut le chaos dans mon esprit.
Je me retrouvais submergé sans raison apparente par une vague d'émotions que je ne connaissais pas réellement et dû m'accrocher au bar pour ne pas m'écrouler, relevant les yeux vers le brun, pour voir si lui aussi l'avait ressenti.
Mais en croisant son regard mon cœur loupa plusieurs battements et les pensées qui me traversèrent l'esprit me firent rougir presque immédiatement, c'était plus fort que moi, alors que quelques minutes auparavant je discutais avec lui tout à fait normalement, voilà que je me sentais irrémédiablement attiré par mon interlocuteur, un peu plus à chaque seconde, j'observais ses lèvres, qui me semblaient si douces, me demandant quel effet ça ferait de l’embrasser là maintenant, m'attardant sur ses yeux dans lesquels j'avais l'impression de me noyer, c'était donc ça le coup de foudre, le vrai ?
Je secouais la tête, non, ce n'était pas possible, j'aimais Riley et surtout, je n'aimais pas les hommes, pourtant chaque cellule de mon corps semblait me hurler que si, je l'aimais lui, et personne d'autre.

« Oh putain... »


C'était à en perdre la tête, à en perdre la raison, je me saisis de mon verre et le vidai , espérant que l'alcool pur me ferait revenir sur Terre, soigner le mal par le mal en quelque sorte.
Ce fut un échec, la brûlure de l'alcool s'ajouta simplement à la vague de plaisir qui avait pris possession de moi contre ma volonté, doucement, dans un geste tendre, je posais ma main sur la joue du brun, comme pour vérifier son existence.



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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Lun 7 Mar - 16:44


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    Alors que Jan avait blêmit en entendant le nom complet de Riley, Lorenzo prit le parti de ne rien dire de plus sur elle. Ils parlaient bien de la même vampire et en était visiblement proche, inutile donc d'expliquer leur relation de sex friends. Le vampire Augustine se concentra plutôt sur la suite et sur la nature de Jan. Un sorcier...Enzo n'aimait pas ça. Il se méfiait des sorcières, beaucoup trop dangeureuses à son goût et les sorciers n'échappait pas à la règle. Vraiment, il ne les aimait pas et généralement évitait de se les mettre à dos mais de ce qu'il avait pu voir du jeune homme depuis leur rencontre, il ne risquait pas grand chose. Alors qu'il réfléchissait à si Jan pouvait être une menace ou pas il sentit son cœur se mettre à battre plus rapidement, sa respiration s'accélérant avec...Et il eut chaud. Très chaud. Jan venait de baisser la tête, s'accrochant au bar et Enzo aurait bien voulu lui demander s'il allait bien, ignorant ses propres problèmes mais quand le jeune sorcier leva la tête, ce fut l'explosion. Alors que juste avant son seul problème était de savoir si Jan était dangeureux, là il se demandait la forme de ses muscles, s'il avait des abdos, quel effet ça ferait de sentir son cœur contre le sien, la douceur de ses lèvres, de ses mains...Et avec délectation, il entendit sa voix qu'il considérait à présent comme la perfection incarnée.

    « Oh putain... »

    Le pauvre Enzo n'eut qu'une seule réaction à ça. Se dire qu'il avait la voix la plus sexy qu'il n'avait jamais entendu et il n'eut aucun mouvement quand Jan avala cul sec son verre, bien trop occupée à le dévorer des yeux, décrivant chacun de ses traits avec envie. Ses yeux, qu'auparavant il trouvait un peu trop brillants lui faisaient à présent penser à une nuit étoilée et il s'éternisa sur ses lèvres, enviant le verre qui venait de les toucher. Il secoua la tête brusquement, se rendant compte de ce à quoi il était en train de penser et observa son propre verre. Etait-il déjà bourré ? Jamais encore l'alcool n'avait eu cet effet là sur lui. Il ne comprenait rien, il avait l'impression de littéralement craquer pour Jan et de n'avoir qu'une envie, l'embrasser à l'en étouffer. C'était impossible, il aimait Tennessee et n'était normalement pas attiré par les autres hommes. Pourtant il devait bien se rendre à l'évidence, à ses yeux Jan était sexy à en crever et quand le sorcier glissa une main sur sa joue, son cœur s'emballa furieusement et loupa quelques battements. Oh bordel de merde qu'est-ce qu'il pouvait le vouloir.

    Enzo – Jan je...Tu...Alors comme ça tu...Es un sorcier ?

    Pitoyable. Une vraie collégienne qui essaie péniblement de se faire bien voir du plus beau mec de l'établissement. Oh mon dieu est-ce qu'Enzo est rouge de gêne ? Mais oui c'est bien ça. Tout à sa contemplation du sorcier, Enzo avait rougit en prenant la parole et ça, ce n'était pas normal. Lorenzo Melanoti avait 142 ans. Il n'était PAS timide. Mais même ça, il n'y fit pas attention, beaucoup trop concentré sur Jan qui prenait toute la place dans sa tête. C'était donc ça le coup de foudre, le vrai ? Cette impression que plus rien ne compte à part l'autre ? Qu'on aimera que lui, toute sa vie, son éternité ? Et surtout cette furieuse et douloureuse envie de lui bondir dessus pour lui arracher ses vêtements ? Non parce qu'il faut bien préciser qu'Enzo n'est, de base, pas vraiment un vampire adepte du contrôle de soi. Et là il avait furieusement envie de Jan donc il pouvait entendre le cœur battre à une vitesse folle. Oh et puis merde, l'instinct du vampire le poussa à faire ce qu'il désirait le plus à cet instant précis, aussi, attrapa-t-il le visage de Jan dans ses mains et posa passionnément ses lèvres sur les siennes, sentant son cœur se serrer de n'avoir au début aucune réaction. Pourtant, à peine une seconde après, Jan y répondit et bientôt le baiser se fit plus hardent..Et Enzo le relâcha, totalement troublé. S'il s'était écouté, il serait allé bien plus loin.

    Enzo – Oh putain...Pardon...

    Mais au vu de son regard, Jan n'avait pas vraiment l'air de ne pas avoir aimer. Il semblait plutôt troublé d'avoir aimé au contraire. Et ça c'était étrange.

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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Mer 9 Mar - 19:46


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Posant ma main contre sa joue, je ne pouvais que me rendre à l'évidence, Lorenzo était on ne peut plus réel et on ne peut plus désirable. Je ne pouvais pas me l'expliquer mais je ne pouvais qu'en avoir conscience, j'étais attiré par lui, et je ne désirais qu'une seule chose, pouvoir l'embrasser et me perdre dans ses bras.
Je savais pourtant que j'aimais Riley et que d'une manière plus générale, j'aimais les femmes, uniquement les femmes, mais ce qu'il se passait ici était plus fort que tout le reste, plus fort que mon identité, plus fort que mes souvenirs, c'était une pulsion telle que je n'en avais jamais connu, certains auraient parlé de coup de foudre et puisque dans l'immédiat je n'avais pas de meilleure explication sous la main c'était celle que j'avais choisi, je venais d'avoir un coup de foudre pour l'homme auquel je me confiais depuis déjà un long moment, invraisemblable, étrange mais en tout cas partagé, si j'en croyais la teinte rouge qu'avait pris ses joues alors qu'il essayait de s'adresser à moi, en bégayant, sans même avoir l'air de savoir quoi dire exactement.

« Je...Oui je suis un sorcier, c'est ce que j'ai dit...Je crois »

Mais la fin de ma phrase se perdit entre l'instant où je relevais les yeux à nouveau pour me perdre dans la contemplation de son visage si parfait et l'instant où il attrapa mon visage entre ses mains avant de poser ses lèvres sur les miennes.
Pendant quelques secondes je restais paralysé, incapable de savoir quoi faire, comme si c'était à nouveau mon premier baiser, mais doucement je finis par me calmer et lui répondre, l'embrassant avec passion, avec désir et envie, lui mordant par moment la lèvre inférieure, comme pour marquer mon territoire. Pendant quelques longues secondes il me transportait ailleurs, oubliant le Mystic Grill, oubliant mes problèmes, oubliant tout jusqu'à mon identité, jusqu'au moment où il rompit le baiser, me faisant revenir à la réalité.
Je clignais des yeux à plusieurs reprises comme pour m'assurer que j'étais bien réveillé, avant de regarder autour de moi d'un air perdu, je ne comprenais rien, définitivement, des baisers j'en avais connu, mais jamais aussi intense, jamais comme celui là.
Celui là était spécial, comme si une connexion s'était créée entre nous et pourtant au fond de moi je restais persuadé de ne pas être gay. Alors quoi, Enzo était une exception ?
Je relevais la tête vers lui, lui faisant signe de ne pas s'excuser, il n'y avait pas de quoi, au contraire, il venait de m'offrir un des meilleurs moments de ma vie et si nous n'avions pas été au milieu d'un bar j'aurais aimé aller beaucoup plus loin, c'était à mille lieux d'être désagréable, juste perturbant, tout mon univers, tout ce en quoi j'avais cru, tout ce que je croyais être venait d'être remis en question, et ce par le pouvoir d'un unique baiser.

« Non, t'excuse pas, c'est juste que je...Enfin, je suis pas gay quoi.»

Je secouais la tête, réalisant que sans le vouloir, en disant ça je pouvais lui donner l'impression de le repousser, ce que je ne voulais absolument pas au contraire, alors j'ouvris à nouveau la bouche pour trouver quelque chose à dire mais rien ne vint, rien d'intelligent, juste des sons qui s'alignaient sans véritable justification, jusqu'au moment où ce fut trop pour moi, je me rapprochais de lui pour aller me réfugier dans ses bras.

« Reste. »

Reste parce que je ne veux pas affronter ça tout seul, parce que je ne sais pas ce qu'il se passe mais je suis sûr d'une seule chose, sans toi je n'y arriverais pas.

« Juste, reste. »




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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Jeu 31 Mar - 23:52

You're just like me

ft. Lorenzo & Jan


« Just remember, you're insane like me »
Alors qu'Enzo venait de se perdre en excuse, Jan lui indiqua d'un signe que ce n'était pas la peine. En même temps, vu comment le jeune homme avait réagit, Lorenzo aurait pu s'en douter. Hésitant au début, Jan avait répondu plutôt correctement au baiser passionné que le vampire lui offrait, lui mordillant même la lèvre comme pour marquer son territoire. Aucun doute sur le fait que le jeune sorcier avait apprécié l'instant mais il semblait à présent aussi perdu qu'Enzo. Et Enzo, à ce propos, sentit son cœur se serrer en entendant les mots qui allaient suivre...Jan n'était pas gay. Bon en soit, il s'en était douté mais dire ça, après un baiser comme celui-ci n'était-il pas une manière, plutôt polie de lui expliquer qu'il n'y aurait rien d'autres entre eux ? Une douleur lancinante s'insinua en lui et Jan secoua la tête. Les sentiments du vieux vampire à l'égard de l'homme devant lui étaient totalement inexplicable mais d'une intensité folle. Il voulait tellement plus. Il le voulait, entièrement...Et il avait quasiment envie de pleurer en pensant au fait que ce ne serait jamais le cas. Déçu à l'extrême, l'Anglais voulu se lever m ais Jan, dans un mouvement de panique, l'attrapa pour se caler dans ses bras, provoquant l'accélération du rythme cardiaque de Lorenzo.

« Reste. »

Well well well, vu la tournure des évènements, il ne comptait pas bouger. Jan était dans ses bras, c'était tout ce qui l'importait désormais. Hésitant au début, le vampire le serra pourtant contre lui, caressant ses cheveux. Il ne comprenait pas. Une dizaine de minutes avant, il pensait à Tennessee et souriait en voyant sa photo sur son fond d'écran et à présent c'est comme si un voile recouvrait son image. En 142 ans de vie sur terre, jamais Lorenzo n'avait connu de sentiments aussi puissants et surtout aussi rapides. Son côté le plus terre à terre le poussait à penser qu'il y avait un problème important mais son côté le plus romantique et utopiste profitait pleinement d'avoir Jan dans ses bras.  Et maintenant qu'il y pensait, évidemment que non, il n'était pas gay. Donc il y avait bel et bien un problème dans le fait qu'il était dans ses bras. Doucement, Enzo lui caressa les cheveux. Même s'il y avait un problème, Jan n'y était pour rien. Enfin c'était un sorcier, il pouvait lui avoir jeter un sort et...Un sort...

Enzo – Tu t'y connais en sort d'attraction ? Genre comme le cliché de Cupidon avec ses flèches ?

Il avait mit le doigt dessus ! Evidemment, Enzo ne s'y connaissait pas du tout en magie et ne se doutait absolument pas que ce qu'il était en train de décrire comme une bétise était en réalité complètement ce qui leur était arrivé. Le jeune sorcier qui s'était blotti contre lui se décolla, sourcil levé. Qu'il se rassure, Enzo ne l'accusait pas. Son côté parano était juste à la recherche d'un bouc émissaire pour son attirance beaucoup trop puissante pour être naturelle. Même avec Tennessee il ne ressentait pas de choses aussi fortes. Son cœur ne battait pas à cette vitesse et il n'avait pas à ce point envie de le bouffer littéralement. Well, en vérité il ne savait même plus la différence quand il était avec Tennessee et quand il était avec Jan, son cerveau et son cœur étaient totalement embués.

Enzo – C'est peut être mon coté parano mais je suis persuadé qu'il y a quelque chose de pas naturel.

Pour une fois, Enzo avait vu juste. Et vu le vampire, ce n'était pas peu dire. C'est quand même assez inédit de se dire que pour une fois, c'est Lorenzo qui avait le plus les pieds sur terre. Jan l'observa un instant, cherchant ses mots. Au final, le vampire avait posé cette question totalement au hasard, ne sachant même pas si un tel sort était possible. Mais si c'était le cas, ça expliquerait pas mal de choses...Wait and see.


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MessageSujet: Re: You're just like me > Lorenzo & Jan   Mar 12 Avr - 6:15


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Incapable de me raisonner, incapable de faire face à toute logique, j'avais fini par céder à une simple pulsion physique pour me réfugier dans les bras du brun, tout ça n'avait aucun sens, j'étais en couple, je n'étais absolument pas homosexuel et pourtant je n'arrivais pas à me défaire de Lorenzo, j'avais besoin de lui comme je n'avais jamais eu besoin de personne jusque là, besoin de son corps contre le mien, de sa main dans mes cheveux, besoin de son odeur, de sa présence, de me sentir en sécurité, enfermé dans notre petit monde à nous, dans notre sécurité, sécurité que pourtant il fit voler en éclat d'un coup, en brisant le silence réconfortant qui s'était installé entre nous.

Tu t'y connais en sort d'attraction ? Genre comme le cliché de Cupidon avec ses flèches ? 

Immédiatement je m'étais décollé de lui, le dévisageant, sourcils froncés...Est-ce qu'il était en train de m'accuser ? Ou bien est-ce que sa question était simplement une question sans le moindre sous-entendu ?
Toujours était-il que oui, bien entendu je m'y connaissais en sorts d'attraction, globalement il n'y avait absolument rien que j'ignorais en matière de magie et si depuis peu la pratique me faisait cruellement défaut, mes connaissances théoriques, elles, étaient bels et bien intactes. Quant la piste d'un tel sort, elle était malheureusement plus que plausible.
Même si j'aurais aimé croire qu'une telle attirance, un tel coup de foudre digne des meilleurs films hollywoodiens puisse être possible il fallait que je me rende à l'évidence et que j'accepte cette vérité qui me déplaisait, il était impossible que j'ai oublié ma petite amie en l'espace de quelques secondes, tout comme sauf cas exceptionnels et taux d'alcoolémie particulièrement élevé on ne changeait pas non plus d'orientation sexuelle en un battement de cil...Que ça me plaise ou non je devais l'admettre, cette situation n'avait rien de naturel. Baissant la tête, fuyant son regard, je soupirais.

« Déjà avant toute chose j'y suis pour rien. Je suis peut être un sorcier mais actuellement j'ai à peine accès à 2% de mon potentiel magique, je soulève à peine une plume, et encore avec l'aide du vent alors un sort d'attraction...C'est pas que ça me déplairait de m'amuser un peu pour changer mais faut pas rêver, ça vient pas de moi »

Même si d'un point de vue neutre, je trouvais l'idée de lancer des sorts d'attraction au hasard, le jour de la Saint Valentin, juste excellente, j'aurais pu dresser un temple en l'honneur de ce sorcier, si seulement il n'avait pas fait de moi sa victime....A présent j'avais plutôt dans l'idée de lui dresser un bûcher.

« Enfin, pour en revenir au sujet...Concrètement et d'un point de vue purement théorique les sorts d'attraction existent, on les utilise beaucoup au lycée en général mais rarement ensuite, c'est un style de magie sans réel intérêt, à part celui de s'amuser et d'emmerder le monde. Mais ouais...Ça expliquerait beaucoup de choses, même si je sais pas...J'aurais aimé que ce soit vrai dans un sens je crois»

Parce que de toute cette foule d'anonymes, il avait été le seul à tendre la main vers moi au moment où j'en avais besoin, et c'était aussi le seul à comprendre ce que c'était de vivre avec le poids du passé, de voir des choses qui n'existent pas et de simplement vouloir s'en aller.



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JAN
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