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 "I know you..." Lorenzo & Tennessee

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MessageSujet: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Dim 15 Nov - 22:25


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark


PDV Omniscient

Un jour de Novembre comme les autres, sous la pluie. Les gens ne sortent pas, les programmes télévisuels sont stupides, les amoureux restent entre eux...Bref,  c'est un de ces jours qui ressemblent à Dimanche. Pour Lorenzo Melanoti, ce jour a une toute autre saveur. Depuis son retour de "l'autre côté", tout lui semble plus intense, encore plus fort que lors de sa transformation. Alors c'est peut être ça qu'on appelle le "retour à la vie". Pour être totalement honnête, jusqu'au dernier moment, il n'avait pas cru ça possible, malgré les promesses de Damon et l'aide de Bonnie. Et pourtant, il devait se rendre à l'évidence, il était vivant ! Du moins dans une certaine mesure. Evidemment, se réveiller de la mort avait eu quelques effets indésirables mais bon sang, ce qu'il pouvait être soulagé.

Il faut bien l'avouer, le retour avait été compliqué. La faim l'avait tiraillé de longues heures malgré les doses de sang impressionnantes qu'il avait pu avaler et parfois, il croyait avoir encore la sentence de "l'aspiration" au dessus de la tête. Silas avait, après tout, fini comme ça. Tout comme Lexie, une amie de Stefan apparemment ou Markos, le leader des voyageurs. Mais encore une fois, il avait réussi à s'en tirer et c'est avec un sourire en coin que Lorenzo regardait la rue. Qu'allait-il pouvoir faire de sa journée ? Son petit appartement ne lui donnait  pas vraiment d'idée, pendant un instant, il hésita à aller voir Caroline, cette fille était d'une gentillesse déconcertante, ça devait forcément cacher quelque chose.

Enzo - Je suis presque sûr que l'autre andouille de Matt traîne encore autour du Mystic Grill...

PDV Enzo

Ce mec est une distraction absolument passionnante, je pourrais passer des heures à le regarder me suivre du regard, à chacun de mes mouvements. Il est du genre "défenseur de la veuve et de l'orphelin" et n'est pourtant qu'un petit humain fragile. Je n'ai jamais compris comment il avait pu rester en vie tout ce temps, entouré de vampires et de loups-garous. De toute façon je pense que les humains de Mystic Falls sont suicidaires, je me souviens de ces jeunes, la nuit de mon retour qui m'avait provoqué en se moquant de ma "gueule de mort-vivant". Ils n'avait pas cru si bien dire et planter mes crocs dans leur cou n'en était qu'un plaisir plus intense encore.



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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 16 Nov - 12:53

I Know You ...
Enzo & Tennessee
No alarms and no surprise no alarmes and no surprises ... silent ▬ RADIOHEAD

L’appartement du sixième étage n’en n’était même pas un. C’était un vieux grenier où on avait fait passer un peu d’eau et d’électricité. La salle de bain était tellement petite qu’on pouvait vider sa vessie, se brosser les dents et prendre sa douche en même temps. La lumière entrait dans la pièce principale par une petite fenêtre ronde cachée derrière un rideau miteux. Le lit n’était qu’un vieux canapé qui se dépliait une fois sur deux en fonction de son bon vouloir. Une petite table servait autant à manger qu’à travailler et ses vêtements restaient dans leur valise. Voilà tout ce que Tennessee avait pu récupérer. Il était assis sur le canapé à regarder autour de lui, espérant que tout ça n’était qu’une mauvaise blague sauf que, ce ne l’était pas. Ses parents avaient découvert sa tricherie au test anti-drogue et étaient furax. Ils avaient même fait le voyage jusqu’à Mystic Falls pour confronter leur fils qui ne s’attendait pas à ce que le ciel lui tombe sur la tête. Résultat des choses, il avait quitté la maison de sa grand-mère en traînant derrière lui sa valise, un téléphone dans sa poche gauche et pour la première fois, pas de clés dans la poche droite. Les seuls fonds qu’il avait étaient sur son compte bancaire et, comme il n’avait pas d’autres revenus, le jeune homme était contraint d’économiser au maximum, sans doute qu’il devra bientôt vendre sa voiture.

La première semaine, il avait pu la passer chez un ami de l’université. Plusieurs fois il avait essayé d’appeler ses parents avant de finir par réaliser que c’était finit, il les avait déçu et perdu. Par le bouche à oreille, il entendit parler d’un vieux grenier que personne ne voulait louer et réussit à l’avoir. Assis sur son canapé, il détaillait la seule pièce en dehors de la salle de bain, comprenant ainsi à quel point ses ennuis étaient énormes. S’il cherchait un travail, il ne pourrait plus étudier et, de toute façon, son année était déjà largement compromise. Lentement il se leva et consulta la liste des choses dont il avait absolument besoin, un radiateur électrique puisque ce studio ne disposait d’aucun confort, des couvertures, du savon et d’autres bricoles dont on avait besoin lorsqu’on a plus ses parents ou sa mamie pour faire les courses. La nourriture n’était pas dans sa liste, il trouverait bien un petit fastfood et, depuis qu’il se droguait, il avait complètement perdu l’appétit. Avant de s’y mettre, il décida de prendre une douche l’eau était glaciale et il en sortit rapidement en tremblotant. Putain, c’est pas possible que même l’eau soi gelée. Il se sécha rapidement et enfila un pull à longues manches pour cacher toutes les traces de ses injections. Ses clés en poche, il descendit les escaliers pour aller sonner chez un des voisins en bas, histoire de demander comment avoir de l’eau chaude.

Il n’eut pas réponse lorsqu’il frappa à la première porte et essaya à celle d’à côté. Les appartements de cet étage étaient déjà bien plus viables, à croire qu’il était le seul de la ville à vivre dans ces conditions. Lorsque son deuxième sauveur de douche potentiel ouvrit la porte, il le regretta rapidement. En fait il parla avec automatisme mais ne finit pas sa phrase lorsqu’il fut bien sûr de reconnaître son interlocuteur.

« Bonjour, j’habite juste en haut et j’ai un problème avec l’eau chau … »

C’était un homme plus grand que lui aux cheveux foncés et au regard sombre. Bien qu’il soit certain de l’avoir déjà vu quelque part, il n’arrivait pas à situer le contexte avec précision. Il était drogué à ce moment-là, c’était la semaine dernière, juste après qu’il se soit fait son injection dans les toilettes masculines du Mystic Grills. C’est juste en sortant qu’il avait croisé cet homme étrange qui l’avait coincé à l’intérieur. Jamais avant Tennessee n’avait été assez défoncé pour perdre la mémoire et il n’avait pas compris en sortant de là pourquoi le haut de son pull était tâché de quelques goutes de sang et qu’une ouverture brûlait sur son cou. S’il n’avait pas aussi bien ce type en tête, il aurait juste pensé être tombé après un vertige mais ce scénario de collait pas. Un instant, ses yeux s’ouvrirent d’effroi. Le seul scénario possible pour que ses souvenirs soient aussi émiettés, c’était que quelqu’un avait mis quelque chose dans son verre avant qu’il ne s’éloigne pour ensuite faire ce qu’il voulait dans les toilettes.  Comme s’il n’avait pas déjà assez de problèmes, il fallait que son voisin du dessous soi un pervers qui l’avait sans doute violé et qui était peut-être aussi responsable de sa blessure.

Conclusion, Tennessee prit son courage à deux mains. Il allait se battre ! Pour prendre la fuite … Oui, chacun ses références et modèles.

« C’est vous qui m’avez violé dans les toilettes du Mystic Grills… »

Oui bon, il était complètement à côté de la plaque mais, ne s’en rendait pas compte. Un homme l’avait coincé dans des toilettes où il avait passé un moment désagréable sans trop se souvenir. Comment aurait-il pu croire un seul instant que ce n’était qu’un vampire qui avait soif et qui, en plus avait eu du mal à l’hypnotiser à cause de l’héroïne qui coulait dans son sang. Tennessee se recula bien vite pour ensuite dévaler les escaliers de l’étage, pris de panique, regrettant d’avoir précisé qu’il habitait au-dessus.



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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 16 Nov - 15:16


I know you...



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PDV Omniscient

Tout à sa contemplation de l'extérieur, Lorenzo ne put s'empêcher de grogner quand il entendit frapper à la porte. Qui pouvait bien venir le déranger alors qu'il venait de s'installer et qu'à sa connaissance, personne ne savait son adresse exacte ? Les bras toujours croisés, il se résigna pourtant à aller ouvrir la porte, espérant une visite de quelqu'un comme Damon avec qui il pourrait aller boire un coup au Mystic Grill et ainsi passer une journée qui lui semblait déjà très longue. Ces derniers temps, c'était devenu son quotidien, l'ennui. Il n'avait aucune famille, pas vraiment d'amis (à part Damon) et certainement pas de copine. Quand votre vie est sans fin, je peux vous dire que les jours paraissent long. Bon, techniquement parlant, la sienne avait connu plusieurs fins, d'abord sur le bateau, ensuite "grâce" à Stefan mais, dieu soit loué (peut-on dire cette expression quand on est un vampire ?), il était revenu à chaque fois. Il repensa en souriant à Bonnie, obligée de le faire sortir quand il ouvrit la porte, ne regardant pas, dans un premier temps, la personne en face de lui.

« Bonjour, j’habite juste en haut et j’ai un problème avec l’eau chau … »

PDV Omniscient

Une voix masculine sortit Lorenzo de ses pensées et il se concentra sur le jeune homme devant sa porte qui n'avait pas pu finir sa phrase. C'était un jeune homme brun avec de grands sourcils qui donnaient à son visage plus de caractère. Enzo ne le reconnu pas tout de suite mais par contre, il vit bien vite que le garçon n'était pas rassuré, on pouvait même dire qu'il semblait le connaître. Sa réputation le précéderait-elle ? Enzo n'était pourtant pas un vampire très connu, on ne parle pas d'un vampire originel mais bien d'un petit vampire d'une centaine d'années, rien d'incroyable en soit. Mais inutile de se poser la question plus longtemps, visiblement, le garçon en face de lui avait parfaitement reconnu son interlocuteur (parfaitement, c'est vite dit).

« C’est vous qui m’avez violé dans les toilettes du Mystic Grills… »

PDV Enzo

Étonné par une telle accusation (j'ai été accusé de beaucoup de choses dans ma vie mais ça, c'est nouveau), je mets un moment avant de réagir, même quand le mec face à moi part en courant. Bon sang, il ne manquait plus que ça. C'est vrai, je pourrais le laisser courir, après tout, je n'ai rien d'un violeur mais si la rumeur s'étend, la police pourrait débarquer pour me virer de cet appartement plutôt confortable. Alors oui, c'est vrai, je pourrais tuer les policiers pour qu'ils me laissent tranquille mais si je fais ça, Matt Donovan (ce mec est bien trop présent à Mystic Falls) finirait par être au courant. Il préviendrait Elena qui préviendrait Damon et je finirais par être dans la merde. En résumé ? Je dois arrêter ce type et le contraindre à oublier cette histoire de violeur. Et dire que je pensais passer un après-midi comme les autres.

Enzo - Je crois que j'ai trouvé mon occupation...

PDV Omniscient

De sa vitesse de vampire, Enzo n'eut qu'une petite seconde à prendre pour rejoindre Tennessee (du moins, "le mec qui crie au violeur") dans le Hall de l'immeuble et l'attraper par la nuque pour le plaquer contre le mur le plus proche au moment où une porte s'ouvre et où une petite mamie apparaît pour voir ce qu'il se passe. Lorenzo lui fit un de ses plus beaux sourires pour lui montrer que tout allait bien. Oui, même s'il était en train de plaquer un homme contre le mur en le tenant par l'arrière du cou (le pauvre Tennessee avait donc le ventre et le visage plaqués contre le mur). A peine la petite grand-mère partie, le vampire se rapprocha de l'oreille de Tennessee pour éviter que le reste de l'immeuble l'entende.

Enzo - Je te conseille d'arrêter de gueuler comme une truie si tu ne veux pas que je te brise la nuque immédiatement.

PDV Enzo

J'espère que ça va suffire à le calmer pour que je puisse le ramener là haut sans risquer d'avertir tout l'immeuble. Certes, je pourrais le contraindre à se calmer mais j'ai l'impression étrange que ça ne suffira pas. Doucement, je le retourne pour être face à lui. Si ce mec me "connait" d'une façon ou d'une autre, je dois obligatoirement me souvenir de son visage. Une fois en face de moi, je sens une odeur reconnaissable entre toutes, l'odeur du sang. Mes yeux descendent jusqu'à son cou, où du sang perle d'une petite blessure. D'une trace de crocs pour être exact. Je reconnais parfaitement cette odeur particulière...Si je fais le rapport avec la voix qui me rappelait quelqu'un, tout est plus clair, je connais bel et bien ce type. C'était l'une de mes "victimes", le soir de mon retour. Il fallait bien que je me nourrisse après tout mais j'étais persuadé d'avoir contraint tout le monde à oublier...Ce qui est étrange c'est qu'après m'être nourri sur lui, je ne me souviens pas de la suite. Ce type a-t-il le sang empoisonné ? Il y a quelque chose d'anormal.





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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 16 Nov - 22:05

I Know You ...
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Décrire l’état de stress de Tennessee à un inconnu était une tâche assez compliquée. Pour quelqu’un qui le connaissait un minimum, il suffisait de dire que son anxiété était suffisante pour oublier cette sensation de manque qui lui tordait les entrailles. Plus les secondes défilaient, plus il se confortait dans son délire. Une fois dans le hall de l’immeuble, il fut vite rattrapé et plaqué contre le mur d’une force qu’il n’aurait pas cru ressentir chez un homme de carrure normale. Il était flic ou quoi ? Tennesse mangeait la tapisserie et une porte s’ouvrit sur la petite vieille de l’immeuble. Vous savez celle qui est hyper curieuse, a six chats et embête tout le monde ? Bah c’était elle. Vu la situation elle devait se douter qu’il y avait un problème quelque part. Bah visiblement non puisqu’elle rentra chez elle. Peut-être qu’ils avaient réveillé un de ses chats dans leur précipitation.

Son assaillant se rapprocha de lui à tel point qu’il sentit son souffle chaud caresser sa nuque et la moitié de sa joue. Cette sensation était aussi désagréable qu'intime. Vu ce dont Tennessee l'accusait, ce n'était peut-être pas la bonne méthode.

« Je te conseille d'arrêter de gueuler comme une truie si tu ne veux pas que je te brise la nuque immédiatement. »

Bien qu’il était très tenté de répliquer qu’il n’avait pas crié, il prit la menace peu banale au sérieux. Il se laissa faire doucement quand son ennemi du jour le retourna avec soins pour qu’il soit face à face. C’était peut-être l’effet du stress mais, il trouvait cet homme diablement séduisant, décelant dans ses traits et son regard sombre un charme presque surnaturel. Oui, ce n’était pas le moment pour être fasciné par le psychopathe de service. Ses maltraitances avaient rouvertes la blessure qu’il avait dans le cou mais ce n’était pas assez grave pour que ça lui fasse mal ou détourne ses pensées du danger sur deux pattes qui le fixait. Littéralement et métaphoriquement coincé, Tennessee n’avait plus qu’une seule option.

« Je ne dirai rien je le promets, je ne vous attirerai pas de problèmes »

De toute façon, il se voyait mal crier sur tous les toits qu’un inconnu avait abusé de son état et que ses souvenirs n’étaient que des reconstructions bancales dont il n’avait pas la moindre preuve.

« Je suis qu’un pauvre camé fauché, j’peux pas vous attirer d’ennui. Même si je parle, personne ne me croira. Laissez-moi … »

Il ne savait pas trop pourquoi il avait précisé son addiction. Il se mettait encore plus en danger, donnant confiance à son agresseur, espérant juste qu’il le lâche. Ce n'était visiblement pas une bonne idée puisque Tennessee se retrouva traîné de force dans les escaliers vers le haut. Son niveau d'anxiété monta à un tel niveau qu'il se mit à crier et à se débattre mais l'autre était bien trop fort et rapide pour lui. Sans qu'il ne comprenne vraiment ce qui s'était passé il se retrouvait dans un appartenant qui n'était pas le sien, fermé à clé. L'autre était oppressant et la situation particulièrement anxiogène. Tennessee recula jusqu'à se retrouver contre la porte, jouant d'une main sur la poignée, gardant son regard mordoré d'où s'échappait une fragile larme qui prenait la fuite sur son visage crispé dans une expression de peur et de détermination. Celle qui permettait de rassembler ses dernières forces pour partir avec les honneurs. Malheureusement, il sait déjà qu'il n'avait aucune chance contre cet homme qui le dépassait d'une dizaine de centimètres et cachait une force en dehors du commun.

Tennessee se surprit même à prier un Dieu dans lequel il n'avait jamais cru, jurant que s'il s'en sortait ne serait-ce que vivant, il arrêterait l'héroïne et renouerait avec sa famille. Oui, il en était à cet état de stress. Enfin, ça c'était ce qui tournait dans sa tête. Dans son coeur c'était un simple regret de ne pas s'être shooté une dernière fois avant l'autoroute vers les Enfers.

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 16 Nov - 22:45


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PDV Omniscient

Enzo s'était atardé sur le coup du jeune homme un moment, observant de près la blessure dont il était visiblement l'auteur. Avec un sourire en coin, tenant toujours le col de Tennessee, il s'apprêta à l'emmener à son appartement pour mettre les choses au clair sur le contenu de son sang mais le pauvre garçon prit la parole trop vite pour lui. Et c'est avec les yeux levés au ciel qu'il entendit son interlocuteur le « supplier » presque, promettant de ne rien dire. Dans un sens, Enzo pouvait le lâcher là, s'il ne disait rien à la police, personne ne l'embêterait dans son nouvel appartement mais il y avait encore le problème de son sang. Il prit un instant pour détailler un peu plus l'homme face à lui, apeuré, paniqué même et il lui trouvait un certain charme, avec ses deux yeux perçants et cet air propre sur lui, un peu fils à papa. Mais il n'oubliait pas le principal, c'était un humain, avec un sang de mauvaise qualité, visiblement, mais du sang quand même. Et c'était, apparemment, son voisin. Quoi de mieux ?

« Je suis qu’un pauvre camé fauché, j’peux pas vous attirer d’ennui. Même si je parle, personne ne me croira. Laissez-moi … »

PDV Enzo

L'un de mes sourcils se lèvent en entendant ce mec s'expliquer, tant bien que mal, espérant que je le lâche. Alors comme ça, il se drogue ? Voilà qui explique l'effet de son sang sur mon organisme. Résumons, ce mec ne dira rien à personne et m'a littéralement drogué sans le vouloir. Dans un sens, je pourrais le tuer sur le champ, il ne me sert strictement à rien. Mais je suis d'humeur joueuse et c'est toujours de bien s'entendre avec ses voisins n'est-ce pas ? Sans compter que si je le calme et lui fait arrêter la drogue, je pourrais avoir ma réserve de sang frais à domicile. C'est vrai que ça semble plutôt compliqué. Je pense qu'en attendant de prendre une décision concernant son sort, je dois l'écarter d'ici. Je vais faire ce que je pensais depuis le début, le ramener dans mon appartement. De ma force de vampire, je le traine dans les escaliers et je peux entendre un cri sortir de sa gorge. Je ne lui avais pas dit de la fermer ? Les humains sont vraiment insupportables. Je ne comprendrais jamais ce que Damon ou Stefan ont pu leur trouver (avant qu'Elena soit transformé en vampire, bien évidemment).

Arrivé dans mon appartement que je ferme à clé, je profite d'un moment de repos pour prendre une petite gorgée d'un bourbon « emprunté » chez Damon. J'entends mon « invité » tenter de partir, c'est adorable. Il n'a toujours pas compris que je pouvais lui arracher le cœur comme on mange un sandwich ? Mauvaise comparaison, j'avoue. Une fois mon verre fini, j'attends qu'il ait l'espoir d'ouvrir la porte (au moment où le verrou se défait) pour jouer un peu et l'attraper par l'épaule, comme on parlerait à un vieux pote. Je le ramène au milieu de la pièce, verre à la main. Je me demande bien ce que je vais pouvoir en faire.

Enzo – Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi hein ?

PDV Enzo

En attendant de trouver une idée, je vois l'un de mes magnifiques (et neufs, surtout) placards, juste devant nous. J'attrape le brun et le fout directement dans la penderie, entre les chemises et les pantalons, tenant la porte d'une main, bras tendu, tout en réfléchissant. Et tout en buvant, après tout, je n'ai pas fini mon bourbon. Qu'est-ce que je dois faire de ce type ? Vu son regard fuyant, il était encore sous l'emprise de la drogue, je ne peux pas risquer de le contraindre encore une fois, ça ne marcherait pas ou très peu. Je ne peux pas en faire ma poche de sang personnelle pour l'instant, son sang est de trop mauvaise qualité. Je ne peux pas le tuer non plus, je viens tout juste d'acheter ce tapis hors de prix. Le mieux serait encore d'essayer de lui expliquer la situation pour faire en sorte que tout se passe bien avec mes voisins. Brr, je n'arrive pas à croire que je viens de dire ça. Mais après tout, je viens de revenir des morts, autant partir sur un bon pied. J'entends mon invité s'énerver contre ma porte de placard, j'ouvre donc...Et le laisse tomber sur le parquet.

Enzo – Je ne vais ni te violer ni te tuer alors arrête de paniquer et assieds-toi.

PDV Enzo

Je ne saurais pas expliquer pourquoi je ne veux pas tuer ce type (en dehors de mes tapis bien sûr) mais je vais laisser mon instinct me guider. Après tout, ça pourrait très bien se passer. Ou pas.

Enzo - Que penses-tu que je suis ?




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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 16 Nov - 23:10

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Tennessee n’allait vraiment pas bien. D’un autre côté, n’importe qui dans sa situation serait dans le même état. Ce type dont il ne connaissait pas le nom le prit par l’épaule pour le ramener au milieu du salon sans trop de violence. En fait, il était beaucoup trop calme. Avec la chance qu’il avait, il était tombé sur un psychopathe qui allait en faire un ragoût.

« Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi hein ? »

Le relâcher ne semblait pas être une idée si grotesque. Après tout, ça leur éviterait des problèmes, sachant un traumatisme à Tennessee et un séjour en prison à l’autre. Ce qu’il comprit encore moins que tout ça c’était pourquoi il se retrouvait dans un placard. Légèrement claustrophobe, il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour réaliser et commencer à taper de toutes ses forces contre la porte. Elle s’ouvrit, sans doute grâce à la bonne volonté de son propriétaire et Tennessee s’écroula sur le sol

« Je ne vais ni te violer ni te tuer alors arrête de paniquer et assieds-toi. »
Ah bon ? Etrangement, il avait du mal à le croire. Mais bon, mieux valait ne pas le contrarier. Tennessee se releva lentement, gardant son regard sur son adversaire et il obéit, s’assis sur une chaise en gardant tout de même ses distances. Peut-être qu’il avait déliré toute cette situation et que ce type ne lui avait rien fait, qu’il ne savait juste pas comment traiter les inconnus.

« Que penses-tu que je suis ? »

Cette question fut la cerise sur son gâteau d’incompréhension. Même s’il stressait beaucoup moins, il n’était toujours pas à l’aise dans cette situation. Quant à l’interrogation, que répondre ?

« J’en sais rien. Flic ? Ecoutez, l’autre soir j’étais défoncé, je sais pas vraiment ce qui s’est passé mais je sais juste que ça s’est mal passé »

Il fut alors pris d’une appréhension. Et s’il avait chauffé ce type sans vraiment s’en rendre compte ? Après tout, il n’avait pas encore imaginé être le responsable de tout ce cirque. Jamais il n’avait approché un homme en public, même pas en privé. Mais, vu l’état de ses souvenirs tout était possible. Par réflexe, il tira un peu sur la manche de son pull qui cachait son bras bleui par l’introduction successive d’aiguille.

« J’vais avoir des problèmes ? », demanda-t-il comme un gamin pris en faute.

Pour l’instant, le scénario le plus probable était qu’il ait avoué à un flic qu’il consommait des stupéfiants. La prison ou la désintox avait menacé son père, visiblement a prison lui pendait au nez. Il ne savait même pas combien d’années c’était.

« J’ferai ce que vous voulez mais je veux pas de problèmes … »

Oui bon, sa phrase était tendancieuse mais, vu la montagne d’emmerdes dans laquelle il nageait, sa proposition ambigüe n’était rien du tout. Après tout, il avait faillit le faire pour du fric chez Adam alors bon …


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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mar 17 Nov - 0:10


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En voyant son interlocuteur tenter de se calmer, Enzo eut un sourire en coin. Il était bien plus agréable à regarder quand il ne tremblait pas de peur. Ce qui est plutôt étrange, habituellement, Lorenzo se délecte de la peur des humains. Celui là semblait tellement désemparé que sans pouvoir l'expliquer, il n'avait pas particulièrement envie de lui faire peur. Après tout, il semblait avoir à peu près son âge (physiquement parlant) et être aussi seul et perdu que lui. Chose qu'il n'avouera jamais, bien évidemment, mais c'était la raison pour laquelle Tennessee était encore en vie, l'impression de se revoir en lui, avant sa première mort.

« J’en sais rien. Flic ? Ecoutez, l’autre soir j’étais défoncé, je sais pas vraiment ce qui s’est passé mais je sais juste que ça s’est mal passé »

PDV Omniscient

Enzo ne put s'empêcher de rire, alors ce n'était que ça ? Le gamin en face de lui avait peur de se faire arrêter pour consommation de stupéfiants ? C'était bien la dernière de ses préoccupations, il fit un tour dans son appartement, sans perdre Tennessee du regard. Comment allait-il pouvoir amener la chose ? Ce type avait l'air d'avoir les pieds bien sur terre et vu comment il planait, il allait sûrement tout oublier une fois sorti. Il ne pouvait pas non plus le drainer, les vampires supportent ce genre de traitements, les humains, beaucoup moins. Pourquoi tout était toujours plus compliqué avec les humains ?

« J’vais avoir des problèmes ? »

PDV Enzo

La petite voix du mec que j'ai ramené me tire de mes pensées, je tourne ma tête vers lui, il me supplie une nouvelle fois, me dit qu'il fera tout ce que je veux tant qu'il n'a pas de problèmes. Je ne peux pas m'empêcher d'être attendri par un tel désarroi. Soupirant un grand coup, je me rapproche de lui et pose mes mains sur les deux côtés de son espèce de fauteuil. De cette façon je sens encore plus le sang qui a fini par sécher sur son cou, c'est évident, mais ça me permet d'analyser son œil encore fuyant. Je n'ai pas le temps d'attendre que la drogue sorte de son organisme, je me demande bien comment je vais pouvoir lui faire comprendre les choses. Tout à mes interrogations, je ne peux pas m'empêcher de sentir son parfum arriver jusqu'à mes narines. Une légère odeur boisé plutôt agréable et qui va parfaitement avec l'homme qui la porte. Pourquoi ce type porte-t-il une odeur si attirante, sérieusement ? Je me recule, un peu gêné de la proximité, j'aurais dû me contenter de la discussion à distance. Finalement, je le regarde, m'accroupi pour être à son niveau et laisse mon instinct de vampire faire le dessus pour laisser apparaître les veines en dessous de mes yeux.

Enzo – Je ne suis pas flic.

PDV Omniscient

Il aurait voulu le contraindre à ne pas paniquer, à rester sur sa chaise et à l'écouter attentivement mais il n'était pas stupide, montrer ce genre de choses à un humain le mettait toujours dans tous ses états et pas dans le sens positif. Néanmoins, histoire de limiter la casse, Enzo stoppa l'effet de veines et lui parla d'une voix très calme sans cesser de le fixer. Il ne comprenait pas bien pourquoi il faisait tout ça, ce n'était qu'un humain parmi tant d'autres mais il avait envie de lui montrer tout ça. Pour se nourrir ? On va dire que cette excuse marche plutôt bien mais au final, je crois pouvoir dire que Lorenzo se sent très seul. S'il entendait ça...

Enzo – On s'est déjà croisé oui, au Mystic Grill. Je ne t'ai pas violé. Tu devrais t'intéresser à la marque dans ton cou.



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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mar 17 Nov - 17:34

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He's just a dog astray, a badboy with a tainted heart Δ B. S.

Alors que son hôte se levait pour marcher un peu, Tennessee ne le quitta pas des yeux. Son niveau de stress était redescendu mais, il restait sur ses gardes, réfléchissant à toute vitesse pour mieux comprendre la situation et ainsi pouvoir trouver une échappatoire. Visiblement, sa proposition n’allait pas être bien reçue puisqu’il ne répondit que d’un soupire. Peut-être que dans le fond, il ne lui voulait pas vraiment de mal et qu’il avait juste été au mauvais endroit et au mauvais moment dans les souvenirs du jeune homme. Le malaise aurait dû le saisir lorsque l’autre se rapprocha, se mettant à sa hauteur, les bras appuyé sur les accoudoirs du petit fauteuil. Néanmoins, ce ne fut pas le cas. La proximité ne le gênait pas car celui qu’il ne pouvait plus appeler son agresseur le détaillait avec une once de curiosité et une pointe d’innocence dans le regard. Tennessee maintenait que ce type n’était pas net mais, l’hypothèse du serial killer qui mange les gens s’éloignait dans son esprit. Il ne comprit pas pourquoi il fixait sa blessure au cou avec un air absent. Ce n’était rien qu’un petit accident de parcours, pas besoin d’en faire une recherche scientifique.

Le stress mourra peu à peu, remplacé par une curiosité presque enfantine. Visiblement la proximité l’aidait à dédramatiser. Au pire, il était tombé sur un flic et aurait des problèmes. Au mieux juste un type un peu paumé qui ne savait pas comment se comporter quand on l’accusait de viol et qu’on partait en courant. Bon, il fallait avouer que personne ne savait comment se comporter dans ce genre de situation. Rapidement, il le détailla un peu plus. Il avait la peau blanche mais des airs presque méditerranéens, peut-être avait-il un ancêtre italien ou espagnol. Innocemment, il lui attribua au pire quelques années de plus que lui sans savoir que c’était un nombre qui se comptait en dizaines. Ses traits disposaient également d’un charme presque surnaturel, quelque chose qu’on ressent dans ses tripes sans ne jamais pouvoir mettre le moindre mot dessus. Du coup, quand il se recula, il fut presque déçu.

Celui dont il n connaissait pas le prénom s’accroupit devant lui pour être plus ou moins à la même hauteur. Ses yeux prirent alors une teinte non naturelle, quelque chose qu’on peut au mieux voir sur les cadavres maltraités. C’était un peu comme si le sang noyait son regard déjà sombre. Sa peau sous ses yeux semblait s’affiner pour laisser voir des veines ou des marques violacées. Le résultat était proche d’un excellent maquillage d’Halloween sauf que, son visage venait de se transformer en moins d’une seconde. Visiblement il avait le contrôle sur ce phénomène. Tennessee n’était pas particulièrement à l’aise mais ressentait surtout de la méfiance, pas de la peur. Ce type n’avait rien de normal mais, il ne venait pas non plus de se transformer en araignée géante mangeuse d’hommes. S’il avait paniqué tantôt à l’idée de se faire violer et ou tué, ce n’était plus le cas. Tennessee n’était qu’un drogué qui traînait dans les pires coins de la ville, de l’université et des villes à côté. Il avait déjà vu des types s’enfoncer une aiguille de dix centimètres dans la gorge ou dans les parties génitales pour mieux profiter des effets de l’héroïne. Ses coudes étaient violacés, maltraités par l’insertion trop régulière d’une aiguille. Il avait aussi vu des types s’embrouiller pour une histoire de came et d’argent avant qu’un coup de feu ne transforme l’un des deux en cadavre. Il avait aussi vu ces types suffisamment défoncés pour qu’on les prenne pour morts ou ceux dont la peau devenait bleue alors que leur bouche s’ouvrait et se fermait sans le moindre son avant que l’overdose ne les emporte dans un paradis blanc. Depuis quelques temps, ses fréquentations s’étaient métamorphosées, ses habitudes changées et ses valeurs mutilées. En résumé, ce n’était pas des yeux rouges et quelques veines gonflées par l’afflux sanguin qui allaient lui provoquer un accès de panique tel que celui qu’il avait ressentit dans son propre délire.

« Je ne suis pas flic. »

Il se retient de préciser que ça, il aurait pu le comprendre lui-même, qu’on n’engageait pas de monstre de foire dans la section stupéfiants de la police. Tout ce qui le rendait étrange sur son visage disparu, le laissant immaculé, comme si rien ne s’était passé. Si seulement il pouvait faire pareil avec son propre corps, effacer les traces des injections et reprendre le poids qu’il avait perdu à force d’oublier de manger. Penser à ça permit au manque de revenir à la surface, fixant de nouveau son esprit sur la seule chose qui comptait maintenant qu’il n’avait plus rien, son héroïne. Peut-être qu’il pouvait obtenir de l’argent de ce type. Leurs regards étaient toujours ancrés l’un dans l’autre, aucun des deux ne voulait regarder ailleurs. Lorsque le pas flic parla, sa voix était calme, il se sentait visiblement maîtriser la situation.

« On s'est déjà croisé oui, au Mystic Grill. Je ne t'ai pas violé. Tu devrais t'intéresser à la marque dans ton cou »

Il y pensa alors et passa sa main sur le sang qui avait bien vite sécher. Tennessee n’était pas bête et malgré son état actuel connaissait ses classiques. Se trouvait-il face à Dracula ? Aucune chance, les vampires n’existait pas, ce n’était qu’un type un peu fou ou une caméra cachée, quelque chose comme ça. Et même si dans le pire des cas c’était vrai, tant mieux pour lui, qu’il s’amuse avec d’autres gens. Lui avait déjà assez de problèmes comme ça. Il fallait qu’il trouve de l’argent et se shoot, ça faisait maintenant plus de six heures qu’il était clean et ça ne lui réussissait pas du tout. Le manque avait déjà à tel point repris le contrôle de son esprit qu’il s’en fichait d’être face à un authentique vampire, tout ce qu’il voulait c’était du fric. Son visage marquait ses préoccupations, son regardant bougeant automatique sans qu’il ne fasse attention à rien de ce qu’il regardait. Son air maussade tordait son si beau visage dont les traits commençaient à se marquer à cause de la perte de poids. Sachant que s’il restait encore clean trop longtemps, les crampes et la fièvre allaient bientôt prendre possession de son corps et de ses actes. Malgré le fait que la température était normale dans la pièce, Tennessee avait froid comme si son squelette était fait de glace. A cette constatation il se souvint des paroles du type qu’il avait vu s’injecter de l’héroïne dans une zone que la pudeur ne voulait pas qu’on montre « tu saura que t’es un camé quand t’aura froid dans les os », il n’avait jamais compris cette expression jusqu’à maintenant. Il chassa l’idée de dépendance, refusant d’admettre la vérité. Au final, il avait passé presque une minute silencieusement, plongé dans ses pensées opiacées. Il choisit de se lever avant d’annoncer :

« Tant que t’es pas flic j’m’en fous. J’crois pas aux vampires et machin comme ça. Si tu kiffe twilight tant mieux pour toi mais va quand même voir un ophtalmo avant que tes yeux te tombent dans les mains. Moi j’ai autre chose à foutre et j’ai déjà assez de problèmes comme ça, va voir un psy »

Le psy, ou tout simplement un médecin, c’était surtout lui qui en avait besoin vu son état. Jamais encore il n’avait été aussi obsédé par le manque. Par réflexe il gratta le creux de son coude sous la manche de son tee-shirt, comme pour essayer de s’apaiser inconsciemment. Il n’arriva qu’à déchirer une veine déjà meurtrie, libérant un filet de sang qui coulait le long de sa peau, se perdant petit à petit dans le tissu qui devenait rouge.

« Et merde … Putain de connerie … »

© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mar 17 Nov - 22:40


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PDV Enzo

Bizarrement, ce mec n'a même pas réagit. Que ce soit quand je me suis approché de lui ou quand je lui ai montré mes veines, je suis impressionné. Mais alors que je me demandais la raison de son courage, je me suis retourné vers lui et ai observé un phénomène plutôt inhabituel. Ses yeux parcouraient la pièce à une vitesse impressionnante. Et dans un même temps, je m'arrête sur son visage, creusé par la fatigue. Ou en tous les cas, c'est ce que je pensais avant de faire le rapprochement entre tout ce que j'ai pu attendre sur lui. Il était drogué quand je l'ai rencontré, son regard est tellement fuyant que je le pensais encore drogué et il a le visage creusé ce qui ne semble pas naturel, sans parler de ses cernes. Aucun doute, j'ai déjà croisé ça, ce mec est un drogué au sens propre du terme. Un toxicoman.

« Tant que t’es pas flic j’m’en fous. J’crois pas aux vampires et machin comme ça. Si tu kiffe twilight tant mieux pour toi mais va quand même voir un ophtalmo avant que tes yeux te tombent dans les mains. Moi j’ai autre chose à foutre et j’ai déjà assez de problèmes comme ça, va voir un psy »

PDV Omniscient

Le ton de Tennessee avait changé avant qu'il ne se lève, visiblement très pressé de partir. De son côté, depuis qu'il s'était rendu compte de l'addiction évidente de son hôte, Lorenzo était perturbé. Devait-il le laisser partir, finir sa vie dans un caniveau ? Sa déclaration n'avait eu aucun effet sur le vampire, habitué aux humains terre-à-terre. Pour ne rien arranger à ses questions, le jeune garçon commençait à littéralement paniquer, se grattant le bras jusqu'au sang...Jusqu'au sang. Devant un véritable vampire. Si pour Tennessee, ce n'était rien, ce phénomène avait évidemment un effet sur Lorenzo qui n'était pas du genre à freiner sa consommation. Entre drogués, au sang ou à la drogue, ils pouvaient se comprendre n'est-ce pas ? En tous les cas pour l'instant, tout ce qui importait visiblement à Tennessee c'était sortir d'ici et trouver de quoi calmer ses tremblements.

« Et merde … Putain de connerie … »

PDV Omniscient

Le sang avait l'effet habituel sur Enzo...Les veines sous ses yeux refaisaient leur apparition et ses yeux prirent une couleur sombre, encore plus que d'habitude. De sa vitesse de vampire, il attrapa Tennessee qui commençait à partir et le plaqua contre un mur, guidé par l'envie du sang. Il ne lui suffisait que d'une petite morsure pour se nourrir, boire ce liquide délicieux dont il ne pouvait plus se passer. Une main sur le cou du jeune homme, il se perdait littéralement, l'odeur du sang prenant toute la place. Dans sa tête, il n'entendait plus, ne voyait même plus la personne devant lui, seul son envie le guidait. Il n'était pourtant pas un débutant, il avait déjà eu à se contrôler mais il était revenu des morts depuis peu et c'était quelque peu difficile compte tenu, en plus, du côté attirant de Tennessee. Ce n'est qu'au moment où il sentit Tennessee suffoquer de l'étranglement qu'il le lâcha, réalisant alors ce qu'il était en train de faire. Il l'attrapa par l'épaule et le remit sur sa chaise.

Enzo – Je ne t'ai pas dit de te lever.

PDV Omniscient

La voix du jeune vampire était plus grave mais peu à peu, une fois Tennessee écarté, il reprit contenance. Bon sang, il allait le tuer. Et si d'habitude, cela ne lui posait aucun problème, là, il se sentait mal. Certes, il était un vampire, l'envie de tuer faisait partie de son organisme mais ce pauvre gars n'avait rien fait. Il n'était après tout, comme il l'avait dit lui-même, un « camé » en manque d'argent. Il ferait mieux de le laisser partir, vivre sa vie mais quelque chose empêchait Lorenzo de le laisser partir. Il n'avait pas envie de le laisser finir dans une rue, pitoyable. Et puis merde, une réserve de sang à domicile, ça ne se refuse pas.

Enzo – Comment tu t'appelles ?

PDV Enzo

C'est vrai quoi, depuis le début, je l'appelle « le mec que je n'ai pas violé » mais il doit sûrement avoir un prénom. Ce mec me rappelle moi. C'est con, j'ai l'impression de me revoir, avant que Lily ne me ramène sur le bateau. J'avais de la fièvre, je venais de déserter, j'étais tout seul, dans une situation où personne ne me regardait tellement je faisais peur aux gens et si Lily ne m'avait pas trouvé, je serais mort, seul dans une rue. Je suis sûr qu'il y a moyen qu'on s'entende. Urgh, si Damon entendait ça, il se foutrait de moi.



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
© Halloween sur Never-Utopia

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mer 18 Nov - 0:41

I Know You ...
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Le sang coulait mais il n’allait pas finir exsangue, d’ici une minute max la plaie aura cicatrisé d’elle-même. Sans attendre son reste, il s’en alla. Ou du moins, les choses auraient du se passer comme ça. Sauf que, le type l’attrapa et le plaqua contre le mur de nouveau. Sauf que cette fois, c’était beaucoup plus violent. Le vampire maintenant d’une main sa tête penchée pour que son cou soit bien accessible. Néanmoins, il voyait que ses yeux étaient de nouveaux rouges et les veines en-dessous, noires. Le jeune humain n’avait même pas le réflexe de respirer alors que l’autre humait son odeur comme quand on salivait à l’avance d’un plat savoureux. Sauf que le plat, c’était lui. Il avala un cri lorsqu’il sentit la morsure profonde et douloureuse dans sa chaire. Une fois cet instant désagréable passé, le reste était simplement creepy. Il buvait son sang comme un homme boirait de l’eau après une semaine d’errance dans le désert. Sauf que Tennessee avait mal et se sentait défaillir alors que la main du vampire se faisait plus oppressante et l’air plus rare. Un instant il crut qu’il allait mourir. L’instant d’après, il était libre, les jambes en coton, se laissant guider, hagard jusqu’à son petit fauteuil.

« Je ne t'ai pas dit de te lever. »

Il se rassit. Si c’était ça la punition s’il se levait il allait rester à vie sur cette chaise. Donc, il était face à un vrai vampire, vrai de vrai, comme ceux des anciennes légendes. C’était sa découverte du jour. La plaie béante dans son cou était toujours douloureuse et un mince filet de sang coulait le long de son cou pour aller se cacher derrière son pull.

« Comment tu t'appelles ? »

Tennessee observa son regard et se dit qu’il devait avoir le même pendant la descente. Cette situation était des plus atypiques et la peur s’était faite bien plus présente. Malheureusement, le manque était encore trop fort bien que, pas assez pour le pousser à s’enfuir tout de suite et affronter la colère du surnaturel. Sa voix était de nouveau calme bien qu’un peu plus grave. Le jeune homme se dit alors qu’il l’avait sans doute provoqué en saignant à son bras.

« Tennessee. Et toi ? »

Visiblement, le tutoiement était de mise. La tension retomba un peu et ils purent discuter. Le vampire nommé Enzo voulait son sang. Lui, voulait de l’argent. Le deal fut négocié assez rapidement, le petit humain n’étant pas en position de force. Résumé des choses : Enzo avait le droit de boire sur Tennessee quand il voulait, à toute heure du jour et de la nuit et de préférence, un sang propre, sans héroïne. En échange, il aurait la vie sauve et un peu d’argent à chaque fois. Bien qu’il redoutait les prochaines morsures, sentant encore la première le lancer avec force, il accepta. C’était la seule source de revenue à laquelle il avait accès pour le moment.

Tennessee réussit à avoir une avance sur son « salaire » et s’en alla vite chercher de quoi faire retomber l’anxiété qui menaçait de faire lâcher son cœur. Le soir même, il alla voir Enzo alors que les effets de l’héroïne était passé et que le manque lui laissait encore quelques heures de libre. De nouveau, il se laissa mordre et, la prise de sang lui parut moins pénible que la première fois. Peut-être que l’effet de surprise avait eu une part importante. Pouvant enfin être lui-même, ni défoncé, ni en manqua. Tennessee discuta toute la soirée avec le vampire, buvant ses paroles et ses histoires, sincèrement fasciné par tout ce qu’il lui racontait. Jamais le jeune homme n’avait rencontré un être hors du commun et ça se voyait dans ses yeux et ses attitudes.

Les soirées du style se multiplièrent, Tennessee arrangeant son horaire pour être tout juste clean pour ces moments-là. La communication était installée et tous les deux avaient des choses à raconter, des points communs ou des différences. Il prit également la peine de lui apprendre le monde moderne, internet, facebook, les smartphones et le pizza hut. Au final, ces soirées, il les attendait avec impatience et avait l’impression que ce sentiment était partagé. Le jeune homme eut même le loisir d’être taquin et joueur, laissant un selfie en fond d’écran du téléphone ou pigeant les commandes de pizza. Sauf que, bien malgré lui, ces soirées se raccourcirent, le manque naissant de plus en plus tôt. Alors qu’Enzo finissait par connaître par cœur la carte de la pizzeria, Tennessee ne mangeait pas vraiment même quand le vampire insistait beaucoup.

Les discours sur les méfaits de la drogue se multiplièrent dans la bouche d’Enzo au grand damne de son humain de compagnie. Arriva même le moment où il vérifiait l’état de ses bras meurtris pour être certain qu’ils n’avaient pas subi une injection trop récente. Tennessee n’appréciait pas ce comportement et cette surveillance, refusant d’admettre qu’il avait un problème. C’était le monde qui était con, pas lui. Sauf que l’argent lui manquait, qu’Enzo ne voulait pas augmenter ses finances et que tous ses amis et créanciers lui claquaient la porte au nez. Résultat, il se retrouva à voler des portefeuilles dans les places bondées, voler dans les magasins ou rentrer chez des gens partis bien naïvement en vacances. Il ne put cacher ses petits délits à son vampire à cause de tout ce temps qu’ils passaient ensemble, temps qu’il voulait réduire mais n’y arrivait pas, trouvant un certain apaisement dans sa compagnie.

L’attitude de son hôte se fit plus stricte lorsqu’il dut venir le chercher suite aux lamentations téléphoniques de son humain de compagnie. Il était coincé dans un couloir abandonné d’une station de métro mal fréquentée de la ville d’à côté. Le manque faisait naître de la fièvre chez lui mais il n’avait pas assez d’argent pour que l’homme en face de lui fasse taire ses supplications d’un simple geste, vendant l’héroïne tant recherchée. Quand Enzo arriva, Ten était assis à terre à cause des crampes, appuyé contre la porte cassée de toilettes plus assez entretenue. Même les lumières semblaient mortes dans cette atmosphère où une femme d’une trentaine d’années somnolait sur le sol, marmonnant des paroles incompréhensibles. Enzo paya et, pour la première fois, Tennessee s’injecta son poison sous ses yeux dégoûtés. Quelques secondes plus tard tout allait mieux et il jeta la seringue dans les toilettes, il en avait encore chez lui. Ca, c’était grâce à Enzo, le vampire refusant qu’il utilise l’arme de quelqu’un d’autre, risquant ainsi d’être contaminé par des maladies probablement mortelles qui pourrait quand même perturber celui qui se nourrissait de son sang.

Ce soir là, Tennessee suivit Enzo jusqu’à son appartement où ils eurent une longue discussion après un trajet passé dans un silence de morts. Le calme du vampire et l’état de l’humain les empêchèrent de s’emporter et ils parvinrent même à un arrangement. Tennessee devait arrêter lentement et, pour ça, la première étape serait de ne rien prendre avant dimanche soir. Ils étaient vendredi dans la nuit. Ce fut un objectif longuement négocié mais qui parvenait à satisfaire les deux parties. Un pas après l’autre. Sauf que le jeune camé commençait à sentir les effets se dissiper et sombrer doucement dans un sommeil profond. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il était dans le lit si confortable d’Enzo, son vampire dormant à côté. Un sourire adoucit son visage creusé alors qu’il se rendormit en respirant le parfum du propriétaire des lieux, imprégné dans le coussin.

La journée du lendemain fut assez difficile pour Tennessee qu’Enzo ne lâchait pas d’une semelle. Malgré les nombreuses distractions proposées, son esprit n’était tourné que vers une seule chose l’héroïne. Le soir, il n’avait toujours rien pris et les crampes commencèrent à le saisir sans qu’il n’en dise rien. Enzo proposa une sortie en boîte, Tennessee suivit, espérant que les lumières et la musique forte arriveraient à le détendre quelques instants. Pour mieux y parvenir, il se força à acheter un alcool qui coûtait le prix d’un rein dans cette boîte. Il se faufila dans la foule hurlante et puante pour retrouver son vampire. Celui-ci avait visiblement trouvé une agréable compagnie en la personne d’une jeune fille brune, peu vêtue qui dansait contre lui. Le camé de service n’eut pas de difficulté à comprendre qu’il buvait son sang, profitant de la foule, de l’obscurité et du contexte général.

L’humain de compagnie le prit presque comme une trahison et quitta l’endroit, laissant l’alcool à un groupe de mec déjà trop ivres. C’était peut-être stupide de penser ça mais, il avait l’impression que malgré ses beaux discours, le vampire se servait allégrement de lui, n’hésitant pas à le jeter quand il n’était plus en état. Il rentra en bus, ne pouvant conduire la voiture d’Enzo sans les clés. Le trajet du premier pas jusqu’au dernier fut un calvaire. La fièvre commençait à faire perler quelques goutes de sueur sur son front et les crampes se faisaient de plus en plus intense. Qu’il aille se faire foutre lui ! C’était pas lui qui souffrait dans le vide pendant que l’autre allait sauter la première pute qui venait. Il tenta de chasser cette image de sa tête et rentra dans son grenier. Le canapé ne se déplia pas et il s’allongea dessus simplement, se retournant constamment, n’arrivant pas à se calmer.

Il appela son dealer, lui fixant rendez-vous au parc malgré l’heure avancée dans la nuit. Le rendez-vous était fixé mais, comme d’hab, l’argent n’y était pas. Tennessee descendit donc d’un étage et entra chez Enzo qui n’était toujours pas rentré. Il avait un double des clés vu tout le temps qu’il passait chez lui. Il allait faire une connerie, il le savait mais, s’en foutait. Qu’il le tue s’il voulait, ça n’avait plus aucune importance. Tout ce qu’il voulait c’était être soulagé. D’abord il fouilla l’appartement, les caches où il avait planqué un petit sachet au cas où sans prévenir l’occupant des lieux. Il n’en trouva aucun, le vampire s’en était déjà débarrassé. Une colère noire le prit et il saccagea tout ce qui était à sa portée dans une recherche frénétique d’argent. Les livres tombèrent sur le sol, les DVD également, les coussins volèrent, les vêtements furent jetés en dehors du placard jusqu’à ce qu’il trouve une petite liasse de billets. Il s’en saisit et s’en alla, prenant quand même la peine de fermer la porte.

Une heure plus tard, il était allongé dans l’herbe du parc, un sourire aux lèvres, complètement détendu. Voilà, ça c’était le paradis. La solitude. Personne pour le juger, donner des conseils ou menacer. Juste la nature et lui. Avec l’argent d’Enzo, il avait acheté assez d’héroïne pour tenir deux semaines. S’il se faisait arrêter avec ça sur lui, il irait directement en prison pour un grand nombre d’année. Tant pis, ça n’avait pas d’important, plus rien n’avait d’importance. Dommage que ça ait mal finit avec Enzo mais, ce n’était pas grave parce qu’avec l’héro, c’était toujours le coup de foudre.

Malgré les températures basses, il passa la nuit et le début de matinée dehors, s’achetant juste un café avec les pièces qui lui restaient. Dans les poches de sa veste il y avait de quoi endormir toute une écurie. Par contre, il avait perdu son téléphone pendant la nuit dans la précipitation. Innocemment, il retourna chez Enzo, priant pour qu’il ne soit pas là, espérant pouvoir rapidement récupérer son téléphone et partir. Voire peut-être même déménager, s’éloignant du vampire menteur et manipulateur. Doucement, il ouvrit la porte, passant la tête pour vérifier que le salon était désert. Il eut une mauvaise impression lorsqu’il vit que la pièce qu’il avait saccagée était rangée. Ca sentait le piège. Tennessee laissa la porte ouverte et avança à pas de loups à la recherche de son téléphone. Sa mauvaise impression se consolida lorsqu’il le trouva posé bien en évidence sur la table basse. Il se retourna juste à temps pour voir Enzo fermer la porte. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’il remettait son cellulaire dans sa poche. Les instants qui allaient suivre promettaient d’être riche en émotions.
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mer 18 Nov - 2:30


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PDV Enzo

Le sang de cette délicieuse humaine coule dans ma gorge, réchauffé par l'alcool. Laissant une main glisser le long de son cou, je finis par la lâcher, entendant un bruit de porte qui claque à quelques mètres de nous. Tout en essuyant le filet de sang qui coule de mes lèvres, j'aperçois une silhouette quitter la boîte de nuit et je n'ai même pas besoin d'utiliser mes compétences vampiriques pour reconnaître Tennessee. Je le vois tellement souvent ces temps ci que je suis capable de reconnaître le bruit de ses pas et l'odeur de son parfum à des kilomètres. C'est comme ça que j'ai réussi à le retrouver le soir où il m'a appelé, couinant pour que son dealer lui vende enfin sa came. Cet idiot avait réussi à être dans un état trop pitoyable pour être acceptable et tel un chaperon, j'avais dû lui acheter moi-même la poudre tant attendue. Je sais que j'aurais dû me contenter de le ramener ou même de le laisser dans sa merde mais j'ai pas pu. Le voir plier en deux contre une porte qui avait sûrement le même âge que moi, entouré de drogués parfois dangeureux a prit le dessus sur tout égoisme. Pour un vampire, c'est pitoyable, je l'admets mais j'ai pas pu me résoudre à le laisser comme ça. Je secoue la tête, revenant dans cette atmosphère désagréable de sueur et de danseurs déjà ivres.

Enzo – Tennessee !

PDV Enzo

Même si je ne sais pas exactement pourquoi il est parti, je ne peux pas me permettre de le laisser seul à une heure pareille, dehors. C'est toujours à ce moment là que ça finit mal. Je sors en trombe de la boîte par la même porte que Tennessee mais j'ai beau regardé au plus loin, rien à faire, je n'arrive pas à l'apercevoir. Bordel, je n'aurais pas cru qu'il courait aussi vite. J'attrape mon portable dans la poche de ma veste pour l'appeler. Après avoir déverrouiller le portable que Tennessee m'a fait acheter avec le code que Tennessee a choisi, je tombe sur une photo de Tennessee. C'est moi ou j'ai bien trop dit son prénom dans une seule phrase ? Je me souviens parfaitement du jour où on l'a acheté alors qu'on était censé lui trouver des trucs à manger (histoire qu'il récupère un peu de graisse). La soirée précédente, il m'avait expliqué comment marchait un smartphone pendant près de deux heures. Comme un gamin, il était ravi de pouvoir mettre en application tout son exposé. Je ne peux m'empêcher de sourire en voyant sa tronche rieuse, il ne l'a pas souvent ces derniers temps. La drogue est une vraie connerie, il est différent quand il ne touche à rien. Grognant sur ce foutu humain, je l'appelle et tombe sur son répondeur, ça m'aurait étonné aussi. J'attends le « bip sonore », quel idée stupide et laisse un « message ». J'ai vraiment du mal avec tout ce vocabulaire, Tennessee avait même sorti l'idée de m'en faire un dictionnaire complet.

Enzo – Ouais Ten' c'est moi, qu'est-ce que tu fous ? Rappelle moi et fais pas de conneries.

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Bien évidemment, à ce moment là, Lorenzo était loin de se douter des préoccupations de Tennessee, assis dans le bus, essayant d'enlever de son esprit l'image de son vampire mordant une étrangère un peu trop sexy à son goût. Finalement, Enzo n'avait pas de moyen de le retrouver pour l'instant, il retourna dans la boîte, pensant le retrouver peu de temps après. Le problème c'est que dans ce genre de soirée, le temps passe vite. Et ce n'est finalement que trois heures plus tard qu'Enzo sortit de la boîte, ne s'étant pas du tout rendu compte du temps passé. Il retourna chercher sa voiture, retrouvant  un paquet de chips sur le siège passager, souvenir de Tennessee. Il démarra le moteur et prit le chemin pour rentrer chez lui, se rappelant de l'accord qu'ils avaient passé la veille. C'était juste après l'avoir sorti de la rue et après quelques heures de discussion, ils étaient arrivé à un accord. Ce genre de soirée de reproches, Enzo n'en était franchement pas fan. Il préférait largement profiter des jeux vidéos, de la télévision, des pizzas et de ce que Tennessee pouvait lui raconter. De sa longue vie, il avait rarement connu une relation où il se sentait à l'aise à ce point. Il se confiait à Tennessee qui de son côté se confiait à lui et même s'il avait du mal à se l'avouer, il aurait, à présent, du mal à s'en passer. Tout en roulant, il passa devant un cinéma où Tennessee l'avait trainé, au grand damn du vampire. Le film était stupide mais force est de constater qu'il avait passé l'une des meilleures soirées de sa vie. Il appréciait vraiment le temps passé avec le jeune humain, sûrement plus qu'il ne voulait se l'avouer.

Après quelques minutes de route, Lorenzo rentra à son domicile et directement, il comprit que quelque chose n'était pas normal. Il sentait le parfum de Tennessee jusque devant sa porte alors qu'il n'avait pas passé beaucoup de temps chez lui aujourd'hui. Son parfum, à ce propos, était une sacré connerie, l'une des premières choses que Lorenzo avait remarqué chez lui et sûrement l'une des choses qu'il appréciait le plus. Il ouvrit la porte et s'aperçut rapidement de l'état de l'appartement. Evidemment, le parfum de Tennessee embaumait la pièce et après quelques pas dans la pièce, il trouva son portable, sur le tapis. Il avait dû tomber quand le jeune homme avait retourné l'appartement. Franchement, c'était littéralement ce qu'il s'était passé, pas besoin d'être un vampire pour le deviner. Enzo ramassa le portable (qui avait déjà une fêlure) et le débloqua, tombant sur une photo de lui, le jour de sa première pizza. Dit comme ça, on imagine presque une initiation. Il ne put s'empêcher de sourire mais c'est quand il vit que son message vocal n'avait même pas été ouvert qu'il s'inquiéta un peu plus. Son regard passa sur le lit, totalement retourné. La nuit juste avant, c'était là où Tennessee avait dormi, Enzo n'avait pas eu le cœur à le ramener jusqu'à chez lui alors qu'il s'était endormi dans son petit fauteuil...Oui oui, celui où le vampire l'avait obligé à rester, le premier jour. Il se souvenait parfaitement de son air si innnocent au moment de s'endormir, comme si ce qu'il vivait chaque jour n'avait jamais existé, comme si la drogue n'était pas importante et que rien ne pouvait l'atteindre.

Enzo – J'y crois pas...

PDV Enzo

Alors que je faisais l'état des lieux, un de mes placards, fermés au cadenas généralement, m'a sauté aux yeux, littéralement éventré. A présent, je n'avais plus aucun doute. Tennessee était venu ici dans un but bien précis, ramasser de l'argent pour aller chercher sa saloperie. Il me l'avait promis putain ! De rage, j'envoie mon poing dans cette pauvre télévision qui a couté si cher. Vu que son portable est là, j'imagine qu'il va repasser. Contenant ma colère, je commence à ranger l'appartement, attendant avec impatience son retour. Il va m'entendre cet abruti. Au final, je n'ai fini de ranger qu'au début du jour mais pour un vampire, peu importe. Allant faire un tour dans la cuisine, j'attrape l'une de mes poches de sang que je descend dans la minute, il me fallait absolument quelque chose pour me calmer ou je crois que la tête que Tennessee va voler. Alors que je finissais ma poche, j'entends la porte s'ouvrir. Passant dans le couloir, j'aperçois la carte de la pizzéria, posée sur un des meubles. Comment est-ce qu'il fait pour me faire passer d'une rage intense à un sourire ? En tous les cas, il ne va pas s'en sortir comme ça. De ma vitesse de vampire, je passe derrière lui, juste à temps pour fermer la porte à clé. Avec un soupir, il se retourne et me voit. Restons calme Enzo...Bon non, ne restons pas calme.

PDV Omniscient

C'est dommage, on aurait pu croire à une discussion calme et posée mais au final, Lorenzo attrapa, une fois de plus, Tennessee par le cou pour le plaquer au mur, les yeux lançant des éclairs. Le jeune homme sentait la drogue à plein nez ce qui ne faisait qu'enrager Enzo encore plus. Les yeux fixés dans ceux de son humain, Lorenzo était dans un état de rage peu commun, plus fort que l'envie de sang. Le corps quasiment collé à celui de Tennessee pour le maintenir contre le mur, il sentit un paquet dans sa poche qu'il balança à l'autre bout de la pièce. C'était certainement la drogue qu'il avait acheté avec son argent. En soit, le vol n'était pas un si grand problème que ça, Lorenzo lui-meme n'était pas du genre à respecter la loi mais Tennessee avait promit de respecter le pacte et de tenir jusqu'à dimanche soir. Il l'avait, en quelques sortes, trahit et ça, pour Enzo, c'était insupportable. Evidemment, il était loin de se douter que son humain avait ressenti la même chose en le voyant avec la petite brune, dans la boîte.

Enzo – Tu te fous de moi ?!

PDV Omniscient

Serrant sa prise sur son cou, Enzo sentit même une larme de rage perler au coin de son œil. Tennessee était dans un état pitoyable, les yeux un peu fuyants et sentant la drogue à des kilomètres. Evidemment, dans quelques heures, le manque allait refaire surface et ce serait encore pire mais s'il avait tenu quelques heures de plus...Juste quelques heures...

Enzo – T'avais promis putain !! Ce truc est en train de te détruire tu t'en rends même pas compte ! T'es vraiment le plus gros crétin que j'ai jamais connu Tennessee Williams !! T'avais promis !

PDV Omniscient

Les derniers mots d'Enzo avait été littéralement crié dans les oreilles du pauvre humain et ce n'est qu'après avoir prononcé le dernier qu'il le relâcha, le laissant s'écrouler sur le parquet. S'éloignant pour faire un tour de salon, passant une main sur son visage, le vampire était dépassé par les évènements. Habituellement, il ne se serait pas inquiété du sort d'un humain, drogue ou pas mais là c'était différent. Là, c'était Tennessee. C'était plus fort que lui, ce n'était pas la première fois qu'il s'énervait contre Tennessee mais c'est la première fois que c'était si intense. Cette fois-ci, il avait été profondément déçu et ses yeux, noirs, déjà d'habitude, étaient devenu si sombres que n'importe qui en aurait eu peur.

Enzo – C'est quoi ton putain de problème ?!




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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mer 18 Nov - 19:29

I Know You ...
He's just a dog astray, a badboy with a tainted heart Δ B. S.

Tennessee savait qu’il avait dépassé les limites en saccageant l’appartement et en volant un vampire. N’importe qui d’autre lui dirait que c’était sans doute l’erreur de sa vie mais, le jeune homme ne voyait pas l’immortel comme un monstre sauvage. Vu le nombre d’heures passées en sa compagnie, c’était impossible. Puis certains moments immortalisés par des photos volées avaient grandement ébréché sa crédibilité. Parmi ces moments, il y avait eu l’apprentissage du maniement d’une manette de PlayStation et la remise à jour de sa base de données littéraire et cinématographique. Enzo avait mis du temps à lui avouer que s’il ne connaissait par grand-chose du monde moderne c’était parce qu’il avait passé une grande partie de sa vie de vampire chez l’Augustine. Pendant une soirée, Tennessee avait écouté attentivement ses récits à ce sujet, essayant tant bien que mal d’être à l’écoute et de lui faire sentir. En tout cas, ce n’était pas le genre de chose qu’il avait l’habitude de raconter. Le dégoût l’avait profondément marqué. Lui qui était déjà contre les expériences sur les animaux, il ne pouvait approuver la torture de vampires. C’était peut-être pour ça qu’Enzo n’aimait pas le voir se droguer, juste à cause de la vision de l’aiguille, objet de prédilection des scientifiques. Tennessee hésita un moment avant de prendre le conteur dans ses bras. L’histoire l’avait profondément touché et il voulait juste lui montrer que c’était finit et que tous les humains n’étaient pas des monstres armés de scalpels. Ils restèrent un moment comme ça, avant que le jeune humain pour une fois clean, l’emmène découvrir le McDonald. Ils s’étaient posés sur leur canapé, avec assez de nourriture pour rendre obèse toute une famille, plusieurs exemplaires de tout ce qui existait, devant les meilleures comédies que l’Amérique avait pu porter. Cette soirée resta dans leur mémoire à tous les deux aussi imprégnés que les tâches de gras qui avait souillé le canapé.

C’était pour ce genre de moments que Tennessee ne pouvait pas voir Enzo comme quelqu’un de dangereux. Sauf que, cette fois, la colère qui obscurcissait son regard était d’une trop grande intensité. Le vampire le plaqua encore une fois contre le mur sauf que cette fois le choc lui coupa la respiration. Il paniqua encore plus lorsqu’on lui saisit ses réserves d’héroïne. Le paquet vola à travers la pièce et tomba sur le sol derrière un fauteuil.

« Tu te fous de moi ?! »

Cette question était rhétorique par le simple fait que Tennessee ne pouvait pas parler et donc pas répondre. Désormais, il ne regardait plus Enzo mais son héroïne qui l’attendait bien plus loin, priant pour que le paquet ne soit pas déchiré. Il fut obligé de rendre son attention au vampire qui avait resserré sa prise sur son cou. Une larme de rage perlait même au coin de son œil.

« T'avais promis putain !! Ce truc est en train de te détruire tu t'en rends même pas compte ! T'es vraiment le plus gros crétin que j'ai jamais connu Tennessee Williams !! T'avais promis ! »

Tennessee qui était à fleur de peau, sentit les larmes également lui monter aux yeux et la boule ne nerfs se construire dans sa gorge. Ce discours était presque le même que celui qui était sorti de la bouche de son père avant qu’il ne soit banni de la famille. Ainsi, l’histoire se répétait et il allait se faire chasser comme un malpropre. L’idée qu’Enzo le jette suffit à faire couler les larmes qui n’attendaient que cette excuse. Les derniers mots furent criés, presque vociférés. Oui, il avait promis mais ce fut stupide. L’héroïne était la seule chose qui l’aidait, qui était toujours là chaque instant, bien sûr elle était possessive et jalouse mais, sans elle, il ne serait rien, un chien seul, une honte pour sa famille et un parasite pour sa famille. Elle seule savait trouver les mots, l’apaiser, le réconforter et lui donner le courage d’avancer dans ce monde écœurant. Elle était à la fois sa gardienne et sa muse. Elle ne pourrait jamais l’abandonner, le jeter. Elle seule savait à quel point la séparation avec son ancien meilleur ami avait été douloureuse. Elle seule avait pu lui rendre le sourire, l’aidant à accepter docilement des ordres, à se conformer. Il aimait son héroïne et c’était réciproque. C’était la seule relation qui avait d’importance. Jamais ni Enzo, ni Adam, ni qui que ce soit ne pourrait lui apporter autant. Cette fois, il ne referait plus l’erreur de rompre pour plaire à quelqu’un d’autre.

Jamais il n'avait dit à Enzo où à qui que ce soit pourquoi il était tombé là-dedans, craignant de provoquer de nouveau du dégoût et de l'incompréhension pour quelque chose qu'il était et qu'il ne pouvait pas changer, juste garder secret. Surtout quand le vampire avait plus d'un siècle, s'il expliquait pour son ancien meilleur ami, il ne comprendrait pas et le prendrait pour un fou voir même refuserait de boire à nouveau un sang souillé ... Et, Tennessee ne voulait plus se heurter à ce genre de problème. Seul son héroïne pouvait savoir quels étaient les courants qui retournaient sans cesse son coeur et son esprit avant de les engloutir dans les profondeurs.

Lorsqu’Enzo le lâcha pour aller faire les cents pas, Tennessee s’écroula sur le sol, reprenant difficile sa respiration, les larmes qui coulaient toujours à flot, s’écrasant sur le parquet. Avec difficulté il se redressa.

« C'est quoi ton putain de problème ?! »

Cette fois, il avait la même haine que lorsqu’il avait quitté la boîte la veille.

« Mon putain de problème c’est que j’attire toujours des cons ! T’en avait rien à foutre de ma gueule quand tu baisais cette pute hier ! »

Ce détail de l’histoire, il l’avait encore en travers de la gorge. C’était de la jalouse pure et simple, il le savait mais voulait lui hurler, aussi fort que lui l’avait fait, le blesser, aussi fort qu’il l’avait fait.

« Tu m’as abandonné comme ça alors que je tenais déjà à peine debout. Je me suis privé pour te faire plaisir mais j’avais pas comprit que j’étais censé rester assis sagement et fermer ma gueule pendant que tu te fais plaisir. Et tu sais quoi ? J’t’emmerde. Toi, tes règles à la con, ton regard désapprobateur, tes putains de discours moralisateurs, ta soif de sang, et ton kiff à faire le petit chef. J’suis pas à toi bordel ! Tu passe ton temps à te servir de moi sans en avoir quoi que ce soit à foutre. Tu t’en fous que je me bousille la santé ou que je sois malheureux, si tu veux me server c’est parce que t’aime pas le goût de l’héroïne dans le sang mais t’ose pas le faire avec les grands moyens pour te faire passer pour un gentil. T’es qu’un putain d’enfoiré qui se sert des gens qui peuvent pas se défendre. Je te déteste, va te faire foutre ! »

Son discours avait eu le mérite d’être clair bien qu’éparpillé à cause de l’énervement, il avait crié chacun des mots alors que les larmes coulaient encore. Sa voix s’était des fois perdue à cause de son était nerveux mais il avait rapidement repris. Ses mots avaient étés comme une fenêtre sur son âme apeurée et meurtrie. Maintenant, tout ce qui comptait c’était de récupérer l’héroïne dont Enzo s’était débarrassé. Il alla rapidement derrière le fauteuil pour voir le paquet déchiré et la précieuse poudre blanche répandue sur le sol.

« Putain de merde »

Rapidement il s’agenouilla et sans précautions, il fit son maximum pour remettre le plus possible de poudre dans le paquet, répétant les mêmes gestes frénétiques comme si sa vie en dépendait. Vu la situation, ce n’était pas si métaphorique comme comparaison. La situation se compliquait par ses larmes qui coulaient encore dans la poudre, la diluant.

« Non non non non », répéta-il vite, craignant de ne pas pouvoir tout récupérer et craignant surtout qu’Enzo l’en empêche.
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mer 18 Nov - 23:37


I know you...



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Au début, il ne l'avait même pas remarqué, tant la rage l'empêchait d'y voir correctement mais après quelques secondes, il n'eut pas d'autre choix que de se rendre à l'évidence, Tennessee pleurait. A l'instant même où il vit une larme couler, Lorenzo regretta de s'être emporter à ce point. Il connaissait un peu les souffrances par lesquelles Tennessee passait, y étant confronté avec son problème d'addiction au sang. De tout leur « mois ensemble », il n'avait vu les larmes de son humain couler qu'une seule fois, au moment où il avait parlé de ses parents et de cette crise avant l'abandon, pur et simple, puisque sa famille avait couper les vivres. Dans un sens, en voulant l'empêcher de se détruire la santé, il se sentait un peu responsable de lui mais à trop en abuser, il devenait comme son père. Du plus loin qu'il se souvienne, Enzo n'avait jamais supporté l'autorité. Quand ses parents l'ont envoyé en Europe de l'Est, c'était insupportable à ses yeux. C'est pour ça qu'à peine un an après, il avait déserté, attrapé une maladie mortelle, rencontré Lily...Bref, l'autorité, ce n'était pas son truc alors qu'est-ce qu'il était en train de faire là, sérieusement ?

Devant lui, le pauvre Tennessee se releva difficilement, ayant encore un peu de mal à respirer. Lorenzo sous-estimait sa force et sur un humain fragile comme Tennessee qui mangeait très peu, tout pouvait partir très vite. Le jeune humain releva la tête vers Enzo, lui lançant un regard noir.

« Mon putain de problème c’est que j’attire toujours des cons ! T’en avait rien à foutre de ma gueule quand tu baisais cette pute hier ! »

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Tennessee avait littéralement craché sa déclaration, ayant visiblement une haine en travers de la gorge depuis un moment. Les yeux d'Enzo s'ouvrirent en grand, ne comprenant absolument rien dans un premier temps. Il fit ensuite le rapprochement avec la petite brune de la boite de nuit qu'il n'avait pas vraiment « baisé ». En réalité, il l'avait juste mordu mais pour les vampires, ce qu'il avait fait relevait du quotidien. Il ne reverrait sûrement jamais la jeune femme et ne savait pas son prénom non plus alors ce détail de la soirée ne l'avait absolument pas marqué. Son sourcil se leva, réalisant ce qu'il se passait. Tennessee était-il en train de lui faire une crise de jalousie ? Non, ça n'avait pas de sens, ils étaient juste potes, mangeaient au mc do et étaient bien contents, l'un comme l'autre, de leur petit arrangement. Mais de « simple potes » s'énervent-ils autant, l'un contre l'autre, pour une « trahison » ? Tennessee hurlait presque, tout comme le vampire. Etre aussi blessé pour une histoire de ce style devenait vraiment suspect et ça, Enzo commençait à le réaliser, doucement, progressivement. Même avec Damon, ce n'était pas comme ça et pourtant dieu sait à quel point Enzo avait pu lui en vouloir de l'avoir abandonné et trahit. Il l'avait laissé aux mains d'Augustine et avait tué la femme qu'il aimait, il avait encore plus de raisons d'être énervé et pourtant, il n'avait pas hurlé, n'avait pas eu une larme au coin de l'oeil...En bref, quelque chose se passait à cet instant précis que Lorenzo ne voulait pas voir.

« Tu m’as abandonné comme ça alors que je tenais déjà à peine debout. Je me suis privé pour te faire plaisir mais j’avais pas comprit que j’étais censé rester assis sagement et fermer ma gueule pendant que tu te fais plaisir. Et tu sais quoi ? J’t’emmerde. Toi, tes règles à la con, ton regard désapprobateur, tes putains de discours moralisateurs, ta soif de sang, et ton kiff à faire le petit chef. J’suis pas à toi bordel ! Tu passe ton temps à te servir de moi sans en avoir quoi que ce soit à foutre. Tu t’en fous que je me bousille la santé ou que je sois malheureux, si tu veux me server c’est parce que t’aime pas le goût de l’héroïne dans le sang mais t’ose pas le faire avec les grands moyens pour te faire passer pour un gentil. T’es qu’un putain d’enfoiré qui se sert des gens qui peuvent pas se défendre. Je te déteste, va te faire foutre ! »

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Les mots de Tennessee avaient résonné dans la tête et le cœur d'Enzo comme autant de coups de poignard. C'était extrêmement douloureux de l'entendre lui balancer tout ça à la figure d'autant plus qu'il y avait une immense part de vérité dans tout ça. Oui, Lorenzo était un enfoiré. Vu le nombre de fois qu'il avait entendu ces mots, il avait fini par y croire. Il tuait à tout va, n'avait jamais aucun scrupules et se servait avec plaisir des gens si cela pouvait servir son propre intérêt. La vérité est douloureuse à entendre et Enzo resta con un long moment, encaissant chacun des coups qu'il recevait, sentant son cœur se serrer. Alors c'est à ça que ressemblait la douleur émotionnelle ? Quelle connerie. Ce qui faisait le plus mal était sûrement les derniers mots du jeune humain. « Je te déteste ». Sans qu'il ne le veuille, il avait finit par apprécier les moments passés avec Tennessee et au final, on pouvait en conclure qu'il s'était attaché à Tennessee, tout simplement. Inconsciemment, le fait d'être détesté par le jeune homme lui faisait encore plus mal que tous les mots haineux qu'il avait pu recevoir. Qu'était-il censé faire ? Encore une fois, quelqu'un a qui il s'était attaché le haissait. Une nouvelle fois,  c'était comme si le monde s'écroulait sous ses pieds. On aurait pu penser qu'avec le temps, il s'y était habitué.

Après le choc, Lorenzo ne savait plus comment réagir. Evidemment, il avait regretté sa crise de nerfs mais c'était trop tard et visiblement, c'était trop tard depuis longtemps. Après la peine vint la haine, une colère profonde d'un homme qui a trop connu cette situation. Naivement, il pensait que cette fois, ce serait différent s'il gardait le contrôle sur la situation. Force est de constater qu'il n'avait rien contrôlé du tout, ni pour Tennessee ni pour lui-même. Il observa d'ailleurs son humain, à quatre pattes par terre en train d'essayer de ramasser ce qui restait de cette foutue poudre stupide. Pris de rage contre cette drogue qui transformait littéralement Tennessee, il le repoussa un peu plus loin, malgré les supplications de ce dernier et donna un coup de pied dans ce qu'il restait, laissant la poudre s'infiltrer dans le tapis, irrécupérable. Il était redevenu calme en apparence mais son air fermé et son regard haineux racontaient une toute autre histoire.

Enzo – Dégage.

PDV Enzo

Les mots sont sortis presque naturellement et je me mordis la lèvre au même moment, regrettant directement ce que je venais de dire. Mais je n'ai pas pu les contrôler. Le voir à quatre pattes, cherchant sa poudre comme si sa vie en dépendait était quelque chose que je ne pouvais pas supporter. Comment un homme pouvait-il à ce point être contrôlé par une substance ? Même le sang n'avait pas cet effet là sur moi. Et je me sens de toute façon incapable de réfléchir correctement. S'il me déteste comme il le dit si bien, quel intérêt aurait-il à rester ici ? Je n'arrive plus à avoir la moindre pensée correcte c'est pitoyable.

Enzo – Si t'es trop con pour comprendre que ce truc est en train de te tuer c'est ton problème et tu sais quoi ? T'as raison, je suis un enfoiré, la plus grosse enflure que tu n'ai jamais connu et je ne regretterais pas quand tu seras en train de croupir dans un caniveau.

PDV Omniscient

Les yeux de Lorenzo était flous, littéralement. Il n'arrivait plus ni à réfléchir correctement ni à voir Tennessee correctement et il ne pensait pas un mot de ce qu'il venait de dire. La colère, la peine, la douleur qu'il avait ressentie prenait le pas sur sa raison...Les sentiments sont une saloperie.






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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Jeu 19 Nov - 21:21

Dans un état nerveux différent, Tennessee aurait pu comprendre que ses mots avaient été bien trop violents et que le vampire n’était pas son ennemi mais, peut-être son seul allié. Sauf que, son but était de le blesser le plus fort possible, comme un besoin viscéral. Après avoir craché son venin, il ne l’avait même pas regardé, son esprit obnubilé par l’idée de récupérer son héroïne. Elle était jalouse et possessive oui, il le savait mais n’avait pas compris à quel point elle pouvait être manipulatrice. Enzo était spectateur extérieur de la relation toxique du jeune homme avec la substance et voulait l’aider à s’en défaire, sans succès. Tous ceux qui essayaient étaient bien vite catégorisé nuisibles à éliminer. La jalouse jouait avec l’esprit de Tennessee pour l’éloigner, le garder pour elle. Elle était en train de gagner la bataille.
Enzo attrapa Tennessee et l’éloigna d’une main de fer, prouvant qu’il ne fallait pas crier victoire trop vite. Bien sûr, le drogué hurlait de lâcher, de le laisser, en vain. D’un coup de pieds, il fit voler la jalouse dans toute la pièce, se répandant dans le tapis, impossible à récupérer. Assister à cette scène fut plus douloureux pour Tennessee que d’apprendre la mort de toute sa famille. Comment avait-il osé lui faire ça ?
« Dégages »
Il leva son visage mouillé vers le vampire, entendant de nouveau les mêmes mots que ceux qui l’avaient mis à la rue un mois et demie plus tôt. Savoir quel acte d’Enzo lui faisait le plus mal entre la destruction de la drogue et l’abandon était difficile. Il ne pouvait pas lui faire ça, ce n’était pas juste. Il ne pouvait pas lui faire oublier ses problèmes, le rendre heureux avant de tout briser. Le petit humain avait presque envie de s’accrocher aux jambes du vampire comme un gosse s’accrochait aux jambes de sa mère avant le premier jour en maternelle. Il avança d’ailleurs un peu vers lui, toujours tremblotant sur le sol avant d’entendre :
« Si t’es trop con pour comprendre que ce truc est en train de te tuer c’est ton problème et tu sais quoi ? T’as raison, je suis un enfoiré, la plus grosse enflure que tu n’aies jamais connu et je ne regretterai pas quand tu seras en train de croupir dans un caniveau »
Caniveau, tuer … Pourquoi utilisaient-ils tous les mêmes mots avant de le jeter ? Si c’était un tour de la vie, c’était cruel. L’histoire se répétait, toujours aussi sadique et mauvaise. L’enterrer vivant aurait sans doute été moins néfaste. Les larmes qui avaient un instant arrêté de couler avaient repris leur flot tumultueux sous les assauts verbaux du vampire. Il aurait voulu rester là, s’accrocher à lui et le supplier de ne pas l’abandonner mais, c’était trop tard.
Difficilement il se leva, frottant le creux bleui par réflexe dans ses moments où il ne savait pas mettre ses mains. Dans sa tête la douce petite voix de la jalouse répétait que plus rien n’irais bien, que c’était finit. Les yeux fixés sur le sol devant lui, il se dirigea vers la sortie, les larmes coulant toujours. Lorsqu’il passa à côté d’Enzo il releva la tête et le regard dans les yeux, ne sachant pas trop ce qu’il y voyait, ne voulant pas le savoir.
« J’espère juste que les Augustine n’étaient pas aussi cruels que toi »
Oui c’était finit et oui Tennessee savait très bien où appuyer pour montrer à quel point l’abandon du vampire lui faisait mal. Il sortit de l’appartement sans se retourner, ayant très bien compris les souhaits d’Enzo. Il ne retourna pas dans son grenier, préférant aller dehors malgré le froid mordant de l’hiver. A force de traîner partout, il connaissait tous les coins fétiches des camés et alla dans l’un d’eux. C’était un vieux squat macabre où des gens dormaient encore. La tristesse creusait encore plus ses traits et son regard mordoré paraissait presque gris tant il avait pleuré. Bien qu’il n’avait pas un rond sur lui pour s’acheter de quoi survivre à la dispute, il resta au milieu des camés, se sentant comme enfermé dans une morgue.
Même après plusieurs heures, il ne comprenait toujours pas comment il avait pu se disputer si fort avec le vampire. Repenser aux mots échangés lui glaçait le sang. Ils n’étaient qu’amis, la situation était claire à ce sujet, il ne voyait aucune raison à la jalousie de Tennessee et à l’emportement d’Enzo. Sur le mois, ils avaient passé plus d’une centaine d’heures ensemble. C’était peut-être une addiction à une certaine compagnie. Oui mais, ça ça s’appelait de l’amour. Pendant toute la journée, il resta là, se sentant comme un cadavre, ne vivant que dans ses pensées. Est-ce qu’il tenait à Enzo ? Oui, il était le seul à lui accorder de l’importance et ne pas le considérer comme un petit merdeux. D’ailleurs sa réaction y était liée. La veille ils avaient discutés pendant des heures de la jalouse et l’inquiétude se lisait dans son regard plus si sombre que le premier jour. L’accuser de vouloir le sevrer pour une histoire de préférences sanguines était diffamatoire.
Est-ce qu’il l’aimait ? La question était bien plus compliquée. Il adorait le temps passé avec lui et il était le premier à avoir réussi à lui faire oublier son ancien meilleur ami sans poudre blanche. Le problème dans ce début de raisonnement et d’introspection, c’était que s’il aboutissait à une réponse positive, ça serait atroce à supporter. Premièrement, ils ne se pardonneraient jamais leur attitude et, même s’ils se revoyaient à cause de la proximité de leur logement, Enzo ne voudrait sans doute plus le voir. Le vampire avait subi la solitude et l’horreur de l’Augustine pendant des décennies. Tennessee n’avait pas l’impression qu’il ait beaucoup d’amis ou de centre d’intérêts. Peut-être que sa peur d’abandon était aussi forte, voire peut-être même plus. Et lui, il avait été mauvais et assassins dans ses mots. Pouvait-il un jour le pardonner ?
Même s’ils se pardonnaient et reprenaient une vie normale, les sentiments, toujours hypothétiques, ne seraient jamais partagés. Enzo était né une époque où une relation trop intime entre deux hommes était illégale, il devait sans doute penser la même chose. Sans compte qu’il n’était qu’un petit humain défiguré par l’addiction, lui un vampire centenaire, c’était impossible. La réponse à la question de base ne fut donc ni un oui, ni un non mais bien un « c’est impossible ». Cette conclusion le sortit de son état cadavérique en le faisait pleurer. C’était glorieux.
Au fil des heures, le manque s’insinua en lui comme toujours. Sauf que cette fois son état émotionnel était trop instable pour qu’il le supporte. Les crampes dans son abdomen étaient insupportables, les larmes furent remplacées par des gouttes de sueur qui perlaient de son front à cause de la fièvre, il tremblait d’un froid intense, avait les yeux et le nez qui coulaient, la nausée et mal dans des muscles qu’il ne connaissait même pas. Rentrer dans son grenier fut laborieux et une fois arrivé, il chercha des heures entières le moindre grain d’héroïne, retournant toute la pièce au moins une dizaine de fois avant de s’écrouler sur le canapé, plié en deux.
Pour se changer les idées, il se connecta sur facebook depuis son portable, voir comment le monde tournait sans lui. Le site lui afficha une vieille photo « vous aviez posté ça il y a un an exactement ». Ah oui, c’était la dernière fonction à la mode. C’était une photo d’un week end qu’il avait passé dans un spa avec une dizaine d’amis de New York. Il se trouva gros sur la photo avant de comprendre qu’il n’avait pas été gros mais que maintenant il était maigre. Il souleva son tee-shirt pour constater que sa peau n’avait jamais était si blanche et si maladive. Tous ses vêtements étaient trop grands pour lui et, dans le miroir de la salle de bain, il voyait un cancéreux en phase terminale. Ses bras étaient à deux doigts de la gangrène, il valait mieux trouver un autre endroit d’injection. Quant à ses vêtements, c’était le même sweat gris depuis une semaine, où étaient passés ses vêtements classes ? Facebook lui permit de faire un bon dans le passé et fit de nouveau couler les larmes. Enzo avait raison …
Enzo … où était-il maintenant ? Désespéré, voulant s’excuser et lui dire qu’il avait raison, il alla frapper à sa porte, sans réponse. Il resta devant à gratter et à pleurnicher pour qu’il lui ouvre, sans succès. Un voisin qui allait faire ses courses lui précisa qu’il était sorti. Pas grave, il allait attendre. Et c’est ce qu’il fit, pendant toute la journée. Toujours aussi perdu, il appela son vampire, pas de sonneries, son téléphone devait être fermé. Le camé sourit en se souvenant du moment où il lui avait appris à configurer une boîte vocale et entendre sa voix blasée du type qui ne voyait pas l’intérêt d’enregistrer un message lui réchauffa un peu le cœur.
« Enzo, c’est moi … je suis désolé, rappelle-moi »
« Enzo, c’est encore moi. S’il te plait, écoute tes messages quand t’ouvrira ton téléphone et rappelle-moi »
« Enzo … Tu rentres quand ? Il commence à faire tard. J’ai besoin de toi appelle-moi »
« Enzo, S’il-te-plaît, je suis tellement désolé d’avoir dit tout ça et de t’avoir volé, j’te jure que je vais arrêter toutes ces conneries mais reviens s’il-te-plait »
« Enzo, j’ai besoin de toi, j’vais jamais tenir sans toi, s’il te plait … »
« Enzo, pourquoi t’as fermé ton téléphone ? »
« Enzo … Où est-ce que tu es ? Je suis devant chez toi, tu rentres quand ? »
« Enzo, me laisse pas, je suis tellement désolé, je pensais pas un seul des mots que je t’ai dit. Je t’aime, reviens s’il-te-plaît »
Il aurait bien continué comme ça mais, il n’avait plus de crédit. Au fil, il s’était assis sur le paillasson, sur le pas de la porte. La fièvre était toujours aussi forte alors que paradoxalement, il avait l’impression d’être uniquement fait de glace. Au pire, il mettrait son « je t’aime » sur le compte de la fièvre, dissimulant l’aveu honteux.
Maintenant, il voulait arrêter mais ne pensais qu’à l’héroïne et à comment s’en procurer. Le problème c’était qu’il n’avait pas un cent et que plus personne ne lui prêterait rien, il devait déjà trop d’argent à tout le monde. Peut-être qu’Enzo l’aiderait, s’il revenait et s’il acceptait.
A un moment, le sommeil fut trop fort et l’emporta, couché sur le paillasson d’Enzo sous le regard des passants. Lorsqu’il se réveilla, le manque le saisit directement, lui ordonnant de trouver de quoi calmer son corps meurtri. Toujours pas de traces d’Enzo, il ne l’avait pas rappelé non plus. Il se rassit, appuyant sa tête contre le mur, les larmes coulant de nouveau. Voilà, il était seul, c’était finit. Il ne pouvait gagner seul contre la jalouse. Elle avait gagné la guerre.
Ce fut à ce moment qu’il entendit des pas dans les escaliers. Son cœur fit un bon dans sa cage thoracique lorsqu’il vit Enzo. Vite, il essuya ses larmes avec la manche de son sweat-shirt et lui dit, toujours assis comme un pauvre malheureux :
« Je suis désolé je te jure. C’est pas toi mon problème c’est l’héroïne et c’est moi l’enfoiré ici »

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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Jeu 19 Nov - 23:24


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Quelques secondes seulement avaient passés depuis la dernière déclaration d'Enzo et devant lui, Tennessee était inconsolable. Tremblant et pleurant depuis tout à l'heure, les derniers mots du vampire étaient visiblement plus douloureux que la poudre éparpillé sur le sol. D'un côté, c'était plutôt rassurant mais de l'autre, le désespoir sur le visage du jeune homme était insupportable. Encore une fois, il ressentait la douleur de l'abandon et de la haine (en tous les cas, c'est ce qu'on aurait pu croire en les écoutant) et c'était visiblement indescriptible. Se levant péniblement, il avanca, tête baissée devant un vampire perdu. Lorenzo ne savait pas comment réagir. Voir Tennessee pleurer le faisait chier, clairement...Et encore, ça, c'est juste ce qu'il se dit parce qu'en réalité, son cœur se serrait à la vison de son petit humain blessée. Tennessee était fragile, en général, il avait eu le temps de s'en rendre compte alors le voir pleurer par sa faute était une souffrance supplémentaire. Se grattant le creux du bras par réflexe, Tennessee était maintenant près de Lorenzo, il releva les yeux jusqu'aux siens. Même si lui devait sûrement voir flou, Enzo voyait à présent parfaitement. Si Tennessee avait pu le regarder réellement dans les yeux, il n'y aurait vu aucune haine et une colère largement atténuée. Seuls les regrets subsistaient, ceux concernant ses paroles, ses gestes trop brusques et la douleur qu'il lisait dans les yeux de celui qu'il commençait à appeler « son ami ».
Et d'ailleurs, dans les yeux de Tennessee que pouvait-on y lire, à présent qu'il était debout prêt de la sortie ? Un mélange fameux de souffrance, de haine et de déception. Il ne voulait pas partir mais ça, Enzo ne le savait pas. Il entendit seulement ses derniers mots, crachés avec haine.

« J’espère juste que les Augustine n’étaient pas aussi cruels que toi »

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Et c'est sur ces mots que Tennessee s'en alla, courant presque dans l'escalier. S'il était resté une seconde de plus, il aurait vu la souffrance dans les yeux d'Enzo, signe d'une plaie intérieure pas tout à fait refermée. Pourtant, pendant le mois qu'il avait passé avec le petit humain, il avait réussit à en reparler plutôt librement, mettant enfin des mots sur quelques unes des souffrances qu'il avait pu subir. Evidemment, il n'avait pas encore pu tout décrire tant cela était difficile à imaginer. Vous n'imaginez pas tout ce qu'on peut couper avec un scalpel. Je ne l'imaginais pas non plus. Il avait connu l'horreur, l'enfer sur terre et ce pendant plus de 50 ans. Comment Tennessee pouvait-il utiliser ça contre lui ? Un haut le cœur secoua Lorenzo qui tenta de chasser cette dernière phrase de sa tête. Comme un réflexe, il tenta de rattraper Tennessee en courant au pas de la porte mais il ne vit rien. Son humain de compagnie (laissons le croire qu'il s'agit encore de ça) était parti largement trop vite.

Enzo – Ten ! Je suis...

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Un regard à l'escalier suffit pour voir l'absence de Tennessee qui était déjà dehors. Dépité, le vampire baissa la tête, serrant le poing. Il n'avait pas pu, pas assez rapidement, pas assez bien, pas assez...

Enzo – ...Désolé...

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Ces mots, d'apparence plutôt basiques étaient une horreur pour Lorenzo. Les prononcer relevait pour lui du miracle et ce miracle était malheureusement arrivé trop tard. Il referma la porte, l'air hagard et ce n'est qu'au moment du « CLAC » qu'il sentit une colère monter en lui, contre lui-même. Laissant parler son instinct, il envoya son poing en plein sur le mur à côté de la porte. Sa main le fit souffrir, même si les os se remettent, le choc avait été violent et c'est avec une grimace de douleur que le vampire lança un « Merde ! » rageux. Qu'allait-il bien pouvoir faire à présent ? Tennessee était parti. C'était comme ça. Il avait beau y réfléchir encore et encore, c'était fini. Le mois qu'il avait passé était terminé. Du moins, c'est ce qu'il en pensait et c'était douloureux. Il jeta, par réflexe, un coup d'oeil à son portable qui affichait son dernier appel manqué à Tennessee. Il s'apprêtait à jeter ce foutu téléphone quand il se rappela de la meilleure chose à faire quand il était énervé et disposé à massacrer une bonne douzaine de personnes pour se calmer. Le vampire prit sa veste en cuir, ses clés de voiture, son portefeuille et son portable et prit la route jusqu'au Mystic Grill. N'y avait-il pas un certain Matt Donovan à embêter ? Malheureusement, le vampire n'avait pas le cœur à emmerder qui que ce soit.

Quelques verres plus tard, Enzo était toujours dans un état pitoyable, à fixer son verre que Matt remplissait sans cesse malgré ses grognements. Le vampire ne se préoccupait même pas de ce qu'il se passait autour de lui, il retournait la situation dans sa tête, encore et encore. Avec un peu de recul, il n'arrivait toujours pas à comprendre ce qu'il s'était passé dans son appartement. Pourquoi avait-il senti toutes ces émotions, ces souffrances ? Pourquoi n'avait-il pas supporté d'entendre Tennessee le détester ? Et puis à la base, pourquoi s'était-il énervé ? Après tout, c'était son problème, à Tennessee, s'il ne voulait pas arrêter la drogue. Qu'en avait-il à faire hein ? Pour l'instant, il n'avait pas trouvé la réponse et son portable avait déjà sonné deux fois. Toujours en tirant la tronche, il visita sa messagerie vocale.

« Enzo, c’est moi … je suis désolé, rappelle-moi »
« Enzo, c’est encore moi. S’il te plait, écoute tes messages quand t’ouvrira ton téléphone et rappelle-moi »

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Surpris tout d'abord d'entendre la voix de Tennessee, Lorenzo n'eut pourtant aucune réelle réaction. Il avait été terriblement blessé par le jeune homme. Il avait osé parlé de la plus grande faiblesse d'Enzo, sa période Augustine. Et ça, c'était impardonnable. De toute façon, pour l'instant, il n'avait pas la force de répondre à ses messages, trop de questions tournaient dans sa tête. Il avait bien senti que quelque chose n'allait pas chez lui. Même s'il n'avait absolument rien calculé de ce qu'il s'était passé, ses réactions n'étaient absolument pas normales et ça, il le savait pertinemment. Il avait retourné le problème un milliard de fois, cherchant une situation ressemblante dans sa longue vie mais rien ne venait. Alors quoi ? Il s'était attaché à Tennessee, bon, il s'était bien attaché à Damon aussi ! Mais étrangement, ça n'avait rien à voir. Damon était son meilleur ami, que peut-il y avoir de plus intense que ça ? L'amour ? Enzo y avait songé. Mais il avait surtout fini par se dire que non, en tant qu'hétéro, ressentir de l'amour pour Tennessee n'était pas envisageable.

« Enzo … Tu rentres quand ? Il commence à faire tard. J’ai besoin de toi appelle-moi »
« Enzo, S’il-te-plaît, je suis tellement désolé d’avoir dit tout ça et de t’avoir volé, j’te jure que je vais arrêter toutes ces conneries mais reviens s’il-te-plait »


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La voix de Tennessee sur le répondeur tremblait mais Enzo le reposa comme il l'avait prit. Il était totalement ailleurs, s'interrogant sur la nature de ses sentiments. A l'époque où il avait été enfermé par les Augustine, l'homosexualité n'était même pas un sujet dont on pouvait parlé. Un homme est en couple avec une femme, point. Malgré son retour dans le monde moderne depuis quelques temps tout de même, l'idée n'était pas imprimé dans sa tête alors comment aurait-il pu avoir des sentiments pour un garçon ? Il devait sûrement y avoir autre chose. Oui voilà, il s'était juste attaché trop rapidement et le fait de détruire une amitié si vite était difficile, voilà tout. Son portable n'arrêtait pas de vibrer et l'air totalement hagard, il écouta, une nouvelle fois, les message vocaux.

« Enzo, j’ai besoin de toi, j’vais jamais tenir sans toi, s’il te plait … »
« Enzo, pourquoi t’as fermé ton téléphone ? »
« Enzo … Où est-ce que tu es ? Je suis devant chez toi, tu rentres quand ? »
« Enzo, me laisse pas, je suis tellement désolé, je pensais pas un seul des mots que je t’ai dit...


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Alors qu'il s'apprêtait à raccroche, une fois encore, pensant que le message était terminé, un soupir dans le combiné lui fit comprendre que Tennessee n'avait pas tout à fait fini. Il garda le combiné près de son oreille pour les derniers mots du dernier message du jeune homme.

...Je t’aime, reviens s’il-te-plaît »

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Le corps entier de Lorenzo fit un bond (et c'est plutôt étrange à imaginer). Que venait-il d'entendre très exactement ? Pendant une demi-seconde, il hésita même à se repasser le message. L'air ailleurs, il posa son portable sur le buffet et recommanda un verre. Dans sa tête, mille excuses passaient. Peut être Tennessee avait-il mal prononcé autre chose. Peut être était-il complètement drogué. Peut être que chez lui, on disait « je t'aime » à ses potes. C'est ainsi, heures après heures, que Enzo passa la nuit, totalement incapable de comprendre ce qu'il se passait dans sa vie. Il y a un mois, il n'était que le meilleur ami de Damon, vampire revenu des morts, vivant sa vie de glandeur comme il se devait. Il appréciait Caroline, ne pouvait pas encadrer Elena (trop stéréotypée selon lui), appréciait Bonnie pour l'avoir fait revenir des morts et se fichait au final de tout, sauf de Damon. Et aujourd'hui ? Il se fichait de tout. Sauf de Damon et de Tennessee. Cet ajout emmerdait profondément Enzo, il n'était pas fait pour tenir à quelqu'un, tout se terminait toujours mal. La dernière fois, il en était quand même mort, excusez du peu. Se levant pour marcher un peu dans la fraicheur du matin, Lorenzo frappait dans les cailloux. Il commençait à avoir faim, à ce propos, il ne s'était pas nourri depuis un moment, ses problèmes prenant le pas sur son besoin de sang. C'était plutôt rare.

Quelques trente minutes plus tard, il se gara devant son immeuble. Leur immeuble, soit dit en passant et avec un soupir, il descendit de la voiture. Il avait hâte de rentrer, prendre une douche chaude, manger un peu et surtout oublier tout ce qui venait de se passer depuis un mois. Pour autant, le poids qu'il avait sur le cœur n'avait pas l'air si simple à oublier. La voix de Tennessee, l'implorant de rentrer tournait en boucle dans sa tête. Foutu cerveau, Lorenzo méritait bien un peu de paix non ? Montant les escaliers, Enzo ne put s'empêcher d'observer une marque sur le mur d'en bas. Le mur où il avait plaqué Tennessee quand il pensait avoir affaire à un violeur. Personne ne faisait jamais le ménage par ici ? Grognant contre ses propres souvenirs, il arriva bientôt devant sa porte...Bientôt...Et enfin c'était chez lui.
Ne l'ayant pas vu au début, Enzo repéra vite « l'intrus ». Cet homme qui avait laissé tant de message sur son répondeur. L'homme dont Lorenzo voulait se détacher mais qu'il avait dans la peau. Celui qui l'avait tant fait souffert mais qu'il n'arrivait pas à oublier aussi vite que les autres. Bref, Tennessee était là, comme il l'avait dit dans l'un de ses messages, assis contre la porte, le regardant en tremblant. Immédiatement, toute la haine qu'Enzo avait ressentie disparu. C'était comme si il retrouvait le Tennessee juste avant leur dispute, fragile, craquant, soit dit en passant.

« Je suis désolé je te jure. C’est pas toi mon problème c’est l’héroïne et c’est moi l’enfoiré ici »

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Franchement, Enzo aurait bien voulu l'envoyer bouler, lui dire d'aller se faire soigner, de le faire souffrir comme il souffrait mais...Non. Non, définitivement non, il n'en était pas capable, il ne pouvait pas faire ça. Et le voulait-il vraiment après tout ? Ce poids en moins qu'il sentait en le voyant face à lui n'était-il pas le signe évident du bien que pouvait lui faire Tennessee ? S'accroupissant face au jeune homme, Enzo le sonda du regard un long moment qui semblait être une éternité. Enfin, il comprit ce qu'il devait faire et mordit son propre poignet pour le tendre à Tennessee qui était bien mal en point, recroquevillé contre sa porte.

Enzo – Bois ça, ça va te faire du bien.

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Il était quasiment sûr d'avoir déjà expliqué les effets du sang de vampires sur les humains, Tennessee s'exécuta donc, buvant quelques gouttes du sang de Lorenzo qui ne put s'empêcher de poser une main sur les cheveux du jeune homme, comme on bercerait un enfant. Enfin, quand ce fut fini, Enzo ouvrit la porte et aida Tennessee à se relever. La gorge toujours serrée, il ne savait pas comment réagir face à lui. Devait-il faire comme si rien ne s'était passé ? Son cœur faisait des bonds, incapable, lui aussi, de réagir en conséquence. Arrivés dans l'appartement, dans un silence religieux, Enzo montra la salle de bain d'un signe de main figé.

Enzo – Tu devrais aller prendre une douche.

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Sans broncher, encore une fois, Tennessee y alla ce qui laissa un peu de temps à Enzo pour se poser sur le canapé, dépassé, une fois encore. Bon sang, il se sentait pathétique. Il n'avait même pas été capable de répondre à Tennessee qui s'excusait. Pourtant, il les avait accepté, ses excuses, il ne savait juste pas comment le dire. Encore une fois, comme la veille, les pensées se bousculaient dans sa tête, toute plus puissantes les unes que les autres. Son instinct se battait avec sa raison et il devait bien l'admettre, Tennessee l'attirait. Son parfum, ses yeux, sa voix, son visage...En à peine une soirée, tout lui avait manqué. C'était stupide, c'était impossible, c'était incalculable et pourtant c'était la vérité, Tennessee avait un effet sur Lorenzo qu'il ne comprenait pas. Pouvait-on parler d'amour ? Une attirance physique ne prévoit pas, à priori, de sentiments. Mais alors, pourquoi un tel effet sur son propre cœur ? C'était comme ça. Ce qu'il se passait était plus fort que lui. Bien plus. Et il commençait doucement à s'en rendre compte, d'où la raison d'un pardon aussi rapide. Jamais il n'aurait pardonné aussi facilement à un autre. Mais c'était Tennessee. Et avec Tennessee, ce n'était pas pareil. Le bruit de la douche s'arrêta et alors qu'Enzo réfléchissait sérieusement à ouvrir une nouvelle bouteille de bourbon et une petite voix timide sortit de la salle de bain.

« J'ai...plus de fringues propres....Est-ce que je peux...T'emprunter un truc ? »

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D'un geste et d'une petite phrase (« dans le placard »), Lorenzo prêta donc quelques vêtements à Tennessee qui terminait de se changer en arrivant dans le salon. En réalité, il était encore torse nu au moment d'arriver devant le canapé et même si le jeune homme avait remit son Tshirt très rapidement, Lorenzo avait eu tout le temps d'observer son torse. Malgré un nombre impressionnant de kilos perdus, les abdos du jeune homme était encore présent, exactement comme le vampire l'avait imaginé. Oui, le vampire l'avait imaginé. Et maintenant qu'il l'avait devant les yeux, il était bien plus satisfait de la réalité. Le jeune humain s'installa à côté d'Enzo, jouant avec ses mains, grattant l'intérieur de son coude par réflexe. Il semblait prondément gêné et on ne peut pas dire qu'Enzo l'aidait beaucoup à garder le silence. Au moment où le vampire voulu dire quelque chose, Tennesee fut plus rapide.

« Je suis désolé, j'aurais pas dû dire tout ça, je ne le pensais pas...J'ai déconné, je voulais pas... »

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Un sourire se dessina sur les lèvres du vampire en entendant Tennessee. Oui, un sourire réel, un vrai de vrai, pas les sourires en coin qu'il avait l'habitude de sortir. Posant ses coudes sur ses genoux pour être penché, Enzo passa ses mains sur son visage avant de tourner la tête vers le jeune homme, ayant récupéré un visage bien plus doux et des yeux bien moins sombres. Comme ça, il ne semblait absolument pas être une créature centenaire redoutable. Il faisait même plus jeune, vulnérable...Et son cerveau était actuellement déconnecté, le laissant seul avec son instinct. Et vous savez que l'instinct de vampire de Lorenzo dérape très rapidement. Sans le lâcher du regard, il soupira.

Enzo – Je devrais sûrement t'en vouloir et te dire à quel point tu es un crétin mais c'est pas le cas.

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Décidément, le vampire était toujours évasif. Il aurait pu dire à quel point Tennessee lui avait manqué ces dernières, à quel point lui-même était désolé de ce qu'il avait fait ou encore à quel point il ne pouvait pas lui en vouloir ni même se passer de lui. Mais Enzo ne dit pas ça. Enzo est un idiot qui n'a jamais su dire ce qu'il ressentait. Et Enzo se retrouve comme un con au moment où Tennessee pose sa main sur la sienne, visiblement soulagé d'avoir entendu ces quelques mots. Sans trop réagir au début, Lorenzo se redressa pour lui faire face, baissant les armes, pour une fois.

Enzo – J'ai pas été plus intelligent non plus, je suis désolé.

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Ah ! C'était dit ! Les excuses avaient passé la bouche de Lorenzo, c'était pourtant pas gagné. Toujours aussi indécis ce qui était en train de se passer, il se laissa faire quand Tennessa glissa le dos de sa main sur sa joue, il se permit même de fermer les yeux un court instant. L'odeur de gel douche ajouté au parfum naturel de Tennessee donnait un coktail affreusement délicieux qu'Enzo ne pouvait pas nier. Son odeur et ses gestes doux firent frissonner le vampire qui se refusa à ouvrir les yeux pendant un très court moment. Aussi court soit-il, ce moment fut suffisant pour Tennessee qui s'approcha, sans bruit et qui, après une courte hésitation, posa ses lèvres sur celles de son vampire qui sentit son cœur s'emballer très sérieusement. Incapable de réagir dans un premier temps, partagé entre l'incompréhension, l'adrénaline, la gêne et le doute, Enzo abandonna soudain toute résistance et toute action de sa raison, passant une main sur la nuque de Tennessee pour intensifier ce baiser qui était, officiellement et définitivement, leur premier. Son cœur loupait pas mal de battements et sa deuxième main se mit à trembler sans pouvoir se contrôler, signe d'une émotion qu'il n'avait pas vu venir. Il n'avait jamais pensé qu'un baiser pouvait lui faire un effet pareil et à présent qu'il avait les lèvres de Tennessee contre les siennes, il n'aurait, pour rien au monde, voulu les lâcher.

C'est ainsi qu'au moment où Tennessee rompit l'instant pour s'éloigner, Enzo, prit d'une montée d'adrénaline soudaine et ses yeux brûlant d'un feu inhabituel, replongea littéralement sur les lèvres de son humain (oui, on peut le dire à présent), l'entourant de ses bras afin d'intensifier l'échange. Ce qu'il se passait était littéralement indescriptible, Lorenzo lui-même ne se rendait absolument pas compte, suivant ses émotions, son instinct, ses émotions, pour la première fois depuis très longtemps. Dans ce petit appartement où ils avaient passé de longues soirées, Lorenzo Melanoti se laissait aller, laissant la passion les emporter. Au moment où la température se mit à grimper, Tennessee força une fois de plus son vampire à le lâcher, un sourire en coin sur les lèvres, signe d'une idée derrière la tête. Se levant du canapé, il l'attira à lui, une fois de plus, attrapant ses lèvres au passage. Sans véritablement s'en rendre compte, les deux hommes étaient arrivés devant le lit du vampire, sans cesser de s'embrasser, laissant leurs cœurs battre plus vite, leurs geste se faire plus entreprenants, plus intenses. L'adrénaline et l'attirance ne faisaient à présent plus aucun doute et rapidement, les Tshirts volèrent dans les pièces, rapidement suivis par le reste tandis que le lit devenait à présent un véritable terrain de jeu, au sens propre du terme, leurs corps brûlants ne fusionnant pour ne faire qu'un dans la nuit, sans aucun doute, la plus chaude de l'hiver.



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Ven 20 Nov - 20:28

I Know You ...
Mama i'm in love with a criminal Δ B. S.

Le stress qui saisit Tennessee lorsque Lorenzo fut enfin de retour accentua la fièvre due au manque. Le vampire ne l’avait pas rappelé ni envoyé un message, ses intentions étaient claires, il n’allait pas pardonner leur dispute et devait voir le petit humain comme un profiteur qui ne venait le voir que lorsqu’il était dans le besoin. Son air n’était pas haineux, juste interdit et, lorsqu’il s’accroupit pour être face à face, le camé le fixa tout aussi longtemps, attendant une réaction de sa part. Ses excuses avaient déjà été formulées, que pouvait-il faire de plus ? Rien, tout dépendait d’Enzo qui se mordait le poignet pour faire couler du sang. Tennessee ne comprit pas de suite ce qui se passait puis se souvint des explications à propos des vertus curatives du sang de vampire sur les humains.

« Bois ça, ça va te faire du bien. »

Il obéit docilement sans un mot. Le goût du sang ne lui était pas étranger mais une telle quantité, ce fut la première fois. C’était assez bizarre que ça soit l’humain qui se nourrissait du vampire mais la main de ce dernier dans ses cheveux le rassura. Il ne lui en voulait pas même s’il ne le disait pas directement, un geste avait suffit. Enzo l’aida à se lever et ils entrèrent dans l’appartement. Après seulement une minute, le froid dans ses os était parti et la fièvre tombée. Lui-même n’y croyait pas tant la guérison avait été fulgurante. Mais, le sang de vampire ne soignait pas les odeurs corporelles et Tennessee sentait la transpiration façon grand sportif après six heures d’entraînement … classe. Pour lui faire comprendre poliment, il l’invita à prendre une douche.

« Tu devrais aller prendre une douche »

Il ne se plaint pas et y alla directement. L’eau chaude sur son corps endolori aida encore plus son organisme à se remettre de ses traumas quant aux savons parfumés, ils aidèrent son cerveau à calmer tout ce flux d’émotions. Ces instants lui firent un bien fou après les derniers jours qu’il avait passé. C’était con de voir à quel point un petit remède, une caresse et une bonne douche pouvaient transformer un homme. Lorsqu’il sortit, il nettoya rapidement la buée sur le miroir de la salle de bain et se regarda. La peau au niveau de ses coudes était de nouveau blanche, sans la moindre trace de piqure. N’y croyant pas, il passa sa main dessus plusieurs fois. Son visage était moins creusée et sa peau moins cadavérique. Incroyable tout ce que pouvait faire le sang de vampire sur le corps amoché d’un humain.

Tennessee se demanda avec un sourire si ça améliorait autre chose genre, est-ce qu’Enzo était un petit boutonneux à lunette, au gros pif et aux dents de travers avant de devenir vampire ? Quoi qu’il en soit, il était parfait actuellement, en tout cas dans les yeux de Tennessee. Vint le moment de se rhabiller sauf que, ses vêtements étaient bien sales. Il ne pouvait pas décemment les remettre dans cet état. Bon, il devait requérir l’aide d’Enzo.

« J'ai...plus de fringues propres....Est-ce que je peux...T'emprunter un truc ? »

Comprenez par « un truc », un pantalon et un tee-shirt. De toute façon, ils devaient faire à peu près la même taille. Quant à son caleçon, il le remit, ne pouvait en emprunter un à Enzo, c’était trop … personnel. En choisissant des vêtements dans le placard, il ferma les yeux quelques instants pour mieux sentir le parfum du vampire qui emplissait tout le dressing, c’était très agréable. Maintenant, il fallait mettre la situation à plat avec Enzo. Il retourna donc vers lui, le cœur et le corps bien plus léger. En chemin, il acheva de s’habiller avant de s’installer près du vampire qui sentait fort l’alcool. Est-ce qu’un mort-vivant pouvait être bourré ? Bonne question, peut-être à fortes doses mais, de toute façon, il le verrait assez vite si son interlocuteur n’était plus dans ses pompe. La gêne se saisit de Tennessee, ne sachant que dire. Après tout, il s’était déjà excusé. Peut-être serait-il plus sage de répéter toutes ses accusations une à une en les démontant à chaque pour lui montrer à quel point il ne pensait pas ce qu’il avait dit. Il commença de manière assez hésitante, jouant avec ses mains comme un enfant pris en tord avant de chipoter au creux de son coude, toujours incrédule face à sa guérison spontanée. Bon, au moins il ne finirait pas gangrené puis amputé comme dans Requiem For A Dream. Avec le sang d’Enzo, peut-être même qu’il pourrait se sevrer plus facilement …

« Je suis désolé, j'aurais pas dû dire tout ça, je ne le pensais pas...J'ai déconné, je voulais pas... »

Oui, c’était pathétique comme début mais, cette situation le stressait encore plus que quand il avait dit « je t’aime » à sa première amoureuse à ses 13 ans et encore plus même que quand il avait parlé de sentiments avec son ancien meilleur ami d’ex. D’ailleurs, que dirait-il s’il le voyait accroché comme ça à un vampire qu’il connaissait depuis un peu plus d’un mois et qui s’était installé dans sa vie avec la délicatesse d’un camion trente-six tonnes. Ils n’avaient pas vraiment pu se dire au revoir comme ils l’avaient voulu et Tennessee avait cru ne jamais s’en remettre avant de rencontrer la Jalouse. Et il n’avait jamais cru se remettre de la jalouse avant de rencontrer Enzo, comme quoi, tout était écrit.
D’ailleurs, ce dernier semblait sourire et être beaucoup plus calme, son attitude fut contagieuse pour le petit humain qui se dit que même s’il sentait l’alcool, il ne devait pas être ivre. Du moins pas de trop. Voilà, la colère et la haine avaient brûlé un moment avant de finalement, les laisser en paix. Leurs regards étaient fixés l’un dans l’autre et Enzo soupira avant de parler, comme si c’était quelque chose de trop difficile à dire.

« Je devrais sûrement t'en vouloir et te dire à quel point tu es un crétin mais c'est pas le cas. »

Oui, c’était de nouveau un compliment alambiqué, le don du vampire. Donc au moins c’était clair, il ne lui en voulait pas. C’était agréable à entendre et Tennessee pris la main de son ami en geste à la fois de paix et de séduction. Alors qu’il craignait qu’Enzo se recule d’un coup, il n’en fit rien et se redressa même pour lui dire :

« J'ai pas été plus intelligent non plus, je suis désolé. »

Entendre des excuses de sa bouche lui fait également un bien fou. En résumé, ils étaient deux idiots qui avaient défoulés tout leur ressentiment, venant d’un passa tumultueux pour Enzo et d’une puissante addiction pour Tennessee, l’un sur l’autre. C’était glorieux. Au moins, l’orage était passé mais, le jeune homme doutait que tout soit de nouveau comme avant. Leur engueulade l’avait trop fait réfléchir sur la nature de la relation qui les unissait et c’était impossible qu’il le voit de nouveau comme un simple ami. Surtout après cette réconciliation d’un calme hors du commun.

Enzo n’avait toujours pas bougé sa main et le regard mordoré de Tennessee affichait toute l’hésitation du monde. Était-ce une invitation à faire plus ou ne bougeait-il pas par politesse ? Non, la politesse n’était pas vraiment une des valeurs d’Enzo. Il se lança et lui caressa la joue, craignant de se faire tordre le poignet assez fort pour transformer les os en de son bras en un puzzle complexe. Sauf que le vampire ne fit rien à part fermer les yeux comme pour mieux profiter du contact. Oh putain … Enzo était-il comme lui ? Visiblement, ils n’étaient pas si différents malgré l’immense écart d’âge. Encore un peu hésitant, il choisit néanmoins d’écarter toute ambigüité en l’embrassant. Un instant, le manque de réaction du vampire serra son cœur et il crut qu’il allait devoir se reculer couvert de honte en marmonnant quelque chose comme « j’suis désolé je sais pas ce qui m’a pris » ou « c’est pas ce que tu crois ». Sauf qu’Enzo lui rendit son baiser, le rassurant immédiatement. Visiblement, les premiers instants, la surprise l’avait paralysé. Maintenant il avait sa main libre dans sa nuque comme pour intensifier le contact alors que sa main coincée sous celle de Tennessee tremblait un peu. Le jeune homme la serra pour le rassurer alors que son rythme cardiaque se croyait à space moutain.

Tennessee se recula pour sourire et lui dire qu’il était agréablement surpris sauf qu’il avait à peine ouvert la bouche qu’Enzo l’empêcha de parler de la manière la plus agréable possible. Ils continuèrent ainsi pendant de nombreuses minutes laissant la passion être leur guide jusqu’au moment où ce n’était plus possible. S’écarter d’Enzo fut déjà assez compliqué comme ça à cause de la pression de ses bras et le forcer à se lever encore pire. Ce n’est que quand il comprit ce que l’humain avait en tête qu’ils se retrouvèrent dans la chambre où ils laissèrent la passion exploser dans un jeu où Tennessee prit bien soin de guider le vampire assez entreprenant.

La première partie de la nuit avait été bouillante, la deuxième d’un clame hors du commun. Les deux amants dormaient, épuisés, Tennessee bien plus qu’Enzo, différence d’espèce. Son sommeil réparateur fut souillé par un son électronique, une sonnerie de téléphone. Celle d’Enzo. Tennessee ouvrit les yeux et bailla à s’en décrocher la mâchoire. Le vampire était toujours là, l’objet de tous les délits en main. Mais qui pouvait bien l’appeler si tôt dans le matin ? Ce fut en voyant l’heure sur l’écran qu’il comprit qu’il n’était pas tôt mais presque midi. Il ne savait pas si Enzo venait également de se réveiller ou si ça faisait longtemps mais Tennessee se rapprocha de lui, se redressa pour être à son niveau, Enzo s'étant redressé contre le mur, des cousins dans le dos pour être bien calé. Tennessee cacha son visage dans son cou pour qu’il ne puisse pas voir sa grimace de jalousie, rageant de ne pas pouvoir l'embrasser à cause de la conversation téléphonique. C’était Damon Salvatore qui était en train d’appeler. Il ne l’avait jamais vu mais il savait que c’était le meilleur ami d’Enzo malgré ce qu’il lui avait fait. Tennessee avait un mauvais feeling en plus, qu’il les dérange alors qu’il aurait préféré rester en paix avec son vampire ne l’aidait pas à l’apprécier.

Le petit humain écouta leur conversation. Bon visiblement c’était le serveur du bar qui avait prévenu l’autre idiot qu’Enzo avait picolé pendant des heures et qu’il n’avait pas l’air hyper heureux. Puisqu’il disposait du statut de « meilleur ami », il venait donc aux nouvelles, logique. Le sommeil l’empêcha de directement réaliser que les heures de picoles étaient la cause de l’odeur d’alcool d’hier soir et la conséquence de leur dispute. Lorsqu’il comprit que c’était à cause de lui qu’il avait passé cette journée, il sourit un peu. Bon, Enzo n’avait besoin de personne pour boire mais, qu’il ait essayé de se saouler pour oublier leur dispute montrait à quel point ça l’avait marqué. Il témoigna son ressentit sur cette information de la plus haute importante en embrassant le vampire sur la joue avant de lui dire à l’oreille :

« T’es trop mignon quand tu t’y mets et t’es trop sexy comme ça »

Le dernier compliment se référait à la tenue d’Adam du vampire dont la couverture ne cachait que le bas du corps. Ouais, de là où il était, la vie était plutôt agréable. Sauf que visiblement, le téléphone des vampires avait aussi une très bonne audition ou sensibilité, qu’importe.

« C’est qui qui parle ? T’as ramené une meuf »

Une meuf ? Sérieux ? Tennessee n’avait pas du tout la voix d’une fille. Déjà qu’il n’appréciait pas ce type des masses, ça n’allait pas continuer en s’améliorant.

« Mais j’suis pas une fille espèce d’…. »

Il ne put continuer car Enzo l’empêcha de parler l’étouffant presque. Le petit humain essaya de se défaire de son étreinte sans succès, ne pouvant lutter contre un vampire, il abandonna et croisa les bras sur son torse en signe de rage intérieur alors que la moitié inférieure de son visage était encore caché par la main d’Enzo qui finissait sa petite conversation avec l’autre chieur là. En plus, les courbatures revenaient à la charge dans son corps mais il ne savait pas si c’était dû au manque ou à la nuit qu’il avait passé. Vu qu’il n’avait pas de fièvre, il désigna Enzo comme responsable. Putain de réveil …
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 21 Nov - 1:49


I know you...



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PDV Omniscient

Après une nuit toride passée aux côtés de Tennessee, Lorenzo n'avait pourtant pu dormir que deux petites heures, le cœur encore malade de la quantité d'alcool qu'il avait ingurgité et qui avait sûrement été un peu à l'origine de son manque de contrôle. Dans un premier temps, Enzo était resté immobile dans le lit, observant Tennessee qui dormait paisiblement. D'autant qu'il se souvienne, c'était la première fois qu'il le voyait aussi calme avec une respiration aussi...Normale. Le jeune homme avait récupéré quelques couleurs grâce au sang du vampire, il n'en était que plus séduisant. Il fallait bien l'avouer, Enzo avait passé l'une des meilleures nuits de sa vie et passant sa main sur la joue de Tennessee, il ne regrettait pas un seul instant d'avoir craqué. C'est vrai qu'il était censé être fermement hétéro, se moquant alègrement, avec Damon, des homosexuels en général (les salauds). Il se sentait un peu stupide pour le coup mais c'était plus fort que lui, Tennessee avait un effet dingue sur lui. Il ne savait pas encore si on pouvait appeler ça de l'amour à proprement parler, il avait une peur bleue de ce sentiment. La dernière à avoir voler son cœur était morte, il n'avait jamais pu se résoudre à aimer de nouveau. Mais ça, Tennessee ne le savait pas.

Finalement, le vampire dormit par intermitences, agité plus qu'à son habitude. Vers 10h, il s'éveilla définitivement et n'arriva pas à se rendormir. Il prit donc la résolution de prendre son portable pour jouer et aller sur internet (s'étant fait un compte facebook très récemment). Plusieurs fois, Tennesee s'était agité mais Lorenzo n'osa pas le réveiller. Il était bien trop beau quand il dormait. Ce n'est finalement que deux heures plus tard que tout s'agita, son portable sonnant de façon très bruyante et un nom s'affichant sur l'écran. « Damon ». Il décrocha très rapidement, espérant n'avoir pas réveiller  Tennessee mais en entendant le grognement de ce dernier, il se résigna. Au bout du fil, son meilleur ami se faisait visiblement du soucis. Il enchainait les questions pour comprendre ce qu'il s'était passé pour le mettre dans un état pareil et malgré les efforts d'Enzo, Damon n'était pas rassuré. Il voulait tout savoir et le vampire soupçonna Elena d'être derrière son homme. Cette fille s'inquiétait toujours pour rien et redoutait les problèmes d'Enzo. Après tout, quand il était en colère, il n'hésitait pas à tuer, les inquiétudes d'Elena étaient donc compréhensible. S'il avait pu, Lorenzo aurait raccroché pour profiter tranquillement de sa matinée avec Tennessee mais son meilleur ami était décidément d'humeur à s'occuper de lui. Et d'ailleurs, Tennessee venait de caler sa tête au creux de son cou. De sa main libre, Enzo entoura le jeune homme, espérant raccrocher rapidement. Malheureusement, il n'en eu pas le temps avant que Tennessee ne décide de mettre son grain de sel dans la conversation en l'embrassant sur la joue.

« T’es trop mignon quand tu t’y mets et t’es trop sexy comme ça »

PDV Omniscient

Une grimace vient tendre son visage. L'ouie de Damon était absolument parfaite, que ce soit en réalité ou par téléphone et malgré le côté excitant de la voix de Tennessee, ce n'était absolument pas le moment de ce genre de choses. D'un regard, Enzo observa son désormais amant, torse nu, calé contre lui. Un sourire lui échappa mais Damon avait arrêté de parler, signe criant. Il avait très bien entendu, c'était évident.

« C’est qui qui parle ? T’as ramené une meuf »

PDV Enzo

Et merde je le savais...Damon est insupportable à ce niveau, il entend tout, il sait tout et surtout, il s'intéresse à tout. Comment est-ce que je vais pouvoir lui expliquer ça ? Dans un sens, l'idée de la fille était la plus acceptable pour lui. Je sais que je devrais assumer ce qu'il s'est passé mais Damon me charierait...Encore et encore...Pendant plusieurs centaines d'années. Damon, c'est Damon et c'est stupide mais je n'ai pas le courage de lui dire que j'ai passé la nuit avec un homme, au sens propre du terme. Moi-même, j'ai du mal à réaliser. Un grognement de Tennessee, oui, encore un, me sortit de mes pensées et me ramena à la réalité. Inutile d'informer tout l'équipe de mes nuits, surtout celles de ce genre là. J'aurais bien voulu répondre quelque chose pour éviter une intervention de Ten mais je n'en ai pas eu le temps.

« Mais j’suis pas une fille espèce d’…. »

PDV Omniscient

Lorenzo réagit au quart de tour, plaquant sa main sur la bouche de Tennessee qui trépigna, pas content. Pendant un moment même, il tenta de résister mais face à un vampire, que pouvait-il faire ? Il s'arrêta, croisant les bras, visiblement, il boudait. Enzo voulu en rire mais il devait d'abord s'inquiéter de son meilleur ami qui avait certainement entendu les dernières paroles de Tennessee. Se concentrant pour être crédible, il reprit la parole.

Enzo – Je te rappelle Damon, je vais bien, je ne vais tuer personne. On se voit plus tard.

PDV Omniscient

Et il raccrocha, enfin. Il soupira même de soulagement, ça, c'était fait. Evidemment, il connaissait Damon, jamais il ne s'arrêterait à ça mais pour l'instant, il pouvait se concentrer sur ce qu'il voulait. Et qu'est-ce qu'il voulait d'ailleurs ? Tennessee Williams. La main toujours plaquée sur sa bouche, Enzo le relâcha doucement, faisant face à un humain en plein grognement. Il n'avait absolument pas l'habitude de crises de jalousies mais finalement, à bien y réfléchir, il trouvait ça adorable. Sa petite moue boudeuse lui donnait un côté vraiment mignon. Si quelqu'un d'autre lui avait fait une crise comme ça, sans doute qu'il l'aurait mal pris. Mais comme d'habitude, c'était Tennessee et tout était différent avec lui. Après avoir éteint son portable, cette fois ci, pour avoir la paix, il se tourna vers son amant, lui souriant en coin, amusé.

Enzo – Je ne sais pas comment tu fais mais même quand tu boudes, t'es sexy.

PDV Omniscient

Ce n'était pas de la grande poésie mais Enzo espérait le détendre un peu. Il avait vraiment envie de profiter de la matinée avec lui, sans penser au reste et pour le lui prouver, il déposa doucement ses lèvres sur les siennes, retrouvant la même sensation extraordinnaire que la veille. Quel sort le petit humain lui avait-il lancé pour qu'il soit séduit à ce point ? Voyant que Tennessee baissait très légèrement les armes mais continuait à bouder, Lorenzo mit sa timidité de côté et passa sa main longuement le long de son torse, passant bientôt sous la couette, se contentant de caresser très doucement le corps de son bel amant. Finalement, après avoir fait monter la température un long moment (du moins, un moment qui semble une éternité pour celui qui résiste), Lorenzo trouva la solution et prit un air résigné.

Enzo – C'est quand même dommage, moi qui aurait voulu profiter de cette matinée avec toi.

PDV Omniscient

L'effet ne se fit pas attendre et alors qu'il enlevait la couette et commençait à se lever, la main de Tennessee se referma sur son bras. Dos à son amant, le vampire souria en coin, c'était une victoire. Il reprit une tête (faussemment) surprise pour tourner la tête vers lui, c'était l'heure de l'acte final de sa petite comédie qui visiblement, marchait à merveille.

Enzo – Je croyais que tu...

PDV Omniscient

Et non, il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Tennesee l'avait déjà attiré sur lui, attrapant ses lèvres au passage. Profitant un long moment de ce baiser improvisé, Enzo eut un immense sourire au moment de le lâcher, retournant à sa place dans le lit. Il allait d'ailleurs ajouter quelque chose mais Tennessee ne lui en laissa pas le temps, grimpant sur ses jambes pour se retrouver face à lui et l'embrasser une fois encore. Le vampire ne chercha absolument pas à le repousser, bien au contraire, passant encore une main sur sa nuque pour amplifier l'instant. Pour la première fois depuis longtemps, Lorenzo se sentait bien, heureux. Son cœur battait d'une passion nouvelle et ses gestes, hésitants au début, devenaient bien plus entreprenants. Les heures qui suivirent furent aussi parfaites, les deux hommes profitant pleinement de la présence de l'autre. Le soir arrivant, devant la télévision, ils commencèrent à parler sérieusement de l'addiction qui touchait Tennessee. Petit à petit, grâce à l'aide d'Enzo, il pouvait s'en sortir et pour la première fois, il le voulait. Que de changements quelques heures, tout était chamboulé mais bordel, qu'est-ce qu'ils pouvaient être heureux.

Le reste de la semaine se passa tout aussi bien. Bien qu'encore touché, Tennessee limitait sa consommation et bénéficiait, en cas de manque, du sang d'Enzo pour le calmer. Les deux hommes vivaient en parfaite harmonie, passsant presque tout leur temps ensemble. Evidemment, il avait fallu trouver une excuse pour Damon et Enzo avait dû passer une après-midi avec lui mais ce n'était jamais long avant qu'il ne retrouve son humain. Il n'avait pas encore réussi à le dire mais la vérité était criante, il était accro à Tennessee. Ne pas le voir, ne pas le toucher, ne pas lui parler pendant quelques heures était à la limite du supportable. Ils vivaient au jour le jour, profitant pleinement d'un bonheur longtemps cherché mais se complaisant dans des plaisirs simples. Ce soir, d'ailleurs, Enzo préparait à manger (ou du moins, il essayait). Il voulait absolument que Tennessee reprenne du poids et finalement, ça commençait à fonctionner.




JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Sam 21 Nov - 15:03

I Know You ...
Mama i'm in love with a criminal Δ B. S.


Tennessee râlait. La jalousie ne lui dévorait pas particulièrement les entrailles mais, il connaissait une bonne partie de l’histoire d’Enzo et ne comprenait pas comment il avait pu pardonner à Damon ces décennies d’horreur. Et le fait que lui soit coincé, bâillonné de la sorte ne lui plaisait pas non plus. Enzo finit par le lâcher, éteindre son portable et lui sourire.

« Je ne sais pas comment tu fais mais même quand tu boudes, t'es sexy. »

Qu’il essaye de se rattraper comme ça. Même s’il lui rendit un peu son baiser, incapable de résister bien longtemps, il râlait toujours. Ses caresses furent, elles, bien plus persuasives. Deux gamins en manque d’affection qui jouaient, c’était la meilleure manière de les résumer. Son cœur battait bien trop vite et son cerveau était sujet à différents courts-circuits.

« C'est quand même dommage, moi qui aurait voulu profiter de cette matinée avec toi. »

Il retint un petit « ah bon », tout innocent alors qu’Enzo quittait le lit. Alors ça, hors de question. Tennessee le retint, le ramenant en territoire allié.

« Je croyais que tu... »

Il ne le laissa pas parler, préférant l’embrasser avant de s’adonner à d’autres jeux d’amoureux qui les occupèrent toute la matinée. Leurs regards brillaient d’un feu qui ne pouvait être éteint. Seul le manque arriva à les séparer. Enzo le laissa de nouveau boire quelques goutes et les symptômes naissants s’en allèrent. Ce remède était aussi délicieux que magique. Ce qui l’était beaucoup moins, c’était les changements d’attitude du vampire. Dès qu’il réfléchissait, il arguait que ce n’était pas une bonne idée et même qu’il n’avait pas aidé, essayant de garder ses distances. Tennessee ne s’en offusqua pas mais s’amusa à lui voler des baisers, à placer de nombreux sous-entendu et à ne pas lui laisser plus de deux centimètres d’espace personnel.

Ce jeu le faisait rire au plus haut point. Enzo était dans des montagnes russes émotionnelles dont l’humain décidait des accélérations brusques et des ralentissements. Résultats, ils ne furent séparés que lorsque le vampire alla voir Damon toute une après-midi. Tennessee avait accepté de se sevrer tant qu’il avait son remède magique pour ne pas ressentir le manque. Par contre, être seul sans surveillance rendait la tentation bien plus forte. Du coup, il en profita pour prendre soin de lui en lavant et triant son linge, choisissant de bien s’habiller pour plaire au vampire anglais, pris un bain pendant presque une heure et raccourci sa coiffure trop en bataille et se rasa de près. Il n’avait jamais eu une pilosité très abondante mais n’avait pas voir des poils traîner partout. A part quand Enzo portait une barbe de quelques jours, ça lui donnait un certain charme. Mais sur lui, hors de question.

Lors du retour de sa visite à l’autre traitre, Enzo prit lui-même Tennessee dans ses bras, faisant craquer l’humain. Han il lui avait manqué rien qu’une après-midi, mignon. Enzo vérifia qu’il n’avait rien pris en son absence et son abstinence fut récompensée comme la première nuit. La soirée fut plus calme, ils mangèrent devant un film et Enzo se reculait à chaque fois que l’humain s’approchait. Ce jeu du chat et de la souris se termina quand Enzo rendit les armes après un baiser passionné. Chaque soir, ils « dormaient » ensemble jusqu’à ce que plusieurs lattes du sommier cédèrent. Un vampire et un humain n’avaient pas vraiment les mêmes capacités physiques et ça se sentait sur ce terrain. Tennessee se sentait largement distancé quelque soit la forme du jeu qu’ils choisissaient. Bon, il trouva la technique en calant un somnifère, puis deux, puis trois, dans le café du soir d’Enzo. Là, c’était beaucoup plus faisable d’être en harmonie et en limitant le plus possible les séquelles physiques.
Ce qui l’embêtait surtout, bien que cette semaine fut parfaite, c’était les changements constants d’avis d’Enzo. Oui, c’était nouveau pour lui. Oui, il fallait qu’il s’y fasse. Mais bon, il fallait aussi qu’il soit un minimum honnête. Tennessee décida donc de poser l’ultimatum un soir alors que le vampire faisait à manger, s’étant mis en tête de l’engraisser. Oui, ça c’était depuis qu’il lui avait montré des photos de lui avant qu’il ne tombe dans l’addiction. Visiblement les photos lui avaient plu.

Alors qu’il faisait à manger, Tennessee vint quémander un câlin auquel il n’eut pas droit. Il recommença deux minutes plus tard, même réponse. La troisième fois fut la bonne et il obtint même un baiser en rab. Il profita donc de ce moment pour lui dire :

« Il faut qu’on parle et qu’on se mette d’accord sur la situation. Mais après manger, j’ai faim »

Il faut qu’on parle ... Première source de stress de la planète. Le repas se passa devant la télé comme d’hab puis Ten aborda le sujet qui fâchait.

« Je t’aime, tu le sais très bien. Tu m’aimes, je le sais très bien. Mais, t’as pas l’air de vouloir avouer que t’as passé une des meilleures semaines de ta longue vie, voire, LA meilleure. Si tu continue à croire le contraire, compte juste le nombre de sourire que tu n’as pas pu retenir et tous ces câlins où ton cœur battait si fort que même moi je l’entendais. J’ai vécu chez toi toute la semaine parce que trouvais n’importe quelle excuse pour que je ne parte pas »

Enzo ne semblait pas convaincu ce qui énerva Tennessee. Il se leva et se rendit dans la chambre d’où il revint avec les lattes cassées du sommier. Il les lança sur Enzo assis sur le canapé, sachant de toute façon que ça ne lui ferait rien

« C’est pas moi qui les ait cassé, j’ai pas la force. C’est plutôt toi qui a pas su contrôler ta force dans tous ces trucs nouveaux que tu veux encore et encore sans te rendre compte que je ne suis pas le rythme »

Il retourna de nouveau dans la chambre et en revint avec trois chemises déchirées, les boutons décousus. Elles finirent également sur la tête d’Enzo.

« Et celles-là ? Tu m’as ruiné trois chemises tellement t’étais pressé. T’ose encore dire que ça ne te fait rien ? »

Au final Tennessee s’approcha  et s’assit à côté du vampire. Cette fois, il fallait régler les choses car il n’appréciait pas du tout cette lâcheté. Il avait l’impression que Lorenzo avait honte de lui, qu’il n’était pas assez bien physiquement, qu’il n’était qu’un petit humain qui servait de distraction. Soit il se faisait des films et il ne l’aimait vraiment pas, se servant de lui comme de nombreux vampires le ferait, soit il devait le mettre au pied du mur et le forcer à avouer, que la situation soit enfin claire.

« Alors ? Tu m’aimes et on est un couple ? Sois honnête »

La question avait le mérite d’être directe. Peut-être déstabilisante mais c’était ce qu’il fallait. Il ne restait plus qu’à espérer que la réponse soit positive.
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Dim 22 Nov - 4:40


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Enzo préparait donc tranquillement à manger, coupant des lamelles de jambon (oui, il a apprit à cuisiner, merci Bonnie) et se concentrant sur des légumes, de quoi redonner des forces et du poids à son petit protégé. Oui, on peut utiliser le mot « petit », il a quand même plus de 90 ans de moins. Le petit en question, à ce propos, revenait à la charge plusieurs fois pour des câlins et même si Lorenzo n'avait pas peur des couteaux pour lui-même, il ne voulait surtout pas blesser Tennessee. Certes, quelques gouttes de son sang suffiraient à le guérir mais s'il pouvait l'éviter, c'était plus pratique. Au bout du troisième essai, Enzo se résigna et rendit le câlin à son humain, l'embrassant même au passage. De toute façon, il n'était pas capable de résister bien longtemps. C'était quand même une situation de dingue, Lorenzo Melanoti avait passé une semaine littéralement en couple, dépendant d'un autre. Il n'avait littéralement jamais connu ça et à chaque fois qu'il y pensait sérieusement, il paniquait. C'était plus fort que lui,  s'il ne se concentrait pas pour vivre au jour le jour, il paniquait, pensant aux conséquences, à ce que les autres pouvaient en penser et surtout à la souffrance qu'il pouvait ressentir s'il perdait Tennessee. La douleur de l'abando, Lorenzo la connaissait et c'est pour ça qu'il ne laissait plus personne entrer dans son cœur, ainsi, personne n'avait le pouvoir de le faire souffrir. Plus les heures passaient, plus Tennessee entrait...Et plus Enzo prenait le risque de le perdre. Quelle connerie.

« Il faut qu’on parle et qu’on se mette d’accord sur la situation. Mais après manger, j’ai faim »

PDV Omniscient

Le vieux vampire leva un sourcil, intrigué. Son amant lui avait sorti la phrase la plus stressante au monde « Il faut qu'on parle ». Il ne comprit pas tout de suite, pensant que tout allait bien. Evidemment, quand on ne prends pas de risques sur le long terme, tout semble toujours aller bien. Finalement, le repas se fit dans un calme olympien, comme d'habitude mais après le plat de légumes (du jardin ! Non je plaisante) Ten éteignit la télé et se tourna vers Enzo qui grogna un peu. Dès que ça devenait sérieux, il paniquait, je vous rappelle.

« Je t’aime, tu le sais très bien. Tu m’aimes, je le sais très bien. Mais, t’as pas l’air de vouloir avouer que t’as passé une des meilleures semaines de ta longue vie, voire, LA meilleure. Si tu continue à croire le contraire, compte juste le nombre de sourire que tu n’as pas pu retenir et tous ces câlins où ton cœur battait si fort que même moi je l’entendais. J’ai vécu chez toi toute la semaine parce que trouvais n’importe quelle excuse pour que je ne parte pas »

PDV Omniscient

Le pauvre Enzo manqua de s'étouffer avec son coca (oui, il lui arrivait de ne pas boire d'alcool ni de sang) en entendant les mots de Tennessee. Bon tout d'abord, lui entendre lui dire « Je t'aime », il ne s'y faisait pas. De toute sa vie de vampire, il n'avait pas souvent entendu ses mots et surtout, il n'avait pas entendu un battement de cœur aussi intense que celui du jeune homme devant lui, prouvant la véracité de cette déclaration. Et ça, pour Lorenzo, c'était compliqué à imaginer. Quelqu'un l'aimait. Et d'après cette personne, les sentiments étaient réciproques. L'étaient-ils vraiment ? Evidemment, Enzo adorait passer du temps avec Tennessee. Il adorait leurs nuits, leurs journées, sa présence, son odeur, ses yeux, sa voix, son rire, son regard. Il lui manquait quand il n'était pas là. Il était le seul à le comprendre, le seul à le soutenir, le seul à le faire sourire à ce point, le seul à faire battre son cœur à ce point. Et même pour un vampire, il ressentait des sentiments purement humains, un attachement, un effet dingue, une passion, une envie...Est-ce qu'il l'aimait ? Oui. Clairement et simplement.

Tennessee avait raison sur toute la ligne, Enzo avait clairement passé la plus belle semaine de sa vie et n'avait absolument pas voulu que son amant parte. Il voulait le garder à ses côtés, sans qu'il s'en rende compte, la peur de le perdre commençait déjà à le contrôler. Mais alors, s'il l'aimait, s'il avait passé une semaine merveilleuse, s'il ne voulait pas qu'il parte, pourquoi étais-ce si dur de l'avouer ? Et bien il n'en avait tout simplement pas l'habitude. Il pensait qu'en l'avouant, en prononcant ses fameux mots, il se lançait dans le vide sans parachute et c'était atroce de n'avoir aucune sécurité. Inconsciemment, il pensait qu'en gardant ses sentiments pour lui, il gardait le contrôle et qu'ainsi, il ne pouvait pas souffrir. C'est sûrement stupide mais quand on a passé plus de 50 ans dans un laboratoire scientifique à servir de sujet d'expérience, on a plus les idées très claires. Oui, c'est une excuse stupide. Enzo fit une moue, cherchant quelque chose à répondre mais son manque de rapidité provoqua Tennessee qui se leva et partit dans la chambre. Etonné dans un premier temps, Lorenzo se retourna pour le voir arriver avec deux lattes du lit. Enfin en réalité, il vit les lattes arriver jusqu'à son crâne.

« C’est pas moi qui les ait cassé, j’ai pas la force. C’est plutôt toi qui a pas su contrôler ta force dans tous ces trucs nouveaux que tu veux encore et encore sans te rendre compte que je ne suis pas le rythme »

PDV Enzo

Bon. Là je ne peux pas nier que c'est sûrement un peu beaucoup ma faute si mon pauvre lit (qui a coûté si cher) a fini brisé en deux. Mais c'est un peu sa faute aussi, s'il ne me provoquait pas autant...Bon j'avoue, je suis insatiable et jouit d'une endurance presque parfaite. Par contre, je n'avais pas remarqué qu'il ne suivait pas. Je ne sais pas trop ce qu'il essaie de prouver avec tout ça mais il a raison c'est déjà pas si mal. Avant que je n'eut le temps de me redresse et de répondre à Tennessee, je reçois autre chose dans la tronche et alors que je tente de les enlever de ma tête, la voix de Tennessee s'élève encore.

« Et celles-là ? Tu m’as ruiné trois chemises tellement t’étais pressé. T’ose encore dire que ça ne te fait rien ? »

PDV Omniscient

Le vampire aurait bien voulu répondre qu'il n'avait jamais dit que tout ça ne lui faisait rien, il avait juste du mal à assumer qu'il était amoureux. Et d'un homme, en plus, c'était le pompon sur la garonne. Tous ses sentiments étaient nouveaux pour lui, une personne normale aurait sûrement réussi à parler de tout ça librement au bout de quelques jours mais Lorenzo avait un blocage, littéralement. Seulement voilà, en voyant la tête fâchée et déçue de Tennessee, le vampire comprit très rapidement que son blocage pouvait lui faire perdre la seule chose qui le rendait heureux, Tennessee lui-même. Il resta silencieux encore un moment, sentant le stress monter et son rythme cardiaque monter également. Il ne pouvait pas se permettre de laisser Tennessee s'énerver pour ça mais il n'arrivait pas à prononcer le moindre mot.

« Alors ? Tu m’aimes et on est un couple ? Sois honnête »

PDV Omniscient

BOUM, la question était tombée. Les neurones du pauvre Enzo grillèrent tous en même temps, le laissant comme un con à réfléchir à la réponse. Il s'était rendu compte de son attachement à Tennessee et tout le monde peut voir à quel point il l'aimait mais lui, il n'avait pas réussi à se le dire clairement. Les mots « Je suis amoureux de Tennessee » était difficilement prononcables. De un, on lui avait appris à être un homme viril qui ne parle pas de ses sentiments. De deux, il avait été hétéro toute sa vie (plus d'une centaine d'année) alors là, il vivait littéralement un amour contre-nature. Et rien à faire, quelque chose bloquait là haut. Ce bloquage, Tennessee s'en rendait compte, d'où l'ultimatum. Attendant quelques secondes et ne voyant pas de réponse, le jeune homme baissa la tête, déçu. Sans doute pensait-il que le vampire se jouait de lui quand il en avait besoin mais jamais il ne pourrait être en couple avec lui. Après tout, Enzo était un manipulateur et il l'avait longuement raconté à son amant à l'époque où ils ne couchaient pas ensemble (c'était il n'y a pas si longtemps) alors ses inquiétudes étaient largement justifié. La tête baissée, Tennessee alla prendre sa veste.

« Laisse tomber c'est bon, j'ai compris. »

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Profondément blessé, le jeune homme récupéra toutes ses affaires, bien décidé à partir et à ne plus remettre les pieds ici. Lorenzo ne bougeait pas, sur le canapé. Cruauté ? Non, il ne voyait juste plus ce qu'il se passait autour de lui et ce n'est qu'au moment où Tennessee appuya sur la poignée pour sortir qu'il utilisa sa vitesse de vampire pour le ramener contre lui, au milieu de la pièce. Bon sang, une seconde de plus et c'était trop tard, il aurait perdu la seule personne qui ne lui apportait que du bonheur. Respirant bien plus rapidement, à cause de la peur, Enzo écarta Tennessee, qu'il avait littéralement écrasé contre son torse et le regarda dans les yeux en avalant sa salive. Ce qu'il allait dire nécessitait plus de courage qu'il n'en avait eu de toute sa vie.

Enzo – Pars pas. Je suis un gros con, on est d'accord, j'ai jamais su dire ce que je ressentait et je crois même que j'ai jamais su ressentir quelque chose pour quelqu'un. Mais pars pas je...J'ai besoin de toi ok ? J'ai besoin de toi, de ta voix, de tes yeux, de tes mots, de ta présence et de tout ces petits trucs à la con chez toi qui me rendent heureux putain. Tu veux savoir la vérité ? La vérité c'est que j'ai peur de t'aimer parce que j'ai peur de souffrir si tu m'abandonnes comme tout le monde l'a toujours fait et c'est pas que j'ai pas confiance en toi c'est juste que je me suis toujours dit que si j'aimais pas les gens, je ne souffrirais pas quand ils partiront. C'est stupide, c'est débile, je voudrais savoir faire autrement mais je peux pas et je suis désolé de pas être à la hauteur de ce que tu voudrais mais je peux plus me passer de toi ! Me laisse pas bordel. Je t'ai laissé entrer comme un con alors que c'est ce que je me suis toujours refusé. Mon esprit me pousse à me protéger mais j'y arrive pas. Je t'aime putain, je t'aime !

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Les yeux embués, les larmes commençant à faire leur apparition, Enzo ne vit pas la réaction de Tennessee. Il l'avait dit ! C'était la première fois, depuis leur rencontre et même depuis sa naissance que Lorenzo disait ces mots à quelqu'un. « Je t'aime ». Il venait littéralement d'offrir à Tennessee la possibilité de le blesser mais également de le rendre heureux, il avait déposé les armes pour la première fois de sa vie et cette émotion était extrêmement lourde à supporter. Toujours les yeux plein de larmes, Enzo embrassa Tennessee, encore plus fougueusement qu'à son habitude mais au départ, le jeune homme ne répondit pas, ayant sûrement un peu de mal à réagir. Après tout, Lorenzo Melanoti venait de lui dire « Je t'aime ». Il venait de lui avouer ses sentiments, c'était improbable, c'était dingue mais il avait eu tellement peur de le perdre qu'il n'avait pas réfléchit. Au bout de quelques secondes pourtant, Tennessee craqua et participa, plutôt activement à ce baiser d'un genre nouveau. Au bout d'un instant, les deux hommes se séparèrent et Enzo posa son front sur celui de son amant.

Enzo – Je ferais tout pour qu'on soit véritablement en couple Ten...J'en ai envie. Je t'aime Tennessee Williams.

PDV Omniscient

Mon dieu ! Le vampire solitaire venait de s'engager auprès de quelqu'un ! Sa longue vie s'écroulait derrière lui, tout ce qu'il avait toujours connu et toujours fait était terminé. Il n'avait jamais déclaré ses sentiments, il venait de le faire. Il n'avait jamais voulu être en couple de sa vie, il venait de l'accepter. La réaction de son amant ne se fit pas attendre, il lui sauta au cou, visiblement ravis et les deux hommes fêtèrent ça dans leur lit brisé, une fois de plus, une nuit de plus. Contrairement aux autres, cette fameuse nuit fut douce, aimante, parfaite. Chacun faisait attention à l'autre jusqu'à l'extrême et le plaisir était largement partagé. C'est fou ce que des sentiments peuvent faire. Evidemment, il y a des choses qui ne changent pas, c'est ainsi que Lorenzo s'éveilla plus tôt que Tennessee, comme d'habitude. Le vampire embrassa doucement son homme mais évita de le réveiller, une petite idée derrière la tête. Il était 10:30 et il savait que Ten était gourmand le matin, pourquoi ne pas aller chercher de quoi faire un énorme petit-déjeuner ?

Il y a des matins comme ça où la bonne humeur est au rendez-vous et vraiment, Lorenzo était ravi. Il se sentait même prêt à aller en parler à Damon. Après tout, il était heureux, plus rien n'importait à part ça. Son meilleur ami, plus qu'un autre pourrait accepter ça non ? Il nota dans un coin de sa tête la mission de lui parler, en début d'après-midi et prit sa veste, son portefeuille et ses clés avant de sortir de l'appartement. Avant de partir, il lança un dernier regard à l'homme qu'il aimait désormais librement. Endormi, le drap recouvrant le bas de son corps, cette vision était parfaite. Il alla l'embrasser, incapable de résister, une dernière fois, avant de sortir. En route, Enzo se posait des questions mais bien moins embêtantes que la veille. Il était plutôt en train de se demander si des croissants valaient mieux que des pains au chocolat pour le petit déjeuner, vous voyez le topo. Finalement, il haussa les épaules, il allait prendre les deux, pas de jaloux. Garant sa belle voiture près de la boulangerie, Lorenzi entra dans la petite boutique, chantonnant presque. A sa sortie de la boulangerie, il sortit son portable pour vérifier l'heure et tomba sur la photo de Tennessee, souriant, que le jeune homme avait mit en fond d'écran. Son humeur n'en fut que meilleure mais alors qu'il allait éteindre le dit-portable, un coup sec derrière la nuque l'assoma, le faisant lâcher les croissants, les pains au chocolat et surtout le portable. Plusieurs hommes se chargèrent de le mettre place passager dans sa voiture et de l'emmener...Vous ne voulez pas savoir où.




JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 23 Nov - 0:31

I Know You ...
Let Down Your Arms Give Up The Fight. One 21 Guns Throw Up Your Arms Into The Sky ... You And I Δ Green day.


Tennessee regretta un instant d’avoir à ce point fait accélérer les choses. Il comprenait bien mieux les choses du point de vue des sentiments qu’Enzo qui semblait souvent perdu sur ce terrain. Peut-être qu’il allait le perdre maintenant à cause de son impatience légendaire. Malheureusement, ce fut le cas. Le vampire ne dit pas un mot, sans doute incapable de mentir pour dire ce que Tennessee voulait entendre. Dans le fond, le petit humain s’était fait avoir comme tant d’autres. A force, il connaissait les histoires d’Enzo et à quel point il pouvait se servir des autres pour arriver à ses fins. Tennessee baissa la tête et soupira, le cœur serré.

« Laisse tomber c'est bon, j'ai compris. »

Qu’est-ce qu’il pouvait dire d’autre à part abréger cette séance de torture ? Comme un con il s’était attaché à une espèce de pervers narcissique qui se servait des autres pour mieux se sentir, il avait perdu dans le vide toutes ces heures. La seule chose positive de tout ça c’était qu’il n’avait pas consommé d’héroïne pendant toute la semaine. Les symptômes du manque avaient disparus mais, il y pensait toujours, surtout en ce moment où il avait besoin de réconfort.
Ne souhaitant pas rester là comme un idiot, il prit sa veste et quitta l’appart. Il valait mieux rentrer chez lui et essayer d’oublier tout ceci. Ce n’était que la deuxième fois qu’il quittait le repaire du vampire le cœur lourd et les larmes aux yeux. Sauf que, cette fois, Enzo ne le laissa pas faire. Tennessee n’avait pas vraiment compris ce qui c’était passé qu’il était au milieu de salon coincé contre son amant. La vitesse des vampires lui provoquait toujours des vertiges, il n’était vraiment pas assez habitué et avait la tête qui tournait un peu. Quand à Enzo, il avait l’air d’avoir la trouille de sa vie et de rassembler tout le courage du monde pour lui dire :

« Pars pas. Je suis un gros con, on est d'accord, j'ai jamais su dire ce que je ressentait et je crois même que j'ai jamais su ressentir quelque chose pour quelqu'un. Mais pars pas je...J'ai besoin de toi ok ? J'ai besoin de toi, de ta voix, de tes yeux, de tes mots, de ta présence et de tout ces petits trucs à la con chez toi qui me rendent heureux putain. Tu veux savoir la vérité ? La vérité c'est que j'ai peur de t'aimer parce que j'ai peur de souffrir si tu m'abandonnes comme tout le monde l'a toujours fait et c'est pas que j'ai pas confiance en toi c'est juste que je me suis toujours dit que si j'aimais pas les gens, je ne souffrirais pas quand ils partiront. C'est stupide, c'est débile, je voudrais savoir faire autrement mais je peux pas et je suis désolé de pas être à la hauteur de ce que tu voudrais mais je peux plus me passer de toi ! Me laisse pas bordel. Je t'ai laissé entrer comme un con alors que c'est ce que je me suis toujours refusé. Mon esprit me pousse à me protéger mais j'y arrive pas. Je t'aime putain, je t'aime ! »

Tennessee ne sut que répondre, ne s’attendant pas du tout à un tel déballage de sentiments. De la part d’Enzo il espérait au mieux un « ouais tu me plais j’veux bien rester avec toi », pas tout ça. Il n’allait pas s’en plaindre non plus, particulièrement touché par ses paroles et ses yeux qui se noyaient dans l’émotion. Les larmes étaient contagieuse et le petit humain les sentit aussi monter, encore sous le choc. C’était ce qui s’appelle crever l’abcès. D’ailleurs, il n’avait aucun problème à estimer correctement la difficulté qu’avait éprouvé le vampire pour dire tout ça d’un coup sans réfléchir.

Le baiser qui suivit aurait dû avoir « My Heart Will Go On » de Céline Dion en fond, la chanson de Titanic quoi. La scène était tellement peu probable que Tennessee s’attendait presque à voir un orchestre sortir du placard avec des violons et des bougies. Il avait réussit à pousser Enzo à se lâcher et s’ouvrir d’un coup. Maintenant il n’avait plus le droit à l’erreur, le vampire ne supporterait pas d’être blessé. Tennessee connaissait une grosse partie de son histoire et comprenait bien à quel point il pouvait avoir peur, comme si la solitude éternelle valait mieux que ce sentiment qui faisait vivre et mourir.

Lorsqu’ils se reculèrent parce que l’humain avait quand même besoin de respirer pour ne pas transformer ce moment magique en mort suffocante mais agréable, Enzo posa son front sur celui de Tennessee, l’obligeant à le regarder dans les yeux. Leurs regards étaient encore humides mais, cette fois c’était simplement l’émotion qui les submergeait, aucun sentiment négatif ne les hantait.

« Je ferais tout pour qu'on soit véritablement en couple Ten...J'en ai envie. Je t'aime Tennessee Williams. »

Cette phrase le fit sourire et éclaira son regard mordoré d’un éclat qui n’était pas près de s’éteindre. Il s’en fichait de ce que pouvait dire les autres, de la rapidité de leur histoire, de la différence d’âge et même d’espèces. Là, il était heureux et c’était la seule chose qui comptait. Que le reste du monde aille se faire foutre, pendant ce temps, il prendrait soin de son vampire meurtri.
Tennessee lui sauta au cou, répétant qu’il l’aimait lui aussi et qu’il ne le décevrait pas. Ces instants firent complètement disparaître l’héroïne de l’esprit de Tennessee, il avait bien mieux à penser. Il aurait aimé lui répéter encore et encore que tout irait bien jusqu’à ce que le Destin lui-même en soit convaincu mais, son copain, oui, il pouvait l’appeler comme ça désormais, avait d’autres plans pour eux. Cette nuit fut douce et tendre, comme un nouveau départ qu’ils prenaient main dans la main. Lorsque le sommeil commença à le bercer, il garda un sourire, sachant qu’Enzo serait contre lui pour toute la nuit et toutes celles qui allaient suivre.

Le lendemain ♦

Lorsque Tennessee se réveilla le lendemain, il avait bien trop de places dans le lit à son goût. D’un coup il ouvrit les yeux et remarque qu’Enzo n’était effectivement pas là. Il grogna de mécontentement, ce type ne connaissait rien au romantisme ou à la politesse. Avec un peu de chance il allait le trouver en train de picoler au salon à jouer à la Playstation. De mauvaise humeur, il se leva la couette sur son dos, ressemblant à une torture humaine. Pas de traces du vampire au salon ou dans la salle de bain et encore moins dans la cuisine. Tennessee regarda même dans les placards, on ne savait jamais. Son chéri n’était nulle part. Résultat des choses, il retourna dans la chambre, leur chambre, et se laissa tomber sur le lit, la couette sur le dos avant de s’enrouler dedans, se transformant en burito géant. Malgré l’absence de son amant sans doute sorti acheter à manger, ce n’était pas la première fois qu’il lui faisait le coup, Tennessee ferma les yeux avec un sourire, salivant déjà à l’idée du retour du héros les bras remplis de viennoiseries et autres machins bien trop sucrés.

Lorsqu’il sortit de son cocon douillet, il était midi et il n’avait eu aucune nouvelle du vampire, même pas un message. Commençant à se poser des questions, il l’appela. Pas de sonnerie, juste la boîte vocale qui s’enclenchait, signifiant que le téléphone était éteint, cassé ou sans réseau, génial. Il ne s’obstina pas mais commençait à avoir un mauvais pressentiment. Rapidement il s’habilla et fit un bref tour de l’appartement. La veste d’Enzo manquait ainsi que ses clés et son portable, il était donc bien sorti. Par contre, tout le reste était parfaitement intact, même les bouteilles d’alcool dans les verrières. Le vampire ne serait jamais parti pour un long trajet sans sa précieuse boisson. Par contre, il y avait toujours dans son bureau, plusieurs centaines de dollars en petites coupures. Il ne serait pas parti sans cette somme, si ?

Les questions et scénarios catastrophes se multipliaient dans sa tête alors qu’il mangeait ses céréales Nequick. Il vivait quasi ici, il pouvait bien se servir dans la nourriture. Si c’était une blague, ce n’était vraiment pas drôle. Peut-être qu’il était retenu avec un de ses amis et avait des problèmes de téléphone. Mais serait-il vraiment allé voir ses potes sans le prévenir avant ? Pour avancer dans son enquête quasi policière, il se rendit dans le bureau d’Enzo, il y avait un petit papier avec le numéro de Damon, « à contacter en cas d’urgence » avait-il précisé. C’était bien une urgence non ? Tennessee appela mais l’autre ne vampire ne savait pas où était son copain et ne l’avait pas vu de la journée et n’avait pas eu de nouvelles depuis hier. Il préféra également ne pas donner trop d’informations sur qui il était et pourquoi il cherchait le vampire britannique. Il laissa simplement son numéro, demandant d’être tenu au courant si jamais il re-pointait le bout de son nez.

Dans la soirée, il n’avait toujours pas eu de nouvelles et n’avait pas réussit à le joindre. Son cœur se serrait à l’idée qu’il puisse être parti volontairement quelque part sans le prévenir. Tennessee se baladait dans le quartier de la gare, décidé à soigner sa déprime avec de la mal bouffe. Installé au mcdo, il croisa une fille bien trop bavarde de la faculté. Elle en pinçait pour lui et était sa première source de notifications sur Facebook. Sans qu'il ne puisse rien faire, elle s’installa en face de lui.

« Oh Tennessee ça faisait longtemps »

« Ouais … »

« Ca va ? »

« Nan »

« Pourquoi ? »

Il trouva alors l’occasion de se débarrasser d’elle directement :

« J’ai perdu mon copain »

« Oh, vous avez rompu ? Mais, je savais pas que tu étais … »

« Gay ? Complètement. Jusqu’à l’os. Depuis ma naissance jusqu’à ma mort. Je suis une cause perdue, personne ne peut rien pour moi »

Ou comment se débarrasser d’une fille un peu trop insistante et il finit par soupirer

« Nan on a pas rompu, j’l’ai perdu. Il est sorti et a disparu. Pouf »

« Oh bah il ressemble à quoi ? »

« Plus grand que moi, veste en cuir marque Diesel, yeux foncés, cheveux noirs un peu coiffés en arrière, et généralement l’air de subir chaque seconde de sa vie. »

« Avec une chevalière ? »

Tennessee sursauta presque. Comment pouvait-elle savoir ?

« J’l’ai vu ce matin »

« Où ? Quand ? Comment ? Il allait bien ? »

« A la boulangerie, je suis vendeuse là-bas. Tu sais c’est pas facile de se payer un logement, toi tu vis chez ta grand-mère mais moi j’ai un chat à nourrir. Et puis c’est bientôt le nouvel an, j’aimerais me payer des billets pour … »

Tennessee s’était redressé pour secouer la bavarde. Qu’est-ce qu’il s’en foutait de ses histoires d’argent. Il voulait savoir où était son vampire.

« MAIS JE M’EN TAPE ! PARLE MOI D’ENZO »

« Mais c’est qui Enzo ? »

« MON COPAIN ESPÈCE DE DEMEURÉE ! »

« Ah bah oui, t’es pas obligé d’être méchant. Puis lâche-moi »

Tennessee se calma et la lâcha, se rasseyant à sa place, pressé d’entendre la suite.

« Bah il est venu à la boulangerie vers 10.50, il avait l’air plutôt content, pas du tout l’air de subir chaque seconde de sa vie »

« Oui ça c’est parce qu’on a ***** toute la nuit »

La pudeur ? Nan Tennessee ne connaissait pas. La fille rougit d’ailleurs et son interlocuteur l’invita à continuer.

« Bah il a pris genre 14 pains au chocolat et autant de croissants »

« Je m’en fous de sa commande, qu’est-ce qu’il s’est passé après ? »

« Oh ça va. Il est sortit et était occupé sur son portable. J’ai pas bien fait attention mais je crois qu’il s’est embrouillé avec des mecs avant d’aller dans une voiture. Il avait même fait tomber son portable et son sachet un des types les a ramassé. La voiture c’était une chevrolet noire, je le sais je veux la même c’est pour ça que je bosse à la boulangerie »

Le cœur de Tennessee ne fit qu’un bon. Enzo avait des problèmes et l’autre avait mis six ans pour lui dire. Il se mit à la secouer de nouveau hurlant presque

« POURQUOI TU M’AS PAS DIT DIRECTEMENT QU’IL S’EST FAIT KIDNAPPE ESPECE DE DEBILE ? POURQUOI T’AS PAS APPELE LES FLICS ? »

« J’en sais rien, c’était juste une petite embrouille, on kidnappe pas quelqu’un en plein jour. »

Sauf que Tennessee était déjà parti, abandonnant son repas à peine entamé et la source de ses informations qui avait le même air que Dory dans Némo. Il s'inquiétait à juste titre puisqu'il savait tous les ennuis qu'Enzo avait pu avoir avec l'Augustine et les gens en général. Il se rendait à la boulangerie, espérant y découvrir quoique ce soit qui pouvait l'aider, priant de toute son âme que les scientifiques fous n'avaient pas remis la main sur l'homme qu'il aimait.

Tennessee arriva devant la boulangerie mais, elle était fermée, normal vu l'heure. De rage, il frappa contre le mur avant de le regretter immédiatement, ses os le faisant souffrir. Dire que s'il s'était réveillé plus tôt, Enzo serait peut être encore avec lui. Histoire d'en apprendre un peu plus, il demanda aux gens qui habitaient dans les environs s'ils avaient vu la bagarre. Deux voisins lui répondirent positivement, lui donnant assez peu d'informations sur la voiture et les hommes dedans. La seule chose reconnaissable était un double éclat dans la vitre arrière. Ce n'était pas grand chose mais, c'était déjà pas mal. Il n'avait plus qu'à fouiller toute les voitures de l'état, voire du pays, ça irait vite n’est-ce pas.

Pendant la nuit, il ne réussit pas à dormir, trop inquiet pour son nouvel amour. Du coup, il appela tous ses contacts pour chercher des infos. Son ancien dealer lui dit qu'il avait fournit de l'hero a un prof de l'université dont la voiture correspondait à sa description. Le lendemain il était à l'université à fouiller toutes les voitures des profs jusqu'à trouver enfin l'objet de tous les délits. Lorsque les regards n'étaient plus fixé sur lui, il cassa la vitre et entra rapidement dans la voiture. Directement il sentit le parfum d'Enzo à l'arrière. Les larmes lui montèrent aux yeux, l'Augustine, son vampire amoureux, un prof de bio, tout ça lui fendait le cœur tant il avait peur pour lui.

Il trouva dans la boîte a gant un carnet avec des codes. Ce ne fut pas bien compliqué pour lui de comprendre que c'était la numérotation de locaux de l'université. Il les fit tous, l'un après l'autre, fouillant chaque détail pour trouver un passage secret ou quoi que ce soit. Au final, alors qu'il croyait avoir simplement trouvé un horaire de cours, il força un tiroir et trouva un épais livre manuscrit décrivant des expériences sur les vampires. Ce fut horrible pour lui de lire ça, imaginant à chaque fois Enzo dans la situation. À la fin, un chapitre était dédié aux sujets, des noms aux numéros, aux âges. Lorsqu'il lu « Lorenzo Melatoni », il se mit à pleurer comme un enfant, ne supportant pas la vérité bien trop dure. Son copain était sans doute en train de se faire disséquer vivant parce qu’il ne s’était pas levé assez tôt. Non, c’était stupide. Si l’Augustine avait voulu remettre la main dessus, il n’aurait pas eu besoin de lui demander son avis.

N’ayant ni le temps, ni le courage pour continuer la lecture, il cacha le livre dans une de ses planques d’ex-camé. En sortant du bureau, se mêlant à la foule d’étudiants, Tennessee échafauda un plan pour trouver et sauver Enzo. Plus de temps auraient été nécessaire pour que tout se passe correctement mais, il ne voulait pas attendre. Chaque seconde que son copain passait dans cet endroit le faisait culpabiliser comme s’il était son tortionnaire. Son plan avait comme première étape de simuler une morsure de vampire. Une seringue qu’il fit tourner dans la plaie à son bras permis de simuler les traces des crocs. Il n’allait pas se triturer le cou, ça serait quand même con de mourir comme ça. Ensuite, il s’installa près de la voiture qu’il avait lui-même fracturé, se couchant à moitié sur la carrosserie.

Il n’eut pas à attendre bien longtemps dans cette position. Rapidement, le propriétaire arriva, paniqué.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

« Hein ? »

L’homme vint s’accroupir en face de Tennessee. C’était un professeur d’anatomie humaine (et vampirique visiblement) qui semblait croire à la fausse attaque de vampire. C’était assez facile pour le jeune homme, il avait simplement pris un rail d’héroïne. Oui, il n’aurait pas du mais, il y avait peu de différence entre un état de choc et un état de défonce opiesque. Résultat, le type le ramena dans son propre bureau alors que l’acteur expliquait difficilement qu’un homme fouillait dans la voiture avant de l’assommer et de le mordre. N’étant pas censé être au courant de l’existence des surnaturels, il bégayait, hésitait sur ses mots comme s’il craignait de passer pour un fou. Résultat, il fut d’une crédibilité hors du commun. Le type passa une heure à lui parler des vampires quant au jeune étudiant, il fit celui qui n’y croyais pas et qui ne voulait pas avoir d’ennuis.
Son plan marcha et, pour le convaincre de la véracité de ses paroles, le docteur l’emmena dans les installations de l’Augustine, voulant montrer la puissance de l’organisation et la recréer.

« Nous n’avons plus assez de membres depuis un léger incident »

« Ah ? »

Tennessee écoutait attentivement et compris que l’incident c’était la fuite d’Enzo et de ses amis. Ainsi donc l’Augustine recrutait. Sauf que Tennessee n’était pas de ce genre, il voulait sauver son amant, un point c’est tout. L’endroit où ils arrivèrent était horrible à voir. De vieux barreaux en fer rouillés, de véritables cages où trois hommes et deux femmes reposaient, chacun la sienne.
Rapidement, il repéra Enzo et du lutter tellement fort pour ne pas pleurer. Son copain était allongé sur le sol, visiblement inconscient, du sang qui sortait de sa bouche, le visage creusé, l’air d’un cadavre respirant à peine. Avait-il vraiment enduré ça pendant plus de cinquante ans ?

« Voici les monstres »

Tennessee ne répondit pas et fit semblant de regarder partout alors que tout son esprit était concentré sur son amoureux. Au final, il s’appuya dos au barreau d’Enzo pour discuter avec le scientifique et parla un peu plus fort, essayant désespérément de le réveiller.

« Je ne croyais pas que c’était possible. Ils sont vraiment si cruels ? Mais, vous leur faite quoi ? »

Alors que le docteur expliquait, Tennessee sortit un petit couteau de sa poche arrière et s’entaillait les veines des deux poignets. Rapidement, le sang coula le long des barreaux et sur le sol. Il ne pouvait pas vraiment nourrir Enzo autrement. Quand il sentit qu’il n’avait plus assez de temps, il arreta, mettant les mains dans les poches de son jeans pour cacher les plaies encore ouvertes et douloureuses.

« Il faut qu’on discute de ton cas, l’Augustine a besoin de jeunes membres »

Tennessee hocha la tête et suivit le docteur dans une autre salle. Avant de quitter cet enfer, il tourna la tête vers Enzo qui se relevait difficilement. Il murmura un « je t’aime », qui ne serait entendu que par son vampire.

Pendant dix minutes, il resta assis sur une table à écouter un psychopathe parler de dissections. Ses plaies avaient cicatrisées mais il garda les mains dans ses poches. L’héroïne l’avait empêché d’avoir trop mal et devrait également passé dans le sang offert au vampire, calmant la douleur. Le problème était qu’il était coincé avec le prof, son plan n’avait pas de suite et il ne pouvait pas coopérer. L'effroi le tenait d'une main de fer. Imaginer Enzo ici comme un simple cobaye le révulsait. Savoir que Damon l'y avait abandonné le rendait fou de rage. Lorsqu’il se retrouva seul dans la pièce, il chercha vite une échappatoire sans en retrouver. Le tortionnaire revint avec un vampire tenu … en laisse.

« Qu’est-ce que … », bégaya Tennessee

« Histoire de vérifier que tu es bien des nôtres »

Avant qu’il ne puisse bouger, le vampire lui demanda s’il mentait. Tennessee fut obligé de répondre oui. Quant à la question sur sa présence ici, il répondit dans un soupir de désespoir qu’il voulait sauver Enzo. A la question pourquoi, il expliqua simplement qu’il l’aimait.

Résultat des comptes, il fut ramené dans la pièce des cellule, le visage callé contre les barreaux de celle d’Enzo qui essayait de se relever difficilement.

« C’est celui-là que tu veux ? N’essaye même pas de mentir l’hypnose t’en empêchera. »

« Oui »

« Il te manipule »

« Non. Vous en connaissez beaucoup vous des monstres sans cœur qui pleurnichent quand ils disent je t’aime pour la première fois ? »

« Tu ne te rends pas compte de ce dont il est capable
»

Cette fois Tennessee s’énerva, se défit de l’étreinte du scientifique et se retourna vers lui.

« C’est vous qui ne vous vous rendez pas compte ! Vous torturez des gens innocents. Enzo n’a rien fait »

Oui, c’était peut-être un peu exagéré que de présenter son amant comme le plus innocent des innocents mais, aux yeux de Tennessee c’était la vérité.

« On ne touche pas aux humains, tu vas tout oublier et partir d’ici … »

« NON ! Pas sans Enzo »

« Tu es pathétique et aveugle tu vas faire ce qu’on te dit gamin ou tu finiras en repas pour ces créatures »

« J’m’en fous, je reste avec lui. Sans lui, je ne suis qu’un petit camé de merde, un minable qui n’existe que pour une poudre blanche, un objet. Mais, lui a réussit à me voir comme une personne. Peut-être que c’est grâce à vos méthodes. Il a été le seul à voir que je souffrais et que ma vie n’avait plus le moindre intérêt. Elle n’en n’a toujours aucun sans lui. J’vais peut-être mourir ici, mais c’est mieux que de vivre comme un lâche, tentant tout pour oublier celui qui, bien plus vite que Dieu ne créa l’Univers, a fait de moi une véritable personne. Donc, je reste avec Enzo, ce n’est pas un monstre, c’est un homme, un être humain bien plus puissant que vous, bien plus profond et complexe. Sauf que vous êtes trop cons pour voir votre propre cruauté. Le monstre n’existe que dans le regard de celui qui le voit mais, l’horreur, elle, est bien réelle. Et tout ceci, c’est la meilleure définition de ce mot. Alors, tuez-moi, je m’en contre fou »

Il avait craché les derniers mots avec une haine hors du commun, ne supportant pas de voir Enzo. Son cœur battait à toute allure, comprenant que c’était la fin. Il se retourna donc vers Enzo et lui sourit :

« Je t’aime mon amour. Et celle-là et elle est pour toi »

D’un coup, il se retourna et infligea une droite de toutes ses forces d’héroïnomane au docteur avant d’essayer d’ouvrir la cellule de son vampire. Cherchant à toute vitesse un mécanisme pour l’ouvrir. Sauf qu’un autre homme arriva et le petit humain pris de nombreux coups avant d’être jeté dans la cellule juste à côté de celle de son amant. Directement, il n’eut qu’un réflexe, aller vers les barreaux qui les séparait, le toucher une dernière fois. Les tortionnaires firent entrer tous les autres vampires, sauf le sien, dans sa cellule. Et là Tennessee trembla sachant que c’est la fin. Il se recula dans le fond, voyant les vampires assoiffés montrer crocs et veines violacées sous les yeux. Déterminé, il fixa le scientifique dans les yeux

« Ca reste plus agréable que d’être complice de vos massacres en partant d’ici sans Enzo »

Il se tourna ensuite vers son homme qui devait presque plus paniquer que lui. Il sourit un peu alors qu’une larme coulait sur son visage :

« Je t’avais dit que je ne t’abandonnerais pas mais, j’ai pas réussit à empêcher qu’on te fasse du mal, je suis désolé bébé »

Ses mots étaient sincères malgré la situation. Il avait fait tout ce qu’il pouvait mais, pas assez bien visiblement. Il garda son regard mordoré sur son amant alors que les vampires approchaient, choisissant, de par cet acte, une dernière vision avant la mort, abandonnant simplement. Tout ce qu'il voulait, c'était tenir la main de son copain avant de passer de l'autre côté de la tombe. Tennessee tendit donc la main à travers les barreaux, le suppliant ainsi de ne pas l'abandonner à son tour, de rester avec lui jusqu'à la fin du chapitre.

© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 23 Nov - 4:53


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark





PDV Omniscient

Quelques heures avaient passé depuis l'épisode de la boulangerie et c'est en plein après-midi que Lorenzo Melanoti ouvrit les yeux, sentant sa nuque lui faire mal. Il n'eut pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre d'où cela venait, Damon le lui avait fait une fois, quelqu'un lui avait brisé la nuque, le rendant ainsi totalement vulnérable. Ce n'est qu'au moment où ses yeux s'ouvrirent entièrement et où son odorat revint à la normal que les questions d'Enzo firent place à la peur. Réagissant au quart de tour, le vampire recula jusqu'à sentir un mur dans son dos. Il dû cligner des yeux un long moment, ne croyant pas à ce qu'il voyait. Ces barreaux ne lui étaient que trop familiers tout comme l'odeur de médicament écoeurante qui sortait du fond du couloir. A présent terrifié, il tourna la tête vers la cage d'à côté et croisa le regard éteint d'un autre vampire, inconnu. Son visage était recouvert de sang, sûrement le sien et ses vêtements étaient en lambeaux. Sur le sol, un petit gobelet vide attendait impatiemment d'être rempli de la ration de sang quotidienne. Le corps entier de Lorenzo se mit à trembler, son pire cauchemar se réalisait...Il était de retour dans les locaux de l'organisation Augustine.

Il aurait voulu crier, pleurer, hurler ou appeler à l'aide mais il connaissait par cœur le problème, rien de ceci ne servait. Un coup d'oeil à ses poignets le fit grogner, deux gros menottes le tenaient fermement, recouvertes de verveine. Il pouvait sentir leur brûlure profondément dans sa peau et se contenta de rester assis, préférant ne faire aucun geste brusque tant qu'il n'avait pas une idée précise de qui le tenait ainsi. Un instant, il pensa à Tennessee. Quand il était parti, il dormait encore mais quelle heure était-il à présent ? Intérieurement, Enzo pria pour qu'il ne le cherche pas, Augustine était bien trop dangeureuse pour lui, il n'était qu'humain après tout. En plus de ses inquiétudes pour Tennessee, le vampire ne pouvait s'empêcher de penser à l'injustice de ce qui leur arrivait. Quelques heures avant, il était heureux, pour la première fois de sa vie. Il avait enfin réussi à aimer quelqu'un qui l'aimait en retour et encore une fois, on lui volait sa vie. Cette fois ci, les 50 années risquaient d'être très longues. Il n'avait même pas pu lui dire aurevoir...


Quand la porte d'entrée claqua, Lorenzo ne sursauta même pas, dans ses pensées. Il savait exactement ce qu'il faisait ici et ce qui l'attendait et contrairement aux autres vampires qui gémissaient de douleur physiques et morales, lui, s'était résigné à une longue souffrance, une fois de plus. Pourquoi le destin s'acharnait-il à ce point ?

Scientifique – C'est un plaisir de vous revoir...12144.


En reconnaissant le numéro par lequel il avait été appelé pendant plus de 50 ans, Enzo releva doucement la tête, tombant nez à nez avec un homme blond, plutôt bien de sa personne, en blouse de scientifique. Il ne lui fallu pas longtemps pour discerner son tortionnaire en chef, celui qui prenait visiblement en charge son traitement. A son époque, on laissait ce travail au professeur Whitmore, un expert dans ce domaine. Le visage d'Enzo ne laissait passer aucune émotion, réfléchissant au meilleur moyen de se débarasser de ce type et de s'échapper. Inutile de compte sur les vampires autour de lui, ils étaient tous dans un état second, assoiffé et torturé, jours après jours. Lorenzo ne put s'empêcher d'avoir un haut le cœur en repensant à ce qu'il avait vécu. Tout recommençait, il était seul, livré au Diable en personne et il ne pouvait rien faire, se sentant étrangement faible. L'homme devant la cage appela quatre personnes à sa suite pour l'encadrer tandis qu'il ouvrait la cage. L'un des hommes visa Enzo avec un fusil...Et tira une fléchette de verveine juste dans son épaule ce qui arracha un gémissement de douleur au vampire.

Docteur Wes – Oh j'allais presque oublier, je suis le professeur Wes. Tu as certainement dû m'oublier, la dernière fois que je t'ai vu, je n'étais qu'un gamin. Il y a quelques années, j'ai reprit les expériences de mes prédécesseurs et je vois que mon meilleur sujet est maintenant parmi nous. Emmenez-le.

Les quatre hommes levèrent Enzo qui sentit sa tête tourner. Ses jambes le tenaient à peine, ce n'était pas uniquement la verveine, il devait y avoir autre chose. Un coup d'oeil à son bras suffit à repérer la trace d'une seringue. On lui avait pompé le sang pour l'affaiblir, voilà pourquoi il était à peine capable de marcher. Bien obligé, Lorenzo se laissa faire mais son corps fut prit de spasms quand il arriva dans la salle d'expérience...Il la connaissait si bien. Il avait rencontré Damon ici mais avait surtout connu ses plus grandes souffrances physiques. Cette salle était son enfer personnel, y retourner lui faisait l'effet d'un véritable cauchemar. Malheureusement, il ne put rien y faire, incapable de bouger les bras. Attaché par des liens recouverts de verveine sur la table d'opération, Enzo tourna la tête et cru voir Tennessee à ses côtés, lui promettant que tout irait bien, que personne ne lui ferait de mal. La verveine combiné au manque de sang lui faisait avoir des hallucinations mais il ne pouvait s'empêcher de sourire, se sentant aux côtés de l'homme qu'il aimait. Une larme coula de son œil..Tout espoir avait disparu.


L'expérience de cette fois ci portait sur les reconstructions faciales, un sujet qui visiblement fascinnait les scientifiques...Mais croyez moi, au vu des cris de douleur ou plutôt des hurlements d'Enzo, vampire supportant pourtant bien la douleur, il n'y avait absolument rien de fascinnant...L'expérience dura plusieurs heures et au bout de celles ci, enfin, le pauvre Lorenzo fut ramené dans sa cellule..Ou plutôt balancé à l'intérieur. Il s'écroula à terre et les hommes de main d'Augustine n'eurent aucun mal à lui remettre ses menottes, le laissant à moitié mort sur le sol froid de sa cellule. Les douleurs lui faisaient littéralement perdre la tête et pourtant Lorenzo tentait, de toutes ses forces, de résister et de garder le visage de Tennessee en tête mais plus les minutes passaient plus le visage de son amant s'effacait, laissant place à la désolation, l'enfer et l'éternel recommencement d'une douleur extrême.


Epuisé, Enzo tenta de respirer tant bien que mal, sentant ses poumons se remettre doucement des mauvais traitement infligés. Levant les yeux au plafond, Lorenzo sentit une tristesse immense le parcourir de part en part, serrant son cœur, lui faisant bien plus mal que ce qu'il venait de subir. Il ne verrait plus jamais Tennessee, il l'avait perdu comme il avait perdu Magie et quand il sortirait d'ici, il sera vieux, avec une longue et belle vie derrière lui. Ou peut être ne résistera-t-il pas à l'appel de la drogue ? Le vampire ne pouvait plus rien faire. Il ne pouvait pas l'aider à résister à son addiction, il ne pouvait pas le revoir, il ne pouvait plus sentir son corps contre le sien, admirer ses yeux pendant de longs instants ou sentir son parfum en le serrant contre lui...Son parfum...Les larmes de Lorenzo continuèrent de couler, toujours plus intenses, c'était tellement douloureux...Il y avait cru. Il avait cru au bonheur, à l'amour,  à toutes ces conneries auxquelles il avait renoncé avant ça. Tennessee lui avait fait voir la vie différemment, il lui avait appris à aimer et lui avait donné une raison d'exister. Qu'était-il sans lui ? Les yeux levés vers le plafond, il se rappelait de chaque moment, de chaque parcelles de son corps, de chacune de ses mimiques, de chacune de ses expressions stupides ou de son rire...De son sourire...

Enzo – J'ai essayé Ten... J'ai vraiment essayé...

Si au début, Enzo avait réfléchi à un plan pour sortir d'ici, la douleur et la vision d'horreur des autres vampires là depuis trop longtemps ne lui montraient que ce qu'il savait déjà parfaitement. On ne s'échappe pas d'Augustine, lui même avait été autorisé à sortir pour tuer son meilleur ami...Il n'avait jamais pu s'échapper réellement. Tout espoir lui semblait vain et chacune de ses pensées étaient dirigées vers Tennessee...Tout ce qu'il pouvait espérer pour lui à cet instant était une belle vie, heureuse... Il aurait tellement voulu le serrer dans ses bras une fois encore...

Enzo – Je t'aime...

La fin du dernier mot se fit presque en chuchotant tant Enzo était faible. Une dernière larme coula de sa joue, faisant disparaître avec elle la vie qu'il avait imaginé, une vie de bonheur, tout simplement...A présent une éternité de souffrance se dressait devant lui...C'était fini.

« Pourquoi doit-on payer le prix de nous aimer ? »

Le lendemain...

Les heures qui suivirent se ressemblèrent pour Lorenzo. L'organisation le laissa tranquille toute la matinée, lui donnant sa ration de sang quotidienne mais à une certaine heure, les expériences reprirent, toutes plus douloureuses les unes que les autres. Le corps entier de Lorenzo lui paraissait comme un immense brasier, il pouvait à peine bouger et ses tortionnaires, visiblement d'humeur légère, décidèrent de l'attacher debout cette fois, par les menottes au poignet. Enzo sentit que les menottes n'avaient plus de verveine mais de toute façon, peu importe, il n'avait pas assez de force pour garder les yeux ouverts, comment aurait-il pu espérer s'échapper ? Le pauvre vampire resta là des heures, debout, crachant du sang à s'en exploser les poumons. Il n'avait plus aucune conscience du temps, résigné à rester là pour un nombre d'année incalculable. Ainsi, quand le docteur Wes entra à nouveau dans le bloc réservé aux cellules, Enzo ne s'étonna même plus, attendant juste de recevoir son traitement. Il aurait voulu mourir mais même ça, il ne le pouvait pas. Il tenta d'ouvrir les yeux pour voir son bourreau et pu discerner deux silhouettes mais impossible d'en voir plus. Un haut le cœur le secoua, son état était de pire en pire, expériences après expériences.


« Voici les monstres »

La voix du docteur Wes fit ouvrir les yeux de Lorenzo, il y voyait toujours flou mais la petite silhouette à côté de son bourreau ne pouvait que lui rappeler Tennessee qui faisait à peu près cette taille. Tennessee....Où était-il à présent ? Enzo aurait bien voulu l'imaginer heureux, à refaire sa vie, à l'imaginer parti, tout simplement mais même ça, il n'en était pour l'instant pas capable. Il n'était après tout parti que la veille mais le temps lui semblait différent...Il avait l'impression d'avoir souffert des années. En voyant le plus petit des deux s'adosser contre sa cage, le vampire ne put s'empêcher d'être curieux. Quel genre d'hommes s'adosserait contre la cage d'un vampire, même affaibli ? Ne risquait-il donc rien ?

« Je ne croyais pas que c’était possible. Ils sont vraiment si cruels ? Mais, vous leur faite quoi ? »

Le cœur de Lorenzo fit un bon spectaculaire, le réveillant complètement. Si la silhouette était encore difficile à discerner, l'ouie d'Enzo restait plutôt bonne et cette voix...C'était celle de Tennessee, il n'avait aucun doute là dessus. Il était là, devant lui, à quelques mètres seulement...Enzo pouvait sentir son parfum d'ici, il n'en revenait pas. Trop faible pour se poser des questions, il vit pourtant son amant s'ouvrir les veines contre les barreaux, laissant le sang couler à l'intérieur de la cage. Alors ça non plus, il n'en revenait pas. Sûrement était-il en train de rêver ou d'halluciner, une fois de plus. Tentant de se redresser correctement, sur ses pieds, Lorenzo vit le docteur Wes emmener son homme plus loin alors même que le vampire tentait de tendre sa main vers lui..Ou plutôt l'un de ses doigts vu son manque de force. Pourtant, alors qu'il se pensait au plus bas de sa forme, Enzo entendit clairement la voix de Tennessee qui murmurait « Je t'aime » en le regardant. Peut être qu'il pouvait y arriver finalement. Revoir Tennessee lui avait fait l'effet d'un électrochoc et même s'il ne pouvait pas sortir pour le moment, son homme lui avait donné l'opportunité de reprendre des forces. Avec un coup sec, Enzo parvint à décrocher ses menottes du mur et tomba à genoux sur le sol de la cage. Bon sang ce qu'il pouvait se sentir faible.

A quatre pattes, littéralement, Enzo arriva devant les barreaux encore ensanglanté et n'eut pas d'atres choix que de boire le sang sur les fameux barreaux. L'effet était incroyable et Enzo reconnaissait clairement le goût de la drogue dans son sang. Bon, ce n'était pas de la grande qualité mais on allait faire avec. Un jour, Tennessee lui avait expliqué que l'héroine lui faisait oublier toute douleur physique. Il était maintenant temps de faire ses preuves. Ayant bu jusqu'à la moindre goutte, Enzo se recula en vitesse en entendant la porte se rouvrir de nouveau, se calant contre le mur. Le docteur Wes tenait son homme par la nuque, Lorenzo sentit une haine sourde monter en lui mais ce n'était pas encore le bon moment. Le scientifique plaqua le visage du beau Tennessee contre la cage, Enzo tenta de se mettre sur ses pieds pour venir l'aider mais rien à faire, il était encore trop faible. Le sang de Ten lui avait permit de soulager légèrement les plus grosses blessures mais il était encore très faible. L'échange verbal qui suivit fut dur à suivre pour Enzo mais entendre son amant se défendre ansi, le défendre et garder toute sa force le rendait fier. Et également très inquiet. Subir toutes ses tortures n'était rien comparé au fait de voir Ten en subir ne serait-ce que le quart.

« J’m’en fous, je reste avec lui. Sans lui, je ne suis qu’un petit camé de merde, un minable qui n’existe que pour une poudre blanche, un objet. Mais, lui a réussit à me voir comme une personne. Peut-être que c’est grâce à vos méthodes. Il a été le seul à voir que je souffrais et que ma vie n’avait plus le moindre intérêt. Elle n’en n’a toujours aucun sans lui. J’vais peut-être mourir ici, mais c’est mieux que de vivre comme un lâche, tentant tout pour oublier celui qui, bien plus vite que Dieu ne créa l’Univers, a fait de moi une véritable personne. Donc, je reste avec Enzo, ce n’est pas un monstre, c’est un homme, un être humain bien plus puissant que vous, bien plus profond et complexe. Sauf que vous êtes trop cons pour voir votre propre cruauté. Le monstre n’existe que dans le regard de celui qui le voit mais, l’horreur, elle, est bien réelle. Et tout ceci, c’est la meilleure définition de ce mot. Alors, tuez-moi, je m’en contre fou »

Les paroles de Tennessee résonnèrent dans la tête d'Enzo qui sentit ses muscles se détendre et ses sens de vampires se réveiller. Il ne pouvait pas permettre qu'on fasse du mal à Tennessee et encore une fois, son homme lui en donnait la preuve. Il se battait pour lui. Aussi fou que cela puisse paraître, Tennessee Williams se battait pour Lorenzo Melanoti.

« Until the day I die...I'll fight for you... »

« Je t’aime mon amour. Et celle-là et elle est pour toi »

Mon dieu si Enzo avait pu prendre son homme dans ses bras à ce moment précis, nul doute que leur échange n'aurait jamais été aussi passionné qu'à ce moment précis. La droite que Tennessee envoya dans le visage de son bourreau le motiva, une fois de plus, encore plus. Il eut assez de force pour venir à l'entrée de la cage alors que son amant tentait d'ouvrir sa cage. Tant bien que mal, il voulu aider mais en se concentrant sur le verrou, les deux hommes n'avaient pas vu la menace qui arrivait.

Enzo – Ten attention !!

Un autre attrapa Tennessee et le balança à l'intérieur de la cage d'à côté et à partir de ce moment, tout alla très vite. Les scientifiques firent entrer, dans la même cage que Tennessee, une armée de vampires assoiffés, littéralement. Tennessee ne ferait pas long feu et Enzo ne pouvait rien faire, il était encore dans sa cage. Affolé, il jeta un regard à l'homme qu'il aimait, recroquevillé au fond de la cage, provoquant pourtant le docteur Wes...Son joli visage avait prit de sacrés coups et du sang coulait de son nez. Tennessee tourna enfin sa tête vers Enzo qui n'avait pas eu le temps de réagir depuis le début. Souriant, une larme coulait sur sa joue, serrant le cœur d'Enzo comme jamais. Voir Tennessee en danger était le pire de ce qu'on pouvait lui infliger, il ne pouvait pas laisser ça, il devait réagir !

« Je t’avais dit que je ne t’abandonnerais pas mais, j’ai pas réussit à empêcher qu’on te fasse du mal, je suis désolé bébé »

Les mots de Tennessee lui firent un mal de chien...Il le voyait dans ses yeux, son homme était sûr de sa fin. Il ne pouvait pas en être ainsi ! Assis tout prêt des barreaux, il tendit la main vers Enzo, le suppliant de ne pas l'abandonner. Cette vision d'horreur fit réagir tous les sens de Lorenzo et sans réfléchir, tentant une manœuvre désespéré, le vampire bondit sur la main de Tennessee qui dépassait de son côté, mordant dedans comme si sa vie en dépendait, buvant tout le sang qu'il pouvait en un temps record. Evidemment, Tennessee n'avait pas vu ça de cette façon mais si c'était leur dernière chance de survivre, Enzo se devait de la tenter. Jamais il ne pourrait laisser Tennessee en danger...C'était inconcevable. Motivé par une adrénaline absolument dingue, Enzo envoya valser la porte de sa cellule, plantant tout ce qu'il pouvait trouver dans le corps de ceux qui se mettaient en travers de son chemin, provoquant une véritable boucherie. Un cri le fit réagir, Tennessee était attaqué ! Il entra dans la cage et vira, un par un, les vampires qui s'en prenaient à son homme, en décapitant un ou deux et arrachant le cœur des autres.

Enzo – Tennessee !!

Même s'il était allé aussi vite que possible, un vampire était en train de mordre son homme ! Les restes d'une table suffirent pour lui transpercer le cœur, il s'écroula, mort, et Enzo lâcha tout pour courir auprès de Tennessee qui s'était, lui aussi, écroulé par terre, baignant dans une mare de sang. Paniqué, Lorenzo mordit son poignet pour lui faire boire son sang, il fallait le guérir ! Mais Tennessee ne répondait plus, devenant de plus en plus blanc. Enzo le prit dans ses bras, tentant de le faire réagir.

Enzo – Bois ça Ten bordel ! Reste avec moi ! Reste avec moi putain !!

Deux gouttes à peine coulèrent dans la bouche de Tennessee mais rien à faire, il ne buvait pas. Les yeux de Lorenzo se remplirent de larmes, incapable de capter le moindre regard de l'homme qu'il aimait...Il était en train de partir, sa blessure au coup et à la poitrine faisant disparaître toute essence de vie de son organisme déjà fragile.

Enzo – Tu peux pas me laisser maintenant, t'as pas le droit ! Ten réveille toi !! Pitié réveille toi, tu peux pas partir, ça peut pas finir comme ça !!

Les secondes passaient...Et Tennessee ne répondait pas...L'inquiétude fit place au désespoir, Enzo hurla...Il hurla si fort que son hurlement se brisa et ses sanglots tombèrent sur le visage de son amant...Son aimé...

Enzo – Tennessee je t'aime putain.......

La douleur intérieur était tellement forte qu'Enzo était certain de ne jamais avoir souffert autant, hurlant, seul être « vivant » au milieu d'une vingtaine de cadavre...Dont celui de l'homme pour qui il aurait tout donné. L'homme qui n'avait pas voulu le laisser tomber, qui était resté à ses côtés, qui s'était battu pour lui...Pourquoi la vie avait-elle choisi de le lui enlever ? C'était injuste ! Il ne devait pas mourir ! Enzo avait tout donné, jusqu'à ses dernières forces pour le sauver et il avait échoué...La vérité lui brisait le cœur, rien ne pouvait lui faire plus mal. La veille, quand Augustine l'avait attrapé, il s'était dit que rien ne pouvait être pire mais dans un coin de sa tête, au moins, Tennessee était en sécurité. Et aujourd'hui...Il tenait son cadavre entre ses bras, le serrant de toutes ses forces, le front posé contre le sien, pleurant à chaude larmes sur le corps de celui qu'il aimait tellement. Il ne pouvait se résigner à le laisser là. Doucement, il se releva, portant son homme dans ses bras...C'était horrible. Il était quasiment sûr d'éteindre ses émotions une fois tout ça fini tant la douleur lui semblait insurmontable. Ses jambes tremblaient, ses larmes coulaient sans vouloir s'arrêter, le monde semblait s'être arrêté...Comment peut-on subir une telle souffrance ?

Rassemblant tout son courage, Enzo parvint à sortir de l'organisation et posa l'homme de sa vie sur l'herbe, remettant l'une de ses mèches de cheveux comme s'il dormait. Il avait du mal à se rendre compte de ce qu'il venait de se passer...Son ange, bien que blessé depuis lontemps, venait de rendre ses ailes, devant lui...Et il n'avais pas pu le sauver...Enzo contrôla un haut le cœur plus puissant que les autres, il avait l'impression de mourir avec lui...Et franchement, à ce moment précis, c'est tout ce qu'il voulait. Il releva la tête vers les locaux d'Augustine...Il avait une dernière chose à faire avant de quitter ce cauchemar qui venait de lui ôter la seule personne qui avait le pouvoir de le rendre heureux.

En quelques instants, Enzo avait fait le tour du bâtiment, animé d'une rage qu'il n'avait jamais connu...Et quelques minutes plus tard, le feu dévorait les locaux. Ce même feu qui avait failli le tuer lors de l'évasion de Damon rendait justice pour ce qu'il avait perdu. Lorenzo resta un long moment ainsi, assis dans l'herbe, tenant Tennessee dans ses bras et regardant Augustine brûler devant lui. Il murmura, d'une voix sombre :

Enzo – Celle là...C'est pour nous deux mon amour...

Les flammes qui dévoraient le bâtiment brûlait dans les yeux de Lorenzo mais rien ne savait guérir son cœur déchiré. Jamais il ne reverrais Tennessee sourire ou se moquer de son incompétence à faire cuire des pattes. Jamais plus il ne sentirait son corps contre le sien, ne profiterait de ses baisers, ne toucherait sa peau, ses lèvres...Dire qu'une semaine exactement avant ça, Lorenzo avait sorti sa guitare à l'appartement et avait fait profiter Tennessee de ses talents. Le jeune homme l'avait regardé longtemps, les yeux brillants avant de l'embrasser fougueusement, admiratif . Il n'avait pas couché ensemble ce soir là, ils s'étaient contenté de dormir, serrés l'un contre l'autre dans une harmonie parfaite, bercé par la présence de l'autre à ses côtés.
Et aujourd'hui...C'était fini, Tennessee avait rendu son dernier souffle pour lui, que peut-il y avoir de pire ? Se relevant sans le lâcher, Enzo rentra à l'appartement, amenant son ange avec lui. Il ne savait pas ce qu'il devait faire. C'est ainsi qu'il installa Tennessee dans leur lit, espérant secrètement un miracle de type vampire...Mais il devait se rendre à l'évidence, il n'avait pas bu son sang, c'était impossible. Perdu, le vampire tourna longtemps dans l'appartement, ne pouvant se résoudre à considérer Tennessee mort. Il était si déterminé, si combatif...Il devait survivre !

Au bout de quelques heures, Lorenzo s'était rendu à l'évidence, c'était fini. Résigné à devoir enterrer l'homme de sa vie, le pauvre vampire prit son portable, encore une fois au bord des larmes. Il voulait appeler Damon, il ne pouvait pas faire ça tout seul. Il appela une fois...pas de réponse. Deux fois...Toujours pas. Pourquoi ce con n'est-il jamais là quand on a besoin de lui ? Enervé, Enzo balança son portable contre le mur à l'autre bout de la pièce. Bon sang, il était littéralement en train de péter les plombs. Jamais il ne tiendrait ainsi, sans Tennessee...Sans Tennessee...

« I lost who I am and I can't understand why my heart is so broken... »



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 23 Nov - 15:56

I Know You ...
Let Down Your Arms Give Up The Fight. One 21 Guns Throw Up Your Arms Into The Sky ... You And I Δ Green day.



Fin Du Chapitre Premier



Décrire ce que ressentait Tennessee en ce moment serait impossible même pour Freud. Il y avait de l’amour pour Enzo, de la peur à cause des vampires entrés dans sa cellule, de la peur à l’idée de ne pas avoir réussit à sauver celui qui était de l’autre côté de la barrière et à ce qui allait lui arriver, de l’anxiété face à une mort certaine et une grande tristesse. Peut-être qu’il ne connaissait pas Enzo depuis longtemps mais, les vampires disposaient d’un énorme pouvoir d’attraction et, cerner le personnage n’avait pas été bien difficile. Résultat, ils s’aimaient jusqu’à à la dernière seconde. Un instant, le regret s’empara de lui. S’il avait pris plus de temps pour préparer son plan, ça n’aurait peut-être pas été un tel fiasco.

Tennessee tendait la main à travers les barreaux, refusant de mourir seul. Sauf que l’effroi et la panique dans les yeux d’Enzo le poussèrent à agir bien différemment. Mourir main dans la main, c’était cliché, le vampire se contenta de sauter sur son bras, le mordant bien plus sauvagement qu’à son habitude, arrachant un cri de surprise au condamné qui ne comprenait pas sa réaction quasi animale. Les vampires étaient-il donc si instinctifs en situation de crise ? Avant la fin, il aurait largement préféré ne pas voir son copain avec un comportement bestial.

Le vampire se jeta ensuite sur la grille, l’arrachant presque d’un coup. Jamais il ne l’avait vu dans un tel état. Il l’avait vu souriant, amoureux, blessé, triste, déçu, hésitant, amusé et même ivre mais,  jamais enragé. L’humain aurait bien aimé admiré le spectacle mais, l’odeur du sang excita également les autres vampires qui sautèrent sur la seule source de sang qu’ils avaient vu depuis peut-être des années. Il ne put rien fait, impossible de se leurrer. Un coup directement porté au visage le fit s’écrouler sur le sol ensuite, il sentit les morsures sur son corps déjà affaibli. Ce fut tout simplement horrible et même l’héroïne ne put calmer la douleur. En à peine quelques secondes, Tennessee avait l’impression de ne plus être qu’une masse ensanglanté, sans forme, sans vie.

Son corps mourrait et son cerveau n’était pas d’accord, s’activant de tous les côtés, faisant défiler sa vie devant ses yeux. Elle n’avait d’ailleurs toujours aucun intérêt, d’une banalité à pleurer jusqu’à sa rencontre avec le vampire. Les surnaturels avaient complètement changé sa vie, le laissant entrer dans un monde qu’on ne pouvait voir qu’avec un certain regard. Dans les dernières tentatives de son cerveau qui commençait à manquer de sang, il y avait cette forte lumière, signe d’une grande activation dans le lobe occipital. Non, il n’était pas sur la route vers l’au-delà, il était sur la route vers la terre où il redeviendrait poussière.

Le sang coulait de plus en plus sur ses vêtements et sa peau, les vampires se comportaient comme des chiens enragés et mordaient sans cesse, déchirant la chaire et les muscles sans le moindre sentiment. Ses yeux se fermaient lentement et ses muscles se détendaient, signe que son corps cessait de résister. Son esprit et son inconscient rendirent également les armes jugeant la résistance inutile, laissant la douleur diffuse perdre en intensité et disparaître comme si son corps n’était plus. Tout ceci s’était en réalité passé très vite, à peine une dizaine de secondes. La mort l’avait pris dans ses bras pour une dernière danse avant de fermer définitivement ses yeux, effaçant d’un seul geste son existence dans ce monde. Une ombre passa sur son regard mordoré puis, ce fut l’oubli.

A peine quelques instants plutôt, il s’était senti agrippé, entendant des sons lointain, des voix sûrement. Mais, il ne comprenait rien et ne chercha pas à comprendre. Les sensations du monde autour étaient mortes avec lui, ne lui permettant pas de se rendre compte qu’on essayait de lui faire boire quelque chose qui pourrait le sauver. Si seulement la conscience ne l’avait pas abandonné si vite, il aurait pu avaler ces quelques perles de rubis. Aucune des tentatives conscientes d’Enzo ne réussit à faire entrer dans son corps meurtri le précieux remède à tous les mots.

Par contre, toutes les ouvertures sur son corps, toutes les déchirures sauvages de sa chaire laissaient couler des flots de sang jusqu’à ce que ses réserves s’épuisent, comme si son corps s’asséchait. Le vampire avait repassé son bras ouvert sur le corps du jeune homme dans le but de le tenir contre lui, couvrant à son tour de son propre sang béni. Ce liquide pu s’infiltrer à maintes reprises dans les artères où un mince flux continuait à circuler sous les battements ralentissant d’un cœur mourant, emportant le sang mort un peu partout jusqu’à ce que le cerveau ne donne plus d’ordres, que le cœur cessa de battre, se figeant après un dernier battement désespéré.


Début Du Chapitre Second

Le néant était un endroit intéressant. Le genre de sommeil dont on ne peut s’échapper alors qu’on est certain de rêver. Sauf que là, il n’y avait ni rêve, ni cauchemar, ni vision, aucune reconstruction cérébrale, juste des pensées qui divaguaient, quelques souvenirs aussi. L’un de ces souvenirs était sans doute le plus intense et le plus important de tous, sa mort. Oui, Tennessee était mort et, il avait mis un moment à le comprendre. Mais, s’il était mort, comment pouvait-il penser ? Peut-être qu’on avait téléchargé son esprit dans une clé USB High Tech ou qu’il était dans le coma dans un hôpital. Non, les comateux qui se réveillaient ne racontaient pas ce genre d’expérience. Alors, qu’est-ce que ça pouvait bien être. La réponse était dans son dernier souvenir qui défilait en boucle dans sa conscience après avoir longtemps été maintenant dans l’inconscient. Ces instants si précieux, c’était sa mort mais, avec toutes les sensations qui allaient avec, la douleur, la froideur du sang sur sa peau, l’odeur des cadavres, de leur précieux liquide qui coulait et du parfum d’Enzo. Oui, le vampire avait assisté à sa mort, tentant tout pour le maintenir en vie ou au moins lui offrir un retour. Ses mots, ses hurlements, ses gestes, son regard, tout marqua Tennessee au plus profond de lui. La réponse était là, il était en transition grâce à Enzo. Quant au vampire, il devait le croire passé au-delà de la tombe.

« Tu peux pas me laisser maintenant, t'as pas le droit ! Ten réveille toi !! Pitié réveille toi, tu peux pas partir, ça peut pas finir comme ça !! »

Ces phrases et surtout leur intonation le faisait frissonner mentalement malgré que c’était au moins la millième fois qu’elles repassaient. Le hurlement qui suivait lui donnait envie de pleurer toute sa mort.

« Tennessee je t'aime putain....... »

Ce fut les derniers mots de son souvenir et, quels mots. Ces instants où il revoyait toute la souffrance de son vampire étaient atroce mais à la fois, tellement rassurant. Il l’aimait, il n’y avait plus aucun doute. Bon, maintenant il allait devoir se réveiller.

Ce fut chose faite quelques secondes, minutes, heures, jours plus tard, il n’en savait rien. Il reprit conscience de son corps et, n’avait pas mal. Il se sentait bien, au chaud, dans quelque chaud de tout doux et moelleux qui sentait bon. Ils avaient des lits king size chez les Augustine. En inspirant d’un coup, la première bouffée d’air depuis sa résurrection. Le parfum d’Enzo était tellement fort qu’il ouvrit les yeux d’un coup, persuadé qu’il était allongé à côté de lui. Ce n’était pas le cas. Il était seul dans leur lit. Comment était-il arrivé ici et où était Enzo ? Ses souvenirs lui montraient des chercheurs et vampires décédés, peut-être que son sang avait permis à son vampire de récupérer assez de forces pour s’évader et qu’il l’avait ramené ici. Histoire d’en avoir le cœur nette, il se leva avant de remarquer que ses vêtements n’étaient plus en lambeaux et sa peau propre, sans une trace de sang. Enzo avait sans doute pris soin de lui, c’était mignon. A cette idée, il sourit, garda sa couette sur le dos et se mis à chercher son copain dans la maison. Rien dans la chambre à coucher, rien dans la cuisine, endroit où il embarqua en même temps un paquet de chips, affamé. Etre mort pendant un certain temps ça creusait. Le problème était que c’était un tout autre type de faim, même de soif plus précisément.

Au final, il vit Enzo dans le salon, des débris de téléphone à terre, son téléphone à lui dans sa main. Le vampire lui tournait le dos et, le presque vampire n’avait pas besoin de voir son visage pour comprendre qu’il pleurait tout en parlant, étant complètement incompréhensible, surtout au téléphone. Tennessee voulait un peu de classe pour leurs retrouvailles et laissa tomber la couette qui lui avait tenu bien chaud et posa son paquet de chips déjà à moitié vide, curieux qu’Enzo ne l’ait pas entendu. Son copain semblait essayer de raconter ce qui s’était passé, en larmes. Le cœur du petit plus-si-humain-que-ça se serra mais un sourire éclaira son visage. C’était finit, ils étaient là tous les deux, vivants (plus ou moins) et hors de danger.

« Enzo ? », l’appela-t-il

Quand le concerné se retourna, visiblement en état de choc, son sourire s’agrandit et il dit très doucement :

« Je ne suis pas mort »

Heureusement que Tennessee était là pour mettre en évidence des évidences. Mais bon, l’intensité de la situation pardonnait tout.

« Je crois que je vais devenir comme toi si j’ai bien tout compris. Et moi aussi je t’aime »

C’était en référence à sa mort et à ce qu’avait dit Enzo à ce moment là, montrant ainsi qu’il se souvenait et était particulièrement touché. Ses yeux mordoré brillaient d'un éclat puissant et son corps avait repris son format originel, sans toutes les traces de cette saloperie de drogue. Son visage n'était plus creusé, sa peau avait perdu sa blancheur maladive contre un teint légèrement halé et, tout son corps se portait mieux, d'ici quelques repas, il devrait même récupérer la dizaine de kilos perdus. La transition lui avait peut-être même permis d'en récupérer quelques uns en avance puisqu'il se sentait à l'étroit dans son tee-shirt taille S. Mais, ce n'était peut-être qu'un impression. Ce qui ne fut pas une impression, ce fut la réaction d'Enzo au retour de son amant.


© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Lun 23 Nov - 21:16


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark



Après avoir balancé son portable contre le mur d'en face, Enzo se passa les deux mains sur le visage, totalement perdu. Il aurait voulu se réveiller de ce cauchemar, près de Tennessee, rigolant d'avoir juste mal dormi. Alors qu'il faisait les cent pas en cherchant un moyen d'oublier sa douleur, une petite sonnerie le fit réagir. Il s'approcha de la source du bruit...Dans la poche de Tennessee. C'était son portable qui sonnait et vibrait. Gardant un sanglot, le vampire prit le petit téléphone et leva un sourcil en voyant « Le connard » écrit sur l'écran. Il décrocha, interloqué.

« Enzo vient de m'appeler, j'ai pas pu décrocher, il se passe quoi bon sang ?! »

La voix qu'il venait d'entendre était celle de Damon. Dans d'autres circonstances, il aurait sûrement trouver ça amusant mais là, ses yeux se remplirent de larmes, une fois de plus...Au moins, il avait son meilleur ami au bout du fil, c'était toujours ça. C'était la seule personne à qui il voulait parler mais même là, il ne savait pas s'il allait pouvoir s'expliquer.

Enzo – ..Damon ?

« Enz' c'est toi ?! Je peux savoir ce qu'il se passe ? Un type m'a appelé pour avoir de tes nouvelles et...Et pourquoi t'as son portable ? Tu l'as tué ? »

La gorge d'Enzo se serra en repensant à la situation. Techniquement...Oui, il l'avait tué. S'il ne l'avait pas rencontré, Tennessee serait en vie à l'heure actuelle. S'il n'avait pas eu tous ces problèmes avec les Augustine, Tennessee serait vivant...En bref, Enzo avait été le principal critère de la mort de Tennessee. Le vampire serra le poing, tentant d'expliquer à Damon qu'il avait été enlevé mais que sa sortie avait mal tourné. Malheureusement, ses mots se perdaient dans les sanglots qui secouaient son corps en repensant à la vision d'horreur du seul homme à le rendre heureux mort dans ses bras. Il lui parla de son humanité, du fait qu'il n'en voulait plus mais encore une fois, ce ne fut qu'un mélange de sanglots inaudibles. Son meilleur ami ne comprenait rien et c'est normal.

« Enzo ? »

Le vampire marqua un arrêt. La voix qu'il venait d'entendre ne sortait pas du combiné collé à son oreille. Elle venait d'ailleurs, du salon...Mais Lorenzo ne pouvait pas croire ce que son cerveau lui hurlait. Lentement, il se retourna vers la provenance de la voix mais encore une fois, il ne put pas croire ce qu'il voyait. Tennessee, debout, devant ses yeux. Cela ne pouvait être possible, Enzo l'avait clairement senti mourir dans ses bras. Il avait senti son cœur s'arrêter et avait attendu assez longtemps pour être certain qu'il ne reviendrait pas. Un instant, Enzo cru à une hallucination, une de plus mais les hallucinations ne sourient pas, ne bougent pas, ne parlent pas...Et ne s'approche pas, grand sourire aux lèvres.

« Je ne suis pas mort »

La voix douce de Tennessee enlevait toute hypothèse d'hallucination. Son homme était là, devant ses yeux. Il était debout. Il était vivant. Tout ceci dépassait de très loin les espérances d'Enzo...Et puis de toute façon, il avait arrêté d'espérer il y a quelques heures déjà. Bon sang mais c'était totalement surréaliste.

« Je crois que je vais devenir comme toi si j’ai bien tout compris. Et moi aussi je t’aime »

Très lentement, le vampire descendit son bras, laissant Damon seul qui grognait pour comprendre ce qu'il se passe. Il raccrocha finalement, les yeux fixés sur son amant qui lui souriait comme jamais.


De longues secondes passèrent pendant lesquelles Lorenzo resta totalement silencieux, ayant raccroché au nez de Damon (qui ne va sûrement pas laisser passer ça) et observant l'homme debout devant lui. Il n'avait pas de mal à le reconnaître, il l'avait tellement regardé ces derniers temps qu'il connaissait chaque trait de son visage par cœur mais quelque chose avait changé. Son visage n'était plus creusé, ses bras n'étaient plus aussi pâle, ses yeux brillaient...Dans les yeux d'Enzo, il n'avait jamais été aussi beau. C'est pour cela qu'il cru à un rêve tout d'abord, le genre d'hallucination qui lui aurait fait un bien fou dans un premier temps mais qui n'était pas réelle. Abasourdi, il s'avanca vers l'hallucination en question et monta une main jusqu'à son visage, inquiet...Et si il n'était véritablement qu'un rêve ? Si sa main le traversait ? A sa grande surprise, sa main resta bien à sa place, sur sa joue...Il la fit lentement glisser le long de son visage, réalisant enfin ce qu'il se passait sous ses yeux.

Enzo – ...Tennessee... ?

Sa voix se brisa sous le coup de l'émotion au moment de prononcer le prénom de l'homme qu'il aimait, le regardant comme s'il le voyait pour la première fois et bon sang ce qu'il pouvait être beau.   Avec un rire extrêmement nerveux, le cœur de Lorenzo se remit à battre. Il n'hallucinait pas, il était là, devant lui, son sourire, ses yeux, son parfum, son corps...Bordel ce n'était pas un rêve ! Enzo prit son homme tellement fort dans ses bras qu'il eut un instant peur de lui briser quelque chose. Mais c'était plus fort que lui, son corps entier tremblait sous l'émotion et il était persuadé de ne jamais avoir été aussi heureux. Il se sépara un tout petit peu du jeune « homme » et prit son visage dans ses mains, ne croyant pas à ce qu'il voyait. En l'espace de quelques heures il avait connu la plus grande tristesse de sa vie et à présent le plus grand bonheur, c'était quelque peu perturbant. Les yeux plantés dans ceux de Tennessee, il sentait tous ses sens en éveil, signe d'une émotion intense.

Enzo – C'est toi ! C'est bien toi Ten tu...T'es vivant....Oh bordel Ten t'es vivant !

Le bonheur s'insinuait dans tout son être et plus passionnément que jamais, Lorenzo posa ses lèvres sur celle de Tennessee, provoquant une bouffée d'adrénaline dans tout son organisme. Que ce soit au fond de sa cellule ou confronté à la présence de Tennessee dans celle d'à côté, jamais il n'avait imaginé revivre ça à nouveau. A la base, il ne pensait pas en sortir. Et quand Ten était mort, il ne pensait pas le revoir vivant. Ce qui est plutôt logique oui, c'est vrai. L'émotion le submergea et pendant un instant, deux larmes coulèrent le long de ses joues...Ils étaient là, tous les deux, presque sains et saufs, ils avaient réussi. Jusqu'au dernier moment il n'y avait pas cru mais c'était réel, Tennessee était de retour et le cœur d'Enzo battait d'un élan nouveau, soulagé comme jamais.

« On m'a rien dit, je savais que c'était toi..Une autre vie commençait ce jour là... »

- Quelques heures plus tard... -

Assis sur le canapé, poche de sang sur la table basse, Enzo repéta, encore une fois, les inconvénients et les avantages du vampirisme à un Tennessee très convaincu. Evidemment, si ça ne tenait qu'à lui, Lorenzo l'aurait encouragé à boire, scellant ainsi leur destinées commune (une éternité ensemble, quoi de mieux) mais il s'agissait du futur de Tennessee et à ce niveau, il était le seul à avoir le pouvoir. Il lui rappela le problème de la soif, les coups de folie, les meurtres parfois et surtout le problème de l'éternité qui finalement était plus longue qu'on ne le pensait.
Pour ne pas se concentrer sur les côtés négatif, il lui expliqua aussi la nouvelle vision de la vie, les sens développés, cette impression de tout ressentir plus intensément, ce pouvoir incroyable (il aurait aussi pu préciser ce charme dingue) et cette liberté qu'ils étaient les seuls à pouvoir ressentir. Il observa ensuite Ten qui souriait.

Enzo – Tu es certain de le vouloir ?



JOUEUR 1
ENZO
JOUEUR 2
TENNESSEE
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Mar 24 Nov - 16:16

I Know You ...
Let Down Your Arms Give Up The Fight. One 21 Guns Throw Up Your Arms Into The Sky ... You And I Δ Green day.


A un moment, il crut qu’Enzo avait un vrai problème tant il était sous le choc. Tennessee en fut perturbé, ce n’était lui qui lui avait donné son sang pour qu’il revienne d’au-delà de la tombe alors, pourquoi était-il si surpris ? Son aîné avait les bras ballant, son téléphone en main, son interlocuteur toujours en train de vociférer jusqu’à ce qu’il ne coupe la communication d’une simple pression. Le silence était intense et le petit humain n’osait pas le briser. Lorenzo s’approcha jusqu’à poser sa main sur sa joue, agrandissant son sourire. Sa peau était chaude, sa caresse tendre, son geste réconfortant. Ce n’était pas si traumatisant que ça de mourir en fait, tout ce qui importait, c’était d’être bien accueillit au retour.

« ...Tennessee... ? »

Heureusement qu’Enzo était très doué pour mettre en évidence des évidences. Mais bon, il était juste un peu lent au vu du choc, c’était compréhensible, il fallait juste que tous ses neurones se mettent d’accord parce que ça avait l’air d’être un bordel pas possible dans son cerveau. Ce fut ensuite un rire nerveux, signe qu’il reprenait contact avec la réalité. Son cœur battait étrangement fort, jamais Tennessee ne l’avait entendu à cette distance. C’était peut-être le début de la transition. Enzo le serra si fort que s’il devait passer une radio maintenant, il ne serait guerre surpris de voir sa cage thoracique sous forme d’un puzzle 5000 pièces. Mais, c’était bon, tellement bon. Tennessee lui rendit son étreinte avant de passer une main dans ses cheveux. C’était finit, ils étaient loin de ces cellules macabres et de tout ce sang. Enzo pris son visage dans ses mains, ses yeux brillaient assez fort pour effacer tout le malheur du monde.

« C'est toi ! C'est bien toi Ten tu...T'es vivant....Oh bordel Ten t'es vivant ! »

Oui, les évidences évidentes, tout ça tout ça. Néanmoins, Tennessee n’osait pas l’embêter maintenant. Surtout que le baiser qu’ils partagèrent ensuite l’en empêcha totalement. Il était bien plus intense que les autres fois, plus magique aussi. Un peu comme leur premier, comme si tout ceci était un nouveau départ peu de temps après le premier. Quand l’émotion les lâcha, eux ne se  lâchèrent pas. Vous voyez les couples qu’il faut décoller au pied de biche ? Bah là, pareil. Bon, on va dire que la torture d’un des amants et la mort de l’autre étaient des raisons suffisantes à un câlin si fusionnel.

Les heures qui suivirent furent un peu agité, Enzo prétendant que Tennessee n’avait pas besoin de boire de sang humain tout de suite pour achever la transition. Quant au principal concerné, il se sentait extrêmement bizarre, incapable de mettre des mots sur toutes les sensations qui le traversaient. Les rideaux durent être soigneusement fermés pour éviter tout incident. Enzo répéta au moins un demi-millier de fois tout ce qui concernait le vampirisme alors que Tennessee voulait simplement prendre soin de lui après toutes les expériences qu’il avait subit ces deux derniers jours mais, le vampire ne voulait pas le laisser faire. Visiblement, il était plus inquiet que l’humain sur la suite des évènements. Tennessee n’était pas du genre à pleurnicher qu’il ne voulait pas être un monstre, tuer des gens, perdre ceux qu’il aimait et nga nga nga. Il ne voyait pas de raison pour que son comportement change, il éviterait toutes les maladies et serait sans doute moins sensible au chant délicat de l’héroïne. Ce dernier détail était important. Après tout, s’il guérissait de son addiction, il pourrait revoir sa famille. De plus, l’éternité avec un Enzo qu’il comprendrait bien mieux dans ses folies et ses sagesses, était vraiment trop tentante.

Ils étaient donc là assis sur le canapé, une poche de sang frais sur la table. Enzo répétant une dernière fois tout ce qu’il y avait à savoir alors que Tennessee avait déjà pris sa décision et gardait un sourire. De toute façon, c’était moins grave que mourir non ? Question de point de vue sûrement.

« Tu es certain de le vouloir ? »

Tennessee répondit par un baiser tendre avant de prendre sa main

« Je n’ai pas peur. Je suis curieux, impatient peut-être un peu excité mais, je n’ai pas peur. Donc oui, je le veux »

Cette phrase sonnait vraiment comme un mariage. Après tout, c’était une manière un peu trash d’officialiser leur relation. Si Tennessee devenait un véritable vampire, Enzo ne pourrait plus le tenir à l’écart de sa vie de surnaturel. Après un dernier baiser, il prit la poche et l’ouvrit. Immédiatement, l’odeur du sang le fit saliver. C’était donc ça la soif ? Ou du moins, un aperçu. Il porta l’embout à ses lèvres et bu jusqu’à la dernière goute plus rapidement qu’il ne l’avait cru. Quand la poche fut vide il fut presque surpris, comme un bébé qui avait finit son biberon.

Etrangement, il ne se sentait pas différent. Du coup il se tourna vers Enzo et haussa les épaules l’air de dire : Bah quoi ? Il devait se passer un truc ? Peut-être un spectacle son et lumière. Alors qu’il ouvrit la bouche pour parler, il fut saisit par un parfum. Une odeur absolument délicieuse et envoûtante qu’il n’avait jamais sentie auparavant et qui venait … d’Enzo. Il connaissait son parfum mais, ça, c’était quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau. Peut-être un truc de vampire. Tennessee eut un sourire débile, le genre qu’on a quand on croise Dave Franco dans le quick près de chez nous. Suivant son instinct, il se rapprocha, grimpant presque sur son aîné, le forçant à s’allonger. Tendrement il cala son visage dans son cou, inspirant profondément ce parfum délicieux. Il l’y embrassa plusieurs fois avant de revenir sur ses lèvres. Il se recula avec un sourire pour dire

« Maintenant, c’est moi qui m’occupe de toi »

Ce ne fut pas comme Enzo devait l’avoir cru sur le moment puisque Tennessee se leva. Il se sentait parfaitement bien mais n’oubliait pas tout ce qu’il avait lu dans le journal de l’Augustine et avait un haut le cœur en pensant à ce que son aimé avait pu subir ces derniers jours. La haine le prit avec force mais, il se calma, se disant que c’était terminé et que, maintenant, c’était à lui de prendre soin de lui.

Tennessee se dirigea vers la salle de bain, y faisant couler un bain bien chaud, ajoutant quelques huiles essentielles, le genre de truc relaxant qu’il avait fait découvrir à Enzo. Ensuite, il passa à la cuisine, récupérer une bouteille de Bourbon dans la verrière. Oui, il n’aimait pas voir Enzo picoler mais, il voulait que ce soit parfait. Il en servit dans un verre qu’il rapporta au vampire qui s’était redressé dans le salon. Il le prit par la main et l’attira dans la salle de bain, le déshabillant totalement, luttant pour ne pas trop trainer du regard. Le jeune vampire désigna ensuite le bain et lui tendit le verre :

« Maintenant, tu te détend et tu profite. Je vais te faire oublier ces derniers jours, moi je vais bien, ne t’inquiètes pas. Je veux juste prendre soin de toi »

Il se sentait juste complètement surexcité, comme s’il voulait faire le tour du monde ou n’importe quoi de totalement dingue. Mais, il tentait de rester calme. Ce qui comptait pour le moment, c’était le bien être d’Enzo.

« Je t'apporte de quoi grignoter », annonça-t-il avant de se rendre dans la cuisine.
© GASMASK
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MessageSujet: Re: "I know you..." Lorenzo & Tennessee   Ven 27 Nov - 22:10


I know you...



Armed With Death by The Walking Dead Game on Grooveshark



Le baiser qui suivit la question d'Enzo le surprit un peu, lui qui avait voulu rester totalement sérieux pour ce moment, précisément. Le jeune homme/vampire lui prit ensuite la main, très confiant. Ce n'était pas le cas d'Enzo qui connaissait parfaitement les conséquences du vampirisme. Il avait fait pas mal de conneries dans sa vie et était un grand connaisseur de l'addiction lié au sang, il ne pouvait donc que se méfier de l'effet sur Tennessee. Mais visiblement, son copain semblait bien plus rassuré, il lui prit la main. C'est quand même dingue, c'est Tennessee qui vient de mourir et c'est lui qui doit se montrer calme et rassurant.

« Je n’ai pas peur. Je suis curieux, impatient peut-être un peu excité mais, je n’ai pas peur. Donc oui, je le veux »

Enzo leva un sourcil. Même s'il souriait et même si les deux hommes parlaient de devenir un vampire, cette phrase sonnait réellement comme un mariage. Dans un sens, devenir un vampire signifiait avoir l'éternité devant soi. En plus de ça, Tennessee devenait un vampire tout en étant en couple avec Enzo ce qui amenait l'idée d'une éternité à deux. Evidemment, ils avaient encore le choix de se séparer mais cette décision que Tennessee allait prendre allait sceller son destin. Le « je le veux » est donc approprié. Malgré les conséquences que cela impliquait, Enzo lui montra la poche de sang, dernière étape de la transition. Le pauvre vampire était presque le plus stressé des deux, ayant déjà fait une centaine d'année dans son état. Il redoutait particulièrement les réactions de Tennessee en jeune vampire, les meurtres qu'il pourrait commettre, j'en passe et des meilleures, après tout, Damon avait eu ce problème avec Elena. Après la mort de son frère, elle avait coupé court à ses émotions et ça ne s'était pas vraiment bien passé.

Mais bon, visiblement, Tennessee n'avait peur de rien. Il attrapa la poche de sang et la vida entièrement, ce qui n'étonna absolument pas son vampire. Après tout, lui, après sa transition, avait vidé de son sang quasiment un bateau entier. Mauvais exemple, je sais. Mais en tous les cas, Tennessee avait tout bu. Enzo resta à l'affût du moindre mouvement brusque, il se méfiait du caractère spontané de Tennessee, parfois, c'était dur de prévoir ce qu'il allait faire. Son homme lui lança un regard et haussa les épaules, visiblement, la transition n'était pas si dure à supporter. Mais soudain, alors que Lorenzo pensait que la transition n'avait eu aucun effet (et c'était étrange), Tennessee s'avança vers lui, visiblement, il sentait quelque chose de particulier. Le plus vieux des deux vampires eut un sourire en coin, ses sens étaient en train de se développer, un par un. Visiblement, il commençait par l'odorat et Enzo comprenait parfaitement ce qu'il ressentait. Lui-même, quand il avait rencontré Tennessee, son parfum avait été une des premières sources d'attirance et d'excitation, au sens propre du terme. Sans expliquer comment ni pourquoi, c'était l'une des choses qui l'attirait le plus. Ainsi, quand Tennessee s'approcha de lui jusqu'à presque monter sur lui, Enzo ne fut pas surpris...Mais très agréable intéressé, ça c'est sûr. Pourtant, alors que Tennessee lui avait laissé quelques bisous dans le coup, ce dernier se leva, laissant son vieux vampire avec un sourcil levé.

« Maintenant, c’est moi qui m’occupe de toi »

De sa vie de vampire, Enzo n'avait jamais entendu quelqu'un lui dire ça. Il se sentit touché, il avait l'habitude de gérer ses problèmes seuls, Augustine, la guerre, Lily, ses parents, sa vie entière...Personne ne l'avais jamais vraiment aidé et à chaque fois qu'il sentait que quelqu'un tenait à lui, cette personne ne restait pas. Il n'y avait que Damon. Il l'avait ramené des morts, l'avait sauvé plusieurs fois....Mais jamais encore, il ne l'avait rendu aussi heureux que Tennessee et surtout, jamais il ne s'était sacrifié pour lui. Dans un sens, personne ne s'était encore sacrifié pour lui. En une journée, Tennessee avait réussi à regonfler son cœur d'un élan neuf. Son sacrifice, ses préocuppations, tout ça avait un sens pour Enzo. Au bout d'un moment pourtant, il se leva, se demandant ce que Tennessee pouvait bien fabriquer à aller et venir d'une pièce à l'autre. Alors qu'il arrivait près de la porte de la salle de bain et qu'il allait appeler son homme, Enzo fut rejoint par l'homme en question qui le prit par la main et l'emmena jusqu'à un bain fumant. Le vampire resta bouche-bée alors que son homme commençait à le déshabiller (ce qui était finalement très intéressant). Il tenta de retrouver son regard, un peu sonné par toutes ses attentions. Au final, Tennessee lui montra le bain. Enzo s'exécuta et y plongea, sentant directement ses muscles se détendre.

« Maintenant, tu te détend et tu profite. Je vais te faire oublier ces derniers jours, moi je vais bien, ne t’inquiètes pas. Je veux juste prendre soin de toi »

Les bains et autre huiles essentielles étaient une sacrée trouvaille que Tennessee lui avait fait découvrir il y a quelques semaines de ça et si au début, il n'avait pas compris l'utilité, à présent, il sentait tout le bien dont parlait son homme. Il eut un sourire tendre en voyant son chéri lui tendre un verre, lui qui, généralement, n'aimait pas le voir boire. Il faisait des efforts énormes, voulant juste lui faire plaisir. C'était beau à voir et Enzo n'en revenait pas, jamais il n'avait vu ça de sa vie. Je le répète encore une fois, jamais personne n'avait pris soin de lui comme ça. Grâce à son ouie développé, Lorenzo entendait clairement les battements du cœur de Tennessee et son sang d'un genre nouveau passer des ses veines et ses artères, preuve d'une excitation dingue, allant avec la transiton, bien évidemment. Son air doux faisait littéralement fondre le vampire, il était vraiment adorable.

« Je t'apporte de quoi grignoter »

Encore une fois, Enzo eut un sourire surpris et touché à la fois, tout était vraiment parfait. Il n'eut même pas le temps de le remercier que son homme était déjà parti. Bien que n'ayant pas l'habitude, le vampire tenta de se détendre, posant sa tête sur l'arrière de la baignoire. Damon lui avait souvent parler de ses bains dans sa si grande baignoire mais jusque là, il n'en avait pas vu l'utilité. A présent qu'il y goûtait, après deux jours de torture physique et moral, il comprenait enfin ce que son meilleur ami avait voulu lui expliquer. Le vampire tenta de fermer les yeux mais à chaque fois qu'il laissait son cerveau dériver, de mauvais flashs lui venaient en tête. Les expériences, Tennessee, les menottes, les scalpels, Tennessee...Tennessee mort, évidemment. Il rouvrit les yeux et se passa une main sur le front, il fallait qu'il se reprenne, surtout que son homme, qui était bel et bien debout sur ses jambes le rejoignit.

« Tiens, je savais pas ce que je devais te prendre alors je t'ai juste chopé un paquet de chips ! »

Le petit vampire se pencha pour lui donner les chips et l'embrasser au passage, visiblement surexcité. Il ne laissa même pas le temps à son homme de lui répondre avant de repartir vers le salon, voulant le laisser profiter de l'eau chaude, du bourbon et des chips...Bref, du paradis, pour un homme qui a passé de longues heures avec un scapel planté dans le torse. Au bout de longues minutes, l'eau devint froide, Enzo prit donc le parti de se rincer et de sortir de là, prenant juste une serviette qu'il attacha autour de sa taille, étant trop humide pour s'habiller pour l'instant. Il arriva dans le salon où Tennessee jouait à la console, s'excitant dessus comme un enfant découvrirait son jouet de Noël. Evidemment, Tennessee ne découvrait pas la console mais il était tellement plein d'énergie qu'il avait besoin de la dépenser quelque part. Enzo s'approcha mais pas assez discrètement pour le petit vampire qui utilisa sa toute nouvelle vitesse pour se mettre devant lui, titubant un peu, pas habitué. Avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, Enzo prit les devants et prit son visage dans ses mains pour l'embrasser ce qui le calma.

Enzo – Merci pour tout ça.

Ce moment lui avait fait un bien fou, il se sentait détendu jusqu'au bout des muscles et se rendait à présent complètement compte de ce qu'il se passait, dans sa vie en général. Il était amoureux de Tennessee et ce même Tennessee était encore vivant à ses côtés malgré des débuts de « relation » plutôt chaotiques. C'est stupide à dire mais le bonheur avait du mal à arriver jusqu'au cerveau d'Enzo mais maintenant qu'il était là, il était bien décidé à ne pas le laisser partir. Sa réputation de vampire sanguinaire en prenait un sacré coup mais tant pis, il était heureux. Certes, généralement, il était égoiste, vaniteux et sans pitié mais jamais personne n'avait essayé de le comprendre réellement, profondément. Il n'était pas un homme méchant de base, les évènements avaient contribué à créer ce « monstre » mais Tennessee avait vu plus loin. Il avait vu le bon en lui, il s'agissait maintenant de lui prouver qu'il pouvait être à la hauteur. Lorenzo aurait bien voulu rajouter quelque chose mais son amant avait une idée.

« Tu bouges pas et tu me fais confiance d'accord ? »

Le plus vieux des deux vampires acquiesca mais fit une tête étrange quand Tennessee passa derrière lui et le mit sur un fauteuil. Il allait lui demander ce qu'il faisait mais son homme posa ses mains sur son dos qu'il massa doucement, provoquant une détente immédiate de ses muscles. Voilà bien une nouvelle chose qu'il ne connaissait pas, les massages et c'était affreusement bon, il sentait toute sa fatigue et ses nerfs partir, laissant place à un large sourire. A la fin de ce massage, Tennessee embrassa son homme dans le cou, lui provoquant des frissons du haut du cou jusqu'en bas du cou. Il se retourna pour être face à son amant et l'embrassa avec passion, profitant pleinement de son corps détendu au possible. Finalement, Tennessee, visiblement d'excellente humeur fit tomber la serviette, seul rempart à une proximité légèrement plus intense. Et c'est avec une passion nouvelle, améliorée par leur condition commune que les deux amants profitèrent de leur journée, ne faisant plus qu'un, always and forever.






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