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 "I know you..." Lorenzo & Tennessee

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Ven 27 Nov - 22:10


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark



Le baiser qui suivit la question d'Enzo le surprit un peu, lui qui avait voulu rester totalement sérieux pour ce moment, précisément. Le jeune homme/vampire lui prit ensuite la main, très confiant. Ce n'était pas le cas d'Enzo qui connaissait parfaitement les conséquences du vampirisme. Il avait fait pas mal de conneries dans sa vie et était un grand connaisseur de l'addiction lié au sang, il ne pouvait donc que se méfier de l'effet sur Tennessee. Mais visiblement, son copain semblait bien plus rassuré, il lui prit la main. C'est quand même dingue, c'est Tennessee qui vient de mourir et c'est lui qui doit se montrer calme et rassurant.

« Je n’ai pas peur. Je suis curieux, impatient peut-être un peu excité mais, je n’ai pas peur. Donc oui, je le veux »

Enzo leva un sourcil. Même s'il souriait et même si les deux hommes parlaient de devenir un vampire, cette phrase sonnait réellement comme un mariage. Dans un sens, devenir un vampire signifiait avoir l'éternité devant soi. En plus de ça, Tennessee devenait un vampire tout en étant en couple avec Enzo ce qui amenait l'idée d'une éternité à deux. Evidemment, ils avaient encore le choix de se séparer mais cette décision que Tennessee allait prendre allait sceller son destin. Le « je le veux » est donc approprié. Malgré les conséquences que cela impliquait, Enzo lui montra la poche de sang, dernière étape de la transition. Le pauvre vampire était presque le plus stressé des deux, ayant déjà fait une centaine d'année dans son état. Il redoutait particulièrement les réactions de Tennessee en jeune vampire, les meurtres qu'il pourrait commettre, j'en passe et des meilleures, après tout, Damon avait eu ce problème avec Elena. Après la mort de son frère, elle avait coupé court à ses émotions et ça ne s'était pas vraiment bien passé.

Mais bon, visiblement, Tennessee n'avait peur de rien. Il attrapa la poche de sang et la vida entièrement, ce qui n'étonna absolument pas son vampire. Après tout, lui, après sa transition, avait vidé de son sang quasiment un bateau entier. Mauvais exemple, je sais. Mais en tous les cas, Tennessee avait tout bu. Enzo resta à l'affût du moindre mouvement brusque, il se méfiait du caractère spontané de Tennessee, parfois, c'était dur de prévoir ce qu'il allait faire. Son homme lui lança un regard et haussa les épaules, visiblement, la transition n'était pas si dure à supporter. Mais soudain, alors que Lorenzo pensait que la transition n'avait eu aucun effet (et c'était étrange), Tennessee s'avança vers lui, visiblement, il sentait quelque chose de particulier. Le plus vieux des deux vampires eut un sourire en coin, ses sens étaient en train de se développer, un par un. Visiblement, il commençait par l'odorat et Enzo comprenait parfaitement ce qu'il ressentait. Lui-même, quand il avait rencontré Tennessee, son parfum avait été une des premières sources d'attirance et d'excitation, au sens propre du terme. Sans expliquer comment ni pourquoi, c'était l'une des choses qui l'attirait le plus. Ainsi, quand Tennessee s'approcha de lui jusqu'à presque monter sur lui, Enzo ne fut pas surpris...Mais très agréable intéressé, ça c'est sûr. Pourtant, alors que Tennessee lui avait laissé quelques bisous dans le coup, ce dernier se leva, laissant son vieux vampire avec un sourcil levé.

« Maintenant, c’est moi qui m’occupe de toi »

De sa vie de vampire, Enzo n'avait jamais entendu quelqu'un lui dire ça. Il se sentit touché, il avait l'habitude de gérer ses problèmes seuls, Augustine, la guerre, Lily, ses parents, sa vie entière...Personne ne l'avais jamais vraiment aidé et à chaque fois qu'il sentait que quelqu'un tenait à lui, cette personne ne restait pas. Il n'y avait que Damon. Il l'avait ramené des morts, l'avait sauvé plusieurs fois....Mais jamais encore, il ne l'avait rendu aussi heureux que Tennessee et surtout, jamais il ne s'était sacrifié pour lui. Dans un sens, personne ne s'était encore sacrifié pour lui. En une journée, Tennessee avait réussi à regonfler son cœur d'un élan neuf. Son sacrifice, ses préocuppations, tout ça avait un sens pour Enzo. Au bout d'un moment pourtant, il se leva, se demandant ce que Tennessee pouvait bien fabriquer à aller et venir d'une pièce à l'autre. Alors qu'il arrivait près de la porte de la salle de bain et qu'il allait appeler son homme, Enzo fut rejoint par l'homme en question qui le prit par la main et l'emmena jusqu'à un bain fumant. Le vampire resta bouche-bée alors que son homme commençait à le déshabiller (ce qui était finalement très intéressant). Il tenta de retrouver son regard, un peu sonné par toutes ses attentions. Au final, Tennessee lui montra le bain. Enzo s'exécuta et y plongea, sentant directement ses muscles se détendre.

« Maintenant, tu te détend et tu profite. Je vais te faire oublier ces derniers jours, moi je vais bien, ne t’inquiètes pas. Je veux juste prendre soin de toi »

Les bains et autre huiles essentielles étaient une sacrée trouvaille que Tennessee lui avait fait découvrir il y a quelques semaines de ça et si au début, il n'avait pas compris l'utilité, à présent, il sentait tout le bien dont parlait son homme. Il eut un sourire tendre en voyant son chéri lui tendre un verre, lui qui, généralement, n'aimait pas le voir boire. Il faisait des efforts énormes, voulant juste lui faire plaisir. C'était beau à voir et Enzo n'en revenait pas, jamais il n'avait vu ça de sa vie. Je le répète encore une fois, jamais personne n'avait pris soin de lui comme ça. Grâce à son ouie développé, Lorenzo entendait clairement les battements du cœur de Tennessee et son sang d'un genre nouveau passer des ses veines et ses artères, preuve d'une excitation dingue, allant avec la transiton, bien évidemment. Son air doux faisait littéralement fondre le vampire, il était vraiment adorable.

« Je t'apporte de quoi grignoter »

Encore une fois, Enzo eut un sourire surpris et touché à la fois, tout était vraiment parfait. Il n'eut même pas le temps de le remercier que son homme était déjà parti. Bien que n'ayant pas l'habitude, le vampire tenta de se détendre, posant sa tête sur l'arrière de la baignoire. Damon lui avait souvent parler de ses bains dans sa si grande baignoire mais jusque là, il n'en avait pas vu l'utilité. A présent qu'il y goûtait, après deux jours de torture physique et moral, il comprenait enfin ce que son meilleur ami avait voulu lui expliquer. Le vampire tenta de fermer les yeux mais à chaque fois qu'il laissait son cerveau dériver, de mauvais flashs lui venaient en tête. Les expériences, Tennessee, les menottes, les scalpels, Tennessee...Tennessee mort, évidemment. Il rouvrit les yeux et se passa une main sur le front, il fallait qu'il se reprenne, surtout que son homme, qui était bel et bien debout sur ses jambes le rejoignit.

« Tiens, je savais pas ce que je devais te prendre alors je t'ai juste chopé un paquet de chips ! »

Le petit vampire se pencha pour lui donner les chips et l'embrasser au passage, visiblement surexcité. Il ne laissa même pas le temps à son homme de lui répondre avant de repartir vers le salon, voulant le laisser profiter de l'eau chaude, du bourbon et des chips...Bref, du paradis, pour un homme qui a passé de longues heures avec un scapel planté dans le torse. Au bout de longues minutes, l'eau devint froide, Enzo prit donc le parti de se rincer et de sortir de là, prenant juste une serviette qu'il attacha autour de sa taille, étant trop humide pour s'habiller pour l'instant. Il arriva dans le salon où Tennessee jouait à la console, s'excitant dessus comme un enfant découvrirait son jouet de Noël. Evidemment, Tennessee ne découvrait pas la console mais il était tellement plein d'énergie qu'il avait besoin de la dépenser quelque part. Enzo s'approcha mais pas assez discrètement pour le petit vampire qui utilisa sa toute nouvelle vitesse pour se mettre devant lui, titubant un peu, pas habitué. Avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, Enzo prit les devants et prit son visage dans ses mains pour l'embrasser ce qui le calma.

Enzo – Merci pour tout ça.

Ce moment lui avait fait un bien fou, il se sentait détendu jusqu'au bout des muscles et se rendait à présent complètement compte de ce qu'il se passait, dans sa vie en général. Il était amoureux de Tennessee et ce même Tennessee était encore vivant à ses côtés malgré des débuts de « relation » plutôt chaotiques. C'est stupide à dire mais le bonheur avait du mal à arriver jusqu'au cerveau d'Enzo mais maintenant qu'il était là, il était bien décidé à ne pas le laisser partir. Sa réputation de vampire sanguinaire en prenait un sacré coup mais tant pis, il était heureux. Certes, généralement, il était égoiste, vaniteux et sans pitié mais jamais personne n'avait essayé de le comprendre réellement, profondément. Il n'était pas un homme méchant de base, les évènements avaient contribué à créer ce « monstre » mais Tennessee avait vu plus loin. Il avait vu le bon en lui, il s'agissait maintenant de lui prouver qu'il pouvait être à la hauteur. Lorenzo aurait bien voulu rajouter quelque chose mais son amant avait une idée.

« Tu bouges pas et tu me fais confiance d'accord ? »

Le plus vieux des deux vampires acquiesca mais fit une tête étrange quand Tennessee passa derrière lui et le mit sur un fauteuil. Il allait lui demander ce qu'il faisait mais son homme posa ses mains sur son dos qu'il massa doucement, provoquant une détente immédiate de ses muscles. Voilà bien une nouvelle chose qu'il ne connaissait pas, les massages et c'était affreusement bon, il sentait toute sa fatigue et ses nerfs partir, laissant place à un large sourire. A la fin de ce massage, Tennessee embrassa son homme dans le cou, lui provoquant des frissons du haut du cou jusqu'en bas du cou. Il se retourna pour être face à son amant et l'embrassa avec passion, profitant pleinement de son corps détendu au possible. Finalement, Tennessee, visiblement d'excellente humeur fit tomber la serviette, seul rempart à une proximité légèrement plus intense. Et c'est avec une passion nouvelle, améliorée par leur condition commune que les deux amants profitèrent de leur journée, ne faisant plus qu'un, always and forever.






JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
© Halloween sur Never-Utopia

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 28 Nov - 19:26

I Know You ...
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Décrire l’état mental de Tennessee en cet instant était impossible tant des dizaines d’émotions différentes se battaient dans son esprit. Tout lui semblait différent, comme accéléré, plus brillant, mieux. C’était un peu la haute définition des sensations. D’un autre côté, il avait toujours la gorge sèche et cette puissante envie que cette poche de sang se remplisse de nouveau. Dans la cuisine, il réfléchissait à ce qu’il pouvait apporter à son aîné avant de se rappeler qu’il ne restait pas grand-chose. Les courses ce n’était pas trop leur domaine de prédilection et, les derniers jours ne leur avait pas permis d’aller faire un tour à Auchan.

La seule nourriture dont le stock ne baissait jamais, si l’on pouvait s’exprimer ainsi, c’était le sang. Il y en avait dans des poches et même dans une bouteille, avec des anticoagulants bien sûr. Juste à l’idée de la quantité qui se trouvait dans le fond du frigo, les yeux de Tennessee s’assombrirent. Il n’eut besoin que de quelques minutes pour vider la moitié des réserves.

Dans la foule d’émotions qu’il ressentait, restait un peu de peur. L’envie qu’il éprouvait désormais pour ce liquide bordeaux était aussi forte que celle qui l’avait poussée à ruiner sa vie pour de l’héroïne. Est-ce que cette descente aux enfers allait de nouveau l’attirer ? C’était une option parfaitement envisageable vu sa faiblesse face à certaines tentations.

Pour s’éloigner et un peu penser à autre chose, ce qui semblait impossible vu la situation, il attrapa un paquet de chips au paprika qui traînait, dernier survivant d’une razzia alimentaire, et se rendit dans la salle de bain. Ce n’était pas vraiment un met raffiné digne d’un roi mais c’était un bon gros paquet de graisse et de sel digne d’un vampire. Il les lui confia avec un baiser avec de le laisser profiter en paix.

Seul dans le salon, il se demandait toujours ce qu’il allait faire. Pas au long terme, juste ce qu’il pouvait faire là tout de suite. Il avait envie de courir partout, de se défouler mais, il était coincé. Le soleil brillait malgré l’hiver  et il n’avait pas encore de bijou lui permettant de le supporter. Cette situation ne devrait pas durer bien longtemps, Enzo lui avait promis. Résultat, il reprit un verre de sang qu’il se força à ne pas finir trop vite et s’installa devant sa console. Enfin, c’était la console d’Enzo acheté avec l’argent d’Enzo sur les conseils de Ten. Donc oui, c’était la console de Ten. Le jeu était bien plus simple, peut-être un rapport avec la vitesse de ses doigts ou des réflexes plus impressionnants.

Quand l’ex-vampire Augustine revint, Tennessee fut quasiment pris de vertige en venant devant lui. Ah oui, la vitesse des vampires ce n’était toujours pas sa spécialité. Alors qu’il allait parler, l’autre jugea bon de le calmer d’un baiser et de le remercier, sympa comme technique. Le petit vampire sourit sincèrement comme pour lui dire que ce n’était rien et avait déjà en tête la suite des évènements.

« Tu bouges pas et tu me fais confiance d'accord ? »

Il l’emmena sur le canapé pour le masser. Sa première année à l’université, il l’avait passé avec un colocataire qui faisait des études de kiné. Ayant servit de mannequin d’entraînement de longues et parfois douloureuses heures, il avait retenu quelques techniques et ne semblait pas se débrouiller trop mal. La suite de l’histoire était prévisible et fut aussi agréable pour les deux au vu de la nouvelle condition du bébé vampire.

Sauf que, le lendemain n’était pas du tout dans l’ambiance des papouilles amoureuses. Le soir Damon les avait surpris et était resté squatté trop longtemps. Sans compter que Tennessee avait retrouvé certains souvenirs bridés par l’hypnose. L’hypnose d’Enzo … L’un d’eux était bien entendu celui qui avait précipité leur rencontre, l’ex-humain n’en avait gardé que des bribes mais, maintenant qu’il était reconstruit, il se sentait un peu stupide d’avoir accusé Enzo de viol mais bon. Le deuxième était beaucoup moins agréable. Il se déroulait pendant la fin du bal d’Halloween, du moment où il avait quitté Adam jusqu’à son réveil dans la forêt de Mystic Falls, complètement con, son portefeuille vide.
Longtemps, il avait cru à un mauvais tour de l’héroïne. Maintenant il savait que c’était Enzo et son pote débile qui, bourrés, avaient trouvé drôle de le chopper, le vider de son sang et de le balader à l’arrière du coffre d’une voiture pour l’abandonner dans l’endroit le plus glauque de ce coin ci des Etats-Unis.
Tennessee avait la haine et s’était réveillé au milieu de la nuit avec ce souvenir. Enzo dormait encore, épuisé, n’ayant pas l’habitude de pratiquer avec un vampire et non un humain. Ten se leva et alla vider quelques poches de sang dans l’espoir de se calmer. Rater, il fallait qu’il se venge et qu’il se venge en beauté. Malheureusement, il était coincé à l’appart. La vengeance complexe ça sera pour une autre fois. Il se contenta donc de réveiller Enzo d’un

« Debout espèce d’enfoiré »

Suivit d’un sceau d’eau glacé. Comprenez l’eau glacée et le sceau en métal. Bah oui sinon c’est pas drôle. Histoire d’être un minimum crédible, Ten avait été récupéré sa batte de baseball. Il l’avait acheté au tout début, craignant que le vampire se retourne contre lui. Il était donc, vraiment pas content, armé d’une batte de baseball en bois qui pouvait en déboîter des mâchoires version walking dead. Vu l’air ahuri d’Enzo, il expliqua en criant, à 3h du matin, oui.

« Déjà que ton putain de copain débile j’l’aime pas mais si en plus j’me rappelle de la putain de fois où tu m’a abandonné dans cette putain forêt de merde après m’avoir vidé de mon sang sous ses conseils, ça va pas aller. »

Il termina sa petite explication avec un sourire :

« Alors ça te fait toujours rire espèce de fils de pute ? Réfléchit bien à ta putain de réponse j’suis d’humeur à faire des putain home run »

Bien sûr qu’il ne comptait pas décapiter Enzo en envoyant sa tête au loin. Mais il était bien d’humeur à lui fracasser la batte de baseball dessus. Tennessee devenait vulgaire quand il était énervé ? Putain non !

« Non en fait ferme ta putain de gueule parce que tu vas encore dire de la merde et que je m'en contre fou»

Tennessee était contradictoire quand il était énervé ? Oui ...

© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 28 Nov - 22:31


I know you...



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La nuit avait été plutôt mouvementée entre les deux hommes et Enzo, peu habitué à voir Tennessee avec autant d'énergie et surtout d'endurance s'était endormi comme une masse, la pression de ces deux derniers jours descendant en même temps. Il avait connu des émotions si fortes en si peu de temps que ses nerfs s'étaient enfin relâché, le laissant se reposer un peu. En général, en tant que vampire, il restait toujours à l'affût, évitant de se faire surprendre dans son sommeil, un pieu est si vite planté. Mais cette fois ci, il s'était endormi avec Tennessee dans ses bras, il n'avait donc pas de raisons de s'inquiéter et dormait d'un sommeil profond quand son amant se leva, tiraillé par la faim et par des souvenirs dont Enzo n'avait même pas conscience. Quelques heures auparavant, ils avaient été surpris par Damon, une nouvelle émotion pour Enzo qui profitait de la nuit pour oublier tout ça. Evidemment, le vampire centenaire ne se doutait pas que c'était précisément son homme qui allait le réveiller, vers 3h du matin...Et sur le coup, il ne se rendit pas vraiment compte recevant juste un bon litre d'eau glaçé à la tronche et..Et le seau avec, sur la tête. Il voulu protester en se relevant mais une voix le calma direct.

« Debout espèce d’enfoiré »

Le pauvre Enzo ne comprit absolument pas ce qu'il se passait et était à présent assis dans le lit, trempé jusqu'aux os. Devant lui, Tennessee le regardait, haineux, une batte de baseball à la main. Un court instant, le vieux vampire se demanda d'où cette chose venait mais ses interrogations furent vite coupées par la voix de Tennessee.

« Déjà que ton putain de copain débile j’l’aime pas mais si en plus j’me rappelle de la putain de fois où tu m’a abandonné dans cette putain forêt de merde après m’avoir vidé de mon sang sous ses conseils, ça va pas aller. »

Les yeux du vampire s'agrandirent, se demandant bien de quoi il parlait. Certes, il savait parfaitement que Tennessee n'aimait pas Damon pour tout un tas de raisons mais la forêt...Bon sang, il se rappelait bien d'une forêt avec Damon une nuit mais bon sang, il ne se souvenait même pas de ce qu'ils y avaient fait. Avant ça, il avait bien bu et s'était moqué alègrement de toute la foule...C'était le soir du bal d'Halloween mais il ne se souvenait pas d'y avoir vu Tennessee.

« Alors ça te fait toujours rire espèce de fils de pute ? Réfléchit bien à ta putain de réponse j’suis d’humeur à faire des putain home run »

La vulgarité fit lever un sourcil à Enzo qui ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait, essayant de rassembler ses souvenirs. Au fur et à mesure des secondes, le vampire se repassait la soirée et vit soudain Tennessee dans ses pensées...Dans un coin de la salle de danse. Il cligna plusieurs fois des yeux, pas sûr de ce qu'il voyait...Il voyait son visage, un regard...Mais c'était si flou qu'Enzo était presque persuadé d'avoir trop bu, il était du genre à avoir une bonne mémoire. Pourtant ce regard...Ah bon sang, il fallait absolument qu'il se souvienne ! Il s'apprêta à ouvrir la bouche pour une réponse aussi intéressante que : « WTF ? »  mais encore une fois, son amant fut plus rapide, visiblement à cran.

« Non en fait ferme ta putain de gueule parce que tu vas encore dire de la merde et que je m'en contre fous»

Et bien dis donc, c'était puissant. Lorenzo, interloqué, le fixait, essayant de rasssembler ses souvenirs mais plus il le regardait, moins il arrivait à se concentrer. Bordel, Tennessee était vraiment sexy comme ça, batte à la main, le regard mauvais et les insultes fusant. Un instant, Enzo se mordit la lèvre, c'était con d'être attiré à ce moment précis mais bon, on ne contrôle pas ce genre de choses, encore moins quand on a encore du mal à comprendre ce qu'il se passe. Il observa son homme avec des yeux ronds, se souvenant maintenant de l'avoir vu, au bal d'Halloween. Il l'avait croisé du regard alors qu'il discutait avec Damon, il le voyait clairement à présent. Sans s'en rendre compte à l'époque, il avait été directement lié à ce regard. Il n'avait duré qu'une seconde mais c'était largement suffisant. Les évènements d'après étaient encore bien flous...Il voyait Damon lui servir un autre verre.

Damon – Je te parie que ce type a le sang sucré !

Enzo – Nan, un sang amer, le genre de trucs Européens.

Damon – On parie ?

Enzo – On parie.

Devant ses yeux ahuris passaient les évènements du soir d'Halloween. Il se souvenait avoir attrapé Tennessee et de l'avoir emmené dehors malgré ses grognements où Damon les attendait. Ils l'avaient emmené au loin et l'avait mordu...Il ne se souvenait même pas s'être arrêté et un frisson d'effroi parcouru son dos en pensant qu'il aurait pu tué Tennessee...Mais quel con. Son homme, énervé, vint se mettre à califourchon sur Enzo, batte à la main. Enzo comprenait parfaitement son énervement mais que pouvait-il bien dire ? « J'étais bourré, c'était un pari, mon meilleur ami est un con et moi aussi ». Visiblement, Tennessee attendait quelque chose de bien mieux, envoyant des éclairs par le regard.

Enzo – Je....suis désolé ?

« Désolé?! »

Visiblement, sa réponse ne suffit pas à Tennessee qui lui envoya une claque en pleine figure, toujours assis sur les genoux d'Enzo qui sous l'impact, retomba allongé sur le lit. Maintenant il se souvenait de la soirée. Il avait vu Tennessee et avait fait un pari stupide avec Damon avant de l'emmener en forêt, de le mordre et de lui faire oublier. C'était du typique Damon et Enzo, ça n'avait rien de bizarre mais c'était Ten..Il aurait pu le tuer et s'en voulait beaucoup. Pour autant, il ne pouvait pas laisser son homme le frapper sans rien dire. Alors que le jeune homme en question attendait une réponse, Enzo profita de ce petit moment de flottement pour retourner la situation, arrivant allongé sur Tennessee, lui attrapant les poignets pour le plaquer sur le lit.

« Lâche moi !! »

Alors ça, il pouvait toujours courir. Les yeux plantés dans les siens, Enzo se permit de prendre un peu de temps, embrassant doucement son cou. Evidemment, il ne resta pas longtemps, Tennessee n'avait pas vraiment la tête aux bisous. Son corps collé au sien, il ouvra la bouche, prêt à s'expliquer mais encore une fois, un certain Tennessee réagit au quart de tour. Décidément, il n'arrêtait pas de lui couper la parole !

« Dégage t'es froid ! »

Le plus vieux vampire rigola, ce n'était pas voulu mais Tennessee était vraiment trop sexy quand il s'énervait comme ça. Il le regarda encore une fois dans les yeux et posa ses lèvres sur les siennes d'un coup, réagissant à ses pulsions au sens propre du terme. Mais alors qu'il l'embrassait...Tennessee donna un coup de croc dans sa lèvre, arrachant un grognement de douleur à Lorenzo qui écarta sa tête de la sienne.

Enzo – Je me souvenais même pas de cette soirée avant que tu me le rappelles, on a été con, Damon et moi et je suis désolé de t'avoir fait ça.

Il espérait très fortement que ses quelques mots pouvaient suffire à le calmer, ils étaient sincères. Après tout, s'il avait su tout ce qui allait se passer...Jamais il n'aurait touché à un seul de ses cheveux. Mais il ne se doutait de rien et certainement pas de pouvoir être attiré un jour par un homme. Attiré par un homme...L'un de ses souvenirs devint d'un coup très clair. Il se souvenait de ce que Tennessee faisait au moment où il avait croisé son regard...Une jalousie sourde monta en lui et ses yeux devinrent extrêmement noirs.

Enzo – C'était qui ce type que tu embrassais ?!




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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 30 Nov - 13:19

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Tennessee n’était vraiment pas content de ses souvenirs et craignait que d’autres du même genre ne refassent surface. Il aurait tout simplement pu y rester. Au nom de quoi ? D’un jeu entre deux gosses débiles qui n’avaient pas le moindre respect pour la vie humaine. Si d’habitude, le jeune étudiant n’était pas particulièrement violent, la transition avait le don de le mettre sur les nerfs.
Quant à Enzo, il restait con devant lui, comme s’il parlait chinois. Qu’il fasse l’innocent lui … Il est aussi innocent que le serpent qui sort de l’œuf.

Techniquement, c’était leur première journée en couple en paix, entre l’Augustine et la visite surprise de l’autre attardé là, ils en avaient bavé. Débuter donc une relation en menaçant son partenaire d’une batte de baseball près à transformer son visage en un authentique Picasso n’était pas une méthode très courante. Mais bon, on parlait bien de deux vampires dont l’un avait plus de cent ans alors que l’autre n’était qu’un « bébé vampire » comme disait Enzo. Rien dans leur situation n’était normal.

Le plus vieux des deux qui semblait avoir retrouvé quelques souvenirs bégaya des excuses. Attitude qui ne plut pas du tout à l’autre qui lui retourna une claque plus fort qu’il ne l’avait espéré. Ah oui, la transition avec tous ses avantages. Toujours armés, il se repositionna sur le lit, à califourchon sur sa prochaine victime, prêt à lui décaler la mâchoire au premier geste suspect. Ou en tout cas, c’était comme ça que les choses devaient se passer dans sa tête. Dans ses calculs, Tennessee n’avait pas tenu compte qu’Enzo était bien plus vieux et bien plus rapide que lui. Du coup, il ne comprit pas comment il se retrouva en position de faiblesse, allongé sur le lit, son ancienne victime au-dessus qui lui tenait les poignets, la batte de baseball gisant à côté du lit.

Rageant comme rarement dans sa vie, il lui hurla de le lâcher. Sauf que l’autre trouvait ça drôle de jouer avec lui, comme on maîtrisait un enfant un peu turbulent avant de le faire tourner en bourrique. L’autre traitre tenta une manœuvre de diversion avec quelques baisers dans son cou. Manque de chance, il en faudrait beaucoup plus pour le calmer. Comme son assaillant était trempé, par sa faute, l’eau passa également sur ses vêtements, provoquant une sensation particulièrement désagréable.

« Dégage t'es froid ! »

Il n’eut comme seule réponse un rire. Parce qu’en plus il se foutait de sa gueule ? Merveilleux. Il faillit craquer quand il fixa son regard sombre dans le sien mordoré. Même s’il lui en voulait, il aimait Enzo tel que le vampire était. Mais, la transition jouait avec son cerveau et le faisait se comporter n’importe comment. La preuve, quand son copain l’embrassa, il n’eut qu’un seul réflexe, celui de mordre, mordre fort. La morsure avait été à deux doigts d’offrir à Enzo un piercing à la lèvre, gratuit en plus.

« Je me souvenais même pas de cette soirée avant que tu me le rappelles, on a été con, Damon et moi et je suis désolé de t'avoir fait ça. »

Ces excuses étaient déjà plus présentables que les précédentes. Sa colère se calma un peu. En fait, il était perturbé par ce réflexe d’animal. C’était vrai qu’il avait un peu envie de mordre dans tout ce qui passait, s’étant surpris à son réveil de mordiller un coussin. C’était peut-être juste le début. Ou est-ce que même Enzo avait aussi constamment envie de plonger ses crocs dans de la chaire fraiche ? Cette hypothétique envie devait sans doute être accentué par la colère qui le prit d’un coup, noircissant son regard déjà sombre.

« C'était qui ce type que tu embrassais ?! »

Ouh la jalouse, vilaine jalousie, méchante jalousie mais, jalousie qui tombait à pic. Pour une vengeance, c’était véritablement parfait. Un énorme sourire digne du Joker étira son visage avant qu’il ne réponde doucement :

« C’est mon ex. En fait, quand il m’a quitté, c’est là que j’ai sombré dans l’héro parce que je le supportais pas. Au bal, je le suppliais de me reprendre parce que je ne peux pas vivre sans lui »

Tout n’était que mensonge, bien sûr, Tennessee appréciait relativement bien Adam malgré les derniers mots qu’il lui avait craché mais, de là à dire qu’il ne pourrait pas vivre sans lui … Le qualificatif d’ex était aussi un peu exagéré. Trois baisers et deux rencontres ne formaient pas un couple. Après tout, même avec Enzo qu’il voyait désormais comme le vampire de sa mort, il avait fallut un mois, une forte dispute, des larmes et des excuses à cœur ouvert pour échanger leur premier baiser qui avait une toute autre symbolique, un tout autre impact que ceux échangés avec Adam. Sauf que, tout ça, Enzo ne s’en doutait pas. Il était rouge de rage.

Tennessee avait déjà pu observer de loin la jalousie du vampire alors qu’ils n’étaient pas encore en couples. Déjà à cette époque, il n’aimait pas le voir traîner n’importe où et parler trop près des gens. Donc, un baiser auquel il avait assisté enrobé dans un mensonge bien brodé devait le faire enrager. Le bébé immortel se dit alors que si Enzo n’avait pas été là ce soir au bal, avec son air moqueur, Tennessee aurait peut-être été plus loin avec Adam, ignorant par la suite jusqu’à l’existence de l’homme dont il squattait l’appartement depuis presque deux mois. C’était dingue d’imaginer tout ce qu’un simple regard avait pu changer. Que dire de paroles alors ? Il repensa aux insultes et venin qu’ils s’étaient crachés, se blessant très profondément puis aux mots doux qui avaient permis d’oublier tout ça. Peut-être qu’énerver volontairement Enzo sur une corde sensible au tout début de leur histoire n’était pas une si bonne idée que ça finalement …

La preuve était qu’Enzo s’éloignait déjà, fou de colère. S’il allait faire une connerie, ça serait de sa faute et, Tennessee ne voulait pas déjà entacher sa conscience. Il agit vite en le retenant par le bras, le ramenant près de lui avec un petit sourire.

« Ne t’énerves pas comme ça, je rigolais. C’était juste un type que je ne connais pas vraiment bien et qui m’avait aidé en me prêtant une belle somme d’argent. C’est ça la vérité d’accord ? Donc tu te calme, je ne l’ai pas revu depuis, lui ait envoyé quelques messages pour m’excuser mais sans réponses. Quand t’étais en train de te foutre de nous de loin, j’ai crisé et je l’ai un peu traité comme de la merde sur le coup de l’énervement… C’est toi que j’aime. »

Sans doute qu’Enzo appréciait la fin de l’histoire mais bon, Tennessee n’en n’était pas particulièrement fier. Quel retournement de situation quand même. Il était passé de quasi tortionnaire à la batte de baseball à bébé vampire tout chou qui rassurait son copain. Comme quoi, des fois la colère ça pouvait redescendre aussi vite qu’elle était montée.

Il réussit lentement à calmer le gros jaloux de service avant d’être de nouveau pris de cette furieuse envie de mordre. Il avait visiblement besoin de faire ses dents sur quelque chose. Oh tiens, un Enzo qui traînait là par hasard. Sans vraiment comprendre ce qui s’était passé, Tennessee se retrouva les crocs enfoncés dans le bras d’Enzo qui le secouait pour le faire lâcher en lui demandant très vigoureusement de le lâcher. Quand il reprit contact avec la réalité, il le libéra et les deux traces de ses crocs disparurent bien vite sur la peau d’Enzo. Pas une seule seconde il n’avait cherché à boire son sang, il avait juste eu envie de mordre comme ça …

« Euh désolé … »

© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mer 2 Déc - 0:48


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark



Depuis qu'il avait posé sa question, Lorenzo sentait une rage sourde monter en lui, accentuée par le grand sourire de Tennessee qui avait visiblement de belles choses à lui raconter. Le visage du mec en question était très clair dans l'esprit d'Enzo. Un visage fin, un joli sourire, un air enfantin, il était à l'exact opposé du vampire et son air sérieux, de ses yeux sombre et de son côté à « subir chaque instants de sa vie » comme disait Tennessee.

« C’est mon ex. En fait, quand il m’a quitté, c’est là que j’ai sombré dans l’héro parce que je le supportais pas. Au bal, je le suppliais de me reprendre parce que je ne peux pas vivre sans lui »

La colère qui habitait déjà le cœur d'Enzo augmenta de plusieurs niveaux d'un coup, faisant circuler son sang plus rapidement dans ses veines. Il avait l'impression de retrouver cette rage qu'il avait senti dans la cage d'Augustine quand il avait tenté le tout pour le tout pour sauver Tennessee du destin funeste qui l'attendait. Nul doute que si quelqu'un d'autre avait été face à lui, sa tête aurait volé mais là, il était face à l'homme qu'il aimait, jamais il n'aurait pu lever la main sur lui. Pour autant, la rage l'habitait entièrement, ses crocs furent même de sortie, c'est fou à quel point la jalousie pouvait avoir raison de lui. Déjà, en temps normal, avec ses amis, Enzo était intenable. Il avait finit par avoir une telle peur de l'abandon qu'il voulait garder les gens qu'il aimait pour lui, rien que pour lui. Il avait quand même été jaloux de Stefan, le frère de Damon, tout ça parce que Damon l'aurait choisi lui à sa place. Quoi de plus normal quand on est reliés par les liens du sang. Le problème c'est qu'Enzo n'avait pas de liens du sang. Il était fils unique, sa mère était morte très tôt et il n'avait pas revu son père après son départ pour l'Europe de l'Est. Il était tout seul.

Aussi, quand il avait trouvé Tennessee, Lorenzo s'était senti pousser des ailes. Quelqu'un l'aimait et bon sang ce qu'il pouvait l'aimer en retour, il aurait tout fait pour lui. C'était le principal problème d'Enzo, à partir du moment où il aimait profondément quelqu'un, il pouvait tout faire, aimer à l'extrême, aimer à en perdre la tête et à en perdre la notion du bien et du mal. En prononcant les quelques mots « Je t'aime » à Tennessee, il lui avait laissé son cœur sans se douter des conséquences et à cet instant précis, il les ressentait, son cœur battant d'un bruit sourd dans sa poitrine. Voilà qu'après s'être rappelé du baiser entre Tennessee et son (visiblement) ex, il se faisait des films, l'imaginant déjà le recontacter, l'embrasser, finir dans ses bras...Enzo secoua vivement la tête, voulant empêcher ces images de le harceler et de serrer son cœur. Il aurait pu tuer une douzaine de personnes dans cet état. Voulant à tout prix éviter de péter un câble, littéralement, devant Tennessee, Enzo voulu se lever en grognant, il fallait absolument qu'il trouve quelque chose pour se calmer ou les instants qui allaient suivre allaient être très compliqués. Pour autant, alors qu'il se levait du lit, un bras attrapa son poignet et il se retrouva collé contre Tennessee sans comprendre.

« Ne t’énerves pas comme ça, je rigolais. C’était juste un type que je ne connais pas vraiment bien et qui m’avait aidé en me prêtant une belle somme d’argent. C’est ça la vérité d’accord ? Donc tu te calme, je ne l’ai pas revu depuis, lui ait envoyé quelques messages pour m’excuser mais sans réponses. Quand t’étais en train de te foutre de nous de loin, j’ai crisé et je l’ai un peu traité comme de la merde sur le coup de l’énervement… C’est toi que j’aime. »

En entendant ses quelques mots, Lorenzo se sentit très con. Toute la haine qu'il avait ressentie se calma instantanément, c'est fou le pouvoir que pouvait avoir Tennessee sur lui. Maintenant qu'il y pensait...Si c'est le regard d'Enzo qui avait gêné son baiser, il avait empêcher son homme de finir avec un autre sans s'en rendre compte. Et bien oui c'était logique, si Enzo ne l'avait pas regardé, moqueur, le soir d'Halloween, Tennessee aurait sûrement continué avec ce type et n'aurait pas eu besoin de venir chouiner pour de l'eau chaude auprès de son voisin (à savoir Lorenzo), les deux hommes ne se seraient finalement jamais rencontré. Un sourire débile se dessina sur les lèvres d'Enzo, en un regard à la con il avait sauvé la plus belle relation de sa vie (et certainement l'amour de sa vie en fait) ...Bordel il n'était pas si nul ! Cette idée calma le vampire, ce mec pouvait bien avoir embrasser Tennessee, il n'allait pas passer l'éternité à l'aimer, LUI. Les deux amants se serrèrent dans les bras, se retrouvant, au delà des conneries d'Enzo et du baiser de Tennessee mais alors que le plus vieux vampire se reculait, il étouffa un cri de douleur. Son homme venait littéralement de lui planter les crocs dans le bras et la surprise avait intensifié la douleur. Pourtant, Enzo n'était pas du genre chochotte, il avait connu pire mais celle là, il ne l'avait pas vu venir.

Plusieurs fois, le vampire avait dit à son homme de le lâcher mais en tant que jeune vampire, Tennessee avait besoin de se faire les dents. Oui, un peu comme un bébé humain ou un jeune chiot mais il pouvait décemment pas lui acheter une tétine ! Au bout d'un moment, Enzo sentit sa peau le brûler, des crocs de jeune vampires c'est aiguisé bon sang. Il grogna encore, essayant de dégager son bras et enfin, Tennessee le lâcha. Les trous dans le bras de Lorenzo se refermèrent lentement, emportant la douleur avec eux, être un vampire a ses avantages. Il observa Tennessee, amusé. Son homme lui avait plutôt l'air gêné.

« Euh désolé … »

Cette fois, alors qu'Enzo aurait bien voulu lui faire les gros yeux comme on gronde un enfant, le vampire centenaire eut un sourire et ria sincèrement. Il connaissait parfaitement cette sensation des débuts, ce besoin de mordre dans tout ce qui passe et cette soif de sang qui ne finit jamais. Heureusement, ça ne durait pas, Lorenzo prit donc le parti d'être patient avec Tennessee qui devait être plus perturbé que lui par la tournure des évènements.

Enzo – C'est pas grave, je t'ai toujours dit que j'étais pire que toi pour ma transition.

En vérité, Tennessee ne pouvait pas imaginer à quel point c'était vrai. Après avoir fini le bateau, Enzo avait eu tellement envie de mordre dans n'importe quoi qu'il avait tué une bonne vingtaine de personnes sans même avoir soif. Il avait juste eu besoin de se faire les crocs sur quelque chose et s'était littéralement transformé en monstre à cette période alors Tennessee...C'était un ange par rapport. En le regardant, Enzo eut un sourire..Ouais il avait une tête d'ange. C'était son ange. Transformé en vampire, certes, mais ça ne pouvait pas être parfait. Il l'observa un moment, il était adorable, gêné d'avoir mordu et Enzo l'embrassa pour le rassurer. Bon sang mais qu'est-ce qui est arrivé au sanguinaire et sans pitié Lorenzo Melanoti ? Il semblait totalement guimauve là ! Mais il aurait pu envoyer des doigts d'honneur à tout le monde, il se fichait de son côté grognon et viril de d'habitude, il n'avait jamais senti son cœur battre aussi fort et c'était plus important. Finalement, vu qu'il était trempé, il sortit définitivement du lit.

Enzo – Bon...Je vais aller prendre une douche.

Les vampires ont beau avoir pas mal de qualités physiques plutôt appréciable (comme le fait de ne pas vieillir), ils ne sèchent pas plus vite que les humains. Il prit donc des affaires et se dirigea vers la salle de bain mais avant de partir il se tourna vers Tennessee (qui récupérait la batte de baseball erm) et lui fit un sourire en coin. C'était plus fort que lui, en voyant Tennessee s'énerver contre lui avec un air sérieux il avait littéralement craqué, ce mec était définitiement trop sexy. (on confirme).

Enzo – Si tu t'ennuies, tu sais où me trouver.

Une douche à deux ? L'idée n'était pas mauvaise. En tous les cas elle plaisait beaucoup à Enzo qui s'en alla vers la salle de bain, se regardant dans la glace, torse nu. Une longue cicatrice entaillait son corps et au fur et à mesure des heures qui passaient, elle disparaissait, emmenant Augustine dans sa mémoire uniquement. Cette marque avait été faite par le docteur Wes en personne alors qu'Enzo tentait de se débattre...La douleur lui avait fait voir des étoiles, il n'avait même pas eu la force d'hurler et avait perdu connaissance. Même pas 10 minutes plus tard il s'était réveillé par la douleur, encore et encore et il en avait encore les marques. Elles n'étaient plus très nombreuses c'est sûr et c'était bien pire psychologiquement parlant mais il avait l'impression que ça allait mieux. Tennessee y était pour beaucoup, même sa crise pour la soirée d'Halloween lui changeait les idées. Son caractère à la con provenait de ses années Augustine..Et si tout changeait cette fois ? Il entendit son homme bouger dans la chambre et eut un sourire, se demandant s'il allait le rejoindre. Oui, il était toujours 3 heures du matin. Et finalement, c'est ce qu'il fit, provoquant un sourire en coin sur le visage de Lorenzo qui l'accueillit en fondant sur ses lèvres, l'emmenant avec lui jusque dans la douche.

Quelques heures plus tard


Les deux vampires ne s'étaient pas rendormi et même s'ils avaient eu de quoi s'amuser une partie de la nuit, ils n'avaient à présent plus rien à faire et Tennessee, jeune vampire, ne tenait plus en place. Enzo avait dû harceler Bonnie toute la matinée et finalement, il avait enfin réussi à la convaincre de lui faire un bijou de jour pour Tennessee. A présent il s'agissait de laisser le bébé vampire à la maison, sans risque de sortie. Il appela Caroline plusieurs fois qui au bout d'un moment accepta de le « garder ». Elle allait arriver mais franchement, Lorenzo doutait que Ten se tienne tranquille aussi longtemps. Il était sur les nerfs et mordait dans tout ce qu'il pouvait trouver dans l'appart. Quand il s'agissait du bras d'Enzo, ce n'était pas grave, les trous se refermaint mais les coussins n'étaient pas aussi pratique. Enfin bon, il devait y aller maintenant, il prit donc sa veste et ses clés de voiture.

Enzo – Je ne serais pas absent longtemps. Caroline est gentil, essaie de pas lui faire la vie trop dure. Et ouvre lui quand elle arrivera, je tiens à ma porte.

Tennessee faisait un peu la tronche...Rester seul avec une blonde qui parlait trop fort, riait trop fort et faisait de grands sourires à en rendre jaloux un bisounours ? Très peu pour lui. Et ça, Enzo le comprenait parfaitement, il avait eu un peu de mal avec Caroline au début. Elle souriait trop, rigolait trop, était trop lumineuse...Et finalement, avec le temps, il avait appris à la prendre comme un rayon de soleil dans le monde trop sombre des vampires. Il l'appréciait vraiment et sûrement qu'avec le temps, Tennessee apprendrait à l'apprécier aussi. Il alla l'embrasser une dernière fois et sortit de l'appartement, il était temps d'aller retrouver Bonnie.



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
© Halloween sur Never-Utopia

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Ven 4 Déc - 23:35

Ces quelques instants furent une absence, comme s’il n’avait pas été présent dans son propre corps. Du coup, Tennessee ressentait un profond malaise et une grande incompréhension. Puisqu’il n’avait pas voulu boire son sang, pourquoi avoir mordu ? Peut-être était-ce le besoin de se faire les crocs comme les bébés faisaient leurs premières dents ou … Les chiots. Glorieux.

S’il était donc tel un jeune chiot qui faisait ses dents sur ce qui passait à hauteur de sa bouche, la suite logique des choses était de se faire réprimander. Après tout, même les vampires devaient avoir une certaine éducation et une discipline de fer pour avoir réussi à survivre pendant des siècles en n’éveillant les soupçons de « l’espèce dominante » qu’à travers des légendes et des contes. Enzo ne devait pas être un bon précepteur du vampirisme puisqu’il éclata simplement de rire, comme si ce n’était absolument pas grave. Bon, ça devait être un passage traditionnel vu sa réaction. Il annonça même qu’il avait été pire que lui pendant sa transition. Sans surprise, Tennessee n’y émettait aucun doute. Vu le caractère tranchant de son aîné, il avait dû bien vite considérer le genre humain comme une sous-espèce servant principalement à la nutrition de l’espèce supérieure.

Cette réflexion, beaucoup de ses congénères devaient l’avoir eue et, Ten en frissonna. Qu’en serait-il advenu de l’humanité si les vampires avaient pris le pouvoir, confinant sa proie favorite dans des fermes et abattoirs organisés tels ceux qui permettaient d’obtenir in fine, de délicieux nuggets. Dans le fond, ils n’étaient pas si méchants ces crocs-pointus. D’ailleurs, en parlant de crocs, le jeune vampire ne sentait pas les siens, sortis quelques secondes auparavant, rentrés directement. Bien sûr, il avait déjà vu ceux d’Enzo, saisi par un mélange de peur et de fascination, la fascination morbide. Ce type de quasi admiration l’avait pris depuis leur première rencontre qui lui semblait, malgré les semaines passées, toujours aussi saugrenue. Il n’avait vraiment eu peur que lorsqu’il l’avait mordu mais, rapidement il avait réussi à apprivoiser le vampire pas si cruel qu’il aimait le faire croire. Bien qu’il n’ait jamais émis vocalement le souhait de se retrouver en transition, l’idée lui avait souvent traversé l’esprit tant il admirait celui dont il avait été pendant un mois, l’humain de compagnie, une réserve de sang personnelle. Dans son regard amoureux et sans doute un peu trop innocent, Enzo était parfait. Il avait un regard d’une intensité à en faire pâlir de jalousie les plus grandes œuvres d’art et des traits faciaux à réduire les statues de la Grèce antique en poussière tant elles paraissaient laides en comparaison. Tennessee, était, comme beaucoup de jeunes de son âge, assez superficiel, l’apparence d’Enzo était donc ce qui lui ait plu en premier sans qu’il n’ose vraiment l’avouer. Ce fut ensuite le temps qui fit, étrangement rapidement, les choses. Ce ne fut pas, à proprement parler, un coup de foudre mais, les choses s’étaient passées assez vite. Quelques minutes de réflexion poseraient leurs problèmes respectifs en source de cette vitesse.

L’un était un jeune camé, dépendant complet de sa drogue, qui ne voulait l’avouer tant, dans le fond, il se sentait seul. La substance avait fini par lui être aussi indispensable que l’air, le privant de ses amis, de sa famille, de ses ambitions, de ses passions et au final, de maison. Un mal être qui l’avait poussé dans sa naïveté enfantine, à s’abandonner au diable, étendant ce mal être à tous les domaines de sa vie. Lorsqu’on est chassé de chez soi, après avoir erré d’ami en connaissances pendant une semaine et qu’on se trouvait chanceux de vivre dans un grenier minable, être important, avoir une utilité, signifier quelque chose pour quelqu’un, c’était bien plus intense que de se faire une nouvelle conquête sur Tinder. Qu’Enzo ait voulu prendre soin de lui en essayant comme il le pouvait de le sevrer, dans ses avertissements, ses regards inquiets et ses colères, finalement, salvatrices, était la meilleure chose qui lui soit arrivée ces dernières années. Impossible de jurer qu’il ne replongerait jamais mais, la probabilité d’une rechute n’était pas très élevée.

Quant à l’autre, c’était un immortel à qui on avait volé l’éternité derrière des barreaux de fer. L’horreur et la souffrance, devenues un quotidien, étaient tout ce que reflétaient ses yeux sombres. L’abandon qui l’avait marqué à vif, bien plus que n’importe quel fer rouge, définissait ses attitudes. La peur, bien rapidement morte avec l’espoir, n’avaient laissé qu’une coquille vide, incapable d’être autre chose, de ressentir autre chose que ce qu’on lui laissait dans l’agonie. Quand cet être unique avait retrouvé le monde qui avait changé sans lui, nul doute que le retour à la réalité avait été bien plus difficile que ce qu’il avouerait. La solitude avait été, dans un paradoxe palpable, sa seule compagne dans une vie de perdition. Quand un humain aussi égaré mentalement que lui, avait fait irruption dans sa vie, il avait décidé de le garder comme une vieille fille gardait un chat. Tennessee lui avait apporté du réconfort, de l’intérêt, n’avait pas voulu l’abandonner et au final, ne lui avait pas vraiment laissé le choix, s’était imposé dans son existence avec l’effet le plus bénéfique jamais espéré.

Oui, leur relation s’était construise rapidement mais, pouvait-on reprocher à deux aimants de s’attirer mutuellement tel des amants ? Sans doute pas. Quand Tennessee sortit de ses réflexions, ce fut à cause d’un baiser qui le rassura et le détendit. Sa colère était tombée aussi vite qu’elle était montée. Un sourire amusé illumina son visage quand son aîné annonça qu’il allait prendre une douche, sans doute bien chaude, puisqu’elle celle offerte gracieusement par Tennessee ne lui avait pas plu. Ce dernier ne doutait guère que n’importe qui à sa place serait sans doute mort. Ce statut privilégié le gonflait de fierté et il accepta donc l’invitation déguisé à partager un moment amoureux. Enzo ne lui en voulait pas, c’était presque mignon, surtout quand on savait de quoi il était réellement capable.

Les heures qui suivirent se firent tout aussi passionnées mais plus agitée. Ensuite, la passion les délaissa alors que le bébé vampire ne tenait toujours pas en place. Dans sa tête, tout se passait à une vitesse hors du commun. Il se fit alors la réflexion que s’il n’avait pas abandonné ses cours quelques mois plus tôt, il aurait pu tous les maîtriser en une soirée. Cette aisance lui murmura de reprendre son parcours universitaire avant qu’il ne soit trop tard. Administrativement parlant, il pouvait encore tout rattraper comme si ces derniers mois l’héroïnomanie ne l’avait pas obnubilé.
Comme il n’avait aucun cours sous la main, il se vengea sur la console pendant au moins … vingt minutes. Rapidement, il s’ennuya et se leva, faisant le tour de l’appartement dont les rideaux étaient toujours soigneusement fermés. Il n’y avait décidément rien à faire d’amusant. Enzo était au téléphone et Tennessee essayait d’écouter et de comprendre ce qui se racontait à différentes distances. Alors, ça, ça serait vraiment pratique à l’unnif pour écouter toutes les dernières nouvelles. Pas une seule seconde Tennessee n’imaginait abandonner sa vie humaine pour une vie hors de la société faite de sang et de meurtre. Il comptait même reprendre les choses là où il les avait laissées et renouer avec sa famille. C’était de bonnes intentions, restait à voir si elles pouvaient se concrétiser.

Enzo était au téléphone avec une sorcière – si Ten avait rapidement été persuadé par les crocs de son amant, la magie restait pour lui une notion trop abstraite – censée lui créer un bijou de jour, quelque chose qu’il devrait garder constamment sur lui pour ne plus subir la contrainte de l’astre du jour. L’ancien vampire augustine possédait une bague en acier et son bébé vampire se demandait s’il aurait la même. Au moins ils seraient assortis. Ce genre de réflexion était typique de ses préoccupations vestimentaires d’avant sa période héroïnomane. Alors qu’actuellement il ne disposait que de trois tee-shirt et deux jeans, il avait à New York, assez de vêtements pour changer presque tous les jours pendant à un. Vivement qu’il puisse reprendre son ancienne vie débordant de classe et de luxe.

Son ancienne vie était paradoxalement, son futur proche. Ou du moins il l’espérait. Ayant vidé les réserves de sang d’Enzo sur un peu plus de vingt-quatre heures, il avait retrouvé toutes ses forces. C’était dingue la vitesse à laquelle son métabolisme tournait. La semaine précédente où il sirotait à petites doses le sang du vampire alors qu’il était encore humain – quelle ironie – pour échapper aux symptômes du manque, il avait déjà repris quelques couleurs. Mais ce qui s’était passé depuis sa mort, c’était flagrant. Il avait repris du poids, son visage n’était plus du tout creusé, sa peau avait retrouvé sa couleur très légèrement hâlée – contrairement à Enzo qui avait toujours l’air de n’avoir jamais vu le soleil, ah ces anglais et leurs nuages – et ses muscles s’étaient reformés. Bon, en plus des réserves sanguines, il avait également fait la razzia dans les placards, ça avait aidé. Il se disait qu’à ce rythme-là, dans une semaine maximum, il serait à son plus haut niveau.

Actuellement, il était assis devant le four mis à la température maximum, haïssant cette stupide machine de ne pas vouloir cuire sa pizza plus vite. Normal qu’il avait faim, il était déjà midi. Moins normal que sa faim n’était pas rassasiée par la pizza et les deux hamburgers précédents. Tennessee confondait encore faim d’aliments et soif de sang. Selon Enzo, c’était normal. Selon Tennessee, il devait sans doute être une femme enceinte.

Enzo vint lui dire qu’il s’en allait pour voir son amie sorcière et qu’une amie vampire allait venir le garder. Il avait beau être un bébé vampire, il n’avait pas envie d’être surveillé par une baby-sitter. Dans le fond, il savait bien que c’était une bonne idée vu que, tout ce dont il avait envie actuellement, c’était de sortir. Sortir et trouver du sang frais, chaud, pris à même la gorge. Cet instinct animal ne lui faisait même pas peur tant il ne se rendait pas compte des choses. Dans la matinée, il avait encore une fois mordu Enzo et avait bien vite lâché, son inconscient étant au courant qu’il ne pouvait pas nourrir de ce sang. Malheureusement, il n’y avait que peu de chances qu’il rompe l’étreinte de ses crocs sur un humain avant d’avoir apaisé complètement sa soif. Cette réalité, il ne la prenait pas compte. Enlever une vie, n’était même pas dans ses plans tant tout ce qu’il voulait c’était … chasser. Enzo lui avait promis qu’ils iraient bientôt, quand il pourra supporter le soleil. En traduction, quand son aimé reviendrait avec la bague tant attendue, ils iraient chasser. En tout cas, c’était ce que Tennessee avait bien voulu comprendre.

Il fut assez sage le temps que sa baby-sitter arriva et était en train de terminer sa pauvre pizza. La jeune vampire en question, il la connaissait déjà. C’était Caroline Forbes, une des premières personnes qu’il avait rencontré à l’université. Il l’appréciait bien et se dit qu’Enzo avait bon goût pour les amis. L’après-midi se passa sans problèmes et fut même agréable bien que le bébé vampire avait encore du mal à tenir en place. Elle lui donna beaucoup de conseils qu’il entendit d’une oreille distraite, il voulait du sang, il s’en foutait du reste. Bien sûr, il fut bien plus concentré quand arriva le moment de parler de sa relation avec Enzo. Ça se sentait vraiment qu’il en était fier et était un peu dans cette période où les deux membres d’un couple se transformaient en guimauve bien fondante. Sauf que, cette période était un peu différente chez eux. Ils ne dessinaient pas des cœurs partout en parlant de mariage, de mioche baveux (difficiles à envisager dans leur cas), d’amour éternel, etc. Ils se contentaient de câlins, de lit, de sang et de baisers. Ils restaient, en résumés, assez classes.

Quand Enzo revint, Tennessee ne put, néanmoins, s’empêcher de lui sauter dessus. Premièrement, il avait son bijou de jour, deuxième il avait ramené du sang. C’était deux excellentes raisons. Malheureusement, il n’eut son attention que le temps d’un baiser avant que le bébé vampire s’empare d’une poche de sang qu’il entama au goulot avant de vider dans un verre, décidant d’être civilisé. Il laissa son amant et son amie échanger quelques mots, promettant qu’il était resté bien sage comme il voulait. Caroline s’en alla et Enzo vint s’installer à côté de Tennessee qui lui offrit toute l’attention qu’il méritait à travers plusieurs baisers amoureux avant de se reconcentrer sur son verre.

« T’as le bijou pour me protéger du soleil ? On peut aller chasser du coup ? »

Enzo n’avait pas l’air tout à fait certain que ce soit une bonne idée vu le niveau d’agitation du vampire. En fait, il n’avait pas encore donné sa réponse que son homme sur interpréta les traits de son visage et s’énerva directement. Pourquoi ne voulait-il pas ? Ce n’était pas juste, il avait le droit de boire du vrai sang tout autant qu’un autre vampire. Il allait bien chasser lui et il n’avait jamais rien dit ! Ses yeux se noircirent et les veines d’ébène apparurent juste en dessous en même temps que ses crocs. Son état était particulièrement effrayant, sans doute pas pour un vampire centenaire mais, il n’avait jamais vu Tennessee dans cet état, ça devait perturber.

« Je veux du vrai sang ! »

Ses exigences, il les avait criées de toute ses forces avant de ses lever et d’envoyer voler d’un coup de pied la table basse coupable de porter le verre de sang de mauvaise qualité selon lui. Ce n’était pas vraiment la qualité du liquide qui était problématique, c’était son besoin obsessionnel de mordre. Pour mieux comprendre, il fallait garder à l’esprit que c’était Enzo qui l’avait transformé. Sans doute avait-il transmis à son amant certaines de ses propres caractéristiques par ce biais sans même le vouloir. La table était brisée, Tennessee ne se rendait pas compte de sa nouvelle force, tout ce dont il se rendait compte c’était sa soif dévorante qui avait pris contrôle de son esprit.

L’envie de sang, plus précisément l’envie de sang chaud, s’était installée dans ce nid confortable que l’héroïne avait creusé dans sa psyché. Tout le manque que le petite camé avait ressenti avant sa transformation, ce besoin purement mental de s’injecter la substance avait complètement décuplé, l’empêchant de penser à autre chose. Ou plutôt, plaçant ce nouveau besoin primaire au centre de ses pensées, le plongeant dans une nouvelle paranoïa. Enzo ne voulait pas qu’il aille chasser. Il aurait pu y aller cette nuit puisque le soleil représentait un si gros problème. Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas laissé y aller ? Il savait bien ce que c’était la soif quand même. Il lui voulait clairement (ou pas) du mal et ça, le bébé vampire qui n’avait plus rien de mignon l’avait bien compris et ne comptait pas se laisser faire.

« J’en ai rien à foutre de tes poches de sang à la con. Je veux du sang chaud, j’ai envie de mordre, j’m’en fous des autres, j’m’en fous de toi. JE VEUX CE PUTAIN DE SANG ! »

Sa colère était montée à une telle vitesse que personne ne l’avait vue venir, même pas lui. Il voulait sortir, arracher cette putain de porte, aller dans la rue et enfin s’apaiser. Sauf qu’il ne pouvait pas, le soleil n’était pas couché, il allait brûler vif avant même d’avoir pu trouver une proie. Mais, Enzo avait été lui chercher de quoi survivre aux rayons non ? Si. C’était sa mission. Et s’il ne l’avait pas ? Tant pis, s’il ne l’avait pas il prendrait sa bague même si pour ça il devait lui arracher le doigt.

Pas une seule seconde il ne s’était calmé, la colère et l’animalité déformant les traits habituellement angéliques de son visage. Pas une seule seconde il n’avait su rester en place depuis qu’il s’était levé. Il avait commencé par envoyer voler la table et le verre, ensuite il avait gratté le creux de son coude par réflexe. Sauf que cet acte n’avait plus rien d’humain et il s’était carrément griffé comme un animal qui se rongeait la patte quand il était anxieux. Il avait ensuite porté les mains à sa tête essayant tant bien que mal de réfléchir. Malheureusement, il n’y arrivait pas, toutes ses pensées étaient décousues dans une cacophonie rougeâtre.

Enzo. Le sang. Les poches. Le soleil. Dehors. Enzo. Le sang. Mordre. Chasser. Mordre. Chasser. Boire. Mordre. Le sang. Enzo. Une proie. Des proies. Mordre. Faire couler le sang. Tout boire. Tuer. Enzo. Le soleil. Bruler. Le bijou. Le sang. L’instinct. La soif. Le sang. Enzo. Mordre. Le soleil. L’héroïne. Le manque. La rue. Le soleil. Les injections. L’héroïne. Le sang. Chasser. Mordre. Les injections. Le manque. Mordre. Le sang. Enzo. Mordre. Boire. Le sang.

Rien n’avait plus de sens dans son esprit meurtri. Enzo disait quelque chose mais il n’entendait rien, il ne comprenait pas, il ne voulait pas comprendre. Il voulait chasser, il voulait boire du sang frais, il voulait sortir mais, il ne voulait pas mourir. Quand Enzo le toucha il le repoussa directement, ne sachant pas s’il l’avait frappé par instinct. En tout cas, ce fut ce même instinct animal qui lui avait fait montrer les crocs par réflexe comme si c’était inscrit dans son code génétique. L’instinct, c’était lui le responsable de cet enfer intérieur dont il ne pouvait s’échapper. Une prison de l’esprit. Non, la prison n’avait pas pour but la destruction de son occupant. L’instinct était la mort elle-même, rendant complètement fou Tennessee, lui posant un choix forcé complètement binaire. Soit il sortait et brûlait, soit il restait là dans sa folie jusqu’à ce qu’elle l’achève. On lui donnait le choix de l’arme de l’exécution, ce n’était que ça.

Non, ce n’était pas que ça. Il pouvait sortir, s’échapper, faire taire l’instinct. Enzo avait une bague, elle le protégeait du soleil. Il se tourna vers lui d’un coup.

« Donne-moi ta bague ! Je veux sortir ! Je veux sortir ! Je veux sortir ! »

Si Enzo obéissait, Tennessee sortirait et serait sans doute assez violent que pour marquer la ville et peut-être même tout l’état dans son cœur. Il ferait quelque chose d’assez horrible que pour que tous les habitants pleurent pendant dix ans. Il tuerait chaque personne qui se trouverait sur son chemin, se nourrissant de la dernière goutte de sang jusqu’à ce que son instinct ne soi comblé. Et, lorsqu’on voyait son intensité, il était facile de comprendre que les victimes se compteraient par dizaines. Si Enzo n’obéissait pas, Tennessee allait encore gravir un échelon dans la folie et finir par vraiment se faire du mal, voire même causer sa propre mort.

Donner à un héroïnomane en plein sevrage psychologique une nouvelle addiction d’une puissance déjà surnaturelle n’avait pas été une brillante idée. Si les premières vingt-quatre heures suivant la transformation avaient été relativement paisibles, c’était à cause de la transition. Tout son corps changeait et surtout, son esprit se tordait sans que son amant n’en ait pu se douter. Sans que Tennessee lui-même ne s’en rende compte. Maintenant que ces changements avaient eu lieu, que le vampirisme était brûlé dans sa chaire et dans son âme, les choses s’annonçaient bien plus sombre. L’animal avait brisé ses liens, avait pris le contrôle et n’allait plus tarder à faire ce pour quoi il était fait, tuer. Enzo peut-être en premier.

Son amant était centenaire, bien plus habitué au combat que lui et surtout, avait lui-même déjà tuer. Tennessee ne le prenait pas en compte, le voyant uniquement comme un ennemi, une créature qui ne lui permettrait pas de se nourrir et qui, justement, l’en empêchait. S’il le tuait, il pourrait récupérer la bague de jour, sortir et enfin calmer son manque. C’était la solution.
Il fit un pas avant que son humanité ne fasse une percée miraculeuse, le figeant sur place. Non, mais, qu’est-ce qu’il était en train de faire ? C’était Enzo dont il s’agissait. Il ne pouvait pas lui faire de mal. Celui-ci parlait et, bien que sa voix était plus audible, Tennessee ne comprenait toujours pas ce qu’il disait. Tout était flou et, lentement l’instinct mourait au profit de la réalité. La réalité … avait-il vraiment pensé tout ça ? Oui. Il avait pensé à sortir pour boire et tuer alors qu’il avait à sa disposition du sang de bonne qualité obtenu sans blesser personne. Ensuite, il n’avait plus pensé, justement complètement déliré. Pour finir, il avait voulu tuer Enzo.

Les symboles physiques de l’animal s’étaient noyés dans leur propre haine, les veines sous ses yeux avaient disparues et, ses yeux avaient recouvré leur couleur mordorée. Ils brillaient de nouveau, comme avant. Sauf que, cette fois, c’était l’effroi qui les animait avant que les larmes ne montent d’un coup. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Rien. Qu’est-ce qu’il avait failli faire ? Tout. D’un coup, ses jambes le lâchèrent et il s’écroula, tombant à genoux, les mains sur le tapis, tremblant, les larmes qui coulaient à flots alors que ses yeux restaient fixes et ouverts. Comment avait-il pu être cet animal ? Après le temps de la rage et des pensées décousues, voilà venu le temps de l’incompréhension et des interrogations. Était-ce une passade ou serait-il toujours comme ça ? Aurait-il réellement pu commettre ces exactions en commençant par la mort de son aimé ? En temps normal, il aurait répondu non sans hésiter mais là, c’était tellement intense qu’il ne savait plus rien, à commencer par qui il était. Jamais Tennessee Williams n’aurait pu s’en prendre à qui que ce soit alors que le vampire le désirait plus que tout. Jamais Tennessee Williams n’aurait pu blesser Enzo alors que le vampire ne le voyait que comme un ennemi. Jamais Tennessee Williams ne serait entré dans une rage aussi féroce alors que le vampire s’en délectait. Jamais Tennessee Williams n’aurait laissé un autre décider à sa place alors que le vampire l’avait fait, l’évinçant complètement. Mais, Tennessee Williams était le vampire …

La peur s’insinua dans son esprit, la peur qu’à n’importe quel instant, le vampire reprenne le pouvoir.
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Dim 13 Déc - 20:55


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark




Le vampire centenaire marchait dans les rues de Mystic Falls, les mains dans les poches. Habillé de sa fameuse veste en cuir et d'un Tshirt attrapé à la va-vite dans un tiroir, Lorenzo Melanoti profitait de l'air frais et du soleil qui réchauffait un petit peu sa peau blanchâtre. Il n'avait aucun problème de peau particulier, n'était ni malade ni dérangé mais sa nature Anglaise ne l'aidait pas vraiment à bronzer. De plus, passer 60 ans dans une cage n'aide pas vraiment à la coloration de la peau. Malgré ses origines Italiennes, Enzo était tout ce qu'il y a de plus blanc mais son charme se trouvait ailleurs. Son regard, sa voix, ses traits ? Peu importe, tout en lui inspirait le charme au sens propre du terme. Il avait ce pouvoir attractif que seul les vampires détiennent et cette façon d'être sûr de lui dans toutes les circonstances, du moins en apparence. Certaines filles tournaient la tête en le voyant passer, c'était plutôt plaisant, il fallait bien l'avouer.

Arrivant bientôt au Mystic Grill où ils avaient rendez-vous avec Bonnie, Lorenzo sortit son portable pour vérifier l'heure et surtout vérifier que Tennessee ne l'avait pas appelé. En croisant le regard d'une fille dans la rue, Enzo se surprit à n'en avoir pas grand chose à faire. C'est dingue à quel point son ex-humain l'avait changé en quelques semaines. Leur premier regard s'était fait au Bal d'Halloween et à ce moment là, Lorenzo ne se rendait même pas compte de ce qu'il allait représenter pour lui, se contentant de s'en moquer (pour une histoire de baiser avec un autre homme) et de manquer de le vider de son sang. Pourtant, il l'avait senti, cette connexion particulière, ce lien qui s'était déjà créée. Il avait ensuite pu entendre véritablement sa voix, observer ses yeux de très près, sentir son parfum, sentir son corps de ses mains...Il avait rencontré Tennessee Williams au sens propre du terme et à partir de ce moment là, tout avait changé. Il n'avait pas réussi à expliquer pourquoi ce type l'attirait autant et pourquoi sa présence lui était aussi indispensable, il s'était contenté de subir des sentiments qu'il ne contrôlait pas. Il avait tout oublié pour lui jusqu'à son caractère à la con le plus profond. Evidemment, il n'était pas devenu extrêmement social non plus mais Tennessee lui donnait une raison de sourire. Et ça c'était nouveau pour lui.

Quand le vampire ouvrit la porte, il repéra bien vite Bonnie Bennett, assise au fond du bar. Il eut un sourire et s'approcha d'elle. Bonnie était une fille plutôt sympa avec un caractère bien trempé, elle avait du cœur et une force énorme. Enzo ne pouvait que l'apprécier, sans compter le fait qu'elle avait fait sortir de l'autre côté. Bien sûr, elle n'avait pas eu le choix sachant qu'il menaçait sa meilleure amie de mort mais peu importe, elle l'avait fait et Lorenzo l'aimait bien. Il s'installa en face d'elle après une bise et lui expliqua la situation qu'elle avait eu du mal à comprendre. C'était compréhensible, voir Enzo amoureux relevait déjà du miracle alors amoureux d'un homme...Pourtant, Bonnie ne fit pas de commentaires. Elle doutait simplement de la puissance de cette relation et l'intérêt de créer un objet qui protégerait un nouveau vampire mais Enzo lui raconta leur histoire avec une telle intensité que la sorcière accepta. Il sortit de sa poche un bracelet qu'il avait acheté et son amie commença le sort, lui rappelant qu'il lui en devait une. Il aurait pu se faire une liste de dette immense pour Tennessee de toute façon.

Après l'incantation, le vampire remercia rapidement son amie et partit en direction de l'hôpital pour refaire ses stocks de poches de sang, Tennessee avait de l'appétit en tant que jeune vampire. Tout en roulant, Lorenzo se demanda s'il vivait dans le monde réel. Il avait tant cherché le bonheur et l'intérêt des personnes autour de lui qu'y être arrivé semblait juste un rêve. Mais quand son portable sonna pour indiquer un SMS de Caroline et qu'il vit une photo de Tennessee riant, il revint à la réalité. Bon sang c'était iréel. Mais peu importe, Enzo attrapa assez de poches de sang pour tenir la semaine et reprit le volant jusqu'à son appartement, impatient de retrouver son homme et bébé vampire. Il ouvrit la porte un peu méfiant, même si Caroline assurait que tout se passait parfaitement, les crises de jeune vampire ne sont pas rare. Aussi fut-il complètement rassuré quand son homme lui sauta au cou, visiblement heureux de le revoir. Après un baiser, le plus vieux des deux vampires entraina Caroline un peu à l'écart pour la remercier. Elle partit ensuite avec un signe de main pour les deux amoureux et Enzo put librement s'installer aux côtés de son chéri, rattrapant l'après-midi qu'ils avaient passés séparés. Oui, ils étaient fusionnels, on peut le dire. Tennessee reprit son verre, un sourire lumineux sur le visage.

« T’as le bijou pour me protéger du soleil ? On peut aller chasser du coup ? »

La vitesse de la demande installait un doute dans l'esprit d'Enzo. Etait-il vraiment prêt à aller chasser ? Son homme bougeait de partout et se jetait sur toute source de sang à proximité, le mettre dehors si vite était dangeureux. Evidemment, s'il avait été un vampire originel, Enzo l'aurait contraint à ne pas attaquer sans réfléchir mais il n'avait pas ce pouvoir et était donc sur la réserve concernant une sortie si vite. Il aurait bien voulu répondre à Tennessee qu'ils allaient le tester avant pour être surs de pouvoir sortir sans danger mais les traits du jeune homme s'étaient fait plus durs, signe d'une colère montante. Enzo n'avait pas répondu assez vite à sa question, c'était une erreur de taille pour un jeune vampire qui venait de terminer sa transition. Ses crocs sortirent au même moment que les veines en dessous de ses yeux...Et rapidement, ses yeux prirent une teinte noirâtre qui rappelait la couleur du sang coagulé. Lorenzo eut un léger mouvement de recul en voyant son bébé vampire s'énerver si vite. Il n'en avait pas vraiment peur, avec presque 150 de plus que lui, il était capable de le maîtriser sans lui faire de mal et en se faisant un café mais il ne s'y attendait pas. C'était la première fois qu'il voyait Tennessee dans son état de vampire. Même la nuit dernière, batte à la main, il ne s'était pas mit dans cet état.

« Je veux du vrai sang ! »

Aussi fou que cela puisse paraître, Enzo se surprit à sourire mais cela n'avait rien de positif. C'était un sourire nerveux...Tennessee lui rappelait sa propre transition et avec un pincement de lèvre, il se rappela du côté très négatif de la chose. Sans qu'il n'eut le temps d'intervenir, Tennessee se leva, envoyant valser la table basse et le verre de sang. La pauvre table basse se retrouva d'ailleurs brisée sous le coup ce qui fit grogner Enzo...Il avait eu du mal à la trouver celle là. Il était d'ailleurs plus préoccupé par l'état de sa table que par celui de Tennessee. Attention, non pas qu'il ne se souciait pas de son homme, ce n'était pas ça, il savait juste la puissance de ces crises et leurs durées. D'ici quelques minutes,  il allait se sentir « mieux » mais en attendant, Enzo ne pouvait pas y faire grand chose. Il se leva tout de même pour tenter de contrôler son homme qui ne semblait même pas le voir, obnubilé par ce besoin de sang que Lorenzo connaissait si bien. D'une voix calme, Enzo tenta une approche, sachant pertinemment que le brusquer n'aurait fait qu'empirer les choses.

Enzo – Tennessee, tu devrais prendre celui des poches...

« J’en ai rien à foutre de tes poches de sang à la con. Je veux du sang chaud, j’ai envie de mordre, j’m’en fous des autres, j’m’en fous de toi. JE VEUX CE PUTAIN DE SANG ! »

Outch, le « je m'en fous de toi » avait été violent. Enzo n'en prit pas compte, il savait parfaitement l'effet qu'avait le sang sur un jeune vampire. Lui-même aurait été capable de tuer père et mère pour du sang alors Tennessee était plutôt doux avec lui. Il formait un barrage à sa quête de sang, bientôt, la haine allait monter bien plus haut mais Lorenzo s'y préparait. Par réflexe, le bébé vampire se gratta le coude jusqu'au sang avant de se prendre la tête dans les mains. Ses yeux prenaient une teinte vraiment inquiétantes. Voulant le faire revenir à la réalité, Enzo posa une main sur son épaule pour lui indiquer qu'il était là, qu'il pouvait combattre la soif mais tout ce qu'il eut en retour c'était le risque de se prendre un poing en pleine face. Heureusement que le vieux vampire gardait de bons réflexe !

« Donne-moi ta bague ! Je veux sortir ! Je veux sortir ! Je veux sortir ! »

Malgré la soif, Tennessee restait quelqu'un d'intelligent. Evidemment, la solution était devant ses yeux, si Enzo refusait de lui donner son bijoux, il n'avait qu'à prendre sa propre bague. L'idée n'était pas stupide, si on oubliait le fait qu'Enzo était de 142 ans son aîné, qu'il était entrainé à se battre, qu'il avait tué plus de personnes que Tennessee ne pouvait en compter et qu'il buvait du sang en quantité suffisante pour être au top de sa forme physique. Bientôt, Lorenzo se rendit compte que Tennessee ne voulait pas seulement sa bague, il voulait le tuer, ses yeux exprimant une haine intense. Il soupira...Se battre dans un appartement, non mais on a pas idée ? Quand son homme s'approcha de lui, Lorenzo se prépara mentalement à le mettre hors d'état de nuire sans lui faire mal. Il était hors de question qu'il fasse du mal à Tennessee de toute façon et il y avait bien d'autres façons d'arrêter un vampire. Evidemment, il aurait bien voulu éviter ce genre de confrontation, c'est ainsi qu'il tenta une dernière fois de le calmer.

Enzo – Ten hé, c'est moi ! Regarde moi !

Son homme venait de se figer sur place et Enzo soupira de soulagement, sa crise était terminée, il le voyait dans ses yeux. D'ailleurs son regard montrait un désarroi immense, preuve qu'il réalisait tout ce qu'il avait failli faire. Evidemment, le plus vieux des deux vampires ne lui en tenait pas rigueur, il s'approcha tandis que les yeux de Tennessee reprirent leur éclat habituel. Il voulu le prendre dans ses bras, seul moyen de calmer la peine qui devait le contrôler à présent mais son homme s'écroula sur le tapis, les mains sur le sol, les larmes coulant sur ses joues. Il était certainement en train de réaliser qu'il avait eu l'envie de le tuer et pour un homme inoffensif comme Tennessee, ce devait être dur à accepter. Lui laissant un instant pour se remettre de ses émotions, Lorenzo s'accroupit à ses côtés, passant une main douce sous son menton pour le forcer à le regarder. Il se devait d'avoir les bons mots pour rassurer son homme qui tremblait comme une feuille. De sa voix grave, il commença.

Enzo – Tout va bien Ten, je suis là, tu es à l'appartement et tu n'as absolument rien fait de mal.

Evidemment, Lorenzo ne savait pas si ses paroles allaient suffirent à le calmer et d'ailleurs, Tennessee ne se calmait pas, les larmes continuant de couler, il allait falloir être plus convaincant que ça. Le plus vieux vampire prit son visage dans ses mains et lui caressa la joue du pouce.

Enzo – Quoi que tu ai eu envie de faire, ce n'est pas de ta faute, c'est génétique et ça va se calmer. Je l'ai vécu Ten, fais moi confiance. Tu n'as aucune raison d'avoir peur, je suis là.

Cette fois ci, les mots d'Enzo semblait efficaces et pour être sûr d'être écouté attentivement, il posa ses lèvres sur celles de l'homme qu'il aimait, longueument, ne le lâchant que quand il sentit ses muscles se détendre et son cœur battre un peu plus lentement. Il planta ses yeux sombres dans ceux mordorés de Tennessee, lui soufflant un « Je t'aime » très doux, lui prouvant ainsi qu'il ne lui en voulait pas le moins du monde. Sa réaction avait été totalement naturelle, Enzo s'y attendait. Anciennement accro à l'héroine, une nouvelle envie de ce genre devait lui faire perdre la tête, c'était normal. Bien sûr, avec quelqu'un d'autre, le vampire Britannique aurait été bien moins tolérant et patient mais il aimait Tennessee. Et quand il aimait quelqu'un, il pouvait tout faire. Après quelques instants de flottement, son bébé vampire s'accrocha à son cou et le serra fort, s'excusant encore et encore. Il eut un sourire et le ramena sur le canapé, le gardant contre son torse comme on consolait un enfant qui a fait un mauvais rêve. Allongé sur le canapé, blotti contre Enzo, Tennessee se calma, apaisé par les bras musclés de son homme. Il restèrent comme ça une heure avant que Lorenzo ne voulu parler de ce problème de bijou de jour.

Enzo – Je vais t'aider et tous les deux, on va maîtriser ta consommation de sang. Dès que tu seras prêt à aller chasser, on ira ensemble et je t'apprendrais tout. Tu me fais confiance ?

Son pauvre amour tremblait encore un peu et avala sa salive, visiblement pas convaincu. Sa crise avait été violente qu'il devait certainement douter de sa capacité à se contrôler mais Enzo était là pour ça.

« Mais si j'arrive pas à me contrôler... »

Enzo – Tu y arriveras, je vais t'aider. On va y arriver ensemble mon cœur.

Les petits surnoms, Enzo n'en était pas fan. Il préférait l'appeller « Ten » en général ce qui donnait à ses surnoms une dimension particulière. Ce n'était un secret pour personne, Lorenzo Melanoti n'était pas fleur bleue du moins pas en apparence. Pour autant, il adorait la musique, composait beaucoup, lisait des poèmes et adorait chanter. Ce n'était pas un homme de chiffre mais niveau sensibilité, il s'y connaissait. Pourtant, il ne le montrait pas, ce n'était pas son genre. Il prit la main de Tennessee qu'il serra, souriant, voulant à tout prix le rassurer. Et visiblement, sa solution marcha, son chéri se calma doucement mais sûrement, fermant les yeux, toujours blotti dans ses bras. L'entrainement allait être difficile mais ils pouvaient y arriver. De toute façon, Enzo était prêt à tout pour aider l'homme qu'il aimait à se faire à cette nouvelle vie.


Une semaine plus tard..

Lorenzo Melanoti rentrait chez lui, dans son petit appartement après une petite demi-heure pour aller faire les courses et ramener quelques poches de sang aussi vite qu'il avait pu. Tennessee l'attendait et il n'aimait pas le laisser seul en ce moment. Ces derniers jours avaient été plutôt compliqué, le jeune vampire n'arrivant toujours pas à contrôler ses pulsions. Pourtant, Enzo avait essayé, l'emmenant chasser le mercredi soir, tentant de le surveiller au maximum. Mais rien à faire, l'instinct de Tennessee était trop fort et il avait bien failli tuer quelqu'un si Enzo n'était pas intervenu. Après ça, Ten avait carrément voulu s'en prendre à son vieux vampire qui était parvenu à  le maîtriser sans lui faire de mal. Le problème c'est que l'instant d'après, Tennessee avait réalisé ce qu'il était en train de faire et ces secondes restaient ancrées en lui. Depuis ça, il ne voulait plus sortir, restant terré dans l'appartement, souvent recroquevillé sur le canapé. Il était même complètement déprimé et Lorenzo se sentait totalement impuissant.

Au moment il poussa la porte, Enzo s'attendait à retrouver un appart vide et craignait déjà de devoir parcourir toute la ville à la recherche de Tennessee mais finalement non, il était là, comme à ses nouvelles habitudes. Doucement, le vampire vint le voir et l'embrassa sur le front. Tennessee était brûlant, les genoux contre la poitrine, dans le fond du canapé.

Enzo – Si tu veux, ce soir, on pourra sortir un peu.

La proposition était plutôt sympathique et bienvenue, les deux hommes n'étaient plus sortis depuis leur dernière partie de chasse et même si c'était qu'il n'y a quelques jours, Tennessee devait en avoir marre de tourner en rond.




JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 14 Déc - 19:01

I Know You ...
Let Down Your Arms Give Up The Fight. One 21 Guns Throw Up Your Arms Into The Sky ... You And I Δ Green day.



Tennessee n’allait pas bien, vraiment pas bien. Pour preuve, les larmes qui coulaient en flot continu et les sanglots qui le secouaient comme un enfant. Maintenant qu’il avait de nouveau les idées claires (ou plus ou moins), il se rendait compte de ce qui s’était passé. Pendant quelques minutes, il avait été étranger à son propre corps. Ce fut une expérience horrible qu’il ne souhaitait à personne. Maintenant, c’était terminé mais, l’anxiété était toujours présente ainsi que l’angoisse de replonger dans un tel état et l’incompréhension face à l’évènement déclencheur et aux mécanismes de ce phénomène. Enzo lui souleva le menton, l’obligeant à le regarder pour lui dire qu’il n’avait rien fait de mal. Non, il n’avait rien fait de mal car l’occasion n’était pas propice mais, s’ils avaient été dans un autre endroit ou, tout simplement, le soleil s’était couché, les conséquences auraient été bien différentes d’une crise de larmes. Quant à son aîné, il était tellement calme et dégageait une aura de confiance suffisante pour le calmer, en temps normal. Il prit son visage dans ses mains et Tennessee renifla, Enzo expliqua calmement que ce n’était pas de sa faute que c’était « génétique », que ça allait passer, qu’il n’avait pas à avoir peur et devait simplement lui faire confiance.

Tennessee se souvint alors de sa première rencontre avec le vampire anglais, il l’avait plaqué au mur pour le mordre, l’étranglant presque, tout ça pour quelques gouttes que le camé avait faite couler en grattant une plaie ouverte. Et, dans la cage de l’Augustine, tous les vampires autorisés s’étaient jetés sur lui comme des animaux. Penser que cette folie était commune à toute leur espèce ne le rassurait pas vraiment. Son amant le tira de ses pensées en l’embrassant bien que le plus jeune des deux mit une dizaine de secondes avant de lui rendre, montrant ainsi que le plus gros des sanglots était passé. Il eut même droit à un « je t’aime » réconfortant, comme s’il n’y avait rien de grave, comme s’il le réconfortait tout simplement après une longue journée ou un examen raté.

Résultat, Tennessee s’agenouilla et s’accrocha à son cou, s’excusant. De quoi ? De ce qu’il avait « pensé » et surtout, de ce qui risquait de se passer. Il sentait que son instinct avait fait surface dans un délire assez court mais que, ce n’était sans doute pas la dernière fois. Enzo le ramena sur le canapé où ils s’allongèrent tous les deux sans bouger, sans parler. Le jeune homme réfléchissait, cherchait à comprendre le comment du pourquoi mais n’arrivait à rien de concluant. Comme pouvait-il à nouveau éviter ce genre de crises s’il ne comprenait pas ? Au final, il s’endormit sans le vouloir, quelques dizaines de minutes avant de se réveiller toujours au même endroit dans la même position. Ce fut ce moment que choisit Enzo pour le réconforter encore une fois, promettant qu’ils allaient, ensemble régler sa consommation de sang et que quand il serait près, ils iraient chasser, qu’Enzo lui apprendra tout. Chasser … Ce terme ne lui plaisait pas du tout. On chassait les animaux et, les animaux se chassaient entre eux mais, on ne chassait pas des gens. Il préféra de pas entamer de débat sur cette idée dérangeante, expliquant simplement qu’il avait peur de ne pas se contrôler, de faire trop de dégâts, de sombrer encore dans un de  ces délires. Une fois de plus Enzo tenta de le réconforter et surprit Tennessee dans sa douceur et sa tendresse. Même s’il savait que son aîné était loin d’être aussi méchant et sans cœur qu’il le laissait croire, son comportement était inédit.

L’excitation qui l’avait saisi les heures après ses toutes premières gorgées de sang se fana, laissant à sa place un intense sentiment de vide comme si plus rien n’avait d’importance. Tennessee ne faisait que réfléchir, plongé dans une profonde introspection, il ne parlait presque plus, se contentant d’écouter les paroles de son copain et de répondre de temps en temps quand c’était nécessaire. De toute façon, il n’avait rien à raconter et rien ne lui semblait digne d’intérêt. La nourriture avait un goût de cendres dans sa bouche à tel point qu’il refusait d’avaler quoique ce soit d’autre que du sang. Après tout, il était un vampire sauvage désormais, il n’était pas fait pour les mcdo, pizza ou plats plus subtiles. Malgré sa grève de la faim totale, il ne manquait pas d’énergie, juste d’envie.

Une première crise refit son apparition dans la nuit. De nouveau, le fil de ses pensées se décousu, le laissant comme le pantin de ses instincts. Enzo avait presque dû barricader la porte qu’il ne quittait plus du regard. Le délire dura plus longtemps, presque le double, comme si son instinct avait gagné en force sauf que cette fois aucun objet ne fut brisé. Quand il se calma, les larmes revint de nouveau, le plongeant dans le même scénario. Après, il se sentait encore plus las et se coucha pour autant, sans pour autant dormir, gardant ses distances avec l’autre vampire. La nuit passa d’une lenteur hors du commun comme si elle était éternelle, le sommeil ne lui faisant pas la grâce de lui offrir quelques heures de repos. Le lendemain, la soif lui brûla la gorge dès les premières lueurs du jour ou plutôt dès les premiers JT d’infos puisque les fenêtres étaient toujours aussi soigneusement fermées. Il eut droit à sa dose de sang et se trouva pitoyable de ne pas réussir à garder un verre en main plus de deux secondes avant d’en avaler tout le contenu.

Dans ces moments de perdition, Tennessee repensait à l’héroïne. Bien qu’il était théoriquement sevré, il y pensait bien plus que ce qu’Enzo pouvait soupçonner. Le sevrage avait cette particularité très intéressante de rendre au toxico les premiers effets de la substance, comme si son corps et son esprit étaient vierge de toute trace de la poudre aux merveilles. A ses yeux, c’était la seule chose qui pouvait lui apporter un peu de paix et le calmer. Bien sûr, il n’en dit rien à Enzo, il ne pouvait pas comprendre. Un jour, pendant que son amant prenait sa douche, moment auquel Tennessee n’avait pas voulu assisté, il en profita pour fouiller bien discrètement chaque pièce, à la recherche d’un petit sachet de poudre blanche ou brune  caché dans un recoin. Il ne faisait pas ça dans un délire de manque, il savait ce qu’il faisait puisque qu’il en avait déjà caché ici et doutait fort que le propriétaire des lieux s’en soit douté. Bingo, en retirant le drap du matelas, ouvrant la tirette du fond qui connait accès aux ressorts et au rembourrage, il réussit à mettre la main sur une petite boulette en papier aluminium qui contenait la substance bénite. Un sourire éclaire son visage pour la première fois depuis la première crise, sachant très bien que d’autres y dormaient tranquillement. Le problème était qu’il n’avait pas de seringue, il allait devoir en revenir aux premières habitudes de sniff. Il ne le fit pas de suite, craignant de se faire griller par Enzo, cachant simplement son trésor dans sa poche avant de tout remettre en place et de se poser devant la télévision.

Il prit son sniff une nuit après avoir mis un somnifère dans le café d’Enzo. Oui, c’était complètement déloyal mais, il s’en fichait, au moins il serait sûr d’être tranquille dans ses heures de repos sans devoir de nouveau subir des reproches pendant des heures. Les conséquences de son acte, il y pensait mais, elles étaient désormais bien différentes. Une overdose ne pouvait tuer un vampire, il était donc à l’abri sur ce point de vue-là. Quant à l’idée de retomber dans l’addiction, le sang d’Enzo lui avait permis de lutter très facilement contre le manque donc, maintenant qu’il était lui-même un vampire, ces évènements désagréables ne devraient plus, en théorie, se produire. Les risques étaient donc minimes alors que les bénéfices lui semblaient énormes. Le sniff n’était pas la méthode la plus rapide mais, lorsqu’il sentit le flash, un grand sourire illumina son visage et il s’allongea sur le canapé, fixant le plafond. Les effets étaient semblables à ceux de la première fois, tout aussi forts, tout aussi bienveillant. Une intense sensation de bien-être réchauffa son cœur et, il avait l’impression de toucher à un bonheur presque irréel. Au final, il allait ouvrir les rideaux et s’installer sur le rebord pour regarder la ville la nuit et, plus particulièrement, les décorations de Noël.

Cette fête ainsi que Thanksgiving lui était complètement sortie de la tête. A la même époque l’année dernière, il emmenait ses cousins les plus jeunes voir les décorations dans New York, cette année, il n’aurait même pas droit à voir sa famille ou à juste décorer un sapin. L’héroïne l’empêcha de s’en soucier, le faisait profiter de la vue et du ciel dégagé. Le paysage était à son effigie, sombre mais, apaisé comme grâce à un sort, il en profita tranquillement, se perdant dans des pensées beaucoup moins obscures. Il finit même par pendre un crayon, quelques feuilles de l’imprimante et s’appliquer à dessiner ce qu’il voyait. Devant être un petit garçon parfait, il avait suivi des cours de dessin, de violon et de Tennis dès ses 3 ans. Le dessin était la seule activité qu’il avait conservée lorsqu’il fut en âge de gérer son propre planning. Au bout de quelques heures, le jeune homme n’était pas particulièrement fier du résultat mais, toujours empreint de ce bien-être inqualifiable, se disait qu’il n’avait qu’à recommencer plus souvent. De toute façon, il n’avait rien d’autre à faire.

Quand le ciel commença à se métamorphoser pour accueillir le soleil, l’héroïne le laissa également entre les mains de la tristesse. Il lui dit au revoir et non pas adieu avant de refermer soigneusement les rideaux et d’aller s’installer dans son lit où le sommeil daigna enfin l’emporter. Il ouvrit les yeux vers midi, le nez chatouillé par des odeurs de nourriture qui n’arrivaient pas à le faire saliver. Il se rendit dans la cuisine ou un steak juteux grésillait dans la poêle alors que des frites baignaient dans l’huile bouillante, sans doute encore un plan d’Enzo pour le faire manger. Raté, il se contenta de boire le verre de sang qui l’attendait au frigo, de répéter pour la millième fois qu’il n’avait pas faim avant d’aller dans le salon se poser devant la tv. Il avait besoin d’une série débile pour se vider le cerveau et choisit de regarder les feux de l’amour. Ce machin devait être aussi vieux qu’Enzo lui-même et Tennessee n’y avait rien compris mais, ces épisodes avaient un certain pouvoir hypnotique dans leur construction, pouvoir qui fit oublier au bébé vampire ses tracas pendant un peu plus d’une heure.

Son comportement avec son copain n’était pas correct et, à sa place, il aurait ragé un moment. Tennessee ne lui parlait presque pas, ne le touchait pas non plus et restait le plus distant possible, tout ça sans vraiment le faire exprès. La journée passa mollement, toujours plongé dans ses réflexions, une proposition d’Enzo le terrifia autant qu’elle le fascina. Sortir, voir les décorations de Noël et chasser. Son côté humain se rétractait complètement, prévenant que c’était une très mauvaise idée, qu’il n’était pas prêt alors que son côté vampire lui hurlait d’accepter, trépignant sur place à l’idée de pouvoir enfin planter ses crocs dans quelque chose. Ce fut lui qui gagna la bataille et les deux amants sortir à une heure tardive pour éviter la foule. Si Tennessee fut d’abord attendrit par les décorations et le grand sapin installé à la place centrale, son regard innocent fut bientôt couvert d’un voile de sang. Il avait suffi pour ça de simplement croiser un simple être humain. Ou plutôt deux, une maman qui ramenait son fils d’une activité quelconque ou garderie, un bricolage en carton dans les mains. Le genre d’objet dont les petits étaient tellement fiers, que les parents trouvaient magnifique et que les adultes censés trouvaient moches.

Le bébé vampire déconnecta de nouveau de la réalité et voulu se jeter sur les deux, entendant leur cœur battre comme un appel à la chasse. Sauf qu’Enzo le tenait fermement, trop fermement. Tennessee fut tellement ingérable, criant et se débattant sans cesses que l’aîné du le ramener à l’appartement sans qu’il n’ait pu toucher une goutte de sang. Là, la crise mit encore plus de temps à passer que la dernière, le vampire rangeant comme un possédé d’avoir été si proche d’assouvir ses instincts. Et comme les autres fois, il finit en larmes dans les bras d’Enzo. L’idée d’avoir voulu s’en prendre à une mère de famille et à un enfant le révulsait. Qu’est-ce qu’on pouvait faire de plus innocent qu’un enfant ? Absolument rien. Il n’était pas prêt et, ne le serait jamais.

Encore une fois, il refusa de manger, sachant très bien ce dont il avait besoin pour se calmer et retrouver, ne serait-ce que quelques heures, l’éclat dans ses yeux. De nouveau, un somnifère (trois gélules, on parlait quand même d’un vampire centenaire) lui permit de récupérer son héroïne et passer quelques heures assis à la fenêtre, il avait recommencé à dessiner. Sauf que, la ville était vide et, il se plaisait à dessiner quelques habitants pour donner à son dessin la vie qui ne l’animait plus.

Le jour d’après fut encore une journée difficile nerveusement parlant. Tennessee voulait son verre de sang, Enzo refusait. Tennessee demanda encore, Enzo refusait toujours. Tennessee montra les crocs, Enzo restait de marbre. Le bébé vampire s’en pris à aîné sans succès, l’issue du combat était prévisible. La seule fois où le petit Tennessee humain s’était battu, c’était lors d’un duel de perche à selfie pour avoir qui aurait le dernier steak grillant tranquillement sur le barbecue. Sauf, qu’étant de nouveau ingérable, Enzo eut la bonne idée de l’enfermer dans la salle de bain où il frappa contre la porte en vain. Cette fois il fallut plus d’une demi-heure pour qu’il se calme, les crises se faisant de plus en plus longues. C’était indéniable, le vampire en lui prenait des forces et attendait avec de plus en plus de ferveur le jour où il pourrait enfin assouvir ses noirs desseins. Quand il repris contact avec la réalité, Tennessee fondit en larmes selon le même schéma habituel, appuyé contre la porte, s’en voulant de s’en être pris à Enzo de cette façon. Bien qu’il savait qu’il ne l’avait pas blessé, l’effroi le gagnait peu à peu. Peut-être fallait-il mieux qu’il reste enfermé dans cette pièce pour l’éternité. Au moins, il ne ferait plus de mal à personne ou, n’essaierai pas.

Enzo n’était pas de cet avis et fit rapidement sortir son homme dès qu’il fut certain que ce dernier était calmé bien qu’inconsolable. Les jours qui suivirent virent trois crises le prendre toujours sans prévenir. Après la dernière, Tennessee ne pleurait plus. Il avait abandonné cette habitude qui, de toute façon, ne changeait rien. Au final, il s’habituait à subir des délires de plus en plus forts et de plus en plus longs et, pleurer n’y changeait rien, s’excuser non plus. Il ne pouvait rien y faire, n’avait pas l’ombre du début d’un contrôle sur ses pulsions que ce soit dans leur amorce ou dans leur fin. Résultat, il se trouvait profondément pathétique et doutait d’avoir une quelconque utilité. Il n’arrivait pas à se comporter comme un humain normal ni même comme un bon copain pour Enzo. Il restait là comme une sangsue à ne rien faire, ne rien dire, attendre que le temps passe et pomper les réserves de sang du propriétaire des lieux entre deux crises.

Chaque nuit, il restait assis au rebord de la fenêtre du salon, à regarder ces stupides décoration de Noël, se remémorant cette période l’année dernière. Deux jours avant Noël, il avait passé la journée et la nuit avec son ex, les jours d’après avec sa famille. Toute sa famille. Au total, une quinzaine de personnes étaient présentes. Le sapin était décoré de manière à satisfaire tout le monde, surtout les enfants même si, au final il ne ressemblait plus à grand-chose. Les lumières et les guirlandes éclairaient toute la maison et le jardin alors qu’un oncle avait été désigné pour se déguiser en père Noël pour émerveiller les plus petits et amuser les plus grands. Les cadeaux avaient été échangés et, personne oublié. Tennessee ayant réussi son semestre avec d’excellentes notes avait reçu des félicitations de tout le monde et avait eu en récompense, une semaine au ski avec ses amis. Et aujourd’hui, la veille de Noël, est-ce que toute la famille était de réunie sans lui ? Qui avait emmené les petits voir le grand sapin qui attirait des touristes du monde entier ? Ce n’était pas lui et ça ne serait sûrement plus jamais lui. Ce voyage dans le passé réussit à faire couler des larmes silencieuses toute la nuit, presque sans interruption.

Le matin, les rideaux étaient de nouveau soigneusement fermés et Tennessee regardait la petite partie du dressing qui lui était réservée. Il avait trois tee-shirt, donc un pour dormir, deux pantalons, un sweat une veste et quelques sous-vêtements. C’était pitoyable surtout en comparaison avec le dressing qu’il avait à New York avec assez de classe et de bon goût que pour réécrire l’histoire du style. Et là, il n’avait plus rien de tout ça. Ni vêtements, ni appart près de l’université, ni famille, ni amis, ni argent, ni Noël. Cette constatation acheva de le déprimer et, quand Enzo annonça qu’il sortait pour faire le plein de substance, il ne broncha pas. Le vieux vampire verrouilla la porte et le plus jeune était bien trop triste, à tel point que son instinct ne refit pas surface. De toute façon, il faisait jour, le soleil brillait dehors, bas en ce mois de décembre. Le soleil, qu’est-ce que ça lui manquait de sentir ses rayons doux réchauffer le grain de sa peau et gâcher ses photos.

Au final, pourquoi ne pas revoir le soleil une dernière fois et, en même temps laisser tranquille Enzo. Il n’allait pas passer l’éternité à arrêter de vivre parce qu’un petit toxico qui s’était accroché à lui était tout simplement incapable de se contrôler. Après tout, il ne manquerait à personne, peut-être à son amant mais Tennessee savait qu’il était fort et surtout, que le bébé vampire, dans le fond ne lui apportait rien qui puisse lui manquer. Sa décision fut prise et il profita de l’absence de son chaperon pour ouvrir les rideaux. Sauf que, les choses ne se passèrent pas comme prévu. L’astre du jour le brûla immédiatement avant qu’il ne puisse le voir et, tout aussi vite, Tennessee eut l’instinct de se mettre à l’abri alors que sa peau cicatrisait de la très courte exposition. Visiblement, le vampire en lui n’avait pas très envie de mourir ou du moins, pas avant d’avoir pu mordre et tuer. Se servant du manche d’un balais, il referma les rideaux depuis son petit coin d’ombre et observa sa peau rougie et même noircie par endroits, reprendre un aspect normal. En quelques minutes, il n’y eut la moindre trace de sa tentative de suicide. Génial, si même sur sa mort il n’avait pas le contrôle, l’éternité risquait d’être bien longue.

Au final, il se rassit sagement sur le canapé, les jambes repliées contre son torse, ses bras autour, réfléchissant à ce qu’il avait voulu faire. Son acte ne lui semblait pas stupide, c’était son manque de courage qui était, comme tout son comportement ces derniers jours, pitoyables. Il repensa à l’héroïne sauf que, cette fois il n’en n’avait plus un gramme et qu’une overdose n’arriverait pas à le tuer. Dommage, ça aurait été tellement bien de mourir dans ce bonheur irréel, d’échapper à la réalité horrible d’une manière si douce et si confortable que ce ne serait pas plus difficile que s’endormir.

Quand Enzo revint, il l’embrassa sur le front, lui proposant de sortir ce soir. Tennessee garda son regard mouillé fixé sur l’écran éteint en face de lui. Cette fois, il n’y avait pas d’instinct pour lui hurler d’accepter, visiblement, le soleil l’avait calmé. Tennessee répondit donc de la seule manière possible, d’un simple non. Il voyait déjà d’ici le fiasco total que ça serait, comme la dernière fois. La seule nouvelle plus ou moins positive, c’était qu’Enzo avait rapporté de la nourriture et du sang. La bouffe ne l’intéressait pas le moins du monde, ayant réussi à s’auto-persuadé que ce n’était pas pour lui malgré toute l’insistance dont pouvait faire preuve son aîné.

« T’aurais pas dû me donner ton sang à l’Augustine. C’était contre nature. J’aurais dû mourir et on n’aurait pas tous ces problèmes, tu serais tranquille. De toute façon je ne le méritais pas, je ne suis qu’un putain de toxico. »

Il avait dit ça d’une voix monocorde, sans la moindre intonation. Ce n’était pas un reproche, c’était une constatation. Puisqu’il ne pourrait jamais retourner à New York voir sa famille ou même juste sortir de cet enfer et revoir la lumière du jour, ça ne servait strictement à rien de continuer. A ce moment, son téléphone portable vibra et s’alluma à côté de lui. Un message venait de s’afficher. D’un type qu’il connaissait de New York qui devait envoyer ses vœux un peu tôt dans la soirée. Il le lut sans bouger de sa place, c’était un simple « Joyeux Noël Tenny » suivit d’un smiley père Noël. Le Tenny en question n’y réagit pas, refixant son regard sur l’écran noir en face de lui, plongé dans ses idées macabres.

«Tu peux sortir ce soir. Aller voir Damon ou tes autres potes, je ne bougerai pas d'ici, promis »

Il était sincère, il voulait qu'Enzo profite d'une soirée tranquille. Après tout, ça faisait plus d'une semaine qu'il passait son temps à le surveiller, il pouvait bien profiter d'une soirée de libre. De toute façon, il n'était pas d'humeur à bouger de son canapé.
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 21 Déc - 22:36


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark




Depuis son arrivée, Tennessee n'avait pas bougé, le regard fixé sur l'écran en face de lui. S'il se concentrait un peu, Enzo pouvait sentir une légère odeur de brûlé mais il prit le parti de ne rien dire. Il ne voulait pas gêné Ten qui était dans un état assez lamentable comme ça. Sa proposition de sortir n'avait pas l'air de le rejouir et le vampire comprenait pourquoi vu la tournure qu'avait prit la dernière. Tennessee avait juste failli tuer une femme et son fils mais il en était sorti totalement traumatisé. Evidemment, ce comportement n'avait rien d'humain ou d'anodin mais pour Enzo, c'était habituel. Souvent, il avait ce genre de pulsion mais au fil des années, il avait appris à faire avec. Tennessee venait d'être transformé, il n'avait donc pas le contrôle de son corps, jusque là, tout était dans l'ordre des choses.

« T’aurais pas dû me donner ton sang à l’Augustine. C’était contre nature. J’aurais dû mourir et on n’aurait pas tous ces problèmes, tu serais tranquille. De toute façon je ne le méritais pas, je ne suis qu’un putain de toxico. »

La voix du bébé vampire était monocorde, sans la moindre intonation et son regard fixé vers un même point. Enzo sentit son cœur se serrer mais en même temps, il s'attendait à ce genre de réaction. Tennessee était un ancien camé (enfin « ancien », n'exagérons rien) qui avait un certain penchant pour les addictions en tout genre. L'addiction au sang des vampires étant magiquement bien plus importante que n'importe quelle addiction humaine, il y était donc très exposé et allait avoir du mal à se contrôler, même avec un entrainement acharné. Pour l'instant, il expérimentait simplement ses nouvelles envies et avait, en toute logique, du mal à les contrôler. Sa morale prenait le pas après ses crises...Bref, réaction en chaine, le bon Tennessee en lui détestait cette nouvelle nature et se sentait nul, cruel, un poids pour la société. Lorenzo lui-même avait eu ce problème mais il n'avait personne pour lui rappeler à quel point il pouvait être important. De toute façon, à ce moment là, il ne l'était pas. Et puis après ça, l'Augustine, Damon...Bref, alors qu'il se plongeait dans ses pensées, le portable de Tennessee vibra, il y jeta un coup d'oeil puis le rangea...Sans la moindre réaction. Enzo se sentit désolé de le voir ainsi et s'installa à ses côtés.

«Tu peux sortir ce soir. Aller voir Damon ou tes autres potes, je ne bougerai pas d'ici, promis »

Ben voyons. Qu'est-ce qu'il croyait très exactement ? Qu'Enzo allait lui dire « D'accord, bonne soirée », se lever et aller faire la fête avec Damon alors que son homme avait très certainement tenté de se suicider et était à présent semblable à une loque sur le canapé ? Tout en sachant que ce même homme était dans cet état parce qu'il s'était sacrifié pour lui ? Lorenzo avait pour habitude d'être un parfait égoiste, avec tout le monde. Il avait poussé Damon à retrouver son côté sauvage juste pour ne plus être seul, se fichant totalement de la réaction d'Elena, de Stefan ou même de Damon lui-même. Il avait coupé ses émotions en se fichant pas mal de Damon et était passé en premier pour sortir de l'autre côté. Pourtant, Damon n'était pas arrivé, l'autre côté s'effrondrait, bref, s'il avait été quelqu'un de sympa, il serait resté pour aider ses amis mais il avait été totalement égoiste, était sorti et était ensuite parti sans même se retourner (à part pour sourire à Caroline). Alors oui, dans sa vie, Lorenzo avait été tellement déçu par les autres qu'il avait apprit à être égoiste. Si on suit cette logique, il devrait prendre ses affaires et aller se poser au Mystic Grill avec Damon.

Le problème c'est que s'il faisait ça, il était égoiste avec Tennessee. Et, comme Damon ne pouvait pas être égoiste avec Elena, lui ne pouvait pas l'être avec Tennessee. Cet homme lui avait tout donné, jusqu'à sa propre vie. Il lui avait fait découvrir l'amour (sous toutes ses formes erm) et était la première personne à ne pas l'avoir laissé tombé, à s'être battu pour lui. Depuis son arrivée, Enzo était dépendant. Ce problème, il le connaissait bien, à chaque fois qu'il tenait à quelqu'un, c'était la même chose, il pouvait tout donner. Et jusque là, ses sentiments n'avaient jamais été aussi forts alors imaginez la situation. Tennessee allait mal. Il pouvait toujours courir pour qu'Enzo le laisse. Quand il aimait, il donnait tout, il n'allait pas tarder à s'en rendre compte.

Enzo – Non.

Au moins, voilà qui était clair, simple et précis. Le jeune homme le regarda, tournant enfin sa tête vers lui. Ses yeux étaient vides, inexpressif et Enzo regrettait l'éclat mordoré habituel. A demi-mots, il lui expliqua qu'il lui gâchait la vie, que de toute façon il ne bougerait pas et qu'il préférait le voir profiter au lieu de s'occuper d'un déchet qui ne lui servait à rien. Tout ça, il l'avait dit sur le même ton blasé, comme s'il acceptait la fatalité de la situation. Lorenzo le connaissait combatif, souriant, cette transition était une malédiction pour les deux. Mais s'il fallait avoir du courage pour deux, et bien allons y. Il passa une main sous son menton pour le forcer à le regarder et l'embrassa doucement, glissant son pouce sur sa joue.

Enzo – Comment tu peux espérer que je parte en te laissant ruminer sur le sens de ton existence comme une parfaite petite Elena Gilbert ?

Tennessee lui répondit avec un regard noir et un instant, Enzo cru qu'il allait vraiment se vexer et partir mais il était trop déprimé pour ça alors il se contenta de ramener son regard sur la télévision. Sans doute se disait-il que ça n'en valait pas la peine. Lorenzo se mit juste devant lui, souriant doucement et parlant d'une voix douce. Il ne voulait pas le brusquer.

Enzo – Je vais rester avec toi Tennessee, pas parce que j'y suis obligé mais parce que j'en ai envie. Tu n'es pas un poids dans ma vie, tu n'es pas inutile et rester avec toi est la seule chose que j'ai envie de faire.

Le jeune vampire l'observa un instant, se détendant un peu mais sûrement qu'il ne le croyait pas. Enzo voyait bien que sa déprime était plus importante que ça, s'il avait tenté de mourir ce n'était pas pour rien. Mais il ne voulait pas le brusquer, toujours pas et donc l'embrassa sur le front très doucement. Il n'avait pas vraiment fini de lui expliquer pourquoi il était important.

Enzo – Je t'aime Tennessee. Je n'ai pas pitié de toi, je ne me force pas à rester avec toi, tu ne me pourris pas la vie. Quand je t'ai rencontré j'étais un pauvre vieux vampire sorti de la mort, j'avais que Damon qui n'est pas vraiment une bénédiction. T'as débarqué dans ma vie en me traitant de violeur et même si je pensais pas en vouloir tu m'as fait découvrir des sentiments que je ne soupçonnais pas. Tu m'as appris que même pour moi ça restait possible et tu m'as donné une raison de vivre. Toi !

Tennessee avait toujours les yeux fixés dans ceux d'Enzo, bien obligé et peu à peu, ses muslces se détendirent. Dans le même temps, des larmes se formèrent ce qui rassura le vieux vampire. Son bébé Tenny était encore là, déprimé mais là. S'il était le seul à pouvoir lui redonner le goût de vivre comme il l'avait fait pour lui, il n'allait pas se priver.

Enzo – En quelques semaines tu es devenu ma raison de vivre Tennessee, c'est totalement dingue. Je sais pas comment c'est arrivé aussi vite mais je ne te laisserais pas tomber. Je resterais ici, avec toi à essayer de te rendre aussi heureux que ce que tu fais pour moi. Je ne t'abandonnerais pas mon cœur.

En face de lui, le plus jeune des deux vampires avait carrément les larmes aux yeux et après une courte hésitation, il lui fit un signe pour venir faire un câlin ce qui était la première preuve d'affection de Tennessee depuis une semaine. Enzo revint donc sur le canapé et prit son homme dans ses bras, le gardant bien contre lui. Son parfum vint jusqu'aux narines du vampire et il ne put s'empêcher de se dire que cette odeur lui avait manqué. Certes, il vivait à présent avec Tennessee, ils se voyaient tous les jours mais depuis une semaine, le bébé vampire l'évitait soigneusement, se mettant à l'autre bout du lit la nuit et passant ses journées à broyer du noir (ou du rouge en cas de crise). Pendant une bonne dizaine de minutes, les deux amants discutèrent, Tennessee étant toujours persuadé de ne servir à rien et Enzo tentant de le convaincre de son importance. Au bout d'un moment, le vampire l'embrassa pour le faire taire et se leva

Enzo – J'ai quelque chose pour toi.

Ten s'accrocha à son bras, pas vraiment d'acord pour le laisser mais un regard doux d'Enzo le poussa à le laisser partir, juste un instant. Le vieux vampire fut vite de retour de la chambre avec un joli paquet qu'il tendit à son homme. Tennessee resta incrédule un instant et posa la fameuse question « C'est quoi ? C'est pour moi ? ». Enzo hésita un instant à lui répondre « Non c'est pour le voisin mais puisque t'es là prend le »mais il se ravisa (heureusement) et adressa juste un gentil sourire à son copain qui avait à présent le paquet dans les mains.

Enzo – Joyeux Noël.

Les yeux de Tennessee se remirent à briller et il ouvrit le paquet, visiblement surpris. Le cadeau d'Enzo était un joli album photo, sans artifices ni signe vraiment niais du genre des cœurs partout ou des « je t'aime » à tous les coins mais il était à leur image, classe et personnel. D'ailleurs, le côté personnel était plutôt à l'intérieur, c'est ce que découvrit Tennessee en l'ouvrant, tombant, sur la première page, sur l'une des premières photos, Enzo mangeant une pizza. Après avoir appris à son vampire comment se servir d'un téléphone, Tennessee l'avait bombardé de photo, toutes plus débiles les unes que les autres et si au début Lorenzo avait trouvé ça immature, il avait finit par se prendre au jeu. Ainsi, sur la deuxième page, on pouvait voir Tennessee, mort de rire devant des pates devenues noires. Et bien oui, des pâtes, ça se cuit avec de l'eau ! Enzo n'était franchement pas un fin cuisinier. Pages après pages, les photos s'enchainaient et vers la 6eme page, leur couple était enfin affiché, la semaine avant Augustine. Tennessee avait absolument voulu une tonne de photos d'eux et Enzo avait finalement accepté. De toute façon, il ne pouvait pas lui refuser grand chose alors encore une fois, les photos s'enchainaient. Leur dernière photos datait de juste après Augustine, quand Tennessee était revenu à la vie et qu'il avait tenu à imortaliser ça dans le peu de temps que lui laissait Enzo pour respirer. La suite de l'album était totalement vide et Lorenzo en profita pour préciser quelque chose.

Enzo – C'est pour mettre tout ce qui va encore arriver, tous nos prochains souvenirs.

En plus des photos, Enzo collé des tickets de cinéma, des tickets de caisse du Mc Do ou encore des bons d'achats. Il y avait aussi des dates, des petites annotations, des citations ou des chansons qu'ils avaient écouté ensemble. Au vu du silence de son homme, Lorenzo s'inquiéta...Son cadeau n'avait pas l'air de lui plaire. Evidemment, il était déçu, cet album lui avait prit un temps monstre, même aidé par Caroline et il avait tellement espéré lui faire plaisir. Au bout d'un instant, Tennessee leva la tête vers lui...Et son sourire aurait fait fondre n'importe quel cœur glacé (même celui de Klaus), un éclat brillant au fond de ses yeux. Il observa Enzo un instant avant de fondre sur ses lèvres, son cœur battant assez fort pour que son vampire l'entend distinctement.

« C'est parfait, c'est exactement ce dont j'ai besoin ! Merci, merci, merci ! »

Ouf ! Il avait visé juste ! Un large sourire s'étendit sur les lèvres d'Enzo alors qu'il revenait sur le canapé, prenant son homme dans ses bras. Il le serra contre lui, l'embrassant dans les cheveux, profitant enfin d'un moment de serénité entre les deux. Au bout d'un moment, Tennessee s'excusa de son manque de réactivité cette semaine, expliquant qu'Enzo devait se sentir seul. Il expliqua qu'il ne se rendait pas toujours compte de son comportement et qu'il se rattraperait. Lorenzo eut un sourire et passa une main sur la joue de son homme.

Enzo – Je ne t'en veux pas et tu n'as pas de raison de t'en vouloir. J'aurais dû être plus attentif et ne pas te laisser l'occasion d'ouvrir les rideaux.

Et boum, c'était dit. Le petit vampire piqua un fard, gêné et baffouilla quelque chose du genre « Comment tu as su ? » auquel Enzo répondit en l'embrassant, une fois encore. Il ne voulait pas le faire paniquer, simplement lui dire qu'il était au courant. Bon certes, l'un n'empêche pas l'autre. Il lui prit la main doucement, voulant garder une ambiance posée.

Enzo – Ne panique pas. J'ai juste senti l'odeur de brûlé et j'ai vu que les rideaux n'étaient pas disposés de la même façon.





JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Jeu 31 Déc - 17:55

I Know You ...
Let Down Your Arms Give Up The Fight. One 21 Guns Throw Up Your Arms Into The Sky ... You And I Δ Green day.


Tennessee était complètement égoïste dans son malheur, délaissant le pauvre Enzo qui avait déjà eu tant de mal à accepter cette relation. Pendant toute une semaine, le petit camé l’avait ennuyé pour avoir un je t’aime, le mettant mal à l’aise le plus possible. Ce ne fut qu’en le poussant à bout menaçant de s’en aller, qu’il brisa son armure. Depuis, il n’avait pas à se plaindre, le vieux vampire se montrant toujours très affectueux même quand son amoureux était dans une belle dépression comme maintenant. Tennessee semblait ne désirer aucune marque d’affection mais, la vérité était toute autre. La simple présence de Lorenzo le calmait et ses gestes doux le réconfortaient. Nul doute que sans lui, une semaine n’aurait pas été nécessaire pour que le baby vampire n’ouvre les tentures. Il se rendait bien compte qu’il n’était pas à la hauteur sur le plan conjugal et ne lui en voudrait pas s’il sortait ce soir, il en avait besoin. Par contre, le principal concerné ne semblait pas d’accord.

« Non »

Un mot, une signification, une intonation brute, aucune hésitation. Au moins, c’était clair. Dans le fond, ce refus réchauffa un peu le cœur du petit camé. Ce serait donc leur premier Noël ensemble, un Noël catastrophique mais, un Noël quand même. Néanmoins, il restait convaincu qu’Enzo pouvait passer une bien meilleure soirée seul ou avec n’importe qui d’autre. Il tourna donc son regard mordoré fade vers son homme, essayant de le convaincre de sortir, de profiter, que de toute façon, le bébé vampire ne servait à rien pour lui. Comme réponse, il eut un baiser léger auquel il ne répondit pas.

« Comment tu peux espérer que je parte en te laissant ruminer sur le sens de ton existence comme une parfaite petite Elena Gilbert ? »

Un regard noir lui répondit. Premièrement, il n’aimait pas être comparé à une fille. En fait, il détestait ça. C’était lié à tous les stéréotypes sur les gens partageant son orientation qui circulaient. Non, Tennessee n’était pas efféminé, même si sa voix était loin d’être aussi grave que celle d’Enzo, elle était tout à fait normal pour un homme, il n’avait jamais eu les cheveux longs, avait souvent les mains dans les poches, n’aimait pas les comédies musicales, appréciait la mécanique et les mathématiques, les consoles et le sport. Le seul trait qu’il pourrait partager avec une fille serait qu’il apprécie avoir de beaux vêtements. Mais, rien qui ne partait dans des couleurs chaudes ou tape à l’œil. Son dressing était épais mais dans des couleurs froides et sobres. Qu’on le compare à une fille avait donc tendance à lui déplaire fortement. Deuxièmement, Enzo lui avait parlé de la fameuse Elena et, il ne s’était pas vraiment étalé en compliments. Cette comparaison était donc prise comme une insulte. Point positif, Tennessee réagissait, il n’était donc pas totalement amorphe et insensible. Néanmoins, il ne dit rien et se contenta de regarder l’écran éteint en face de lui.

Son compagnon vint envahir son champ visuel en s’accroupissant devant lui. Ses traits étaient doux et son regard réconfortant. Difficile de croire que c’était le même vampire que la moitié de la ville détestait moitié moins que ce qu’il la détestait.

« Je vais rester avec toi Tennessee, pas parce que j'y suis obligé mais parce que j'en ai envie. Tu n'es pas un poids dans ma vie, tu n'es pas inutile et rester avec toi est la seule chose que j'ai envie de faire. »

Il n’avait aucun mal à le croire, vu ses rapports difficiles avec les gens, son entourage était très fin. Tennessee était le seul à lui avoir donnée tant d’attention. Normal donc qu’Enzo ait envie de rester avec. Cette réflexion lui réchauffa un peu le cœur mais, il ne s’attendait pas à ce qui allait suivre.

« Je t'aime Tennessee. Je n'ai pas pitié de toi, je ne me force pas à rester avec toi, tu ne me pourris pas la vie. Quand je t'ai rencontré j'étais un pauvre vieux vampire sorti de la mort, j'avais que Damon qui n'est pas vraiment une bénédiction. T'as débarqué dans ma vie en me traitant de violeur et même si je pensais pas en vouloir tu m'as fait découvrir des sentiments que je ne soupçonnais pas. Tu m'as appris que même pour moi ça restait possible et tu m'as donné une raison de vivre. Toi ! »

Et dire que c’était le même type qui avait refusé de répondre à ses je t’aime au moins une centaine de fois jusqu’à ce que ça devienne un jeu entre eux. L’émotion le saisit à la gorge et les larmes vinrent emplir ses yeux. Même si c’était niais, neuneu, tout ce que vous voulez, c’était exactement ce qu’il avait besoin d’entendre.

« En quelques semaines tu es devenu ma raison de vivre Tennessee, c'est totalement dingue. Je sais pas comment c'est arrivé aussi vite mais je ne te laisserais pas tomber. Je resterais ici, avec toi à essayer de te rendre aussi heureux que ce que tu fais pour moi. Je ne t'abandonnerais pas mon cœur. »

Tennessee rendit les armes et les larmes. Il laissa l’émotion le submerger et quémanda un câlin. L’étreinte qui suivit lui fit un grand bien, réchauffant son cœur et son corps. Entre deux lamentations, il prit soin de faire remarquer :

« C’est bien le type allergique aux contacts physiques, méchant et égoïste qui vient de réécrire Roméo et Juliette juste pour faire sourire son copain ? »

Il le fit taire d’un baiser avant de se lever avec une phrase mystérieuse. Quelque chose pour lui ? Enzo avait prévu un cadeau de Noël ? Ça, il ne l’avait absolument pas vu venir. Le paquet était assez grand mais fin et son papier vite arraché. C’était un album photo. Décidément, Enzo enchaînait les surprises ce soir.

Tennessee lui jeta même un regard méfiant du style, qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Lorenzo Melanoti ? A l’intérieur, il y avait des photos d’eux ainsi que des notes. Des premières que Tennessee avait prises avec le vampire dangereux pas si méchant que ça, à la dernière prise avec son copain tout juste retrouvé après un passage en cage. Toutes les autres pages étaient vides, attendant de prochains instants mémorables. Était-ce vraiment son Enzo qui avait pris le temps de faire ça ? Question stupide. C’était incroyable comme cadeau et surtout, tellement surprenant et inattendu. Lorenzo l’aimait, personne ne pouvait en douter. Le sourire qu’il lui adressa était le premier véritable depuis sa première crise. Le baiser qui suivit fut passionné et Tennessee comme illuminé. Il en profita pour s’excuser, la lumière dans ses yeux toujours présente.

« Excuse-moi de me comporter comme ça. J’ai été égoïste, complètement. C’est pas ça un couple, c’est pas un qui passe son temps à s’occuper de l’autre. Je t’aime et je te le montrerai »

« Je ne t'en veux pas et tu n'as pas de raison de t'en vouloir. J'aurais dû être plus attentif et ne pas te laisser l'occasion d'ouvrir les rideaux »

Tennessee se figea. Comment savait-il ? Immédiatement, la lueur dans son regard s’éteignit et il s’écarta d’Enzo qui ne lâchait pas sa main. En une seule phrase maladroite, il lui avait rappelé qu’il n’était pas un type normal qui recevait un cadeau de son copain pendant le réveillon de Noël mais, un vampire sans le moindre contrôle, capable de piquer des crises violentes pour avoir du sang, qui désirai par-dessus tout chasser et tuer, qui n’avait pas vu le soleil depuis plus d’une semaine et dont la seule sortie avait été un fiasco. Soleil qui lui avait semblé un temps la solution à ses malheurs sans avoir le courage d’aller au bout de son acte. Tennessee, jeune homme fier et bon élève avait tenté de fuir la vie une touche de soleil sur la peau. Sans vraiment savoir quoi répondre, il demanda simplement comme il avait su sans répondre à son baiser.

« Ne panique pas. J'ai juste senti l'odeur de brûlé et j'ai vu que les rideaux n'étaient pas disposés de la même façon »

L’odeur de brûlé ? Il sentait le brûlé ? Bien sûr puisque sa peau avait été carrément calcinée à certains endroits, lui offrant une douleur hors du commun. S’il avait tenu ne serait-ce qu’une seconde de plus, il ne serait pas là à assumer les conséquences de ses actes. Ces quelques phrases avaient été comme une claque de la réalité. Il posa un regard sur l’album et, les larmes ne montèrent pas, ce fut simplement toute étincelle de vie qui périt. Toutes ces photos, c’était le passé. Comment pouvait-il espérer que les choses seraient comme avant s’il était incapable de maîtriser ses pensées ? L’éternité amer, il la passerait dans cet appartement, ou du moins, jusqu’à ce qu’Enzo se lasse, qu’à son tour il comprenne que ces instants qui l’avaient fait se sentir vivant étaient mort en même temps que Tennessee, à l’Augustine.

Quant aux pages blanches, immaculées, elles ne seraient jamais remplies. Que pouvaient-ils y inscrire ? Une date quelconque suivit d’une petite phrase expliquant que Tennessee était toujours enfermé dans l’appartement et qu’Enzo s’ennuyait ? Non, ce n’était pas le genre de moments qu’on consignait dans un album ou un quelconque journal. Conclusion, ces pages resteraient vierges. C’était cruel mais, il fallait qu’Enzo le comprenne, le plus vite possible. Pour y arriver, Tennessee lui mit l’album dans les mains et se leva pour lui dire simplement :

« Il n’y aura pas de prochains souvenirs Enzo. C’est fini. Tout ça là, c’est le passé et ça ne reviendra jamais. On va juste rester là à attendre que l’amour meurt et, à ce moment-là, tu comprendras enfin que ce n’était qu’une perte de temps. Il n’y a pas d’espoir de jours meilleurs. Chaque crise ne fait qu’empirer la situation et j’ai repris de l’héroïne. Je ne suis qu’un camé Enzo, ceux qu’on laisse mourir dans les caniveaux, mes parents l’avaient compris bien assez tôt. Et maintenant, c’est encore pire, il n’y a aucun retour en arrière possible. La seule chose que je peux espérer maintenant c’est une période d’accalmie pour m’excuser auprès de ma mère et de mon père de ne pas avoir su les rendre fiers et auprès de toi de ne pas avoir su te rendre heureux. Ce que j’ai fait s’appelle une tentative de suicide, pour certain c’est un appel à l’aide mais, en vrai, c’est juste une preuve de faiblesse. Garde tes photos parce que c’est tout ce qu’il reste de ces jours, ils sont morts et moi avec. C’est fini. Tout est fini. »

On pouvait difficilement faire plus direct et cruel. Sauf qu’il n’y avait aucune larme dans ses yeux comme s’il n’était tout simplement plus capable de pleurer. Il fallait dire qu’il n’avait fait quasiment que ça cette semaine, normal qu’il arrive à un état où ce n’était plus au programme. C’était sans doute cet état morbide qui l’avait privé de ses forces face à la fenêtre.

« T’as passé ton temps à dire que personne ne ferait jamais rien pour toi. Tu es vivant pendant que je m’éteins. Je ne peux rien faire de plus. Je suis un camé qui n’a pas un problème d’addiction mais, un problème de douleur. Dans le fond ça revient toujours à ça. Prendre un produit pour calmer quelque chose. La seule différence entre moi et un type qui prend une aspirine pour calmer son mal de tête, c’est l’intensité du mal et sa nature. Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais je ne peux plus rien faire. Je suis arrivé à un état où j’oscille constamment entre la folie et le vide. Je ne peux pas te rendre heureux, je ne peux pas prendre soin de toi. Toi, tu ne peux rien faire pour moi, personne ne le peux. Notre histoire, on l’a construite dans nos mensonges parce qu’on avait rien d’autre. Mais au final, ça va juste te détruire. Tout ce qu’il nous reste à faire pour éviter ça maintenant, c’est se dire au revoir et que tu déverrouilles cette porte. »

C’était cruel et, dans son état normal, jamais il n’aurait dit ça, jamais il ne l’aurait pensé. Enzo était la meilleure chose qui lui était arrivée et bordel, qu’est-ce qu’il pouvait tenir à lui. Mais, le manque, le sang et l’instinct s’étaient associés pour déchirer son esprit et sa vie sous le regard satisfait de la Jalouse qui ne semblait jamais vouloir mourir.


© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Jeu 14 Jan - 23:38


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark




En un seul regard, Tennessee fit bien comprendre à Enzo qu'il avait fait une grave erreur en parlant de sa tentative de suicide. Le vieux vampire le regretta aussi et eut très fortement l'envie de se donner des baffes. Non mais sérieusement ? Tennessee était dépressif, qu'est-ce qu'il croyait exactement ? Que lui parler de suicide allait le faire sourire ? Savoir tenir sa langue, ce n'était pas encore d'actualité. L'étincelle de vie qu'il avait vu dans les yeux de son bébé vampire s'était éteinte à nouveau, quel con il était ! Il le vit enfin se lever et lui mettre l'album photo dans les mains. Les instants qui allaient suivre allait être très compliqués et ça, Lorenzo le ressentait dans ses tripes. Et il ne s'était absolument pas trompé. Il l'écouta expliquer qu'il n'était qu'un camé, qu'il avait repris de l'héroine et que ce qu'il voulait juste c'était s'excuser auprès de ses parents et auprès de lui. Sûrement juste avant le saut final, Tennessee n'eut pas besoin de le die, Enzo l'avait compris. Il voulu répliquer dans l'instant, lui montrer qu'il n'était pas tout seul mais une nouvelle fois, Ten fut plus rapide.

« Tout ce qu’il nous reste à faire pour éviter ça maintenant, c’est se dire au revoir et que tu déverrouilles cette porte. »

Le vieux vampire avait à peine écouter le début de sa déclaration, c'était à base de « je ne peux pas te rendre heureux » et du fait qu'il n'était qu'un camé qui ne changerait jamais et que personne ne pouvait rien pour lui. En d'autre termes, si on résume, Tennessee lui parlait d'une rupture ? Il voulait juste laisser tomber alors ? Ah ben ça il pouvait toujours courir. Lorenzo tenait à lui comme à personne d'autre, il était littéralement sa raison de vivre. Et dire qu'il y a quelques semaines de ça, il était le premier à refuser de dire un simple « je t'aime ». Il était un vampire associable, égoiste, cruel et sans pitié, que s'était-il passé ? Lui, le vampire fermement hétéro et fermé à l'amour avait ouvert son cœur et il n'arrivait plus à le refermer à présent. Tennessee voulait abandonner ? Grand bien lui fasse, Enzo, lui, n'avait pas dit son dernier mot. Il se leva du canapé où il était resté assis pour écouter la tirade de Tennessee et attrapa son homme contre son torse. Même s'il ne réagissait pas, Enzo entendait parfois, en se concentrant, son cœur s'accélérer un peu quand il était près de lui, c'était plutôt bon signe. Encore une fois, il entendit une très très légère accélération qu'on pouvait confondre avec de la surprise et il le serra contre lui, longtemps, n'ayant pas les mots pour guérir ses blessures. Un long moment passa et enfin, il le relâcha, le regardant dans les yeux. Ses beaux yeux étaient éteints et ne semblaient animés d'aucune vie mais Enzo savait qu'au fond, son bébé vampire n'était pas loin. Il s'était réveillé tout à l'heure, il fallait juste trouver le bon bouton sur lequel appuyer.

Enzo – Je ne te laisserais pas partir et je ne te quitterais pas. Jamais.

Et il ne mentait pas. Durant les semaines qui suivirent ce Noël quelque peu désastreux, Enzo ne lâcha pas Tennessee, à aucun moment. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour le combler, cherchant des programmes télés stupides, commandant des pizzas, tentant de le faire jouer à la console. Il avait tout tenté, la guitare, le chant, les copains, les souvenirs, rien n'y faisait. Un jour pourtant, il avait voulu essayé, emmenant son homme dehors pour faire les magasins. L'idée était bonne, Tennessee adorait le shopping et au fur et à mesure des minutes, Enzo relâchait un peu sa garde, finalement, peut être que son bébé vampire pouvait faire ses premiers pas. Il le laissa aller regarder une vitrine, l'observant de loin lorsque son portable sonna. C'était Caroline qui venait aux nouvelles, tout simplement, le plus banal des appel. Un instant d'inattention fut suffisant pour Tennesssee qui lui craqua la nuque pour la première fois. Tout se passa très vite et quand Enzo ouvrit les yeux, toujours sur le trottoir, il paniqua dans l'instant, ne sentant pas Tennessee près de lui. Il faisait nuit, il était sûrement sujet à une de ses crises. Il pouvait être n'importe où, avoir fait n'importe quoi ! Lorenzo se fichait pas mal des humains qu'il pouvait tuer, il s'inquiétait pour lui surtout. Le retour à la réalité était toujours très difficile à vivre pour Tennessee, il avait donc de bonnes raisons de s'inquiéter.

Ce n'est qu'une bonne vingtaine de minutes plus tard qu'il reçu un appel de son homme, paniqué et il s'y attendait. Tennessee était tombé sur une sorcière du genre hargneuse, il le retrouva vite, le prenant contre lui, affolé. Le choc était retombé, Tennessee semblait profondément atteint mais il décida de laisser la vie sauve à la sorcière, au grand damn d'Enzo qui aurait bien voulu tuer de ses mains celle qui avait failli tuer son copain. Au final, ils étaient rentrés et Lorenzo s'était promis d'aller nettoyer tout ça dans les prochains jours mais avant ça, il devait trouver un moyen de redonner le sourire à son petit vampire. Encore une fois, ils étaient revenus au point de départ et Enzo ne trouvait pas d'idées. Les semaines passaient, encore et rien n'avançait. Le vieux vampire finissait par perdre courage et par être, lui aussi, atteint par la dépression de Tennessee, se demandant pourquoi même lui n'arrivait pas à trouver de solutions. Il était le copain de Tennessee, il était censé le rendre heureux et visiblement, ce n'était pas le cas. En bref il avait la sincère impression de ne servir à rien surtout que la situation s'éternisait.

Au bout d'un moment, bien contre lui, Lorenzo enchaina les sorties, n'importe où, au magasin, au bar..N'importe où, tant qu'il ne voyait pas Tennessee triste. Sa douleur le prenait aux tripes et ne rien pouvoir faire commençait à le rendre fou. Il se disait, tous les soirs, qu'il devait tenir bon et avoir du courage pour deux mais Enzo Melanoti n'était pas vraiment un vampire connu pour son courage. Ce jour là d'ailleurs, il était sorti faire une course. Soupirant, dans le supermarché, il croisa son reflet dans une glaçe. Physiquement, il n'avait pas changé d'un pouce, gardant son charme presque légendaire (presque!), ses yeux sombres, sa carure, sa démarche mais pourtant, en se voyant, Enzo eut envie de se mettre un pain. A quoi pouvait-il bien servir s'il n'arrivait même pas à décrocher un sourire à Tennessee ? Avant son arrivée, Lorenzo n'était qu'un petit abruti sans pitié, égoiste et flambeur. Il ne servait pas à grand chose non plus, se cherchant dans un monde qui ne voulait pas de lui. En trouvant Tennessee, il avait également trouvé un sens à sa vie et peu à peu, sans pouvoir l'empêcher, il le perdait. Progressivement, il sentait Tennessee lui échapper et ça le rendait dingue tant il ne savait plus quoi faire. Devait-il vraiment perdre la personne qu'il aimait (devrait-on dire « qu'il avait enfin réussi à aimer ») sans bouger le petit doigt ? La vie est injuste parfois.

Sans foutre de coups au miroir (c'est qu'il serait presque devenu calme), Enzo paya ses courses et prit le chemin pour l'appartemment. Cette énigme le rendait dingue, il savait que la solution au mal de Tennessee se trouvait là, pas si loin, il n'arrivait juste pas à la trouver. Il monta les marches rapidement, impatient de le retrouver. Le petit vampire avait beau être dans un état lamentable, Enzo l'aimait toujours autant, avec autant de passion que lors de leur premier baiser. Quand il le regardait, il ne voyait pas un vampire incontrolâble mais bien un homme sexy à en mourir, séduisant, passionné, intéressant, drôle...Oh oui il l'aimait. C'est sur cette pensée un peu plus positive qu'Enzo ouvrit la porte de leur appartemment, impatient de retrouver Tennessee et avec une envie de soirée pizza devant des séries débiles. Malheureusment il n'eut besoin que d'une seconde pour se rendre compte que Tennessee n'était pas là. Il fit le tour de l'appartemment...Bon sang où était-il passé ?!



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
© Halloween sur Never-Utopia

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Ven 15 Jan - 17:32



   
   Lorenzo & Tennessee
   Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison.

T
ennessee avait été très loin dans ses mots comme pour se défendre et se rassurer, reprendre un semblant de contrôle sur cette situation catastrophique dont il était responsable. Maintenant, Enzo allait peut-être acquiescer et rompre ce qui signerait l’arrêt de mort du bébé vampire. Heureusement, il n’en fit rien, se contentant de se lever et de le serrer dans ses bras. Ce fut la réaction la plus intelligente car Tennessee se détendit se sentant d’un coup beaucoup mieux. Il ferma même les yeux pour profiter de l’étreinte et espérer s’endormir pour oublier tout ça. Ce câlin lui rappela leurs débuts, quand il était encore humain et célibataire et que son vampire trouvait ça mieux de le caler contre lui pour le mordre dans le cou. Le garder contre lui était « Plus pratique » qu’il disait et Tennessee dans sa défonce n’avait même pas été cherché plus loin. Hum sans doute que dans son état normal il aurait précipité leur relation. Son état normal … Avant toutes ces conneries de drogues. Lorenzo ne l’avait jamais connu comme ça et pourtant, il aurait adoré.

« Je ne te laisserais pas partir et je ne te quitterais pas. Jamais. »

Cette promesse fit sourire bien contre lui le bébé vampire qui lui répondit d’un baiser tendre avant de se replonger dans ses souvenirs. Jamais encore il n’avait raconté à son copain comment l’héroïne l’avait attiré et pourquoi la relation avec ses parents était encore bien plus compliquée que cette histoire de défonce. Sans doute le fera-t-il un jour mais, pas maintenant, là il voulait profiter de l’étreinte douce et chaude.

Les semaines qui suivirent ne furent pas exceptionnelles, loin de là. L’aîné se démenait pour redonner le sourire à son amant qui refusait toujours de manger et de sortir. Les journées étaient longues et le bébé vampire avait l’impression d’avoir nonante ans et de vivre dans une maison de retraite. Ses pensées étaient sa seule véritable distraction et il vivait dans une véritable introspection. Des fois, il venait se mettre dans les bras d’Enzo juste pour le rassurer et lui montrer qu’il ne l’oubliait pas. Lorsque ce dernier proposa de sortir un soir acheter de nouveaux vêtements, l’apprenti se laissa tenter. Il fallait bien qu’il remette un pied dehors un jour et, ses fringues actuelles étaient minables. Ce fut surtout le regard d’Enzo qui le fit craquer. Malheureusement, rien ne se passa comme prévu. L’envie de sang fut de nouveau plus forte, et Enzo ramena Tennessee à l’appartement avec deux cadavres sur la conscience. Le soleil était levé et l’aîné avait apporté le bijou de jour pour le protéger. Une fois de retour chez eux, il regarda une dernière fois le soleil par la fenêtre avant de fermer les rideaux et de rendre le bracelet à Enzo avant de fondre en larmes, il ne le méritait pas.

Les semaines qui suivirent furent encore pires. Tennessee devint complètement apathique, rongé par la culpabilité, passant des fois des journées entières sans ouvrir la bouche. Il n’allait plus se réfugier dans les bras d’Enzo et ne lui parlait quasi plus, ne faisant que penser à ce qu’il s’était passé. Aucune crise ne pointa le bout de son nez, laissant le petit vampire seul face à ses démons. Ses heures, il les passait généralement sans bouger, dans le silence le plus total, songeant que s’il n’était pas un danger public, il aurait été bien plus simple de l’enfermer dans un asile. Au final, même Enzo semblait s’éloigner, sortant souvent. Tennessee ne le retint pas une fois, comprenant qu’il faisait tout pour échapper à cette atmosphère anxiogène. Le pauvre, il allait se faire de sales idées de la vie en couple. Plus l’esprit du bébé vampire se délivrait de l’emprise de l’héroïne, plus il prenait du recul sur la situation. Au fil des jours, ses pensées perdaient leur aspect morbide et l’esprit rationnel du jeune homme commença à reprendre le dessus. Bien sûr, rien ne laissait deviner cette évolution dans son comportement ou sur son visage. Mais, les choses changeaient doucement.

Un soir où Enzo s’en alla, Tennessee ne répondit pas. Cette fois, au lieu de se dire qu’il perdait Enzo et ne pouvait rien y faire, il s’installa à la fenêtre et regarda son homme dans la rue. Il se dit que ce n’était plus qu’une question de temps avant que l’ancien Augustine ne parte chercher son bonheur ailleurs si ce n’était déjà fait. Au lieu d’ajouter ce problème il fit ce que le Tennessee d’il y a un an aurait fait, il chercha une solution et comment la mettre en œuvre. Si ce n’était pas la preuve de progrès, qu’est-ce que c’était ?

A Noël, il avait reçu d’Enzo un album photo qu’il alla feuilleter avec un petit sourire. Jamais il n’aurait imaginé que son vampire puisse lui faire un cadeau du genre. Coincé dans un coin du canapé, il garda les photos sous les yeux et se replongea dans ses souvenirs, s’aidant de son téléphone et de tout ce qu’il contenait. Son sourire s’agrandit devant de nombreuses conversations datant d’avant qu’ils se mettent en couple, datant même d’avant leur premier baiser. De simples commandes de bouffes lui rappelaient des soirées qu’ils avaient passées tous les deux quand il était clean. Il se sentit extrêmement nostalgique avant de se dire que ce n’était pas vraiment finit, que ça ne dépendait que lui. Pour l’annif de Jésus, il avait reçu sur son compte bancaire désespérément vide 400$ de ses parents qui tentaient sans doute de reprendre contact ou quoi que ce soit. Le jeune homme ferma l’album et les dépensa sur internet dans un cadeau pour Enzo. La magie de la livraison à domicile lui évitait de devoir se déplacer.

Quand son homme rentra plus tard, il ne dit rien de sa surprise et se contenta d’un petit sourire avant de se coucher avec lui, dormant dans ses bras pour la première fois depuis un moment. Cette nuit, il n’eut aucun cauchemar, juste des rêves agréables. Comme quoi, des fois il fallait savoir prendre les choses en main. La journée du lendemain ne fut pas fondamentalement différente, le mal-être et la culpabilité n’allaient pas disparaître en une nuit mais, le bébé vampire fut moins apathique, parlant un peu plus. Dans la semaine qui suivit, le seul détail notable pour quelqu’un d’extérieur à son esprit, c’était qu’il avait repris l’habitude de se caler dans les bras d’Enzo même si c’était juste pour réfléchir.

Mauvaise nouvelle, suite à la neige, il n’y avait aucune livraison à domicile et Tennessee devrait passer lui-même à la poste chercher son colis. Enzo était sortit et le bébé vampire devait absolument avoir le cadeau ce soir, demain c’était leur premier mois, meilleur moyen de faire d’une pierre deux coups. La ville était déserte et il fut pris de l’espoir dingue mais innocent qu’il allait réussir à marcher deux rues plus loin et récupérer son présent sans créer trop de problèmes. Pour mettre toutes les chances de son côté, il vida presque les réserves de sang de son copain. Devant la porte fermée, il resta à trembler pendant un quart d’heure, tétanisé à l’idée que tout recommence. Mais, il voulait tellement faire plaisir à Enzo et lui montrer qu’il l’aimait et ferait tout pour lui qu’au final, il se dit qu’il n’avait plus rien à perdre et franchit le pas.

Quand Tennessee revint à l’immeuble, son tee-shirt sous sa veste était tâché de sang et, pas le sien. Bien qu’il avait son cadeau en main, aucun agent de la poste n’était mort. En fait, personne n’était mort. Il l’avait cru mais, non. A peine sortit, le bébé vampire avait été se trouver une proie à mordre avant de paniquer et de s’éloigner terrifié. Il rencontra alors un homme qui se pourrait bien être son père biologique. C’était un chasseur et il avait tenté de rassurer son fils, ce ne fut mission réussie que quand le vampire donna son sang à l’homme qu’il croyait avoir tué mais dont le cœur battait encore faiblement. Incrédule, il vit les plaies dans son cou se refermer et l’homme ouvrir les yeux. Pris d’un élan de confiance en soi, il tenta même de l’hypnotiser pour qu’il oublie tout. Sa tentative fut une réussite et sa victime partie presque en pleine forme, juste un peu sonné, persuadé d’avoir fait un malaise.

Tennessee monta donc les escaliers, sans ressentir la moindre soif, avec son cadeau en main, sans avoir tué personne, ayant donc réussit à se contrôler dans sa morsure. Bon, ce n’était pas un contrôle total mais, s’il s’était arrêté avant de récupérer la dernière goute de sang du cadavre comme il l’avait fait pour les deux camés précédemment, c’est qu’il commençait à mieux contrôler ce phénomène. Le seul souci, c’est que maintenant il avait un père biologique sur les pates. Mais, il lui était reconnaissant d’avoir été chercher pour lui son colis et devrait surement le revoir pour clarifier la situation. Mais qu’importe, il était de retour, le cœur étrangement léger. Dans sa tête, les pensées se bousculaient, pas comme avant, c’était bien différent. Il était assez fier de sa sortie pas si catastrophique, fier d’avoir trouvé un cadeau pour son homme, fier d’avoir gardé la surprise, fier de l’avoir entre les mains, curieux face à sa réaction, intrigué par Ludwig, impatient de raconter tout ça à Enzo et surtout, impatient de retrouver Lorenzo, le retrouver vraiment, pas l’avoir juste en face de lui. L’héroïne avait complètement déserté son esprit et la soif de sang s’était complètement apaisé. L’impression d’être le même qu’un an plus tôt le faisait se sentir bien, comme si ces dernières semaines n’étaient qu’une phase et que maintenant tout allait aller mieux.

Quand il poussa doucement la porte de l’appartement, il vit un sac de courses à terre et son vampire qui, visiblement, le cherchait. Bon, il n’aurait pas le temps de prendre une douche avant de le voir mais pas grave. Enzo avait le dos tourné et était sur son téléphone, sans doute en train de l’appeler. D’humeur joueuse, Tennessee mit son portable en mode silencieux et s’approcha à pas de loups après avoir déposé son colis sur une armoire. Sans doute que son amant l’aurait repéré à deux mètres derrière lui s’il n’était pas occupé à le chercher visiblement angoissé. Au dernier moment, il se servit de sa vitesse de vampire et lui sauta sur le dos. Malheureusement, il avait mal estimé son élan et se retrouva à terre sur le dos d’un Enzo qui avait goûté à la moquette. Son erreur le fit exploser de rire et il se dégagea rapidement sachant que son copain était un bagarreur né et qu’il valait mieux éviter de le plaquer au sol par surprise. Quand il se retourna, Tennessee avait encore du mal à contenir son fou-rire mais réussit à dire :

« C’est moi t’inquiètes pas mais, oh mon dieu, je pensais qu’en 142 ans on t’avait appris à tenir sur tes jambes ! »

Ce n’était absolument pas la faute d’un vampire de septante kilos lancé à pleine vitesse sur son dos par surprise. Non, pas du tout. En tout cas, la seconde d’après, Tennessee était sur Enzo à l’embrasser langoureusement pour l’empêcher de parler. Ils n’avaient pas échangés ce genre de baisers depuis tellement longtemps que c’était une véritable bouffée d’air. Le bébé vampire sentit son cœur s’emporter comme lors de leur premier baiser, c’était tellement bon. Enzo ne devait absolument rien comprendre mais, ne semblait pas dérangé par les baisers langoureux et autres caresses téméraires. Leurs petites retrouvailles improvisées ne furent interrompues que par le fameux cadeau qui avait été le déclic du réveil de Tennessee. Il attendait toujours sur l’armoire. Le bébé vampire eut du mal à se défaire de l’étreinte de son copain mais il réussit à le convaincre en lui disant :

« Je vais tout t’expliquer mais, laisse moi t’apporter un truc. Juste deux secondes et on reprend »

Il se dépêcha ensuite de se relever et d’aller chercher le colis donc il ôta l’immonde emballage en carton et le papier bulle, dévoilant un coffret couleur ébène avec quelques dorures. Quand il revint vers son copain, celui-ci semblait être beaucoup plus concentré sur la bouche de Tennessee que sur ce qu’il avait entre les mains. Après un long baiser il le força à y faire attention en lui mettant dans les mains.

« J’ai pas été m’acheter une boîte magique d’accord ? C’est un cadeau, un cadeau pour toi. Ouvre, tu verra. »

Le pauvre Lorenzo ne semblait pas avoir compris que c’était pour lui, du moins avant les explications de son copain. Alors qu’il ouvrit la bouche pour parler, Tennessee l’embrassa de nouveau et sourit, gardant une main sur son visage et l’autre caressant le bras de son chéri.

« Chut, ouvre s’il-te-plaît, après on discutera. Et je t’aime »

Dans le coffret reposait une montre chronographe de la marque Emporio Armani au bracelet en cuir noir et au cadran mordoré. Le bébé vampire n’avait pas mis longtemps à choisir le modèle, persuadé au premier coup d’œil que c’était celui fait pour Enzo. Doucement, il lui demanda de la retourner. Sur le dos du cadran était gravé dans l’acier la date où ils s’étaient mis en couple.  
WILDBIRD
 
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Dim 24 Jan - 23:00


    ♦ I know you
    « I met you when I have nothing left, you complete me, you made feel happy like I never be. You're the most important person in my life »
    « Feat. Tennessee Williams »


    Portable à la main, Lorenzo avait maintenant retourné tout l'appartement à la recherche de Tennessee, l'appelant à tout bout de champs. Bon sang mais où était-il ? Depuis sa transformation il n'était quasiment pas sorti et à chaque fois qu'il l'avait fait, ça s'était mal fini. Il n'y avait pas sa veste et les trois quarts des poches de sang de Lorenzo avaient été vidées, Tennessee était donc bien sorti volontairement. Lui qui était si apathique, semblable à un meuble de l'appartement, était sorti. Alors oui, certes, Lorenzo était content de savoir qu'il avait bougé un peu plus que pour passer de la chambre au salon et du salon à la salle de bain mais il pouvait être n'importe où et avoir fait n'importe quoi. La panique le gagna en se rappelant de la sorcière, toujours en vie. Et s'il s'était fait piégé ? Et s'il était déjà trop tard ? Son cheminement de pensée le fit appeler « Ten♥ » (le bébé vampire avait renommé son nom dans le répertoire il y a quelques semaines de ça). Une sonnerie...Deux...BOUM ! Enzo se retrouva la face contre le tapis sans comprendre ce qui lui arrivait.

    Ayant de bons réflexes, Enzo voulu se redresser dans la seconde, toujours prêt à se défendre en cas de danger (et quand quelqu'un nous saute dessus pour nous mettre au sol, c'est un danger) mais un rire qu'il connaissait parfaitement le calma dans l'instant. Même si son nez avait été explosé sur le parquet de son salon, il se retourna très rapidement, revenu sur ses pieds en une fraction de seconde, ahuris. Il ne s'attendait pas vraiment à ce quelqu'un l'agresse comme ça et on peut le comprendre. Personne ne s'aventurait vraiment chez lui d'ailleurs. Le vieux vampire cligna des yeux un court instant et se retrouva face à face avec Tennessee. Mais attention, ce n'était pas n'importe quel Tennessee ! C'était un Tennessee avec le sourire ! Il riait ! Non mais attendez, je vais vous le faire plus lentement. Tennessee Williams rigolait. Des semaines qu'il déprimait, pleurant parfois, passant son temps dans ses pensées, proposant même à Enzo de rompre et à présent il riait juste après lui avoir sauté sur le dos ? Comme avant...

    « C’est moi t’inquiètes pas mais, oh mon dieu, je pensais qu’en 142 ans on t’avait appris à tenir sur tes jambes ! »

    Le vampire Augustine leva un sourcil, très étonné. Tennessee était-il vraiment mort de rire en train de se moquer de lui ? Dieu que cela lui avait manqué, le côté taquin du bébé vampire. Il voulu répondre quelque chose, n'importe quoi mais il n'en eut pas le temps, en un instant, Tennessee lui bondit au cou, posant ses lèvres sur les siennes avec une fougue qu'il n'avait plus connu depuis de longues semaines. Il commençait même parfois à se dire que ça ne reviendrait jamais, comprenez sa surprise donc quand les mains de son homme se glissèrent sous son Tshirt, le baiser qu'ils échangeait devenant plus langoureux au fil des secondes. Ce genre d'échange ne leur était plus familier depuis si longtemps que le vieux vampire le prenait comme une bouffée pure d'oxygène, serrant Tennessee dans ses bras une fois l'instant de surprise passée. Son cœur s'emballa comme lors de leur premier baiser, l'emportant dans un tourbillon de passion dingue, ainsi, quand Tennessee voulu se séparer de l'étreinte de son copain, il eut toutes les difficultés du monde.

    « Je vais tout t’expliquer mais, laisse moi t’apporter un truc. Juste deux secondes et on reprend »

    Deux secondes ? Une éternité pour Enzo qui était cruellement en manque de son copain. Franchement, ce n'était pas le moment d'aller chercher un truc, quoi que ce soit. Lorenzo eut un grognement mécontent et quand Tennessee revint, il attrapa son visage dans ses mains pour l'embrasser à nouveau. Ah ben il l'avait réveillé, il allait assumer maintenant et franchement, on a connu pire. Enzo était un vampire agissant à l'instinct et sur l'instant. Que voulait-il faire sur l'instant ? Embrasser son copain jusqu'à ne plus avoir de souffle et plus si affinités. Alors quoi qu'il soit allé chercher, ça pouvait obligatoirement attendre. Pourtant Tennessee le força à y faire attention, lui mettant un paquet dans les mains. Il se détacha donc, bien obligé et entendit son homme lui dire que c'était un cadeau pour lui. Son cœur manqua un battement. Un cadeau ? Pour lui ? Depuis combien de temps n'avait-il pas reçu quelque chose d'un autre pour lui ? Même la plus banale des choses ? Il avait arrêté de compter. Il voulu dire quelque chose (d'au moins aussi intelligent que « pour moi ? ») mais un baiser de Tennessee le coupa, une fois encore.

    « Chut, ouvre s’il-te-plaît, après on discutera. Et je t’aime »

    Enzo se résigna à ouvrir sans broncher mais ne put s'empêcher d'avoir un grand sourire en entendant le « je t'aime » de Tennessee. Ces simples petits mots lui avaient tellement manqué. Il aurait bien voulu lui dire qu'il l'aimait aussi mais il avait bien compris, à force, qu'il ne devait pas parler avant d'avoir ouvert le petit coffret qui visiblement contenait un cadeau pour lui. Il n'en revenait toujours pas. Certes, dans un sens, Tennessee était déjà un cadeau, il lui avait donné une raison de vivre, s'était battu pour lui, était mort pour lui et le rendait heureux. C'était donc déjà un cadeau. Doucement, il ouvrit l'emballage et tomba nez à nez avec une montre Emporio Armani qu'il savait déjà d'excellente qualité sans avoir besoin de l'analyser. Son bracelet en cuir noir et son cadran doré allait parfaitement avec celui à qui elle était destinée. D'ailleurs, le vieux vampire ouvrit les yeux en grand, totalement choqué (dans le bon sens du terme). Quand son homme lui demanda de la retourna il s'exécuta lentement, tremblant presque. Au dos était marqué une date qu'Enzo connaissait parfaitement. Le soir où il l'avait rattrapé et lui avait dit je t'aime pour la première fois. La veille de son enlèvement par les Augustine, le soir où ils s'étaient mit véritablement en couple. Ce jour était terriblement important pour Lorenzo qui, sous ses allures de bad boy badass était un romantique fini et approuvé, aimant la musique et la poésie. On est loin du méchant sanguinaire n'est-ce pas ?

    Les yeux du vieux vampire se mirent à briller sous l'émotion et un sourire se dessina sur son visage. Bon sang, c'était pour lui ?! Tennessee avait préparé ça pour lui ? Jamais encore il n'avait eu une telle surprise. Il tourna ses yeux vers son homme, ne ressemblant absolument pas à une créature centenaire. Lui qui avait été si fort pour deux ces dernières semaines sentait sa carapace se briser et ses défenses tomber, l'émotion le prenant à la gorge. Le cadeau était parfait. Il lui correspondait totalement, il était personnel et il montrait à quel point Ten le connaissait bien. Emu, il prit son homme contre lui et le serra fort dans ses bras (en évitant de lui briser les côtes), approchant ses lèvres de son oreille.

    Enzo – C'est tellement parfait...Merci merci merci merci...

    A son échelle, il ne pouvait pas faire mieux. Il aurait voulu lui expliquer à quel point il l'aimait, à quel point il soulagé de le voir souriant mais son incompréhension et son émotion lui brouillaient le cerveau, déjà qu'en général, il n'avait pas la lumière à tous les étages. Il lâcha Tennessee juste un instant pour plonger ses yeux dans les siens et remarqua très vite cet éclat mordoré qui lui avait tant manqué ces dernières semaines. Très lentement, il glissa une main sur son visage, voulant s'assurer qu'il ne rêvait pas. Et effectivement, non, il ne rêvait pas. Une montée d'adrénaline fit monter un frisson le long de son dos, il posa la petite montre sur le meuble juste à côté, pas qu'il ne l'aimait pas, au contraire mais il devait remercier celui qui lui avait offerte et ne voulait surtout pas l'abimer. Il lança un regard plus chaud que la braise à son homme et fondit sur ses lèvres avec la même passion que quelques minutes auparavant. Il aimait Tennessee, oh que oui, profondément et sincèrement. Les mains d'Enzo se firent vite plus entreprenantes et il plaqua son homme contre le mur juste à côté pour amplifier l'intensité de l'instant, ne lâchant ses lèvres que pour le dévorer du regard. Très vite, les vêtements volèrent à travers la pièce et les corps des deux hommes ne firent plus qu'un dans un ballet bouillant et langoureux qu'ils connaissaient si bien. Et si, pour une fois, tout allait bien ?

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 30 Jan - 22:35



   
   Lorenzo & Tennessee
   Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison.

A
force, Tennessee connaissait bien Enzo et l’Enfer qu’il avait vécu. Il savait à quel point il pouvait être vulnérable derrière ses airs de guerriers. Malgré tout, il s’était effacé pour prendre soin du bébé vampire pendant plus d’un mois. Maintenant qu’il y repensait, il avait été particulièrement cruel de rester à fixer l’horloge et le calendrier à attendre que le temps passe complètement égoïste alors que son chéri avait une épée chauffée à blanc dans le coeur. Maintenant, il fallait réparer et, visiblement, la montre était un bon départ. Lorenzo avait quelque chose de vraiment magnifique dans les yeux lorsqu’il le prit dans ses bras, le serrant fort. Bon dieu, qu’est-ce que ces étreintes pouvaient faire du bien. Au diable les autres, leurs avis et leurs remarques, ils s’aimaient et même si le jeune homme avait failli l’oublier, c’était tout ce qui comptait.

-C'est tellement parfait...Merci merci merci merci...

C’était sans doute la surprise qui l’empêchait de réellement s’exprimer. Il ne s’attendait pas à recevoir un tel objet d’un vampire fauché était déjà peu probable mais, le changement d’attitude relevait quasiment de la loterie. La suite des évènements était assez prévisible, ils laissent la passion prendre le pouvoir. Tennessee savoura ce plaisir avec une grande délectation, ressentant les choses comme un vampire pour la première fois, un peu comme s’il s’agissait d’un nouveau départ dans les bras de celui qu’il aimait depuis un moment quand même.

Une fois leurs retrouvailles fêtées dignement ils restèrent installés confortablement dans leur lit à savourer des baisers et caresses tendres. Ses yeux brillaient de ce mythique éclat mordoré qui avait fait chaviré son aîné après une violente dispute. Maintenant, c’était l’heure des explications, il fallait bien justifier les tâches pourpres sur son tee-shirt. Mais, les longues discussions n’étaient pas leur point fort, à chaque fois ils s’embrouillaient et se réconciliaient sans vraiment le faire. Doucement, il embrassa son bel amant avant de lui raconter :

« Je suis sorti pour aller chercher la montre que j’avais commandée. J’ai mordu un type c’est pour ça tout le sang sur mon tee-shirt. J’ai paniqué et je me suis planqué. Puis quand je suis revenu j’ai vu qu’il n’était pas mort. Je savais pas quoi faire je lui aie donné mon sang et il s’est réveillé et je l’ai hypnotisé pour qu’il oublie et aille me chercher la montre »

Oui ce n’était sans doute rien du tout pour un vampire normal mais, pour Tennessee ça relevait vraiment de l’exploit. Lui qui n’était normalement pas capable de contrôler sa soif de sang même avec les poches avait réussi tout ça en moins d’une heure. C’était sans doute le signe que tout allait mieux.

« J’imagine que ce n’est rien d’exceptionnel surtout pour un vampire de ton niveau mais, j’suis assez fier. Surtout que je l’ai fait tout seul et que là je me sens parfaitement bien … sans came, ça ne m’était pas arrivé depuis des mois »

Il avait le regard de ces gosses fiers d’eux-mêmes qui attendaient d’être félicités par les gens qu’ils aimaient. Et, dans le cas de Tennessee, personne ne comptait plus qu’Enzo surtout qu’il n’avait personne d’autre chez qui se confier. Et puis, il fallait bien avouer qu’être un vampire en apprentissage n’était pas vraiment de tout repos même si, maintenant sous les couvertures dans les bras d’Enzo, il se sentait parfaitement bien. Quant à la réaction de son amant à la montre, elle lui donnait une certaine confiance en lui qui n’était pas prêt de le quitter. Tout ça, sans le moindre gramme d’héroïne, c’était un véritable miracle.
 
WILDBIRD
 
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 1 Fév - 0:53


    ♦ I know you
    « I met you when I have nothing left, you complete me, you made feel happy like I never be. You're the most important person in my life »
    « Feat. Tennessee Williams »


    Les retrouvailles au sens physique du terme maintenant faites, Enzo tenait son homme dans ses bras, sous les couvertures, profitant avec tendresse de cette douceur dont ils avaient bien besoin. Leur dernier contact physique datait d'il y a tellement longtemps que Lorenzo peinait à s'en souvenir. Enfin il y avait bien les moments où le bébé vampire venait se caler dans ses bras pour réfléchir, sur le canapé souvent mais ce n'était rien de comparable avec l'intensité du moment qu'ils venaient tous les deux de vivre. Le vieux Augustine n'avait d'ailleurs rien comprit. L'instant d'avant il cherchait un petit vampire déprimé, celui d'après, un jeune vampire euphorique lui sautait au cou pour l'embrasser passionnément. Que s'était-il bien passé ? Après un tendre baiser, son homme se décida à lui expliquer.

    « Je suis sorti pour aller chercher la montre que j’avais commandée. J’ai mordu un type c’est pour ça tout le sang sur mon tee-shirt. J’ai paniqué et je me suis planqué. Puis quand je suis revenu j’ai vu qu’il n’était pas mort. Je savais pas quoi faire je lui aie donné mon sang et il s’est réveillé et je l’ai hypnotisé pour qu’il oublie et aille me chercher la montre »

    Enzo leva ses sourcils, très étonné mais aussi très admiratif. Ce n'était pourtant pas son genre d'être aussi réactif et émotif mais ils avaient tellement connu d'épreuves lui et Tennessee qu'entendre que son homme avait réussi à se contrôler et à hypnotiser un humain était une bouffée d'oxygène et un progrès dingue. Il avait dû avoir terriblement peur et pourtant il avait réussi à se contrôler et à rentrer sans tuer personne. Définitivement, Lorenzo était terriblement fier de son vampire. Et il s'apprêtait à le lui dire mais Tennessee reprit directement la parole.

    « J’imagine que ce n’est rien d’exceptionnel surtout pour un vampire de ton niveau mais, j’suis assez fier. Surtout que je l’ai fait tout seul et que là je me sens parfaitement bien … sans came, ça ne m’était pas arrivé depuis des mois »

    Comment ça « ce n'est rien d'exceptionnel » ? Lorenzo était plutôt carrément impressionné ! Très doucement, il passa une main sur le visage de son bébé vampire et posa ses lèvres sur les siennes. Cette douceur était plutôt rare chez le vampire Augustine et ne se déclenchait qu'avec Tennessee, il était la seule chose qui pouvait le calmer. Depuis leur rencontre et les soirées passées ensemble, le petit vampire savait le canaliser, calmer ses angoisses, ses frayeurs, ses coups de sang et il n'y avait qu'avec lui qu'Enzo était doux comme un chaton. Il l'aimait intensément et purement pour tout ça, pour cette impact positif qu'il avait sur lui, pour cette présence, pour cet amour...Bref cette douceur et ce romantisme même, seul Tennessee les connaissait. C'est fou les facettes que Lorenzo pouvait avoir. Avec douceur, encore, il le regarda dans les yeux.

    Enzo – Tu n'imagines pas à quel point je suis fier de toi mon cœur...

    Et il ne mentait pas, son regard pouvait le prouver à Tennessee. Enzo était peut être un vil manipulateur (vilain garçon), un menteur et un égoiste, il ne pouvait pas mentir à Tennessee en le regardant dans les yeux. Déjà parce qu'il savait parfaitement que son bébé vampire l'aurait grillé et ensuite parce qu'il se sentait incapable de le trahir. Il était faible face à lui. Et là, à cet instant précis, ses yeux brillaient d'une lueur de fierté qu'il avait rarement eu. Ces dernières semaines il s'était battu pour deux, avait tenu pour deux et entendre que son homme avait réussi à se contrôler et à enfin se maitriser était une récompense bien largement suffisante, au delà même de ses espoirs. L'utilisation du srunom était alors de rigueur, lui qui, d'habitude, se contentait de l'appeler « Ten ». Enzo n'était, après tout pas vraiment mièvre. Romantique oui, mièvre non. Il entendit le cœur de son homme battre un peu plus vite et cette simple pensée le fit sourire...Bon sang ce qu'il pouvait l'aimer.

    Enzo – Tu as su contrôler une addiction magique bien plus puissant que toutes celles que tu as pu connaître dans ta vie, tu as maîtriser un pouvoir que tu redoutais et une nature qui t'effrayait. En une heure tu as accompli ce que tu ne pensais jamais faire. Aujourd'hui je suis fier comme jamais je ne l'ai été.

    Ses mots, prononcé de sa voix grave, étaient terriblement sérieux. Il avait l'impression de commencer un nouveau chapitre de sa longue vie et celui ci paraissait magnifique. Son homme allait mieux. Il se sentait bien. Il l'avait dans ses bras. Rien ne pouvait le rendre plus heureux et il aurait bien envoyer valser tous ceux qui doutaient d'eux. Il était là, avec lui et c'était le plus important.

    Le lendemain, Enzo était toujours sur son nuage et eut même l'envie subite d'aller chasser ! Attention, cette fois ci il ne voulait pas y aller seul mais avec son homme, ça change tout. Le petit Tennessee ne savait pas trop, n'était pas sur. Après avoir tué deux hommes lors de leur dernières sortie à deux, et s'il recommençait ? Mais Enzo le rassura, ils iraient là où il n'y a pas trop de monde et il ne le lâcherait pas du regard un seul instant. Après un moment à en discuter, les deux hommes sortirent enfin, le soir et Lorenzo passa un moment à choisir la meilleure proie avant de voir un homme sortir d'un bar, quelques rues plus loin. Déjà ivre, il ne poserait pas trop de soucis. Cette fois ci, il laissa à Tennessee le soir d'aller l'hypnotiser pour qu'il ne crie pas avant de le mordre. Résultat de l'expérience ? Extrêmement satisfaisante. Le pauvre était reparti, morsure refermée et cerveau en gélée. Lorenzo eut un sourire en coin et alla prendre son bébé vampire dans ses bras. Définitivement, tout allait pour le mieux.

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Jeu 25 Fév - 22:10



   
   Lorenzo & Tennessee
   Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison.

A

Tennessee ressentait un bien-être doux et tant désiré. Voilà qu’après plus d’un mois de misère, son regard mordoré avait retrouvé son éclat habituel, à mi-chemin entre l’innocence et l’émerveillement. Enzo lui dit d’une très jolie façon qu’il était fier de lui, ses gestes doux et son regard amoureux soulignèrent ses mots. Même s’il était peu probable que d’un coup tout s’arrange et soit parfait, c’était un bon départ et il n’avait pas trop envie de penser à la suite. Il resta donc dans ce lit à discuter de tout et de rien, comme avant.

Le lendemain, il fut réveillé par sa soif de sang mais se contenta du contenu d’une poche. Vu le nombre de vampires dans cette ville, monter un commerce serait sans doute une excellente idée, une véritable banque du sang. Mais bon, peu de chances que les humains soient d’accord. Il se surprit à faire cette réflexion, désignant les humains comme un groupe auquel il n’appartenait plus. Etrange mais pas dérangeant. La journée passa parfaitement bien, en amoureux sans personne pour les déranger. Dès que des pensées macabres lui revenaient à l’esprit, il faisait tout pour les chasser, craignant de les laisser prendre du terrain jusqu’à ce qu’elles l’emportent de nouveau.

Ne se sentant toujours pas prêt à sortir normalement, il fut très réticent à l’idée d’aller chasser avec Enzo, visiblement très enthousiaste. Le bébé vampire finit par céder, peu sûr de lui mais tout autant en manque d’air frais et de la vie réelle. Dehors, il resta près de son aîné, luttant de toutes ses forces pour rester concentrer sur ce qu’ils avaient à faire, se répétant qu’il ne pourrait mordre que s’il le faisait de manière correcte sous le regard de son mentor. Le choix de la cible ne lui disait absolument rien du tout. C’était un homme déjà ivre alors qu’il n’était que 20h, rien de très réjouissant mais, il obéit. Assez mal à l’aise au début, il se rassura dès que l’hypnose fonctionna, empêchant sa proie de crier ou de se débattre. Pour s’arrêter à temps, il eut besoin d’Enzo même si la force ne fut pas utilisée cette fois. C’était un tel délice de pouvoir mordre et boire à même la source sans devenir complètement cinglé. Après s’être un peu écarté, il passa sa langue sur ses lèvres pour récupérer les dernières gouttes du précieux nectar. Sur les instructions d’Enzo, il donna au pauvre homme un peu de son propre sang pour qu’il se remette du traumatisme plus facilement et le laissa partir après s’être assuré qu’il ne se souviendrait de rien. En récompense, il eut droit à un câlin de son amant, ce qui était, et il fallait bien l’avouer, la meilleure récompense imaginable.

Les jours qui suivirent connurent encore quelques moments de déprime mais, rien d’aussi grave que ce qui semblait définitivement derrière eux. Au final, Tennessee pouvait même sortir seul et, les choses se passaient sans trop d’accrocs. Enzo semblait tellement content, tout allait tellement bien, ça ne pouvait plus durer. L’héroïne, toujours elle, dormait dans un coin de l’esprit de l’ex-camé. Bien que cela faisait presque un mois qu’il n’avait rien pris, le bébé vampire y pensait de temps en temps. L’idée folle de pouvoir retrouver les mêmes sensations qu’au début sans jamais subir de manque lui vint même plusieurs fois, sans qu’il ne comprenne vraiment. Après tout, il était heureux non ? Tout allait bien avec Enzo, il avait un appartement et parlait presque normalement avec ses parents. D’anciennes blessures jamais cicatrisées restaient là, de temps à autres douloureuses.

Le test final était de laisser Tennessee aller à une fête. Ce fut sans doute la pire idée qu’ils aient eu. Bien que le plus jeune regrette la vie étudiante, il ne se sentait pas capable de gérer une telle foule mais, Enzo croyait tellement en lui qu’il accepta. Ses anciens amis furent surpris de le voir revenir à la vie réelle, la majorité pensant qu’il était mort, presque ça les gars. L’ambiance était particulièrement oppressante et, il voulait rentrer chez lui, dire à son copain qu’il n’était pas prêt à avoir tant de gens autour de lui mais, il ne voulait pas le décevoir. Résultat, il resta dans un coin, observant les gens, repoussant l’envie de sang qui lui serrait la gorge. Il devait tenir le plus longtemps possible, Enzo serait satisfait et il serait un vrai vampire, comme lui. Sauf que, malgré toute la bonne volonté du monde, Tennessee n’était pas prêt pour ça. Les gens lui semblaient tous des poches de sang dansantes et il craignait à chaque seconde de faire un carnage. Mais le but d’un test était bien d’être difficile. S’il réussissait, Enzo serait fier de lui et n’aurait pas à se trimballer un bébé vampire incompétent, c’était à cette pensée qu’il tentait bien difficilement de se raccrocher pour ne pas céder à l’envie de sang et de fuite.

Malheureusement, le test fut un échec. Lorsqu’un type le bouscula dans un couloir proche de la sortie, le vampire rendit les armes, le plaquant contre le mur pour mordre avant de l’hypnotiser, la bouche encore pleine de sang. Lorsqu’il retourna à la soirée, il s’empara ainsi de trois autres victimes, les laissant sur le sol comme d’autres qui avaient tout simplement trop bu. Entre ses morsures, Tennessee s’emparait de verres, les descendants rapidement, pris d’une frénésie hors du commun, se sentant tout puissant, comme si le vampire en lui adorait cette situation. Les jeux de lumière, les gens qui criaient, la musique trop forte, la foule, tout ne faisait qu’exciter son instinct animal. Lorsque son regard se posa sur les substances illégales de la soirée, il n’hésita pas une seule seconde, prenant tout ce qui lui passait sous la main, héroïne, cocaïne, exta, tout. Le bébé vampire était désormais dans un autre monde.

Sa cinquième proie de la soirée fut une jeune fille vraiment belle qui attira son attention. Dans un état pire que second, il l’embrassa à pleine bouche avant de descendre dans son cou. Subitement envouté par son parfum, il se contenta d’y déposa un millier de petits baisers. Soudain, il en fut arraché et recula d’un pas sous la surprise. Ses yeux mordorés reflétaient toutes les saloperies qu’il avait prises, mais son esprit embrumé ne reconnut pas tout de suite Enzo et encore moins la gravité de la situation. Ce dernier le traîna dehors, l’empêchant de prendre un dernier verre. Il ne se souvint pas du retour, juste d’avoir passé la moitié de la nuit à l’appartement la tête au-dessus des toilettes à vomir, oscillant entre toutes les émotions, voire même des hallucinations. Il était dans un état tellement sale qu’il mit plus de cinq minutes à comprendre que pour boire le contenu de la poche de sang, il fallait l’ouvrir. Malheureusement, il finit trente secondes plus tard, la tête de nouveau au-dessus des toilettes, incapable d’avaler quoique ce soit. Pathétique, il s’endormit à même le sol de la salle de bain.

Le lendemain, il se réveilla dans son lit avec une migraine atroce, l’impression que son cerveau était en pierre et tout son corps en plomb. Les images de la veille revirent dans un désordre complet, le faisait se sentir horriblement honteux. Bien sûr, il avait déjà connu des cuites mais là, c’était un tout autre niveau. Surtout que c’était une soif de sang mal contrôlée qui était à l’origine de cette débauche. Bien qu’il éprouva des difficultés à se souvenir de ce qu’il avait pris, il n’avait aucun doute que les quantités étaient suffisantes pour tuer un humain en bonne santé. Honteux de son comportement et d’avoir échoué au test, il eut un pincement au cœur en voyant qu’Enzo n’était pas à ses côtés dans le lit. Difficilement, il se leva, le rejoignit dans la cuisine où il était occupé à boire son café. Tennessee resta debout, la tête basse, n’osant pas le regarder dans les yeux, le cœur battant à une vitesse folle, craignant les réprimandes.

« Je suis désolé »

Ce n’était rien, mais c’était un début.
 
WILDBIRD
 
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 2 Mai - 2:19

I know you

ft. Lorenzo & Tennessee


« But you don't really know me »
C'est fou tout de même, c'est lorsqu'on se croit le plus en sécurité que tout s'écroule. Lorenzo était un véritable gosse, il voyait trop loin sans réfléchir et cette fois ci son erreur lui avait coûté cher. Que s'était-il passé exactement ? Revenons en quelques heures auparavant. Très fier des progrès que son petit vampire faisait ses dernières semaines, Enzo lui avait proposé de sortir, sans lui. Oh certes il le faisait déjà mais cette fois ci son homme voulait qu'il aille dans une fête étudiante, comme celles qu'il aimait tant quand il était humain. L'idée était bonne et Tennessee avait décidé d'essayer. Au bout d'un moment, Enzo, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son homme était venu le chercher et le tableau n'était pas vraiment celui qu'il avait espéré. Son homme était bien là, oui, embrassant dans le cou une parfaite inconnue, totalement stone et ayant mordu une bonne partie de l'assistante. Le résultat était donc un échec cuisant et Enzo l'avait ramené chez eux, l'installant confortablement une fois qu'il avait fini de vomir. Sa crise pour le sang, l'alcool, les bisous avec d'autres filles, tout ça n'était pas vraiment grave. Lorenzo ayant lui-même un certain goût pour les soirées de ce genre, il ne pouvait pas lui en vouloir, il était jeune. Non, ça, ce n'était pas le pire. Ce qui tuait littéralement Enzo, qui le bouffait à petits feux et lui donnait envie de se claquer la tête contre des parpaings c'est l'odeur de drogue et les yeux fuyants de Tennessee quand il l'avait récupéré. Oh le vieux vampire n'était pas un expert en substances illicites mais il n'avait pas mit bien longtemps à comprendre son petit ami avait replongé dans ses démons. Il savait parfaitement que pendant sa dépression, il se servait alègrement dans les dernières réserves planquées dans le matelas mais qu'en était-il aujourd'hui ?

En période de dépression, Lorenzo comprenait. Il comprenait l'alcool, il comprenait les filles, il comprenait le sang, il comprenait tout. Il n'était pas franchement emmerdant comme petit ami, il avait laissé tout le temps à Tennessee de se remettre de sa transformation. Il l'avait laissé prendre son héroine quand il n'allait pas bien, il l'avait laissé plongé pour ressortir de l'eau. Et ces derniers temps il le pensait heureux, vraiment, sans aucune raison de replonger. Il ne comprenait pas. Son cerveau déconnait complètement, qu'avait-il fait de mal ? Visiblement, il ne suffisait pas au bébé vampire mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Il lui avait tout donné pourtant. Il l'avait aimé au delà du concevable pour lui, avait eu assez de force pour les tenir tous les deux et avait eu plus de patience en quelques semaines qu'il n'en avait eu toute sa vie. Pourquoi ?! Lorenzo se passa une main sur le visage. Sa colère était centré sur lui-même, cherchant à rationnaliser le problème, à trouver une solution. Il devait y avoir une solution. Il pensait que Tennesse manquait d'amour, il lui avait donné. Il pensait que Tennesse manquait d'attention, il lui en avait donné. Il avait tout tenté et était face à une impasse et cette situation était pire que tout à supporter pour lui. Se calmant, le vampire se servit un café. Il avait passé une nuit excécrable, incapable de dormir, tournant et tournant encore à la recherche d'une solution quelconque qui aiderait son homme. Mais rien. Ce qu'il pensait efficace s'était révélé inutile.

« Je suis désolé »

Surpris d'entendre une voix alors qu'il pensait être seul dans la cuisine, Enzo sursauta et releva les yeux vers son amoureux qui venait d'arriver, tête baissée, craignant sûrement que Lorenzo ne l'engueule. Qu'il se rassure, le vieux vampire n'en avait pas la force. Il soupira longuement, preuve d'une lassitude immense. Il ne savait pas vraiment quoi lui dire. Aussi posa-t-il sa tasse sur la table et le regarda-t-il, longuement.

Enzo – Ce n'est pas ta faute. J'ai voulu aller trop vite. Si quelqu'un a échoué hier soir c'est moi. Et visiblement pas qu'hier soir.

Sa voix était monocorde, totalement déprimé. La force et l'engouement qu'il avait eu ces dernières semaines étaient totalement retombées, laissant place à un Lorenzo fatigué de se battre. Il avait tellement donné qu'il semblait avoir prit 100 ans et 10 heures de sommeil en moins. Tennessee avait toujours la tête baissée et le vieux vampire n'eut pas le courage d'aller le voir. Il n'avait pas réussi à le rendre heureux malgré tout ce qu'il avait tenté, quel intérêt cela avait-il maintenant ? Son état mental était pitoyable. Le problème étant que celui de Tennessee n'était pas mieux alors comment allaient-ils faire ? Qui allait bien pouvoir les sortir de ça si les deux étaient au bout du rouleau ?

Enzo – J'ai cru que je te rendrais assez heureux pour que tu touches pas à cette connerie. Quel crétin naif.

La bombe était lancée. Le bonheur n'est véritablement qu'un état passager.

code by ORICYA.

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 28 Mai - 23:02



   
   Lorenzo & Tennessee
   Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison.

L

a culpabilité prenait Tennessee à la gorge presque aussi fort que lorsqu’il avait commis ce double meurtre sur les deux camés du squat. Après tout, si Enzo lui en voulait ou se détachait de lui, que deviendrait-il ? C’était son appartement, son argent, son expérience de vampire. Sans tout ça, Tennessee se retrouverait sans doute de nouveau à la rue sans savoir comment gérer sa soif de sang. Rien que l’idée faisait perler des larmes au bord de son regard mordoré. La vie normale, c’était loin désormais pour lui et, il commençait à se dire que passer le reste de sa vie dans l’appartement d’Enzo restait la meilleure solution puisqu’il était complètement incapable de gérer sa soif de sang. L’idée qu’il aurait dû mourir dans les cages de l’Augustine lui revenait bien trop intensément.

Enzo sursauta, sans doute plongé dans ses pensées. Il posa sa tasse de café et le regarda longuement, le bébé vampire n’osant soutenir son regard lourd d’accusation.

– Ce n'est pas ta faute. J'ai voulu aller trop vite. Si quelqu'un a échoué hier soir c'est moi. Et visiblement pas qu'hier soir.

Il ne comprit pas tout de suite mais, le poids qu’il avait sur le cœur s’alourdit d’un coup.

– J'ai cru que je te rendrais assez heureux pour que tu touches pas à cette connerie. Quel crétin naif.

Inutile de préciser ce qu’était « cette connerie ». Pendant son craquage, Tennessee avait repris de l’héroïne, accompagnée d’autre substance mais, de l’héroïne quand même. Le bébé vampire ne supportait pas la dernière phrase lourde de sens de son amoureux. Ainsi il croyait que Tennessee reprendrait toujours de la came, comme si c’était une évidence mathématique. En tout cas, c’était comme ça que le jeune homme l’interprétait. Pourtant, il avait fait des efforts, des efforts de titan pour un jeune de son âge pris d’une addiction si forte. Il avait tellement progressé ou du moins, c’est ce qu’il avait cru. Enzo semblait tellement ébranlé par cette rechute. Comment devait réagir Tennessee ? Devait-il se justifier ? Minimiser la faute ? Détourner le sujet ? Il ne savait pas. Du coup, il réagit en écoutant son cœur. Le bébé vampire vint près de son aîné, le prendre dans ses bras, se callant contre lui pour ressentir chacun des battements de son cœur, sentir ce parfum qu’il aimait tant et profiter de sa présence. Il se détendit un peu quand Enzo lui rendit son étreinte. Des fois, les mots n’avaient aucun intérêt, il fallait juste se laisser aller.

Après quelques minutes, il leva son regard de chaton triste vers son amoureux et lui caressa le visage tendrement avant de l’embrasser quelques instants. Il recula son visage juste pour afficher un petit sourire et lui dire :

« Je t’aime. Je t’aime plus que tout Enzo. J’ai déconné c’est vrai mais, t’es trop précieux pour moi. S’il te plaît, ne soit pas triste. Je te promets que ça n’arrivera plus jamais. Je t’aime. C’est pour toi que j’ai décidé d’arrêter, pour que ça ne soit plus un obstacle entre nous. Tu n'as pas échoué. Je te promet que tu n'as rien à te reprocher. T'es le copain parfait. Je te promet que ça va aller et qu'on sera heureux »

Il était sincère. Puisqu’il faisait des progrès avec son addiction, ce n’était pas une petite rechute provoquée uniquement par la situation qui allait le faire abandonner son projet de sevrage. Il savait que ça allait être difficile et qu’il aurait encore d’autres embuches sur son chemin mais, il aimait Enzo suffisamment pour vouloir tout faire pour le rendre heureux.

 
WILDBIRD
 
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mar 28 Juin - 21:41

I know you

ft. Lorenzo & Tennessee


« But you don't really know me »
Que nous reste-t-il quand tout s'écroule ? Quand le monde qu'on pensait avoir bâti de nos mains n'est au final pas plus solide qu'un château de cartes ? On est bien peu de choses en réalité, à la merci des évènements, des sentiments, de ce qu'il se passe dans nos vies. Lorenzo et Tennessee, deux instinctifs, sensibles et dramatiquement nécessiteux d'amour, tout semblait sonner parfaitement. Le couple était formé et résistait aux menaces. Le temps, la déprime de Tennessee, Lorenzo qui baisse les bras, le sang, la drogue, les gens. Ils tenaient, s'aimaient et avaient la meilleure influence possible l'un envers l'autre. Tennessee se droguait moins pour Enzo, Enzo était un homme bien pour Tennessee. Cette situation aurait pu durer éternellement, Lorenzo aurait pu rattraper toutes ses anciennes erreurs, Tennessee aurait pu arrêter définitivement la drogue. Mais on est vraiment rien face à la faiblesse d'un homme n'est-ce pas ? Un peu trop d'alcool, un homme dans son lit, ça aurait pu n'être rien. Ce n'est pas rien. C'était le premier pas de leur destruction dont Enzo a allumé la flamme. Ils étaient une magnifique parenthèse dans la vie de chacun. Jusqu'à la fin.

« He ruined everything he had »



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